« Un Automne en Poésie » revient : à partir du 2 novembre 2020…

Bientôt… « Un Automne en Poésie »

Saison 10

Les élèves de Seconde 14 et de Première Générale 8 du Lycée en Forêt (Montargis) sont fiers de vous annoncer l’édition 2020-2021 d’ « Un Automne en Poésie », manifestation d’art qui entend marquer de son empreinte la création littéraire lycéenne. Plus de 60 textes, tous inédits, seront publiés pour cette dixième édition…

Lancement de l’exposition : lundi 2 novembre 2020

Crédit iconographique : © Bruno Rigolt, octobre 2020

« Poésies dérivantes » : titre d’exposition sur une idée de Caroline M. (Première 8)

Exposition "Transmutations, les chemins de l'invisible"… Éléonore F. "Mer rose"

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 15 février 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Mer rose »

par Éléonore F.
Classe de Première 5


oici la mer, rose
Qui déverse en chantant
Une vie pour chaque jour.
Ce n’est pas une mer de sang
C’est une mer d’amour
Et c’est un jour naissant.

Voici la mer, rose
Respire la fleur au loin,
Entends le cri des larmes :
C’est la naissance d’un amour
Qui s’évapore avec charme
Pour arriver sur le sable
Et y laisser ses grains
Dans tes mains.

Voici la mer, rose
La chaleur flottante
L’emmène vers la lumière du matin
Et les vagues poussent
C’est peut-être une mer de sang
Du sang d’amour

Et c’est peut-être l’envie de renaître une fois
Aux vents de cris et aux larmes de joie…

« Entends le cri des larmes :
C’est la naissance d’un amour
Qui s’évapore avec charme… 
»

Illustration : Éléonore F., « Mer rose » (acrylique sur toile, coll. privée)
© Éléonore F., 2019

 
« Mer rose » (détail)

« Mon inspiration était la naissance, l’accouchement, la mise au monde… »

Éléonore F.

 
 

Poème présenté au Prix de poésie 2020 de l’AMOPA.

Lisez aussi cet autre poème d’Éléonore : « Perfeito Meu Coração »

Exposition "Transmutations, les chemins de l'invisible"… Amandine C.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 15 février 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Un rêve »

par Amandine C.
Classe de Première STMG1

L’horloge indique présentement trois heures quatre :
Je suis dans mon lit, trop grand, trop vide,
Et trop froid pour moi. Je fixe ce plafond,
Auparavant blanc, mais maintenant
Jauni par le temps.
Délaissée par Morphée, je ne dors pas,
Avec un goût de somnifère sur les lèvres, je repose ma tête
Sur l’oreiller humide de mes précédentes larmes versées.
Et je m’autorise enfin à fermer les yeux.
Combien d’heures ont passé ?
La nuit m’emporte dans les méandres de sa fièvre
Qu’on dit être le pays des songes.
Je distingue un lit et je m’y couche alors
Pour observer le ciel étoilé parcouru d’or
Qui s’offre à mon subconscient.
Mais voici que le temps change soudainement
Et ce moment anodin, cette idylle étoilée
Devient un tourbillon d’ombres noires
Et toutes plus infinies, toutes plus grotesques
Avec leurs formes abstraites : apocalypse surnaturelle
Qui se produisait sous mes yeux horrifiés.
Je ne vis pas l’ombre qui fondait sur moi
Et me percuta de plein fouet. L’ombre
Qui me fit chuter dans un vide infini et sombre,
Me destinant à une chute imminente,
Chute douloureuse et lente.
Je me crispai et retins ma respiration. Soudain un cri déchira l’air !
En nage dans mon lit, je me réveillai en sursaut
Juste un mauvais rêve.
Je me calmai, puis me recouchai. Cependant sur mon plafond,
J’aperçus une très petite, mais distincte étoile aussi bleue
Qu’une nuit d’été.
Tourmentée, je fixai alors l’astre bleuté et me rendormis rassurée
Comme malgré moi,
Je retournai dans mes rêves azurés.

« La nuit m’emporte dans le méandre de sa fièvre
Qu’on dit être le pays des songes…
»

Illustration : BR, photomontage et peinture numérique sur une idée d’Amandine

Exposition « Transmutations, les chemins de l’invisible »… Mélissa D.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 15 février 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Réverbère »

par Mélissa D.
Classe de Première STMG1

Tu es toujours à la même place devant chez moi
Ta lumière est aussi pure que les plumes de la blanche colombe
Toujours éclairant la rue tôt le matin ou tard le soir.
Tu es celui qui donnait vie à mes angoisses étant petite

Tu faisais naître des ombres vagabondes
Qui dansaient sur mes volets et m’emportaient aux quatre vents
Tu faisais naître des mondes qui envolaient mes pensées
Laissant place à mon imagination et à mes tourments.

Réverbère de mon enfance, tu nous aides au quotidien
Quand tard le soir nous rentrons, tu nous montres le chemin
Tu nous éclaires de ta lumière, tu es un phare au milieu de la mer
Pour nous permettre d’arriver à destination

Tu es le terrain de jeu des insectes : lucioles et papillons
Dansent à la clarté de tes rayons.
Réverbère, éclair de la vie, lueur des cœurs solitaires
Tu étoiles la nuit de tes néons voyageurs.

