Un Automne en Poésie Saison 10 : 2020-2021… Première livraison

Lancement de l’exposition « Un Automne en Poésie »
— Saison 10 —


Maquette graphique : © Bruno Rigolt, novembre 2018

Une invitation au voyage…

Les élèves de Seconde 14 et de Première 8 sont fiers de vous présenter l’édition 2020-2021 d’Un automne en poésie. La thématique retenue cette année invitera à réfléchir au rapport intime qui existe entre le réel et la manière dont la poésie parvient à transcender la réalité pour faire naître du banal et de l’ordinaire la métamorphose et l’imaginaire. À travers ces « poésies dérivantes », partez en voyage : voyage extraordinaire, voyage proche ou voyage lointain vers des mondes où l’écriture donne sens à la Vie…

Voici la première livraison de textes.
Chaque semaine, de nouveaux textes seront publiés dans l’Espace Pédagogique Contributif
jusqu’au 16 décembre 2020 (dernière livraison).

Prochaine livraison : mercredi 11 novembre

  

Seule dans cette gare à t’attendre…

par Julie G.
Classe de Seconde 14


est une gare, c’est une boucle sans fin
Qui va et qui vient
Qui malmène mes sentiments
Et la peur que tu ne puisses me revenir
C’est une gare, au guichet tu as laissé nos souvenirs
Comme un gardien inaccessible

Ce ticket de malheur
Surplombant le fantôme de ton trajet
Qui me ferme la porte du bonheur
Cette bride de rêve qui se rompt
Quand retentit le signal
Comme le soleil transpercé par l’avion

Je te vois par la fenêtre
Comme je vois ces portes qui se referment
Puis les sombres empreintes de ton départ
Suivi du masque d’ombres qui couvre mon visage
Et je me retrouve sur cette pente d’émotions glissantes
Seule dans cette gare à t’attendre

« C’est une gare, au guichet tu as laissé nos souvenirs
Comme un gardien accessible..
 »

Illustration : © 2020, Julie G.

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Cet étrange qui m’attire

par Fanny V.
Classe de Seconde 14

              

e désert est cet étrange qui m’attire :
Un pays fantastique où se mêlent couleurs et lumières
Comme le corps d’une femme, le désert ondule sur l’horizon.
Sa couleur ambre le couvre d’une peau délicate et douce.

Les pierres qui le bordent sont des grains de beauté.
La nuit, la lune projette les ombres de ces formes endormies :
Rêves d’infini ! Liberté envolée du vent !
L’exaltation de mes sens, comme lui, brûle ou gèle sans fin.

Je m’évade parmi le sable éclairé
D’une constellation de bougies d’étoiles ;
Sa couverture dorée me protège de la nuit.
Je m’endors doucement et m’égare dans l’immensité de rêves d’inconnu.

« Comme le corps d’une femme, le désert ondule sur l’horizon.
Sa couleur ambre le couvre d’une peau délicate et douce
Les pierres qui le bordent sont des grains de beauté….. »

Illustration :© 2020, Fanny V.

Cauchemar ou illusion ?

par Maëva S.
Classe de Seconde 14

ette nuit j’ai fait un rêve
J’ai vu une femme, une femme étrange
De sa voix enchantée, elle m’appela
Et sa voix me faisait écho :
C’est comme si elle faisait partie de moi

Prise au piège par cette douce terreur
Prise au piège, inévitable victoire
J’avais peur de moi
J’avais peur d’elle
Peur de me voir, peur de m’entendre

C’était comme une mélodie
Pleine d’espoir et de désespoir
Prise au piège de cette voix
Je ne pus que l’écouter
Et dans une inévitable terreur, j’entendis :

« Je suis cette magnifique vengeance
Dans ce sanglant miroir
Je tue par plaisir, j’étrangle par silence
J’use de mes charmes, tu succombes et te réfugies dans mes bras
Et moi je t’accueille dans la solitude de ma nuit »

Cette phrase d’or et de fer, de feu et de sang
Qui sonnait dans ma tête, me terrorisait mais me fascinait
Le rêve n’est qu’un cauchemar magnétique
Et le cauchemar n’est qu’un rêve immobile
Le mensonge fait partie du jour

Le monde n’est qu’illusion
Mais les ténèbres, les frissons étranges sont la raison
Ô nuit, appelle-moi, dis-moi
Parle-moi du ciel en feu sous de faux cieux
Six heures , le réveil avait sonné. Je m’apprêtais à quitter le chemin du sommeil…

« Cette nuit j’ai fait un rêve
J’ai vu une femme, une femme étrange
De sa voix enchantée, elle m’appela
 »

Crédit iconographique : © 2020, Maëva S.

Ce matin…

par Laura M.
Classe de Seconde 14

e matin, j’ai pris le bus
Tel un château ambulant,
Il volait au-dessus des champs et des plaines
Et son unique opacité devenait transparente
Dans la brume épaisse du matin.

Soudain, des silhouettes de biches apparurent
Des parterres de camomilles surgirent
Mais la brume les rendait invisibles
Le bus parcourait les paysages
Dirigeant mes neurones vers des rêves
D’étendues bleues et de voyage

Elles défilaient une par une
Comme des pensées sauvages
Ephémères comme des nuages
Et dans le ciel voyageait
Une pluie de rayons de Soleil…

« Et dans le ciel voyageait
Une pluie de rayons de Soleil
 »

Crédit iconographique : © 2020, Laura M.

