1. Allégorie : représentation concrète d’une idée abstraite.
    Ex. : La Mort, armée de sa faux.
  2. Allitération : répétition d’un même son consonantique (consonnes) pour créer un effet d’insistance.
    Ex. « Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? » (Racine). Voir : assonance
  3. Anacoluthe : rupture dans la construction grammaticale.
    Ex. : « Le nez de Cléopâtre, s’il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé » (Blaise Pacal)
  4. Anagramme : jeu de lettres consistant à transposer les lettres d’un mot dans un ordre différent afin de créer un nouveau mot.
    Ex. : « chien » et « niche ». « Marie » et « aimer ».
  5. Anaphore : répétition d’un même mot ou groupe de mots en début de phrases ou de propositions successives.
    Ex. : « Rome, l’unique objet de mon ressentiment !
    Rome, à qui vient ton bras d’immoler mon amant !
    Rome qui t’a vu naître, et que ton cœur adore !
    Rome enfin que je hais… » (Corneille)
  6. Antithèse : opposition très forte entre deux mots ou idées afin de les mettre en valeur.
    Ex. : « Je vis, je meurs, je me brûle et me noie » (Louise Labé)
  7. Antiphrase : procédé qui consiste à exprimer une idée par son contraire, souvent par ironie.
    Ex. « C’est sans doute un très bel art que celui qui désole les campagnes, détruit les habitations et fait périr, année commune, quarante mille hommes sur cent mille » (Voltaire, Sur la guerre)
  8. Aposiopèse : figure de style proche de l’ellipse qui consiste à suspendre le sens d’une phrase en laissant au lecteur le soin de la terminer. Les points de suspension par exemple suggèrent une émotion ou un non-dit se traduisant par une rupture du discours.
    Ex.
    Lisette. – Ah ! tirez-moi d’inquiétude. En un mot, qui êtes-vous ?
    Arlequin. – Je suis… N’avez-vous jamais vu de fausse monnaie ?
  9. Assonance : répétition d’un même son vocalique (voyelles).
    Ex. « Sur la mousse des nuages / Sur les sueurs de l’orage / Sur la pluie épaisse et fade / J’écris ton nom » (Éluard, « Liberté »). « Tout m’afflige et me nuit, et conspire à me nuire » (Racine, Phèdre). Voir : allitération
  10. Asyndète : en linguistique, l’asyndète désigne la suppression des mots de liaison (et, mais…) entre des groupes de mots, des propositions ou des phrases, malgré un rapport de coordination entre eux.
    Ex. : Je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu.
  11. Binaire (rythme) : signifie en deux temps (qualifie, par exemple, un rythme de phrase).
  12. Césure : pause rythmique au milieu d’un vers (voir hémistiche*)
  13. Champ lexical : réseau de vocabulaire qui renvoie à un même champ de signification, à une même notion, un même thème.
    Ex. champ lexical de la mer : vague, écume, marée, port, embruns, naufrage, flots…
  14. Chiasme : croisement d’éléments en miroir (AB/BA).
    Ex. : Il faut manger pour vivre et non vivre pour manger. « Prêts à tout, à tout indifférents » (La Fontaine)
  15. Comparaison : la comparaison met en relation deux éléments (le comparé et le comparant) grâce à un outil de comparaison (ou comparatif : comme, tel, pareil à, ressembler à, comme, ainsi que, tel que; sembler, paraître, ressembler à, être semblable à…).
    Ex. : « Souriant comme/Sourirait un enfant malade » (Rimbaud)
  16. Connotation : sens implicite qui s’ajoute au sens premier d’un mot selon le contexte ou la personne qui l’utilise.
  17. Convaincre : faire appel à la raison du destinataire pour obtenir son adhésion réfléchie : les arguments reposent sur la cohérence logique, le savoir et la raison. Voir : persuader.
  18. Didascalie : indications données par l’auteur dans le texte d’une pièce de théâtre, d’un scénario ou d’un livret d’opéra. Les didascalies complètent le dialogue sans en faire partie et servent à guider les acteurs, le metteur en scène, ainsi que le lecteur, en fournissant des informations sur la mise en scène, le jeu des comédiens, le décor, les costumes, le ton des répliques, les gestes, les déplacements, etc.
  19. Diérèse : prononciation d’un groupe vocalique en deux syllabes distinctes (opposé à synérèse).
    Ex. li/on.
  20. Distique : strophe de deux vers.
  21. Ellipse : omission volontaire d’un ou plusieurs mots.
    Ex. : Je regarde la mer. Toi, le ciel. Ellipse du verbe « regarder » conjugué : Toi, (tu regardes) le ciel.
  22. Enjambement : processus qui fait déborder l’unité syntaxique ou le sens d’un vers sur le vers suivant.
    Ex. Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
    Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
    Dort. Voir aussi : rejet/contre-rejet.