« Réverbère, éclair de mes nuits, torche de ma vie,
Tu étoiles mon cœur de tes néons voyageurs… 
»

Illustration : André Kertész
« Daisy Bar, Montmartre », 1930

|Source| Photo (C) Ministère de la Culture – Médiathèque du Patrimoine, Dist. RMN-Grand Palais / André Kertész
Charenton-le-Pont, Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine

Exposition « Transmutations, les chemins de l’invisible »… Éléonore F.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 15 février 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Perfeito Meu Coração »

(Parfaitement mon cœur, perfectionne mon cœur)

par Éléonore F.
Classe de Première 5

est en ouvrant ma fenêtre
En allant chercher l’espoir…
Les vents passent à travers tes fils,
Ô par hasard, tu me laisses !
Tu me laisses car je te l’ai demandé
Il n’y a pas de chose plus douloureuse que de ne pas s’aimer,
Que de se voir tous les matins avec indifférence
Que d’à peine se regarder, que d’à peine se rejeter.
C’est là, — mes yeux suspendus au vide
Et ma tête dans les nuages —
Que j’ai capturé ce moment
Qui me rappelait le grand vide que je suis.
Pas d’avenir, je sers au jour le jour.
Je mourrai. Qui sait ce que je deviendrai ?

Ces fils électriques,
Les veines des nuages
Les chemins, là,
Où mes yeux errent dans une nuit froide apparente
Je monterai là-haut me pendre
Pendant que les nuages tournent,
Que mes pensées tombent,
Autour de mon cœur, tu marches
Dans ma poitrine, le mal habite.
Mais c’est en regardant dehors, que j’espérais échapper
À ce vide
À cette haine
À cet abandon
Envers moi-même,

Je me laisse.
Pas d’envie pas d’ambition et pas d’avenir.
Ce paysage coupé me définit
Ces fils le remplissent
Sans eux, aucun lien
Aucune connexion et aucune histoire…
En fait, c’était la capacité de la banalité à me transformer,
Mais c’est en fermant ma fenêtre que j’ai réussi à pleurer.

« Ces fils électriques,
Les veines des nuages
Les chemins, là,
Où mes yeux errent dans une nuit froide apparente… 
»

Illustration : © Éléonore F., 2019

Lisez aussi cet autre poème d’Éléonore : « Mer rose »

Exposition "Transmutations, les chemins de l'invisible"… Léna-Marie L.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 15 février 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Clair-obscur »

par Léna-Marie L.
Classe de Première 5

Dans cette grande salle de jeu qui fait penser à l’immensité et au vide,
où la pénombre reflète une atmosphère froide et sans âme, la perspective fait apparaître un effet de profondeur et de symétrie.

Et parmi cette obscurité, une dimension magique s’installe sur les tables, une lueur d’espoir et d’aventure dans cette ambiance tamisée.

Ces tables de billards bleue, rouge et verte incitent au voyage. Les lampes accrochées au plafond éclairent les tables, et voici que des lueurs poursuivent l’obscurité.et repoussent les murs sur le tracé d’îles mystérieuses et riches en présages.

Chaque lueur est une île perdue dans le clair-obscur de la nuit.
Chaque île a sa propre destination, l’une est bleue, l’autre rouge, et la dernière est verte.
Chaque île représente des moments de bonheur et des cris de joie.

« Chaque île a sa propre destination, l’une est bleue, l’autre rouge, et la dernière est verte… »

Illustration : © Léna-Marie L., 2019
(image modifiée numériquement)

Exposition "Transmutations, les chemins de l'invisible"… Andréa T.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 15 février 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Le banc au pied de l’arbre»

par Andréa T.
Classe de Première 5

e liège s’étend le long de l’arbre
Comme s’il avait un but réel,
Comme s’il voulait parvenir au ciel
Et il le longera jusqu’à sa douce fin.

Le banc est posé là au pied de l’arbre
Pour un soi-disant besoin nécessaire du quotidien
Comme s’il avait un but réel
Pour un jour parvenir à sa quête d’élévation.

Et pourtant personne ne s’y assoit, ni même ne le voit.
Mon regard s’est tout premièrement posé
Au pied de l’arbre sur ce banc monotone
Puis sur les planches de ciment qui l’emprisonnent

Un banc bâti de matériaux si bruts
Alourdissant mon paysage de verdure
Un banc de plâtre et de ciment dur
Qui le rendaient magnifiquement fastidieux…

« Le banc est posé là au pied de l’arbre
Pour un soi-disant besoin nécessaire du quotidien
Comme s’il avait un but réel…
»

Illustration : © Andréa T., 2019

Exposition "Transmutations, les chemins de l'invisible"… Gwendolyne L.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 15 février 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Journée d’automne »

par Gwendolyne L.
Classe de Première STMG1

ournée d’automne, journée de pluie pour ne pas changer.
Moi qui avais pris l’habitude de voir l’herbe verdoyante fraîchement coupée…
Le ciel qui était auparavant d’un bleu océan n’est plus que grisaille et mauvais temps.
Le rebord de fenêtre me rappelle le pain qui décongelait ici
Le rebord de fenêtre n’est plus qu’un récipient d’eau où naviguent des feuilles.