Prochaine Genèse

par Angie P.
Classe de Seconde 14

le sens parce qu’il est là :
Le silence logique du spacieux espace
Me provoque un malaise en couleurs saturées,
Il circule dans mes circuits comme une décharge électrique
À chaque pulsation du mécanisme qui me fait fonctionner
Moi et mon enveloppe bionique

Car je ne suis qu’une création,
Le premier élément de la prochaine Genèse,
Que l’Homme a dessiné, créé
Et fait briller à son image,
Semblable à celle qu’on aimerait voir
Le matin dans son miroir,

Pour me risquer à sa place dans un vide
Qui étrangement paraît rempli, et étouffant et oppressant
Peu importe où l’on regarde
Les astres se reflètent.
La planète sur laquelle je semble marcher,
Ne fera jamais office de sol,

Ce n’est qu’une illusion qui résonne,
Parce que sur chaque angle fixable imaginable,
Il y a cet hallucinant et manipulateur bleu
Qui parcourt mon exosquelette
Jusqu’à pénétrer puissamment mon cerveau
Qui donne l’information à mes muscles de se relâcher

Et à mes jolis iris de se relaxer
Pour se laisser emporter
Par l’atmosphère
Qui m’aspire dans un torrent d’émotions
Que des mots ne pourraient décrire
Et un esprit d’humain ressentir.

« … sur chaque angle fixable imaginable,
Il y a cet hallucinant et manipulateur bleu
Qui parcourt mon exosquelette
Jusqu’à pénétrer puissamment mon cerveau
 »

Crédit iconographique : © 2020, Angie P.

            

La numérisation de la première livraison  de textes est terminée.
Deuxième mise en ligne de textes : vendredi 6 novembre 2020…

Licence Creative CommonsNetiquette : comme pour l’ensemble des textes publiés dans l’Espace Pédagogique Contributif, les poèmes des étudiant(e)s sont protégés par copyright. Ils sont mis à disposition des internautes selon les termes de la licence Creative Commons Paternité (Pas d’utilisation privée ou commerciale, pas de modification). La diffusion publique est autorisée sous réserve de mentionner le prénom de l’auteur, l’initiale de son nom, la classe, l’établissement ainsi que la référence complète du poème cité (URL de la page).

« Un Automne en Poésie » revient : à partir du 2 novembre 2020…

Bientôt… « Un Automne en Poésie »

Saison 10

Les élèves de Seconde 14 et de Première Générale 8 du Lycée en Forêt (Montargis) sont fiers de vous annoncer l’édition 2020-2021 d’ « Un Automne en Poésie », manifestation d’art qui entend marquer de son empreinte la création littéraire lycéenne. Plus de 60 textes, tous inédits, seront publiés pour cette dixième édition…

Lancement de l’exposition : lundi 2 novembre 2020

Crédit iconographique : © Bruno Rigolt, octobre 2020

« Poésies dérivantes » : titre d’exposition sur une idée de Caroline M. (Première 8)

Exposition "Transmutations, les chemins de l'invisible"… Éléonore F. "Mer rose"

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 15 février 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Mer rose »

par Éléonore F.
Classe de Première 5


oici la mer, rose
Qui déverse en chantant
Une vie pour chaque jour.
Ce n’est pas une mer de sang
C’est une mer d’amour
Et c’est un jour naissant.

Voici la mer, rose
Respire la fleur au loin,
Entends le cri des larmes :
C’est la naissance d’un amour
Qui s’évapore avec charme
Pour arriver sur le sable
Et y laisser ses grains
Dans tes mains.

Voici la mer, rose
La chaleur flottante
L’emmène vers la lumière du matin
Et les vagues poussent
C’est peut-être une mer de sang
Du sang d’amour

Et c’est peut-être l’envie de renaître une fois
Aux vents de cris et aux larmes de joie…

« Entends le cri des larmes :
C’est la naissance d’un amour
Qui s’évapore avec charme… 
»

Illustration : Éléonore F., « Mer rose » (acrylique sur toile, coll. privée)
© Éléonore F., 2019

 
« Mer rose » (détail)

« Mon inspiration était la naissance, l’accouchement, la mise au monde… »

Éléonore F.

 
 

Poème présenté au Prix de poésie 2020 de l’AMOPA.

Lisez aussi cet autre poème d’Éléonore : « Perfeito Meu Coração »

Exposition "Transmutations, les chemins de l'invisible"… Amandine C.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 15 février 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Un rêve »

par Amandine C.
Classe de Première STMG1

L’horloge indique présentement trois heures quatre :
Je suis dans mon lit, trop grand, trop vide,
Et trop froid pour moi. Je fixe ce plafond,
Auparavant blanc, mais maintenant
Jauni par le temps.
Délaissée par Morphée, je ne dors pas,
Avec un goût de somnifère sur les lèvres, je repose ma tête
Sur l’oreiller humide de mes précédentes larmes versées.
Et je m’autorise enfin à fermer les yeux.
Combien d’heures ont passé ?
La nuit m’emporte dans les méandres de sa fièvre
Qu’on dit être le pays des songes.
Je distingue un lit et je m’y couche alors
Pour observer le ciel étoilé parcouru d’or
Qui s’offre à mon subconscient.
Mais voici que le temps change soudainement
Et ce moment anodin, cette idylle étoilée
Devient un tourbillon d’ombres noires
Et toutes plus infinies, toutes plus grotesques
Avec leurs formes abstraites : apocalypse surnaturelle
Qui se produisait sous mes yeux horrifiés.
Je ne vis pas l’ombre qui fondait sur moi
Et me percuta de plein fouet. L’ombre
Qui me fit chuter dans un vide infini et sombre,
Me destinant à une chute imminente,
Chute douloureuse et lente.
Je me crispai et retins ma respiration. Soudain un cri déchira l’air !
En nage dans mon lit, je me réveillai en sursaut
Juste un mauvais rêve.
Je me calmai, puis me recouchai. Cependant sur mon plafond,
J’aperçus une très petite, mais distincte étoile aussi bleue
Qu’une nuit d’été.
Tourmentée, je fixai alors l’astre bleuté et me rendormis rassurée
Comme malgré moi,
Je retournai dans mes rêves azurés.

