Bientôt une exposition exceptionnelle au Lycée en Forêt : Poésies Purement Formelles

La classe de Première S2 du Lycée en Forêt vous invite à une exposition exceptionnelle à partir du mardi 2 novembre 2010 :

Poésies Purement Formelles.

Nombres, figures, structures.
Cette exposition, unique en France, tente de concilier les interrogations suscitées par les objets mathématiques et la nature binaire du signe : à la fois sens dénoté et sens connoté… Tous les textes créés lors de cette exposition seront publiés dans un e-book téléchargeable début décembre 2010.
                
           

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© Espace Pédagogique Contributif, octobre 2010.

Un automne en poésie 2011 1L2 1S2 1STG3… Troisième livraison

Un automne en poésie… édition 2011… Troisième livraison.

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Depuis trois semaines, les classes de Première dont j’ai la charge cette année sont fières de vous présenter l’édition 2011 d’Un automne en poésie, manifestation d’art qui entend marquer à sa manière la rentrée littéraire au Lycée en Forêt. Plus de soixante textes, tous inédits, sont en cours de publication. Ces poèmes, souvent d’une grande densité intellectuelle, chantent avant tout la nostalgie de l’Idéal et du Spirituel. Proclamant le pouvoir de l’art sur la vie quotidienne, de la subjectivité sur l’objectivité, de l’imaginaire sur le réel, ils s’inscrivent dans la tradition symboliste. Je vous laisse découvrir la suite des textes publiés…
NetÉtiquette : comme pour l’ensemble des textes publiés dans cet Espace Pédagogique Contributif, les poèmes des étudiant(e)s sont protégés par copyright. Ils sont mis à disposition des internautes selon les termes de la licence Creative Commons Paternité (Pas d’utilisation privée ou commerciale, pas de modification). La diffusion publique est autorisée sous réserve de mentionner le prénom de l’auteur, l’initiale de son nom, la classe, l’établissement ainsi que la référence complète du poème cité (URL de la page).
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Le piano et la guerre

par Chloé B.

(Première STG3)

             

Le piano est sombre comme le monde

Sa mélodie noire comme le soleil.

Cependant les touches brillantes reflètent

Les sourires de l’espoir du pianiste rêvant

        

D’une autre vie où la mélodie de la boîte à musique

Ne s’arrête jamais. 

Mais dans la grande salle du chateau délabré

La musique ne parvient pas à couvrir

          

Le bruit aride des cris et des pleurs.

Le craquement du parquet donne du rythme à la guerre,

La froideur des notes de musique brûle

Comme le feu de Paris.

                

Le pianiste actionne la pédale

Qui déclenche un coup de bombe

Et, doucement, le piano se referme

Comme le monde.

            

           

L’amour marchait sous la pluie

par Émilie M. et Mélissa M.

(Première L2)

       

L’amour marchait sous la pluie,

L’écharpe volant au vent…

En arrivant,

Il passa le pas de la porte,

Elle le regarda,

Il aperçut ses yeux verts

Où voyageait le bleu du ciel,

Ces yeux camouflés par ses lunettes,

Des yeux brillants d’espérance.

Il jeta son mégot près de la table

Comme on jette un mouchoir sur le sable

C’est en ce jour que mon cœur chavira…

           

             

Ô splendide lys !

par Adelyne B.

(Première L2)

         

Ô splendide lys

Éveille-toi contre la souffrance,

Cultive le jardin du fond de tes yeux.

          

Les flocons de mes contradictions

S’entassent dans ma tête.

Tombent les neiges, tombent

            

Et couvrent mon cœur

Leur douceur caresse

Les saisons de mon âme.

            

Les vagues d’air brisent mon espoir

Ô splendide lys, révèle-toi.

Mon rêve frissonnait dans les limbes du néant…

       

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Ineffables paroles

par Ludivine D.

(Première S2)

         

La grisaille du quotidien hante ma conscience

Qui dans l’impossible se brise.

Désemparées, mes idées se succèdent.

Le bruit de leur évasion fait frémir mon cœur.