Journée d’automne, journée de pluie pour ne pas changer.
Malgré cela je positive et les couleurs s’harmonisent comme une peinture,
Les arbres dansent sous la mélodie du vent dans le jardin entrouvert des nuages.
Du point de vue d’une autre personne, ce jardin serait juste un jardin quelconque
Avec la lente pluie qui recouvre le monde.

Journée d’automne, journée de pluie pour ne pas changer.
Mais à mon bonheur, j’aperçois une saison de renaissance,
Des arbres, des aubes et des fleurs qui renaîtront du silence
Journée d’automne, début de l’hiver qui m’évoque les retrouvailles familiales
Et des sourires clairs dans l’or du jour qui se fane…

« Journée d’automne, début de l’hiver qui m’évoque les retrouvailles familiales
Et des sourires clairs dans l’or du jour qui se fane…
 
»

Illustration : © Gwendolyne L., 2019
(Photographie retouchée numériquement)

Exposition "Transmutations, les chemins de l'invisible"… Ludivine A.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 15 février 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Porte-moi »

par Ludivine A.
Classe de Première 5

Porte-moi sur ton dos de métal
ou bien dans ton cœur
Jusqu’au bout de la rue,
Jusqu’à la fin de la vie
Sous ce grand ciel d’acier gris
Dans cette grande ville
Où le regard des gens
Est posé sur le sol.
Je suis libre et le soleil arrive
Le vent souffle et emporte le spleen
Porte-moi sur tes épaules
Ou sur l’arc de cercle de tes bras
Frôle-moi de tes doigts
Mais ne me lâche pas
Laisse ce grand fardeau
Tous ces manteaux d’oubli
Et envole-toi tout là-haut
Sur les chemins suspendus de la vie.
Les nuages sont plus doux que tous ces chardons
Et nos corps ne sont déjà plus là.

« Porte-moi sur ton dos de métal
ou bien dans ton cœur…
 
»

Illustration : © Ludivine A., 2019

Exposition "Transmutations, les chemins de l'invisible"… Raphaëlle B.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 15 février 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Toile d’araignée »

par Raphaëlle B.
Classe de Première 5

Une simple toile d’araignée
Me fait penser à mille choses
Je me surprends parfois à l’observer
Et à me remettre en cause

L’araignée piège des proies toute sa vie
Sur le fil de soie elles finissent par succomber
Comme elles, la toile nous fait envie
Spleen ou idéal auquel nul ne peut échapper,

Voile aux mille fils invisibles de verre,
Telle est la toile où les proies affluent par milliers,
Prison sentimentale où chacun se perd
Pour succomber à l’emprise d’une seule araignée.

« Spleen ou idéal auquel nul ne peut échapper,
Voile aux mille fils invisibles de verre,
Telle est la toile où les proies affluent par milliers
»

Illustration : © Raphaëlle B. (photomontage)
(Image modifiée numériquement : BR)

Exposition "Transmutations, les chemins de l'invisible"… Lili B.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 15 février 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Lit »

par Lili B.
Classe de Première 5

Fait de chêne, d’orme ou d’acacia, c’est là
Que tout commence et que tout finit.
Les enfants te redoutent parfois quand s’éteint le soleil,
Toi qui les forces à rejoindre l’obscurité de la vie
Pour d’infinies aventures. Tu es l’étoile scintillante,
Dans la froide nuit, l’or pur m’aspirant dans les folles farandoles
De la vie. Lit, refuge adoré auquel je pourrais tout raconter,
Confident nocturne auquel je confie
Au clair de lune mes larmes et mes silences.
C’est toi qui, mieux que mon mouchoir,
Tarit le chagrin irritant mon visage et me redonne espoir,
Fidèle compagnon ouvrant chaleureusement ses bras
Dans lesquels je me blottis sans embarras.
Navire sur les flots, ou oiseau bleu surplombant les cieux,
C’est entre tes mains que je dépose ma confiance,
Ô toi, berceau d’or si souvent oublié !

« Navire sur les flots, ou oiseau bleu surplombant les cieux,
C’est entre tes mains que je dépose ma confiance
»

Illustration : © Lili B., 2019
(Photographie retouchée numériquement)

Exposition "Transmutations, les chemins de l'invisible"… Joris F.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 20 janvier 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Tarte aux pommes »

par Joris F.
Classe de Première STMG1

Elle n’est qu’une pomme :
Une pomme seule sur une branche morte
Attendant d’être cueillie avant que le vent d’automne
Ne l’emporte avec les feuilles mortes.

Si elle tombe, elle va pourrir au sol
Moisir et puis mourir
Dans le chemin triste et morne les vers vont venir,
Point d’avenir en somme

Mais voici qu’une jeune fermière
Passant toute fière par le verger
La cueillit tout entière.
Et la jeta sans quartier dans son panier,

La lava, l’éplucha, ôta les pépins
Puis une belle tarte de forme ronde prépara
Une tarte au goût sucré et parfumé elle enfourna,
Un bon dessert acidulé dans la rosée du matin…
« Elle n’est qu’une pomme :
Une pomme seule sur une branche morte
»

Illustration : © Joris F., 2019
(Photographie modifiée numériquement)