« La nuit m’emporte dans le méandre de sa fièvre
Qu’on dit être le pays des songes…
»

Illustration : BR, photomontage et peinture numérique sur une idée d’Amandine

Exposition « Transmutations, les chemins de l’invisible »… Mélissa D.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 15 février 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Réverbère »

par Mélissa D.
Classe de Première STMG1

Tu es toujours à la même place devant chez moi
Ta lumière est aussi pure que les plumes de la blanche colombe
Toujours éclairant la rue tôt le matin ou tard le soir.
Tu es celui qui donnait vie à mes angoisses étant petite

Tu faisais naître des ombres vagabondes
Qui dansaient sur mes volets et m’emportaient aux quatre vents
Tu faisais naître des mondes qui envolaient mes pensées
Laissant place à mon imagination et à mes tourments.

Réverbère de mon enfance, tu nous aides au quotidien
Quand tard le soir nous rentrons, tu nous montres le chemin
Tu nous éclaires de ta lumière, tu es un phare au milieu de la mer
Pour nous permettre d’arriver à destination

Tu es le terrain de jeu des insectes : lucioles et papillons
Dansent à la clarté de tes rayons.
Réverbère, éclair de la vie, lueur des cœurs solitaires
Tu étoiles la nuit de tes néons voyageurs.

« Réverbère, éclair de mes nuits, torche de ma vie,
Tu étoiles mon cœur de tes néons voyageurs… 
»

Illustration : André Kertész
« Daisy Bar, Montmartre », 1930

|Source| Photo (C) Ministère de la Culture – Médiathèque du Patrimoine, Dist. RMN-Grand Palais / André Kertész
Charenton-le-Pont, Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine

Exposition « Transmutations, les chemins de l’invisible »… Éléonore F.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 15 février 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Perfeito Meu Coração »

(Parfaitement mon cœur, perfectionne mon cœur)

par Éléonore F.
Classe de Première 5

est en ouvrant ma fenêtre
En allant chercher l’espoir…
Les vents passent à travers tes fils,
Ô par hasard, tu me laisses !
Tu me laisses car je te l’ai demandé
Il n’y a pas de chose plus douloureuse que de ne pas s’aimer,
Que de se voir tous les matins avec indifférence
Que d’à peine se regarder, que d’à peine se rejeter.
C’est là, — mes yeux suspendus au vide
Et ma tête dans les nuages —
Que j’ai capturé ce moment
Qui me rappelait le grand vide que je suis.
Pas d’avenir, je sers au jour le jour.
Je mourrai. Qui sait ce que je deviendrai ?

Ces fils électriques,
Les veines des nuages
Les chemins, là,
Où mes yeux errent dans une nuit froide apparente
Je monterai là-haut me pendre
Pendant que les nuages tournent,
Que mes pensées tombent,
Autour de mon cœur, tu marches
Dans ma poitrine, le mal habite.
Mais c’est en regardant dehors, que j’espérais échapper
À ce vide
À cette haine
À cet abandon
Envers moi-même,

Je me laisse.
Pas d’envie pas d’ambition et pas d’avenir.
Ce paysage coupé me définit
Ces fils le remplissent
Sans eux, aucun lien
Aucune connexion et aucune histoire…
En fait, c’était la capacité de la banalité à me transformer,
Mais c’est en fermant ma fenêtre que j’ai réussi à pleurer.

« Ces fils électriques,
Les veines des nuages
Les chemins, là,
Où mes yeux errent dans une nuit froide apparente… 
»

Illustration : © Éléonore F., 2019

Lisez aussi cet autre poème d’Éléonore : « Mer rose »

Exposition "Transmutations, les chemins de l'invisible"… Léna-Marie L.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 15 février 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Clair-obscur »

par Léna-Marie L.
Classe de Première 5

Dans cette grande salle de jeu qui fait penser à l’immensité et au vide,
où la pénombre reflète une atmosphère froide et sans âme, la perspective fait apparaître un effet de profondeur et de symétrie.

Et parmi cette obscurité, une dimension magique s’installe sur les tables, une lueur d’espoir et d’aventure dans cette ambiance tamisée.

Ces tables de billards bleue, rouge et verte incitent au voyage. Les lampes accrochées au plafond éclairent les tables, et voici que des lueurs poursuivent l’obscurité.et repoussent les murs sur le tracé d’îles mystérieuses et riches en présages.

Chaque lueur est une île perdue dans le clair-obscur de la nuit.
Chaque île a sa propre destination, l’une est bleue, l’autre rouge, et la dernière est verte.
Chaque île représente des moments de bonheur et des cris de joie.

« Chaque île a sa propre destination, l’une est bleue, l’autre rouge, et la dernière est verte… »

Illustration : © Léna-Marie L., 2019
(image modifiée numériquement)

Exposition "Transmutations, les chemins de l'invisible"… Andréa T.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 15 février 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Le banc au pied de l’arbre»

par Andréa T.
Classe de Première 5

e liège s’étend le long de l’arbre
Comme s’il avait un but réel,
Comme s’il voulait parvenir au ciel
Et il le longera jusqu’à sa douce fin.

Le banc est posé là au pied de l’arbre
Pour un soi-disant besoin nécessaire du quotidien
Comme s’il avait un but réel
Pour un jour parvenir à sa quête d’élévation.