  23. Énumération / Accumulation : suite de mots qui amplifient l’idée.
    Ex. : « Adieu, veaux, vaches, cochons, couvées… » (La Fontaine)
  24. Epanorthose : figure par laquelle on rétracte, parfois de manière voulue, ce que l’on avait dit, considéré comme faible, devant être nuancé, ou auquel il faut ajouter quelque chose de plus fort. « C’est bon, non je dirais plutôt délicieux ! »
  25. Épique : qui traduit le dépassement des êtres et les événements par des procédés excessifs. Le registre épique vise à susciter l’admiration du lecteur en mettant en scène des exploits héroïques, des personnages hors du commun et des situations exceptionnelles. Ulysse est un héros épique.
  26. Euphémisme : Atténuation d’une réalité jugée trop dure ; adoucissement d’une expression trop crue, trop choquante.
    Ex. : Il nous a quittés (pour « il est mort »). « Il a deux trous rouges au côté droit. » (Rimbaud)
  27. Focalisation : la focalisation est le point de vue adopté par le narrateur dans un récit. Elle détermine ce que le lecteur sait et par quel regard les événements sont présentés pour raconter une histoire ou faire une description.
    • La focalisation 0 correspond à la vision omnisciente d’un narrateur qui en sait plus que les personnages : il raconte comme s’il savait tout et voyait tout. Ex. « Dans la plaine rase, sous la nuit sans étoiles, d’une obscurité et d’une épaisseur d’encre, un homme suivait seul la grande route de Marchiennes à Montsou, dix kilomètres de pavé coupant tout droit, à travers les champs de betteraves. […] L’homme était parti de Marchiennes vers deux heures. Il marchait d’un pas allongé, grelottant sous le coton aminci de sa veste et de son pantalon de velours » (Zola, Germinal).Ce tableau provient d’un narrateur omniscient qui connaît non seulement le paysage mais aussi les activités du personnage. La focalisation 0 donne une impression de maîtrise, de vision presque « divine » de l’histoire.
    • La focalisation interne correspond à la vision subjective du personnage dont le récit adopte le regard, les pensées, les perceptions : le récit est donc limité au point de vue d’un personnage spécifique. Le narrateur ne connaît et ne transmet que ce que ce personnage perçoit, pense ou ressent, offrant ainsi une immersion dans sa subjectivité. Ex. « Le teint de ce petit paysan était si blanc, ses yeux si doux, que l’esprit un peu romanesque de madame de Rênal eut d’abord l’idée que ce pouvait être une jeune fille déguisée, qui venait demander quelque grâce à M. le maire. Elle eut pitié de cette pauvre créature, arrêtée à la porte d’entrée, et qui évidemment n’osait pas lever la main jusqu’à la sonnette » (Stendhal, Le Rouge et le Noir). Ici, le jeune Julien est perçu subjectivement à travers le point de vue de Mme de Rênal. Parce qu’elle ignore tout du héros, la jeune femme commet une série d’erreurs d’interprétation : elle se trompe sur sa classe sociale, puisqu’elle le qualifie de « petit paysan » (ce qui n’est pas le cas) et le prend pour une « jeune fille déguisée », La focalisation interne crée donc une impression de proximité psychologique.
    • La focalisation externe correspond au point de vue strictement objectif du narrateur qui ne peut pas faire part des sentiments, impressions, réflexions des personnages. La focalisation externe se distingue par sa neutralité et son objectivité, offrant au lecteur une perspective extérieure sur les événements sans intrusion dans l’intimité des personnages. Le narrateur décrit uniquement ce qu’un observateur extérieur pourrait voir ou entendre, sans accéder à l’intériorité. Exemple :
      – Qu’est-ce qu’on pourrait boire? demanda la jeune femme. Elle avait enlevé son chapeau et l’avait posé sur la table.
      – On crève de chaud, dit l’homme.
      – Prenons de la bière.
      – Dos cervezas, dit l’homme à travers le rideau.
      – Des grands? demanda une femme à la porte.
      – Oui, deux grands.
      La femme apporta deux verres de bière et deux tampons de feutre. Elle posa les tampons de feutre et les verres sur la table et regarda le couple » (Hemingway, Paradis perdu).
      Dans cet exemple, la description s’attache essentiellement à la description externe des personnages, et ne nous fait pas accéder à leurs pensées. Le narrateur raconte l’histoire d’une façon neutre sans y prendre part, comme si le récit se confondait avec l’œil d’une caméra qui se limite à rapporter des images : la réalité est réduite à des apparences extérieures. A la différence du point de vue omniscient, la focalisation externe met l’accent sur l’énigme, l’incertitude et le mystère.