Exposition "Transmutations, les chemins de l'invisible"… Nadia B.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 20 janvier 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Une simple porte »

par Nadia B.
Classe de Première STMG1

ous les jours, nous traversons différentes portes,
Et on ne fait pas forcément attention.
On se dit qu’une porte n’est une simple porte
Porte qu’on ouvre et qu’on referme par la suite.
Parfois même déjà ouverte, la porte semble ne pas exister :
Mais ce n’est pas une simple porte, c’est bien plus que cela…
Pour certains cela peut représenter une nouvelle chance :
Une fois cette porte franchie, s’entrouvre timidement
Le moyen de devenir quelqu’un de mieux, d’avoir une nouvelle vie.
La porte est comme un passage, un seuil à franchir.
Dans beaucoup de cas une porte peut être synonyme de frontière :
Une simple porte peut ainsi séparer deux mondes complètement différents,
Et pour pouvoir circuler d’un territoire à l’autre
Cette porte sera donc la frontière par où nous quittons notre monde
Pour aller vers un autre monde.
Une porte peut aussi servir de protection, de refuge :
Lorsqu’on ferme cette porte à clés, on se sent tout de suite en sécurité :
Comme si le mal de l’extérieur ne pouvait ouvrir cette porte.
Voici comment une simple porte est toute une vie,
Toute la vie qui s’ouvre et se referme…

« Voici comment une simple porte est toute une vie,
Toute la vie qui s’ouvre et se referme…
»

Illustration : © Nadia B., 2019

Exposition « Transmutations, les chemins de l’invisible »… Justine R.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 20 janvier 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« N. O. I. R. »

par Justine R.
Classe de Première 5

Tu le sais, tu le sais qu’il est beau
Tu sais que son côté obscur est étincelant
Noir : couleur qui exprime contraste et clarté des soirées inachevées
Des soirées que vous avez passées
Noir : éblouissant ou radicalement sombre ?
Seul toi pourras répondre.
Alors peut-être n’es-tu
Qu’une sorte de héros nocturne
Qui n’apparaît sous son vrai jour
Qu’une fois la nuit tombée.
Te décliner sous plusieurs teintes,
Nous savons le faire au mieux :
Mais toi seul détiens le secret de ta sinistre couleur.
Durant les mauvais jours,
Tes contrastes font partie de notre quotidien
Tu emplis le cœur de certains, déprimes celui des autres
Peu importe l’image que tu renvoies.
Car je peux voir ta beauté resplendissante.
Pourquoi es-tu si souvent
Synonyme de détresse ?
Alors que lorsque nous dormons
Tu es le seul horizon que nous voyons ?
Que tu apaises ou terrifies,
Embarrasse ou inspire,
Une seule vérité est en toi,
Noir, pouvoir caché
Absorbant les lumières visibles et invisibles
Tu ne nous lasseras jamais.

« Te décliner sous plusieurs teintes,
Nous savons le faire au mieux :
Mais toi seul détiens le secret de ta sinistre couleur….
»

Illustration : © Justine R., 2019
Mise en contexte : BR

Exposition "Transmutations, les chemins de l'invisible"… Justine R.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 20 janvier 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« N. O. I. R. »

par Justine R.
Classe de Première 5

Tu le sais, tu le sais qu’il est beau
Tu sais que son côté obscur est étincelant
Noir : couleur qui exprime contraste et clarté des soirées inachevées
Des soirées que vous avez passées
Noir : éblouissant ou radicalement sombre ?
Seul toi pourras répondre.
Alors peut-être n’es-tu
Qu’une sorte de héros nocturne
Qui n’apparaît sous son vrai jour
Qu’une fois la nuit tombée.
Te décliner sous plusieurs teintes,
Nous savons le faire au mieux :
Mais toi seul détiens le secret de ta sinistre couleur.
Durant les mauvais jours,
Tes contrastes font partie de notre quotidien
Tu emplis le cœur de certains, déprimes celui des autres
Peu importe l’image que tu renvoies.
Car je peux voir ta beauté resplendissante.
Pourquoi es-tu si souvent
Synonyme de détresse ?
Alors que lorsque nous dormons
Tu es le seul horizon que nous voyons ?
Que tu apaises ou terrifies,
Embarrasse ou inspire,
Une seule vérité est en toi,
Noir, pouvoir caché
Absorbant les lumières visibles et invisibles
Tu ne nous lasseras jamais.

« Te décliner sous plusieurs teintes,
Nous savons le faire au mieux :
Mais toi seul détiens le secret de ta sinistre couleur….
»

Illustration : © Justine R., 2019
Mise en contexte : BR

Exposition « Transmutations, les chemins de l’invisible »… Léa L.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 20 janvier 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Essayant d’arpenter la mer… »

par Léa L.
Classe de Première 5

Souvent, j’aimais me balader au bord de l’eau
Les pieds dans cette eau fraîche,
Essayant d’arpenter la mer,
Croyant que celle-ci était infinie.

Cette naïveté, cette insouciance de jeunesse
Me faisaient presque oublier le jour.
Le ciel qui se reflétait dans mes yeux clairs
Me rappelait les tendres rivages de l’enfance.

Aveuglée par les vagues
Je marchais parmi le soir jusqu’à l’horizon
Et le vent qui soufflait sur les palmiers
Me donnait une étrange impression de liberté…

« Le vent qui soufflait sur les palmiers
Me donnait une étrange impression de liberté…
»

Illustration : © Léa L., 2019
(photographie modifiée numériquement)

Exposition "Transmutations, les chemins de l'invisible"… Léa L.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 20 janvier 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Essayant d’arpenter la mer… »

par Léa L.
Classe de Première 5

Souvent, j’aimais me balader au bord de l’eau
Les pieds dans cette eau fraîche,
Essayant d’arpenter la mer,
Croyant que celle-ci était infinie.