Et pourtant personne ne s’y assoit, ni même ne le voit.
Mon regard s’est tout premièrement posé
Au pied de l’arbre sur ce banc monotone
Puis sur les planches de ciment qui l’emprisonnent

Un banc bâti de matériaux si bruts
Alourdissant mon paysage de verdure
Un banc de plâtre et de ciment dur
Qui le rendaient magnifiquement fastidieux…

« Le banc est posé là au pied de l’arbre
Pour un soi-disant besoin nécessaire du quotidien
Comme s’il avait un but réel…
»

Illustration : © Andréa T., 2019

Exposition "Transmutations, les chemins de l'invisible"… Gwendolyne L.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 15 février 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Journée d’automne »

par Gwendolyne L.
Classe de Première STMG1

ournée d’automne, journée de pluie pour ne pas changer.
Moi qui avais pris l’habitude de voir l’herbe verdoyante fraîchement coupée…
Le ciel qui était auparavant d’un bleu océan n’est plus que grisaille et mauvais temps.
Le rebord de fenêtre me rappelle le pain qui décongelait ici
Le rebord de fenêtre n’est plus qu’un récipient d’eau où naviguent des feuilles.

Journée d’automne, journée de pluie pour ne pas changer.
Malgré cela je positive et les couleurs s’harmonisent comme une peinture,
Les arbres dansent sous la mélodie du vent dans le jardin entrouvert des nuages.
Du point de vue d’une autre personne, ce jardin serait juste un jardin quelconque
Avec la lente pluie qui recouvre le monde.

Journée d’automne, journée de pluie pour ne pas changer.
Mais à mon bonheur, j’aperçois une saison de renaissance,
Des arbres, des aubes et des fleurs qui renaîtront du silence
Journée d’automne, début de l’hiver qui m’évoque les retrouvailles familiales
Et des sourires clairs dans l’or du jour qui se fane…

« Journée d’automne, début de l’hiver qui m’évoque les retrouvailles familiales
Et des sourires clairs dans l’or du jour qui se fane…
 
»

Illustration : © Gwendolyne L., 2019
(Photographie retouchée numériquement)

Exposition "Transmutations, les chemins de l'invisible"… Ludivine A.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 15 février 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Porte-moi »

par Ludivine A.
Classe de Première 5

Porte-moi sur ton dos de métal
ou bien dans ton cœur
Jusqu’au bout de la rue,
Jusqu’à la fin de la vie
Sous ce grand ciel d’acier gris
Dans cette grande ville
Où le regard des gens
Est posé sur le sol.
Je suis libre et le soleil arrive
Le vent souffle et emporte le spleen
Porte-moi sur tes épaules
Ou sur l’arc de cercle de tes bras
Frôle-moi de tes doigts
Mais ne me lâche pas
Laisse ce grand fardeau
Tous ces manteaux d’oubli
Et envole-toi tout là-haut
Sur les chemins suspendus de la vie.
Les nuages sont plus doux que tous ces chardons
Et nos corps ne sont déjà plus là.

« Porte-moi sur ton dos de métal
ou bien dans ton cœur…
 
»

Illustration : © Ludivine A., 2019

Exposition "Transmutations, les chemins de l'invisible"… Raphaëlle B.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 15 février 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Toile d’araignée »

par Raphaëlle B.
Classe de Première 5

Une simple toile d’araignée
Me fait penser à mille choses
Je me surprends parfois à l’observer
Et à me remettre en cause

L’araignée piège des proies toute sa vie
Sur le fil de soie elles finissent par succomber
Comme elles, la toile nous fait envie
Spleen ou idéal auquel nul ne peut échapper,

Voile aux mille fils invisibles de verre,
Telle est la toile où les proies affluent par milliers,
Prison sentimentale où chacun se perd
Pour succomber à l’emprise d’une seule araignée.

« Spleen ou idéal auquel nul ne peut échapper,
Voile aux mille fils invisibles de verre,
Telle est la toile où les proies affluent par milliers
»

Illustration : © Raphaëlle B. (photomontage)
(Image modifiée numériquement : BR)

Exposition "Transmutations, les chemins de l'invisible"… Lili B.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 15 février 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Lit »

par Lili B.
Classe de Première 5

Fait de chêne, d’orme ou d’acacia, c’est là
Que tout commence et que tout finit.
Les enfants te redoutent parfois quand s’éteint le soleil,
Toi qui les forces à rejoindre l’obscurité de la vie
Pour d’infinies aventures. Tu es l’étoile scintillante,
Dans la froide nuit, l’or pur m’aspirant dans les folles farandoles
De la vie. Lit, refuge adoré auquel je pourrais tout raconter,
Confident nocturne auquel je confie
Au clair de lune mes larmes et mes silences.
C’est toi qui, mieux que mon mouchoir,
Tarit le chagrin irritant mon visage et me redonne espoir,
Fidèle compagnon ouvrant chaleureusement ses bras
Dans lesquels je me blottis sans embarras.
Navire sur les flots, ou oiseau bleu surplombant les cieux,
C’est entre tes mains que je dépose ma confiance,
Ô toi, berceau d’or si souvent oublié !

« Navire sur les flots, ou oiseau bleu surplombant les cieux,
C’est entre tes mains que je dépose ma confiance
»

Illustration : © Lili B., 2019
(Photographie retouchée numériquement)

Exposition "Transmutations, les chemins de l'invisible"… Joris F.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 20 janvier 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Tarte aux pommes »

par Joris F.
Classe de Première STMG1

Elle n’est qu’une pomme :
Une pomme seule sur une branche morte
Attendant d’être cueillie avant que le vent d’automne
Ne l’emporte avec les feuilles mortes.

