Un Automne en Poésie… Saison 12… Aujourd’hui le poème de Marwa A.

Rêvélation
14 novembre 2022 – 17 décembre 2022

« Rêves et Révélation »
maquette graphique : Bruno Rigolt, © octobre 2022
(Peinture numérique et Photomontage à partir de Bansky (2005).

Les élèves de Première G7 et de Première STMG3 du Lycée en Forêt (Montargis) sont fiers de vous présenter la douzième saison de l’exposition « Un Automne en Poésie », manifestation d’art qui entend marquer de son empreinte la création littéraire lycéenne.

Les créations artistiques des élèves seront publiées
du lundi 14 novembre 2022 au samedi 17 décembre 2022.

Rêvélation ou la transmutation du visible vers l’invisible…

La thématique retenue pour cet atelier d’écriture invite à entrer dans les coulisses de la fabrication poétique. Parce qu’elle est associée au Ciel, c’est-à-dire à un processus de révélation, la poésie est l’art de la transmutation de la boue en or grâce au pouvoir des mots : au sein de leurs œuvres, et dans le sillage des Fleurs du Mal de Baudelaire, les élèves ont cherché à réenchanter et à réinventer le monde pour le rendre plus idéal… Ainsi comprise, la poésie devient quête spirituelle par laquelle s’opère la métamorphose de la boue en or, du banal vers l’extraordinaire, du visible vers l’invisible…

Plusieurs textes seront publiés chaque semaine, dans l’Espace Pédagogique Contributif
jusqu’au 17 décembre 2022 (dernière livraison).

Découvrez aujourd’hui le poème de Marwa A. (Classe de 1ère STMG3)
Mardi 22 novembre : Lola B. (Classe de 1ère STMG3)
Jeudi 24 novembre : Antonin E.-B. (Classe de 1ère G7)

  

Le vent là-bas…

par Marwa A.
Classe de Première STMG3

              

Dans la forêt, un banc. J’aime m’y asseoir
Quand la solitude règne, quand le cœur saigne,
Le vent là-bas chante une mélodie radieuse,
Le monde tourne dans le ciel.

Dans la forêt, un banc. J’aime m’y asseoir
Ses bois fissurés laissent entrevoir les larmes du temps
Et pourtant le soleil passe à travers les arbres abîmés,
Et pourtant mon cœur est fendu comme un arbre.

Dans la forêt, un banc. Les multitudes d’étoiles
Chantent une chanson de pluie et d’automne,
Merveilleuse harmonie désaccordée

Perdue entre le cœur et la raison.

Dans la forêt, un banc. L’espoir s’avance
Vers le cœur p
alpitant du monde.

Le silence appelle le bruit. Le bruit appelle les larmes
Et la solitude s’est transformée en une poussière de feuilles mortes…

« Dans la forêt, un banc. J’aime m’y asseoir
Quand la solitude règne, quand le cœur saigne
… »

Illustration : © Marwa A., novembre 2022.

 

Publié par

brunorigolt

- Agrégé de Lettres modernes - Docteur ès Lettres et Sciences Humaines (Prix de Thèse de la Chancellerie des Universités de Paris) - Diplômé d’Etudes approfondies en Littérature française - Diplômé d’Etudes approfondies en Sociologie - Maître de Sciences Politiques