Cette naïveté, cette insouciance de jeunesse
Me faisaient presque oublier le jour.
Le ciel qui se reflétait dans mes yeux clairs
Me rappelait les tendres rivages de l’enfance.
Aveuglée par les vagues
Je marchais parmi le soir jusqu’à l’horizon
Et le vent qui soufflait sur les palmiers
Me donnait une étrange impression de liberté…

« Le vent qui soufflait sur les palmiers
Me donnait une étrange impression de liberté…
»

Illustration : © Léa L., 2019
(photographie modifiée numériquement)

Exposition "Transmutations, les chemins de l'invisible"… Mélissa T.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 20 janvier 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Une diva au clair de lune »

par Mélissa T.
Classe de Première STMG1

la regarde danser de 8 heures à 17 heures
Là, sur un vulgaire tas de graviers
Debout de 18 heures à 7 heures, sous les lampadaires éclairée
Elle virevolte et s’agite au fil du vent
Sous les yeux des voitures et des passants
Qui l’ignorent totalement.
Elle se cambre, se plie, se tord

Elle est présente et en même temps si absente
Là, qui longe le trottoir
Elle s’étale et marque son territoire.
La pluie ou une vive brise
Et son silence se brise ;
Un spectacle qui dompte le trottoir :
Une diva au clair de lune…

« Elle virevolte et s’agite au fil du vent
Sous les yeux des voitures et des passants…
»

Illustration : © Mélissa T., 2019

Exposition « Transmutations, les chemins de l’invisible »… Chloé L.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 20 janvier 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Feuilles de couleur d’or »

par Chloé L.
Classe de Première 5

Bruit sourd malgré le craquement des feuilles mortes
Sous les pas
La nuit tombe aussi rapidement que le jour
Les rues vides semblent avoir perdu les rires

Bruit sourd malgré le craquement des feuilles mortes
Sous les pas
Si légères et cassantes, elles se laissent bercer
Par le vent puis finissent par tomber, l’esprit ailleurs

La pluie tombe comme un éclatement lourd
Dans le spleen banal et sombre du jour
Feuilles aux merveilleuses couleurs
Recouvertes de taches de rousseur

Bruit sourd malgré le craquement
Des années mortes sous les pas
La nuit tombe aussi rapidement que les feuilles
Et les flaques constituées de boue se transforment en couleurs d’or.

« Bruit sourd malgré le craquement des feuilles
Mortes sous les pas
Si légères et cassantes, elles se laissent bercer par le vent… 
»

Illustration : © Chloé L., 2019

Exposition « Transmutations, les chemins de l’invisible »… Camille T.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 15 février 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Matin d’hiver »

par Camille T.
Classe de Première STMG1

e bois est emporté par les flammes. Comme tous les matins d’hiver
Le fait de mettre une bûche dans l’âtre
Et puis par différents moyens d’en faire jaillir une flamme
Est quelque chose de banal dont peu de personnes voient l’extraordinaire :
Le bois est emporté par les flammes
Mais pourtant, en regardant cette photographie,
Je repense au feu et à son évolution :
Domestiqué par les hommes il y a des centaines de milliers d’années,
Et même encore aujourd’hui, le feu aide les humains à subvenir à leurs besoins.
Mais le bois est emporté par les flammes vers l’oubli,
Comme le vent vers la pluie.
Comme l’homme, les flammes s’éteignent au fil de la vie.
Le feu est source de création ou de destruction, Il n’est pas infini,
Il naît, grandit et meurt. quand sonne l’heure.
Le bois est emporté par les flammes, Comme tous les matins d’hiver,
Je m’assois près du feu : après être parcourue de frissons, je reviens à la vie.
Je regarde le cliché que j’ai pris…
La douce mélodie du craquement des bûches m’emporte
Loin de la solitude du froid et des années mortes
Vers des destinations chaleureuses
Et l’ardeur des flammes me parvient douce et joyeuse.
La chaleur qui se propage est comme un aveu
Le bois est emporté par l’air loin de la terre
La brillance des flammes se reflète dans mes yeux,
Comme un désir de lumière au gré d’un matin dl’hiver…

« Comme tous les matins d’hiver, le bois est emporté par les flammes… »

Illustration : © Camille T.

Exposition « Transmutations, les chemins de l’invisible »… Mehdi E. H.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 20 janvier 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Le spleen du bus… »

par Mehdi E. H.
Classe de Première STMG1

Tôt, tous les matins de la semaine à la même heure,
Je m’assois à la même place :
Celle du fond
Pour pouvoir regarder les gens
D’un air absent, d’un air innocent
Les gens souvent serrés
Et j’attends le terminus
Arrivé à ma destination, j’ai hâte d’être au soir
Pour pouvoir rentrer chez moi,
Parler avec mes amis pour raconter la journée.