Si elle tombe, elle va pourrir au sol
Moisir et puis mourir
Dans le chemin triste et morne les vers vont venir,
Point d’avenir en somme

Mais voici qu’une jeune fermière
Passant toute fière par le verger
La cueillit tout entière.
Et la jeta sans quartier dans son panier,

La lava, l’éplucha, ôta les pépins
Puis une belle tarte de forme ronde prépara
Une tarte au goût sucré et parfumé elle enfourna,
Un bon dessert acidulé dans la rosée du matin…
« Elle n’est qu’une pomme :
Une pomme seule sur une branche morte
»

Illustration : © Joris F., 2019
(Photographie modifiée numériquement)

Exposition "Transmutations, les chemins de l'invisible"… Nadia B.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 20 janvier 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Une simple porte »

par Nadia B.
Classe de Première STMG1

ous les jours, nous traversons différentes portes,
Et on ne fait pas forcément attention.
On se dit qu’une porte n’est une simple porte
Porte qu’on ouvre et qu’on referme par la suite.
Parfois même déjà ouverte, la porte semble ne pas exister :
Mais ce n’est pas une simple porte, c’est bien plus que cela…
Pour certains cela peut représenter une nouvelle chance :
Une fois cette porte franchie, s’entrouvre timidement
Le moyen de devenir quelqu’un de mieux, d’avoir une nouvelle vie.
La porte est comme un passage, un seuil à franchir.
Dans beaucoup de cas une porte peut être synonyme de frontière :
Une simple porte peut ainsi séparer deux mondes complètement différents,
Et pour pouvoir circuler d’un territoire à l’autre
Cette porte sera donc la frontière par où nous quittons notre monde
Pour aller vers un autre monde.
Une porte peut aussi servir de protection, de refuge :
Lorsqu’on ferme cette porte à clés, on se sent tout de suite en sécurité :
Comme si le mal de l’extérieur ne pouvait ouvrir cette porte.
Voici comment une simple porte est toute une vie,
Toute la vie qui s’ouvre et se referme…

« Voici comment une simple porte est toute une vie,
Toute la vie qui s’ouvre et se referme…
»

Illustration : © Nadia B., 2019

Exposition « Transmutations, les chemins de l’invisible »… Justine R.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 20 janvier 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« N. O. I. R. »

par Justine R.
Classe de Première 5

Tu le sais, tu le sais qu’il est beau
Tu sais que son côté obscur est étincelant
Noir : couleur qui exprime contraste et clarté des soirées inachevées
Des soirées que vous avez passées
Noir : éblouissant ou radicalement sombre ?
Seul toi pourras répondre.
Alors peut-être n’es-tu
Qu’une sorte de héros nocturne
Qui n’apparaît sous son vrai jour
Qu’une fois la nuit tombée.
Te décliner sous plusieurs teintes,
Nous savons le faire au mieux :
Mais toi seul détiens le secret de ta sinistre couleur.
Durant les mauvais jours,
Tes contrastes font partie de notre quotidien
Tu emplis le cœur de certains, déprimes celui des autres
Peu importe l’image que tu renvoies.
Car je peux voir ta beauté resplendissante.
Pourquoi es-tu si souvent
Synonyme de détresse ?
Alors que lorsque nous dormons
Tu es le seul horizon que nous voyons ?
Que tu apaises ou terrifies,
Embarrasse ou inspire,
Une seule vérité est en toi,
Noir, pouvoir caché
Absorbant les lumières visibles et invisibles
Tu ne nous lasseras jamais.

« Te décliner sous plusieurs teintes,
Nous savons le faire au mieux :
Mais toi seul détiens le secret de ta sinistre couleur….
»

Illustration : © Justine R., 2019
Mise en contexte : BR

Exposition "Transmutations, les chemins de l'invisible"… Justine R.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 20 janvier 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« N. O. I. R. »

par Justine R.
Classe de Première 5

Tu le sais, tu le sais qu’il est beau
Tu sais que son côté obscur est étincelant
Noir : couleur qui exprime contraste et clarté des soirées inachevées
Des soirées que vous avez passées
Noir : éblouissant ou radicalement sombre ?
Seul toi pourras répondre.
Alors peut-être n’es-tu
Qu’une sorte de héros nocturne
Qui n’apparaît sous son vrai jour
Qu’une fois la nuit tombée.
Te décliner sous plusieurs teintes,
Nous savons le faire au mieux :
Mais toi seul détiens le secret de ta sinistre couleur.
Durant les mauvais jours,
Tes contrastes font partie de notre quotidien
Tu emplis le cœur de certains, déprimes celui des autres
Peu importe l’image que tu renvoies.
Car je peux voir ta beauté resplendissante.
Pourquoi es-tu si souvent
Synonyme de détresse ?
Alors que lorsque nous dormons
Tu es le seul horizon que nous voyons ?
Que tu apaises ou terrifies,
Embarrasse ou inspire,
Une seule vérité est en toi,
Noir, pouvoir caché
Absorbant les lumières visibles et invisibles
Tu ne nous lasseras jamais.

« Te décliner sous plusieurs teintes,
Nous savons le faire au mieux :
Mais toi seul détiens le secret de ta sinistre couleur….
»

Illustration : © Justine R., 2019
Mise en contexte : BR

Exposition « Transmutations, les chemins de l’invisible »… Léa L.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 20 janvier 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Essayant d’arpenter la mer… »

par Léa L.
Classe de Première 5

Souvent, j’aimais me balader au bord de l’eau
Les pieds dans cette eau fraîche,
Essayant d’arpenter la mer,
Croyant que celle-ci était infinie.

Cette naïveté, cette insouciance de jeunesse
Me faisaient presque oublier le jour.
Le ciel qui se reflétait dans mes yeux clairs
Me rappelait les tendres rivages de l’enfance.

