Exposition « Transmutations, les chemins de l’invisible »… Héléa M.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 20 janvier 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Les poings serrés… »

par Héléa M.
Classe de Première STMG1

Jour comme un autre
Lorsque mes yeux ont rivé sur tes jolies formes,
Jour comme un autre
Et j’ai compris que c’était toi qui pouvais me libérer
De ce spleen dans ma vie et sûrement me protéger.
Tu m’as donné ta boue et des coups et du sang
Et j’en ai fait de l’or et du vent

Du cuir je ne vois que la surface,
Sensation sur ma peau qui s’accroche,
Tu m’as donné ta boue et des coups
Les poings serrés attendant cette sonnerie provoquant un nouveau souffle…
Une libération totale
Qui déclenchera une avalanche de coups et d’étoiles,
Tu me protégeras des blessures et m’assureras l’idéal.

Souffler, garder mon assurance et recommencer avec toi
Qui es doté d’une beauté parfaite
Et d’une fermeté intensive qui m’assure une si belle sécurité
Avec toi, je peux me libérer des sombrités de la vie
Coup après coup, je peux me libérer de la fatalité
Et continuer encore et toujours, et boxer avec mes mains dans les tiennes
Jusqu’à l’expiration du jour…

Mes pas fiers foulent le sol
Ring après ring, je ne suis pas KO
Car les poings hauts je vise la cime.
C’est dans la boxe que j’arrive à trouver mon estime
Et toi qui m’accompagnes jour après jour, coup après coup
Dans ma détermination pour détruire ce spleen
Et retrouver l’idéal que la vie peut apporter…

« Une libération totale qui déclenchera une avalanche de coups et d’étoiles,
Tu me protégeras des blessures et m’assureras l’idéal….
 »

Illustration : © Héléa M., 2019

Exposition « Transmutations, les chemins de l’invisible »… Klara A.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 20 janvier 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Nuages touchés par le soleil… »

par Klara A.
Classe de Première STMG1

Scène banale n’est-ce pas ?

Mais elle a néanmoins attiré mon regard. N’est-il pas magnifique de voir des nuages touchés par le soleil ? Plus précisément les derniers rayons de la journée comme un adieu ou un bonsoir… Ne voyez-vous pas de la beauté et de l’élégance dans cette image ? Sur ces nuages ? Dans ce ciel couleur de voyage ?

Cieux visibles et pourtant inaccessibles…

Vaste espace proche et lointain à la fois, cieux visibles et pourtant inaccessibles… « Tu m’as donné ta boue et j’en ai fait de l’or »1 dit Baudelaire, et voici que j’ai pris une photo banale : des nuages touchés par le soleil. Tout est banal, mais tout est extraordinaire. Banals ces nuages que tout le monde voit tous les jours. Extraordinaire, ce ciel si l’on prend le temps de l’observer, de le contempler.

Voir, c’est ainsi rendre compte de la beauté du monde, c’est savoir lever la tête, c’est être capable, nous qui avons toujours les yeux rivés sur notre téléphone ou sur les horaires de bus, c’est être capable de détacher son regard. Regardez haut ! Admirez cette éphémère beauté, ces nuages touchés par le soleil et qui a leur tour ont su toucher votre cœur…

Sur la palette du ciel, regardez ces touches de couleurs différentes : le bleu qui transperce l’espace et illumine la vie, ces nuages de neige rose et orangée qui partent tout là-bas, loin de l’école vers d’autres rives. Je vois beaucoup d’harmonie dans ces formes : nous pouvons imaginer toutes sortes de choses en regardant ces « merveilleux nuages »2.

Voir les cieux, c’est ainsi se rapprocher de l’idéal, c’est donner du sens au banal, c’est voir la vie sous d’autres couleurs : nobles et éclatantes, tout en restant éphémères. Là réside pour moi la vraie beauté : immuable et fugitive à la fois…

1. « Tu m’as donné ta boue et j’en ai fait de l’or » : Baudelaire, « Ébauche d’un épilogue pour la deuxième édition des Fleurs du Mal » (1861).
2. Allusion au poème de Baudelaire « L’Étranger » : « — J’aime les nuages… les nuages qui passent… là-bas… là-bas… les merveilleux nuages ! »

« Ne voyez-vous pas de la beauté et de l’élégance dans cette image ?
Sur ces nuages ? Dans ce ciel couleur de voyage ?
 »

Illustration : © Klara A., 2019

La classe de Seconde 10 présente… Fin’Amor Expo! Aujourd’hui : Taly L.

Maquette graphique : photomontage d’après Le Roman de la rose.
(BNF, Manuscrits, français 1567, f. 10)

Les élèves de Seconde 10 du Lycée en Forêt sont fiers de vous présenter l’édition 2019-2020 de la « Fin’Amor Expo ». ,La thématique retenue est en effet la fin’amor, thème central du chant courtois, à l’origine de la poésie amoureuse européenne. Les jeunes gens se sont entraînés à rédiger des textes fortement inspirés de la poésie du Moyen Âge, dans lesquels la virtuosité verbale côtoie les accents les plus sincères… 

Chaque jour, découvrez un nouveau poème jusqu’en janvier 2020 !

Aujourd’hui… Taly L.

Mardi 31 décembre : Camille D.-W.