Tard, tous les soirs de la semaine à la même heure,
Je m’assois à la même place :
Celle du fond.
Fin de journée : même routine et gens toujours serrés
Certains s’occupent, d’autres dorment
Discrètement, je regarde l’état du bus
Le matin, il est propre
Le soir, à voir son état, je m’aperçois
Que lui aussi est fatigué.
Longue et interminable journée sur les chemins de la vie…

« Tôt, tous les matins de la semaine à la même heure,
Je m’assois à la même place :
Celle du fond…
»

Illustration : © Mehdi E. H., 2019

Exposition "Transmutations, les chemins de l'invisible"… Ketty P.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 15 février 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« 14 h 43 : l’arbre et la société »

par Ketty P.
Classe de Première STMG1


Je courrais le long du trottoir afin d’être à l’heure pour mon cours d’anglais.
Soudain je trébuchai. « Oh ! Mince » : au milieu de ce trottoir, le pied d’un arbre…
14h43, et cette racine tapie dans l’ombre et le goudron
Sous les rayons du soleil.
Un vieil arbre sans aucune valeur que personne ne remarque vraiment
Mais… Pourquoi fait-il trébucher autant de monde ?
Et pourquoi juste au milieu de ce trottoir ?
Peut-être un appel ? Mais qui l’entendra ?
Ou bien une preuve que la nature essaie de lutter contre la société ?
Mais qui la verra ? Pauvre racine au milieu du bitume et du béton
Je ne sais pas pourquoi mais j’ai tout de suite pensé à Baudelaire :
« Tu m’as donné ta boue et j’en ai fait de l’or ».
Aux yeux de l’homme, la nature est la boue. Il la détruit
Pour faire place nette à la société : panneaux de fer et chemins de béton.
Et pourtant la nature, je veux dire cet arbre en lui-même, devrait représenter l’or,
L’or de la planète terre, l’or du temps au milieu de la ville…
Alors j’ai pris mon smartphone pour ne pas oublier ni le tronc ni l’écorce,
Ni la nature et la terre éphémère. Et qu’importe le retard en cours.
J’ai essayé de prendre les détails essentiels : la racine dans l’ombre
Essayant de fuir le goudron, qui lui se trouve sous les rayons du soleil.
A vrai dire, cet arbre en lui-même n’est pas vraiment beau,
Mais il a tellement de valeur (même plus que mon smartphone),
Ce vieil arbre est peut-être plus ancien que nos ancêtres,
C’est lui qui nous donne la possibilité de respirer
Car il est le souffle de la vie qui donne sens à la vie,
L’arbre est l’or de la planète terre sous les rayons du soleil…
Sereinement, opiniâtrement : la vie de l’arbre est mêlée à notre vie
Malgré la société qui lui marche dessus…

« Ce vieil arbre est peut-être plus ancien que nos ancêtres,
C’est lui qui nous donne la possibilité de respirer
Car il est le souffle de la vie qui donne sens à la vie…
 »

Illustration : © Ketty P., 2019

Exposition "Transmutations, les chemins de l'invisible"… Héléa M.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 20 janvier 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Les poings serrés… »

par Héléa M.
Classe de Première STMG1

Jour comme un autre
Lorsque mes yeux ont rivé sur tes jolies formes,
Jour comme un autre
Et j’ai compris que c’était toi qui pouvais me libérer
De ce spleen dans ma vie et sûrement me protéger.
Tu m’as donné ta boue et des coups et du sang
Et j’en ai fait de l’or et du vent

Du cuir je ne vois que la surface,
Sensation sur ma peau qui s’accroche,
Tu m’as donné ta boue et des coups
Les poings serrés attendant cette sonnerie provoquant un nouveau souffle…
Une libération totale
Qui déclenchera une avalanche de coups et d’étoiles,
Tu me protégeras des blessures et m’assureras l’idéal.

Souffler, garder mon assurance et recommencer avec toi
Qui es doté d’une beauté parfaite
Et d’une fermeté intensive qui m’assure une si belle sécurité
Avec toi, je peux me libérer des sombrités de la vie
Coup après coup, je peux me libérer de la fatalité
Et continuer encore et toujours, et boxer avec mes mains dans les tiennes
Jusqu’à l’expiration du jour…

Mes pas fiers foulent le sol
Ring après ring, je ne suis pas KO
Car les poings hauts je vise la cime.
C’est dans la boxe que j’arrive à trouver mon estime
Et toi qui m’accompagnes jour après jour, coup après coup
Dans ma détermination pour détruire ce spleen
Et retrouver l’idéal que la vie peut apporter…

« Une libération totale qui déclenchera une avalanche de coups et d’étoiles,
Tu me protégeras des blessures et m’assureras l’idéal….
 »

Illustration : © Héléa M., 2019

Exposition « Transmutations, les chemins de l’invisible »… Klara A.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 20 janvier 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Nuages touchés par le soleil… »

par Klara A.
Classe de Première STMG1

Scène banale n’est-ce pas ?

Mais elle a néanmoins attiré mon regard. N’est-il pas magnifique de voir des nuages touchés par le soleil ? Plus précisément les derniers rayons de la journée comme un adieu ou un bonsoir… Ne voyez-vous pas de la beauté et de l’élégance dans cette image ? Sur ces nuages ? Dans ce ciel couleur de voyage ?