Aveuglée par les vagues
Je marchais parmi le soir jusqu’à l’horizon
Et le vent qui soufflait sur les palmiers
Me donnait une étrange impression de liberté…

« Le vent qui soufflait sur les palmiers
Me donnait une étrange impression de liberté…
»

Illustration : © Léa L., 2019
(photographie modifiée numériquement)

Exposition "Transmutations, les chemins de l'invisible"… Léa L.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 20 janvier 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Essayant d’arpenter la mer… »

par Léa L.
Classe de Première 5

Souvent, j’aimais me balader au bord de l’eau
Les pieds dans cette eau fraîche,
Essayant d’arpenter la mer,
Croyant que celle-ci était infinie.

Cette naïveté, cette insouciance de jeunesse
Me faisaient presque oublier le jour.
Le ciel qui se reflétait dans mes yeux clairs
Me rappelait les tendres rivages de l’enfance.
Aveuglée par les vagues
Je marchais parmi le soir jusqu’à l’horizon
Et le vent qui soufflait sur les palmiers
Me donnait une étrange impression de liberté…

« Le vent qui soufflait sur les palmiers
Me donnait une étrange impression de liberté…
»

Illustration : © Léa L., 2019
(photographie modifiée numériquement)

Exposition "Transmutations, les chemins de l'invisible"… Mélissa T.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 20 janvier 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Une diva au clair de lune »

par Mélissa T.
Classe de Première STMG1

la regarde danser de 8 heures à 17 heures
Là, sur un vulgaire tas de graviers
Debout de 18 heures à 7 heures, sous les lampadaires éclairée
Elle virevolte et s’agite au fil du vent
Sous les yeux des voitures et des passants
Qui l’ignorent totalement.
Elle se cambre, se plie, se tord

Elle est présente et en même temps si absente
Là, qui longe le trottoir
Elle s’étale et marque son territoire.
La pluie ou une vive brise
Et son silence se brise ;
Un spectacle qui dompte le trottoir :
Une diva au clair de lune…

« Elle virevolte et s’agite au fil du vent
Sous les yeux des voitures et des passants…
»

Illustration : © Mélissa T., 2019

Exposition « Transmutations, les chemins de l’invisible »… Chloé L.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 20 janvier 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Feuilles de couleur d’or »

par Chloé L.
Classe de Première 5

Bruit sourd malgré le craquement des feuilles mortes
Sous les pas
La nuit tombe aussi rapidement que le jour
Les rues vides semblent avoir perdu les rires

Bruit sourd malgré le craquement des feuilles mortes
Sous les pas
Si légères et cassantes, elles se laissent bercer
Par le vent puis finissent par tomber, l’esprit ailleurs

La pluie tombe comme un éclatement lourd
Dans le spleen banal et sombre du jour
Feuilles aux merveilleuses couleurs
Recouvertes de taches de rousseur

Bruit sourd malgré le craquement
Des années mortes sous les pas
La nuit tombe aussi rapidement que les feuilles
Et les flaques constituées de boue se transforment en couleurs d’or.

« Bruit sourd malgré le craquement des feuilles
Mortes sous les pas
Si légères et cassantes, elles se laissent bercer par le vent… 
»

Illustration : © Chloé L., 2019

Exposition « Transmutations, les chemins de l’invisible »… Camille T.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 15 février 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Matin d’hiver »

par Camille T.
Classe de Première STMG1

e bois est emporté par les flammes. Comme tous les matins d’hiver
Le fait de mettre une bûche dans l’âtre
Et puis par différents moyens d’en faire jaillir une flamme
Est quelque chose de banal dont peu de personnes voient l’extraordinaire :
Le bois est emporté par les flammes
Mais pourtant, en regardant cette photographie,
Je repense au feu et à son évolution :
Domestiqué par les hommes il y a des centaines de milliers d’années,
Et même encore aujourd’hui, le feu aide les humains à subvenir à leurs besoins.
Mais le bois est emporté par les flammes vers l’oubli,
Comme le vent vers la pluie.
Comme l’homme, les flammes s’éteignent au fil de la vie.
Le feu est source de création ou de destruction, Il n’est pas infini,
Il naît, grandit et meurt. quand sonne l’heure.
Le bois est emporté par les flammes, Comme tous les matins d’hiver,
Je m’assois près du feu : après être parcourue de frissons, je reviens à la vie.
Je regarde le cliché que j’ai pris…
La douce mélodie du craquement des bûches m’emporte
Loin de la solitude du froid et des années mortes
Vers des destinations chaleureuses
Et l’ardeur des flammes me parvient douce et joyeuse.
La chaleur qui se propage est comme un aveu
Le bois est emporté par l’air loin de la terre
La brillance des flammes se reflète dans mes yeux,
Comme un désir de lumière au gré d’un matin dl’hiver…

« Comme tous les matins d’hiver, le bois est emporté par les flammes… »

Illustration : © Camille T.

Exposition « Transmutations, les chemins de l’invisible »… Mehdi E. H.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 20 janvier 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Le spleen du bus… »

par Mehdi E. H.
Classe de Première STMG1

Tôt, tous les matins de la semaine à la même heure,
Je m’assois à la même place :
Celle du fond
Pour pouvoir regarder les gens
D’un air absent, d’un air innocent
Les gens souvent serrés
Et j’attends le terminus
Arrivé à ma destination, j’ai hâte d’être au soir
Pour pouvoir rentrer chez moi,
Parler avec mes amis pour raconter la journée.