  28. Hémistiche : l’hémistiche est une moitié de vers. L’alexandrin classique est caractérisé par une césure* à l’hémistiche, c’est-à-dire une pause ou une coupe au milieu du vers qui le sépare en deux parties égales (6/6), appelées hémistiches. Ex. : « Heureux qui, comme Ulysse, / a fait un beau voyage » (Du Bellay).
  29. Modalisateur (modalisation) : La modalisation désigne la manière dont un locuteur exprime son opinion, ses doutes ou ses jugements dans un énoncé. Les modalisateurs désignent les mots ou procédés qui traduisent le sentiment ou le jugement de l’énonciateur. Ils peuvent marquer : la certitude ou l’incertitude, un jugement (mélioratif ou péjoratif), une prise de distance, etc. Etudier la modalisation dans un texte consiste à rechercher les indices traduisant la subjectivité de l’énonciateur dans son discours. Les modalisateurs se repèrent dans le lexique : adverbes (peut-être, probablement, certainement…), verbes d’état (sembler, paraître…), verbes traduisant le doute (penser, croire, craindre, se demander…) ; la grammaire (conditionnel : il aurait dit…, tournures impersonnelles : il semblerait que…, locutions : selon toute vraisemblance, à ce qu’on dit…, périphrases floues : un je ne sais quoi, une sorte de…), le style (questions rhétoriques, aposopièse*, épanorthose*, ponctuation expressive : ! ?).
  30. Onirique : qui restitue l’univers du rêve. Par exemple, la littérature ou le cinéma onirique se caractérisent par des images et des récits qui semblent issus d’un rêve.
  31. Oxymore : figure de style qui vise à rapprocher deux termes en apparence contradictoires (le plus souvent un nom et un adjectif) dans une même expression.
    Ex. « obscure clarté » (Corneille) ; « bonheur triste » ; « douce violence »…
  32. Parallélisme : rapprochement de phrases ou de propositions possédant une structure grammaticale ou syntaxique semblable.
    Ex. Innocents dans un bagne, anges dans un enfer, Ils travaillent. Tout est d’airain, tout est de fer. (Hugo, « Melancholia ») : parallélisme + anaphore
  33. Parodie : imitation caricaturale d’un style ou d’un texte, avec une intention comique ou critique.
    Ex. : Reprendre le ton tragique de Racine pour parler d’un sujet banal.
  34. Paronomase : rapprochement de mots proches par le son mais différents par le sens.
    Ex. : Qui se ressemble s’assemble.
  35. Pastiche : imitation à s’y méprendre du style d’un auteur ou d’un artiste, mais qui ne vise pas le plagiat. C’est à tort que le terme « pastiche » est parfois employé comme synonyme de « parodie ».
  36. Pathétique (registre) : propre à susciter la pitié du lecteur, à l’attendrir par l’expression exacerbée des sentiments. Le terme peut s’employer par antiphrase de façon ironique : « Tu es pathétique » = tu fais trop pitié !
  37. Période (oratoire) : en rhétorique, phrase complexe que le style oratoire utilise pour traduire une idée-force. La période est construite sur des propositions construites selon un schéma musical traduisant souvent l’emphase, la gravité, etc.
  38. Périphrase : remplace un mot par une expression qui le définit.
    Ex. : L’astre du jour (pour le soleil) ; la ville lumière (pour Paris) ; les soldats du feu (pour les pompiers) ; le Roi-Soleil, pour Louis XIV…
  39. Personnification : attribue des qualités humaines à des objets ou des animaux.
    Ex. : Le vent hurlait dans la nuit. « La montagne fière » (Rimbaud)
  40. Persuader : amener une personne à considérer quelque chose comme vrai ou nécessaire en faisant appel à ses sentiments (voir : convaincre).
  41. Plaidoyer (pour) : en littérature, le plaidoyer désigne un texte argumentatif visant à défendre une cause ou une idée. Il s’oppose au terme « réquisitoire ».
    Ex. Rédigée en 1791, la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne d’Olympe de Gouges est un plaidoyer pour les droits des femmes. (voir aussi : réquisitoire)
  42. Pléonasme : répétition inutile, mais qui renforce.
    Ex. : Monter en haut. « Je l’ai vu, dis-je, vu, de mes propres yeux vu, ce qui s’appelle vu… » (Molière, Tartuffe)
  43. Polysémie : différents sens d’un mot.
  44. Polysyndète : multiplication des mots de liaison pour créer un effet d’accumulation.
    Ex. : Il chante et il rit et danse et court.
  45. Présentatif : désigne en grammaire française un mot ou une locution servant à introduire ou à mettre en relief un élément du discours, souvent pour annoncer ou présenter une personne, une chose ou une situation.