Cieux visibles et pourtant inaccessibles…

Vaste espace proche et lointain à la fois, cieux visibles et pourtant inaccessibles… « Tu m’as donné ta boue et j’en ai fait de l’or »1 dit Baudelaire, et voici que j’ai pris une photo banale : des nuages touchés par le soleil. Tout est banal, mais tout est extraordinaire. Banals ces nuages que tout le monde voit tous les jours. Extraordinaire, ce ciel si l’on prend le temps de l’observer, de le contempler.

Voir, c’est ainsi rendre compte de la beauté du monde, c’est savoir lever la tête, c’est être capable, nous qui avons toujours les yeux rivés sur notre téléphone ou sur les horaires de bus, c’est être capable de détacher son regard. Regardez haut ! Admirez cette éphémère beauté, ces nuages touchés par le soleil et qui a leur tour ont su toucher votre cœur…

Sur la palette du ciel, regardez ces touches de couleurs différentes : le bleu qui transperce l’espace et illumine la vie, ces nuages de neige rose et orangée qui partent tout là-bas, loin de l’école vers d’autres rives. Je vois beaucoup d’harmonie dans ces formes : nous pouvons imaginer toutes sortes de choses en regardant ces « merveilleux nuages »2.

Voir les cieux, c’est ainsi se rapprocher de l’idéal, c’est donner du sens au banal, c’est voir la vie sous d’autres couleurs : nobles et éclatantes, tout en restant éphémères. Là réside pour moi la vraie beauté : immuable et fugitive à la fois…

1. « Tu m’as donné ta boue et j’en ai fait de l’or » : Baudelaire, « Ébauche d’un épilogue pour la deuxième édition des Fleurs du Mal » (1861).
2. Allusion au poème de Baudelaire « L’Étranger » : « — J’aime les nuages… les nuages qui passent… là-bas… là-bas… les merveilleux nuages ! »

« Ne voyez-vous pas de la beauté et de l’élégance dans cette image ?
Sur ces nuages ? Dans ce ciel couleur de voyage ?
 »

Illustration : © Klara A., 2019

La classe de Seconde 10 présente… Fin’Amor Expo! Aujourd’hui : Taly L.

Maquette graphique : photomontage d’après Le Roman de la rose.
(BNF, Manuscrits, français 1567, f. 10)

Les élèves de Seconde 10 du Lycée en Forêt sont fiers de vous présenter l’édition 2019-2020 de la « Fin’Amor Expo ». ,La thématique retenue est en effet la fin’amor, thème central du chant courtois, à l’origine de la poésie amoureuse européenne. Les jeunes gens se sont entraînés à rédiger des textes fortement inspirés de la poésie du Moyen Âge, dans lesquels la virtuosité verbale côtoie les accents les plus sincères… 

Chaque jour, découvrez un nouveau poème jusqu’en janvier 2020 !

Aujourd’hui… Taly L.

Mardi 31 décembre : Camille D.-W.

  

« Envoûté tel un marin… »

par Taly L.
Classe de Seconde 10

 

nvoûté tel un marin
par le chant de la sirène charmante
Emporté dans un tourbillon
D’émotions intenses
Ressenties en abondance
Ivre de ces sentiments
Au bord de la tentation
J’ai sombré en la douce prison
D’Amour dans cette illusion

Je suis comme le marin
Charmé par votre beauté
Et  je persiste en vain,
Malgré l’immensité de votre dédain
Ô ma Dame, à conquérir votre cœur !
Vous me remplissez d’un triste bonheur
Accompagné d’un doux parfum de liberté
Qui s’élève lors de la floraison
De ces délicieuses émotions.

Tombé sous votre charme
Je vous suis dévoué corps et âme
Éternellement, ô ma Dame !

« Emporté dans un tourbillon
D’émotions intenses…
»

Illustration : Codex Manesse, Zurich, 1340
https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/cpg848/0035

Lettrine originale inspirée du Codex Manesse : Bruno Rigolt

 

Frise d’après Codex Manesse, B. R., 2019

_

_

Exposition "Transmutations, les chemins de l'invisible"… Emma P.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 20 janvier 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Une barre de danse… »

par Emma P.
Classe de Première 5

Une simple barre de bois, solide et droite
T’emmènera jusqu’au Lac des cygnes
Plus dure que l’endurance,
La lourdeur de ces êtres inconnus
Est la souffrance d’un passé lointain

Sous cette couleur jaunâtre et neutre
Se cache une histoire, une histoire d’or
Outil de travail plus qu’un emblème, un symbole !
Mes bras se referment comme le soir sur un pas de danse,
L’or restera de la boue aux yeux du soleil…

Ta branche de bois m’aide et me soutient
Améliore mon maintien : de pointes en demi-pointes
M’emmène à la cime de l’arbre
Qu’est la danse. Si noble et si souple,
Une simple barre de bois comme un paradis sans fin…

« Une simple barre de bois comme un paradis sans fin… »

Illustration : © Emma P., 2019

Exposition « Transmutations, les chemins de l’invisible »… Jacob W.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 20 janvier 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

    _

« Lost Sun »

par Jacob W.
Classe de Première 5

A voyager without a compass, without a purpose, without his companion of soul,

His heart has frozen over, gripped by a savage, bleak winter,

He no longer hears the tide and wind,

He no longer feels the spray of the ocean, no longer a passion for life,

He has been consumed by a sickening, speaking, silence that drowns out all other sensations,

He is left with a colorless, dead world,

He dreams of her, but only to wake up and find the endless ocean between them,

He has lost his soul,
He has lost his sun.