Tard, tous les soirs de la semaine à la même heure,
Je m’assois à la même place :
Celle du fond.
Fin de journée : même routine et gens toujours serrés
Certains s’occupent, d’autres dorment
Discrètement, je regarde l’état du bus
Le matin, il est propre
Le soir, à voir son état, je m’aperçois
Que lui aussi est fatigué.
Longue et interminable journée sur les chemins de la vie…

« Tôt, tous les matins de la semaine à la même heure,
Je m’assois à la même place :
Celle du fond…
»

Illustration : © Mehdi E. H., 2019

Exposition "Transmutations, les chemins de l'invisible"… Ketty P.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 15 février 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« 14 h 43 : l’arbre et la société »

par Ketty P.
Classe de Première STMG1


Je courrais le long du trottoir afin d’être à l’heure pour mon cours d’anglais.
Soudain je trébuchai. « Oh ! Mince » : au milieu de ce trottoir, le pied d’un arbre…
14h43, et cette racine tapie dans l’ombre et le goudron
Sous les rayons du soleil.
Un vieil arbre sans aucune valeur que personne ne remarque vraiment
Mais… Pourquoi fait-il trébucher autant de monde ?
Et pourquoi juste au milieu de ce trottoir ?
Peut-être un appel ? Mais qui l’entendra ?
Ou bien une preuve que la nature essaie de lutter contre la société ?
Mais qui la verra ? Pauvre racine au milieu du bitume et du béton
Je ne sais pas pourquoi mais j’ai tout de suite pensé à Baudelaire :
« Tu m’as donné ta boue et j’en ai fait de l’or ».
Aux yeux de l’homme, la nature est la boue. Il la détruit
Pour faire place nette à la société : panneaux de fer et chemins de béton.
Et pourtant la nature, je veux dire cet arbre en lui-même, devrait représenter l’or,
L’or de la planète terre, l’or du temps au milieu de la ville…
Alors j’ai pris mon smartphone pour ne pas oublier ni le tronc ni l’écorce,
Ni la nature et la terre éphémère. Et qu’importe le retard en cours.
J’ai essayé de prendre les détails essentiels : la racine dans l’ombre
Essayant de fuir le goudron, qui lui se trouve sous les rayons du soleil.
A vrai dire, cet arbre en lui-même n’est pas vraiment beau,
Mais il a tellement de valeur (même plus que mon smartphone),
Ce vieil arbre est peut-être plus ancien que nos ancêtres,
C’est lui qui nous donne la possibilité de respirer
Car il est le souffle de la vie qui donne sens à la vie,
L’arbre est l’or de la planète terre sous les rayons du soleil…
Sereinement, opiniâtrement : la vie de l’arbre est mêlée à notre vie
Malgré la société qui lui marche dessus…

« Ce vieil arbre est peut-être plus ancien que nos ancêtres,
C’est lui qui nous donne la possibilité de respirer
Car il est le souffle de la vie qui donne sens à la vie…
 »

Illustration : © Ketty P., 2019

La classe de Seconde 10 présente… Fin’Amor Expo! Aujourd’hui : Taly L.

Maquette graphique : photomontage d’après Le Roman de la rose.
(BNF, Manuscrits, français 1567, f. 10)

Les élèves de Seconde 10 du Lycée en Forêt sont fiers de vous présenter l’édition 2019-2020 de la « Fin’Amor Expo ». ,La thématique retenue est en effet la fin’amor, thème central du chant courtois, à l’origine de la poésie amoureuse européenne. Les jeunes gens se sont entraînés à rédiger des textes fortement inspirés de la poésie du Moyen Âge, dans lesquels la virtuosité verbale côtoie les accents les plus sincères… 

Chaque jour, découvrez un nouveau poème jusqu’en janvier 2020 !

Aujourd’hui… Taly L.

Mardi 31 décembre : Camille D.-W.

  

« Envoûté tel un marin… »

par Taly L.
Classe de Seconde 10

 

nvoûté tel un marin
par le chant de la sirène charmante
Emporté dans un tourbillon
D’émotions intenses
Ressenties en abondance
Ivre de ces sentiments
Au bord de la tentation
J’ai sombré en la douce prison
D’Amour dans cette illusion

Je suis comme le marin
Charmé par votre beauté
Et  je persiste en vain,
Malgré l’immensité de votre dédain
Ô ma Dame, à conquérir votre cœur !
Vous me remplissez d’un triste bonheur
Accompagné d’un doux parfum de liberté
Qui s’élève lors de la floraison
De ces délicieuses émotions.

Tombé sous votre charme
Je vous suis dévoué corps et âme
Éternellement, ô ma Dame !

« Emporté dans un tourbillon
D’émotions intenses…
»

Illustration : Codex Manesse, Zurich, 1340
https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/cpg848/0035

Lettrine originale inspirée du Codex Manesse : Bruno Rigolt

 

Frise d’après Codex Manesse, B. R., 2019

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Exposition "Transmutations, les chemins de l'invisible"… Emma P.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 20 janvier 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Une barre de danse… »

par Emma P.
Classe de Première 5

Une simple barre de bois, solide et droite
T’emmènera jusqu’au Lac des cygnes
Plus dure que l’endurance,
La lourdeur de ces êtres inconnus
Est la souffrance d’un passé lointain

Sous cette couleur jaunâtre et neutre
Se cache une histoire, une histoire d’or
Outil de travail plus qu’un emblème, un symbole !
Mes bras se referment comme le soir sur un pas de danse,
L’or restera de la boue aux yeux du soleil…

Ta branche de bois m’aide et me soutient
Améliore mon maintien : de pointes en demi-pointes
M’emmène à la cime de l’arbre
Qu’est la danse. Si noble et si souple,
Une simple barre de bois comme un paradis sans fin…

« Une simple barre de bois comme un paradis sans fin… »

Illustration : © Emma P., 2019

La classe de Seconde 10 présente… Fin’Amor Expo! Aujourd’hui : Camille D.-W.