    Ex. C’est / Ce sont « C’est un trou de verdure… » (Rimbaud) ; Voici/Voilà : « Voici venir les temps où vibrant sur sa tige / Chaque fleur s’évapore… » (Baudelaire)
  46. Prosopopée : art de faire parler une personne morte, fictive ou inanimée, en lui attribuant la parole ou la pensée.
    Ex. Un soir, l’âme du vin chantait dans les bouteilles :
    « Homme, vers toi je pousse, ô cher déshérité,
    Sous ma prison de verre et mes cires vermeilles,
    Un chant plein de lumière et de fraternité ! (Baudelaire). Dans cet exemple, le vin, simple liquide enfermé dans une bouteille, est doté d’une âme et d’une voix. La prosopopée est proche de la personnification. Cependant, alors que la personnification ne fait qu’attribuer des sentiments à un être inanimé, dans la prosopopée, le locuteur donne la parole au personnage fictif.
  47. Quatrain : strophe de quatre vers.
  48. Rejet : en poésie, le rejet est un procédé métrique où un mot ou un groupe de mots, appartenant par la construction de phrase au vers précédent, est placé au début du vers suivant.
    Ex. « Et dès lors je me suis baigné dans le Poème/
    De la mer, infusé d’astres, et lactescent » (Rimbaud).
    À l’inverse, le contre-rejet consiste à placer à la fin d’un vers un mot ou un groupe de mots qui appartient au vers suivant.
    Ex. « Souvenir, souvenir, que me veux-tu ? L’automne/
    Faisait voler la grive à travers l’air atone » (Verlaine). Le rejet et le contre rejet sont des formes d’enjambement
  49. Réquisitoire (contre) : discours d’accusation.
    Ex. Le 17 septembre 1981, Robert Badinter, alors garde des Sceaux et ministre de la Justice, prononça à l’Assemblée nationale un réquisitoire contre la peine de mort. Ce discours est également un plaidoyer pour l’abolition de la peine de mort en France (voir aussi : plaidoyer*).
  50. Sonnet : introduit d’Italie en France au début du XVIème siècle, le sonnet est un poème de 14 vers répartis en deux quatrains et deux tercets. La disposition des rimes obéit traditionnellement à ce schéma : ABBA ABBA CCD EDE. Rimbaud s’est souvent écarté du sonnet traditionnel comme dans « Le dormeur du val » qui est un sonnet irrégulier (enjambements (v. 1 et 9), rejets qui suppriment la pause en fin de vers (v. 3, 4, 7, 14), pas de césure à l’hémistiche (alexandrin trimètre au vers 5), etc.  Ces nombreux décalages s’affranchissent de la métrique classique et servent le message du poème : la violence de la guerre dans un paysage trompeur, faussement idyllique.
  51. Syllepse oratoire (ou syllepse de sens) : un même mot est pris dans deux sens différents (souvent l’un au sens propre, l’autre au figuré) dans une même phrase. Ex. « Brûlé de plus de feux que je n’en allumai. » Cette phrase joue sur le double sens du mot « feux », à la fois dans son sens propre (les incendies allumés par Pyrrhus à Troie) et dans son sens figuré (la passion amoureuse).
  52. Synecdoque : variante de la métonymie : prend la partie pour le tout (ou l’inverse).
    Ex. : Les voiles au loin (pour désigner les bateaux).
  53. Synesthésies : les synesthésies, ou correspondances, sont des associations de sens qui permettent au poète, selon Baudelaire, de lire et comprendre le monde. Les synesthésies consistent à associer ou à fusionner des sensations provenant de différents sens pour créer une image poétique plus riche et évocatrice. Par exemple, en combinant des impressions sensorielles normalement distinctes, par exemple en décrivant une couleur avec une qualité sonore (« une lumière sonore ») ou un son avec une dimension tactile (comme « un bruit velouté »). Ce procédé permet au poète de suggérer une expérience sensorielle complexe, en invitant le lecteur à percevoir le monde de manière multidimensionnelle. Les synesthésies sollicitent ainsi plusieurs centres sensoriels simultanément, enrichissant l’imagerie et l’émotion véhiculées par le poème. Ex. : « Ô métamorphose mystique/De tous mes sens fondus en un !/Son haleine fait la musique,/Comme sa voix fait le parfum ! » (Baudelaire, « Tout entière »).
  54. Tautologie : redire la même idée avec d’autres mots.
    Ex. : Un malheur est malheureux. Au jour d’aujourd’hui
  55. Tirade : longue réplique théâtrale.
  56. Zeugma : le zeugma (ou zeugme) consiste à lier un même mot, généralement un verbe ou une préposition, à deux éléments de nature différente, créant ainsi un effet de surprise, d’humour ou de poésie.
    Ex. : Il a pris du ventre et de l’assurance. « Vêtu de probité candide et de lin blanc » Victor Hugo