« His heart has frozen over, gripped by a savage, bleak winter… »

Illustration : © Jacob W., 2019

 

« Soleil perdu »

Un voyageur sans boussole, sans but, sans sa compagne d’âme,

Son cœur a gelé, saisi par un hiver sauvage et morose,

Il n’entend plus la marée ni le vent,

Il ne sent plus les embruns de l’océan, ni la passion de vivre,

Consumé par un silence révoltant, qui parle, qui noie toutes les autres sensations,

Maintenant son monde est sans couleur et sans vie

Il la rêve, mais juste se réveille et découvre la mer interminable entre eux

Il a perdu son âme,
Il a perdu son soleil.

« Il n’entend plus la marée et le vent,
Il ne sent plus les embruns de l’océan, ni la passion de vivre
... »

Edvard Munch, « Mélancolie », 1891 (huile sur toile)
Bergen (Norvège), Musée des beaux-arts

Traduction française : Jacob W.

La classe de Seconde 10 présente… Fin’Amor Expo! Aujourd’hui : Camille D.-W.

Maquette graphique : photomontage d’après Le Roman de la rose.
(BNF, Manuscrits, français 1567, f. 10)

Les élèves de Seconde 10 du Lycée en Forêt sont fiers de vous présenter l’édition 2019-2020 de la « Fin’Amor Expo ». ,La thématique retenue est en effet la fin’amor, thème central du chant courtois, à l’origine de la poésie amoureuse européenne. Les jeunes gens se sont entraînés à rédiger des textes fortement inspirés de la poésie du Moyen Âge, dans lesquels la virtuosité verbale côtoie les accents les plus sincères… 

Chaque jour, découvrez un nouveau poème jusqu’en janvier 2020 !

Aujourd’hui… Camille

Vendredi 27 décembre : Charlotte L.
Jeudi 9 janvier 2020 : Taly L.

  

« Quand je pense à vous… »

par Camille D.-W.
Classe de Seconde 10

 

e suis en extase quand je pense à vous,
Ô dame si belle, ô ma douce
Je rêve sous mon toit de me donner à vous
Pour me reposer sous votre œil si tendre !
Pour combler votre absence
Belle dame, je vous eusse peinte
Dans un cadre aux teintes
d’or et de vermeil, me lançant un regard si doux
Derrière vos longs cheveux acajou

Las ! Serait-ce de la mauvaise foi ?
Je souhaite profiter avec Abondance
Mon plus grand rêve est de vous offrir une alliance
Mais pourquoi cette paroi qui nous sépare
Et pourquoi ne puis-je vous voir ?
Vous ma belle, pourquoi êtes vous absente ?
Mon souhait est de vous aimer le temps d’une danse
Devant vous je suis comme un fou
Et mon esprit chavire et devient flou.

Offrez-moi, ô ma dame, ô mon bijou,
Même une simple danse pour m’envoler vers vous
Et vous voler par petits bouts…

« … me lançant un regard si doux
Derrière vos longs cheveux acajou…
»

Illustration : d’après le Codex Manesse, Zurich, 1340
https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/cpg848/0164
(image modifiée, photomontage, peinture numérique)

 

Frise d’après Codex Manesse, Bruno Rigolt, 2019

_

_

Exposition « Transmutations, les chemins de l’invisible »… Natacha W.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 20 janvier 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Le lampadaire de ma rue… »

par Natacha W.
Classe de Première 5

Incrusté dans le bitume amer
Où ses racines fières sont ancrées
Un lampadaire sans émotion, au long des saisons
Sans émotion et pourtant sensible néon

Dans les ténèbres arrivées, éclairant la chaussée
De ses filaments courtisans
Au son trébuchant d’un piéton…
Phare magique hautement programmé,

Soldat rayonnant contre l’obscurité,
Émetteur d’idéal et d’immatérielle clarté
Telle l’étoile éblouissante dans la nuit

À jamais debout dans le grand vent et la pluie !
Un lampadaire, astre bipolaire de la cité
Grande lueur des âmes nocturnes tourmentées…

« Émetteur d’idéal et d’immatérielle clarté
Telle l’étoile éblouissante dans la nuit.
.. »

Illustration : © Natacha W., 2019

Exposition "Transmutations, les chemins de l'invisible"… Éva L.-C.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 20 janvier 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Le Morne soudainement s’allume… »

par Éva L.-C.
Classe de Première 5

Lorsque surgissent les ténèbres, je m’éclaire à la bougie,
Être inanimé de cire, esprit indomptable du feu
Crainte de l’obscurité et redoutée par l’Ennui,
La flamme rougeoyante valse et danse !

Fascinant spectacle ardent, la bougie est le torrent
Qui inonde le monde de sa lumière ;
La lune pâle qui illumine les nuits lugubres ;
Autour d’elle, tout se consume, et par elle, tout s’embrase…

Morceau d’étoile incandescent décroché de la voûte céleste,
Soleil qui vacille sur les ondulations tardives de l’océan !
Le Morne soudainement s’allume et s’embellit
Alors est ranimée la flamme de la vie !

« Morceau d’étoile incandescent décroché de la voûte céleste... »

Illustration : © Éva, 2019 (NDLR : photographie modifiée numériquement)