Maquette graphique : photomontage d’après Le Roman de la rose.
(BNF, Manuscrits, français 1567, f. 10)

Les élèves de Seconde 10 du Lycée en Forêt sont fiers de vous présenter l’édition 2019-2020 de la « Fin’Amor Expo ». ,La thématique retenue est en effet la fin’amor, thème central du chant courtois, à l’origine de la poésie amoureuse européenne. Les jeunes gens se sont entraînés à rédiger des textes fortement inspirés de la poésie du Moyen Âge, dans lesquels la virtuosité verbale côtoie les accents les plus sincères… 

Chaque jour, découvrez un nouveau poème jusqu’en janvier 2020 !

Aujourd’hui… Camille

Vendredi 27 décembre : Charlotte L.
Jeudi 9 janvier 2020 : Taly L.

  

« Quand je pense à vous… »

par Camille D.-W.
Classe de Seconde 10

 

e suis en extase quand je pense à vous,
Ô dame si belle, ô ma douce
Je rêve sous mon toit de me donner à vous
Pour me reposer sous votre œil si tendre !
Pour combler votre absence
Belle dame, je vous eusse peinte
Dans un cadre aux teintes
d’or et de vermeil, me lançant un regard si doux
Derrière vos longs cheveux acajou

Las ! Serait-ce de la mauvaise foi ?
Je souhaite profiter avec Abondance
Mon plus grand rêve est de vous offrir une alliance
Mais pourquoi cette paroi qui nous sépare
Et pourquoi ne puis-je vous voir ?
Vous ma belle, pourquoi êtes vous absente ?
Mon souhait est de vous aimer le temps d’une danse
Devant vous je suis comme un fou
Et mon esprit chavire et devient flou.

Offrez-moi, ô ma dame, ô mon bijou,
Même une simple danse pour m’envoler vers vous
Et vous voler par petits bouts…

« … me lançant un regard si doux
Derrière vos longs cheveux acajou…
»

Illustration : d’après le Codex Manesse, Zurich, 1340
https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/cpg848/0164
(image modifiée, photomontage, peinture numérique)

 

Frise d’après Codex Manesse, Bruno Rigolt, 2019

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Exposition « Transmutations, les chemins de l’invisible »… Natacha W.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 20 janvier 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Le lampadaire de ma rue… »

par Natacha W.
Classe de Première 5

Incrusté dans le bitume amer
Où ses racines fières sont ancrées
Un lampadaire sans émotion, au long des saisons
Sans émotion et pourtant sensible néon

Dans les ténèbres arrivées, éclairant la chaussée
De ses filaments courtisans
Au son trébuchant d’un piéton…
Phare magique hautement programmé,

Soldat rayonnant contre l’obscurité,
Émetteur d’idéal et d’immatérielle clarté
Telle l’étoile éblouissante dans la nuit

À jamais debout dans le grand vent et la pluie !
Un lampadaire, astre bipolaire de la cité
Grande lueur des âmes nocturnes tourmentées…

« Émetteur d’idéal et d’immatérielle clarté
Telle l’étoile éblouissante dans la nuit.
.. »

Illustration : © Natacha W., 2019

Exposition "Transmutations, les chemins de l'invisible"… Éva L.-C.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 20 janvier 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Le Morne soudainement s’allume… »

par Éva L.-C.
Classe de Première 5

Lorsque surgissent les ténèbres, je m’éclaire à la bougie,
Être inanimé de cire, esprit indomptable du feu
Crainte de l’obscurité et redoutée par l’Ennui,
La flamme rougeoyante valse et danse !

Fascinant spectacle ardent, la bougie est le torrent
Qui inonde le monde de sa lumière ;
La lune pâle qui illumine les nuits lugubres ;
Autour d’elle, tout se consume, et par elle, tout s’embrase…

Morceau d’étoile incandescent décroché de la voûte céleste,
Soleil qui vacille sur les ondulations tardives de l’océan !
Le Morne soudainement s’allume et s’embellit
Alors est ranimée la flamme de la vie !

« Morceau d’étoile incandescent décroché de la voûte céleste... »

Illustration : © Éva, 2019 (NDLR : photographie modifiée numériquement)

Exposition "Transmutations, les chemins de l'invisible"… Elodie B.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 20 janvier 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Big Bang n°2 »

par Élodie B.
Classe de Première 5

Seul et pas à sa place
Perdu sur la route
Petit soleil de plastique
Comme dans un ciel de goudron noir
Comme dans une mer de pétrole

C’était la première
Et dernière fois
Que je te voyais
Une minute après
J’ai tourné la tête

Tu avais éclaté en mille morceaux
En centaines d’étoiles argentées
Big Bang numéro 2
Une étoile de plus dans l’univers
Un nouveau soleil

« Perdu sur la route.
Petit soleil de plastique
»

Illustration : © Élodie B., décembre 2019
(mise en scène photographique : BR)

Exposition "Transmutations, les chemins de l'invisible"… Amadou N.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 20 janvier 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Stylo bleu, Bic, basique »

par Amadou N.
Classe de Première STMG1

Stylo bleu, Bic, basique
Stylo bleu à écrire un simple mot
Ou un contrôle raté
Stylo qui fuit, qui s’épuise de son encre
Un simple bout de plastique en fin de compte…

Stylo bleu, Bic, basique
Mais clef de mon imagination
Quand j’écris, mes pensées se libèrent
Avec ce stylo, j’écris des maux et des mots
Je crée des dessins et des histoires

Qui font voyager, telle une musique apaisante
Au bord d’une plage et de ses courbes lentes
Objet insignifiant qui ouvre des portes,
Stylo bleu, Bic, basique
Qui mène au chemin de l’idéal !

« Je crée des dessins et des histoires
Qui font voyager, telle une musique apaisante
»

Illustration : © Amadou N., 2019