  

« Envoûté tel un marin… »

par Taly L.
Classe de Seconde 10

 

nvoûté tel un marin
par le chant de la sirène charmante
Emporté dans un tourbillon
D’émotions intenses
Ressenties en abondance
Ivre de ces sentiments
Au bord de la tentation
J’ai sombré en la douce prison
D’Amour dans cette illusion

Je suis comme le marin
Charmé par votre beauté
Et  je persiste en vain,
Malgré l’immensité de votre dédain
Ô ma Dame, à conquérir votre cœur !
Vous me remplissez d’un triste bonheur
Accompagné d’un doux parfum de liberté
Qui s’élève lors de la floraison
De ces délicieuses émotions.

Tombé sous votre charme
Je vous suis dévoué corps et âme
Éternellement, ô ma Dame !

« Emporté dans un tourbillon
D’émotions intenses…
»

Illustration : Codex Manesse, Zurich, 1340
https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/cpg848/0035

Lettrine originale inspirée du Codex Manesse : Bruno Rigolt

 

Frise d’après Codex Manesse, B. R., 2019

_

_

Exposition « Transmutations, les chemins de l’invisible »… Emma P.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 20 janvier 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Une barre de danse… »

par Emma P.
Classe de Première 5

Une simple barre de bois, solide et droite
T’emmènera jusqu’au Lac des cygnes
Plus dure que l’endurance,
La lourdeur de ces êtres inconnus
Est la souffrance d’un passé lointain

Sous cette couleur jaunâtre et neutre
Se cache une histoire, une histoire d’or
Outil de travail plus qu’un emblème, un symbole !
Mes bras se referment comme le soir sur un pas de danse,
L’or restera de la boue aux yeux du soleil…

Ta branche de bois m’aide et me soutient
Améliore mon maintien : de pointes en demi-pointes
M’emmène à la cime de l’arbre
Qu’est la danse. Si noble et si souple,
Une simple barre de bois comme un paradis sans fin…

« Une simple barre de bois comme un paradis sans fin… »

Illustration : © Emma P., 2019

Exposition « Transmutations, les chemins de l’invisible »… Jacob W.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 20 janvier 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

    _

« Lost Sun »

par Jacob W.
Classe de Première 5

A voyager without a compass, without a purpose, without his companion of soul,

His heart has frozen over, gripped by a savage, bleak winter,

He no longer hears the tide and wind,

He no longer feels the spray of the ocean, no longer a passion for life,

He has been consumed by a sickening, speaking, silence that drowns out all other sensations,

He is left with a colorless, dead world,

He dreams of her, but only to wake up and find the endless ocean between them,

He has lost his soul,
He has lost his sun.

« His heart has frozen over, gripped by a savage, bleak winter… »

Illustration : © Jacob W., 2019

 

« Soleil perdu »

Un voyageur sans boussole, sans but, sans sa compagne d’âme,

Son cœur a gelé, saisi par un hiver sauvage et morose,

Il n’entend plus la marée ni le vent,

Il ne sent plus les embruns de l’océan, ni la passion de vivre,

Consumé par un silence révoltant, qui parle, qui noie toutes les autres sensations,

Maintenant son monde est sans couleur et sans vie

Il la rêve, mais juste se réveille et découvre la mer interminable entre eux

Il a perdu son âme,
Il a perdu son soleil.

« Il n’entend plus la marée et le vent,
Il ne sent plus les embruns de l’océan, ni la passion de vivre
... »

Edvard Munch, « Mélancolie », 1891 (huile sur toile)
Bergen (Norvège), Musée des beaux-arts

Traduction française : Jacob W.

La classe de Seconde 10 présente… Fin’Amor Expo! Aujourd’hui : Camille D.-W.

Maquette graphique : photomontage d’après Le Roman de la rose.
(BNF, Manuscrits, français 1567, f. 10)

Les élèves de Seconde 10 du Lycée en Forêt sont fiers de vous présenter l’édition 2019-2020 de la « Fin’Amor Expo ». ,La thématique retenue est en effet la fin’amor, thème central du chant courtois, à l’origine de la poésie amoureuse européenne. Les jeunes gens se sont entraînés à rédiger des textes fortement inspirés de la poésie du Moyen Âge, dans lesquels la virtuosité verbale côtoie les accents les plus sincères… 

Chaque jour, découvrez un nouveau poème jusqu’en janvier 2020 !

Aujourd’hui… Camille

Vendredi 27 décembre : Charlotte L.
Jeudi 9 janvier 2020 : Taly L.

  

« Quand je pense à vous… »

par Camille D.-W.
Classe de Seconde 10

 

e suis en extase quand je pense à vous,
Ô dame si belle, ô ma douce
Je rêve sous mon toit de me donner à vous
Pour me reposer sous votre œil si tendre !
Pour combler votre absence
Belle dame, je vous eusse peinte
Dans un cadre aux teintes
d’or et de vermeil, me lançant un regard si doux
Derrière vos longs cheveux acajou

Las ! Serait-ce de la mauvaise foi ?
Je souhaite profiter avec Abondance
Mon plus grand rêve est de vous offrir une alliance
Mais pourquoi cette paroi qui nous sépare
Et pourquoi ne puis-je vous voir ?
Vous ma belle, pourquoi êtes vous absente ?
Mon souhait est de vous aimer le temps d’une danse
Devant vous je suis comme un fou
Et mon esprit chavire et devient flou.

Offrez-moi, ô ma dame, ô mon bijou,
Même une simple danse pour m’envoler vers vous
Et vous voler par petits bouts…

« … me lançant un regard si doux
Derrière vos longs cheveux acajou…
»

Illustration : d’après le Codex Manesse, Zurich, 1340
https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/cpg848/0164
(image modifiée, photomontage, peinture numérique)

 

Frise d’après Codex Manesse, Bruno Rigolt, 2019

_

_