Des querelles diverses et variées

Exportent l’envie de fuite.

Dans le couloir du temps,

Le néant est fait d’images éparpillées.

                

Transporté par l’assurance

Créditée de paroles insensées,

L’indéfini ineffable embellit

L’inconnu !

Déchiré par les rimes,

Mon visage sourit machinalement

Et l’accumulation de quintessences

Séduit le milieu.

            

Désespérées mais parallèlement banales,

Expressions bondissantes de mon chemin…

Attachée à la vie par l’écharpe du froid,

Mais délaissée par la chaleur de l’amour

Mon âme se lasse du génie créateur.

Mon idylle est perchée au plus haut :

Jamais partir,

Mais prendre son envol…

               

              

Mon cœur s’éparpille

par Mélanie L.

(Première STG3)

                   

À quelle distance de mon cœur

Pourrait se situer le bonheur ?

Les fenêtres sombres de mes rêves

Me guident vers mon idéal certain

Puis devant ces fenêtres, je trébuche ;

Une vitre se brise comme une larme coule…

Mon cœur s’éparpille, je suis à genoux

L’amour, lui, est en mille morceaux.

J’aperçois les reflets de mes actes manqués :

Je vois aussi une petite fille insouciante de ce qui la hante

Elle vit sa vie, attend son destin,

Essaime ses larmes

En murmurant qu’il y aura un lendemain…

            

            

Dernier souffle

par Coralie G.

(Première L2)

                   

Si loin, la tempête se lève

Dans l’horizon ensorcelé.

Un effroi de tendresse s’échappe de mes pupilles.

Mes cheveux de blé coulent

Telle une éternelle pluie

Se figent aux pures pensées de la nuit.

Dès l’aube, jaillira le paysage

Comme un volcan éveillé

Qui pousse son dernier soupir.

Je m’évapore sous l’emprise

D’une marée de sables au toit de dunes

M’échouant dans le souffle inconnu.

      

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Des jours et des nuits

par Nathan C.

(Première STG3)

                   

Une nuit obscure envoûte mes rêves

La clarté du soleil illumine mes jours

Sur les ciels de nuages,

Je prends mon envol

Vers l’eau de l’au-delà de la vie.

Sonne l’heure telle une fleur

en pleine éclosion, vision de liberté

L’heure sonne, je sens que les autres arrivent

Ils oppressent mon cœur, mon souffle.

Mon âme s’évapore avec le soir en fleur

Mon corps sombre et vide

Sombre dans les sables du néant…

           

             

Ô Nature

par Clara E. et Tanguy B.

(Première S2)

                   

Telle une lumière qui s’efface

La vague inconsciente des nuages

Surpasse mon espace paisible.

          

La brume clarté jamais plus ne viendra

Délaissée par la nature future

Qui rejoint lentement son destin.

          

La découverte du paysage me déçoit

Par son infernale domination

Et ses inégales montagnes…

         

          

Voyage à travers une étoile

par Noelle B.

(Première L2)

                   

J’ai rêvé l’Orient suprême

Où la richesse se trouve si l’on sait chercher les trésors.

J’ai mangé des douceurs

Sous les palmiers d’une île.

J’ai écouté les chants des colombes

Semblables à des âmes échappées du vent.

J’ai marché sur le rivage ébloui

Par de l’or sous un fond de diamant noir.

        

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Composition d’après Magritte (« La grande famille », 1963)

          

D’autres textes seront publiés prochainement…
Crédit iconographique : Bruno Rigolt

Un automne en poésie 2011 1L2 1S2 1STG3… Deuxième livraison

Un automne en poésie… édition 2011… Deuxième livraison.

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Depuis une semaine, les classes de Première dont j’ai la charge cette année sont fières de vous présenter l’édition 2011 d’Un automne en poésie, manifestation d’art qui entend marquer à sa manière la rentrée littéraire au Lycée en Forêt. Plus de soixante textes, tous inédits, sont en cours de publication. Ces poèmes, souvent d’une grande densité intellectuelle, chantent avant tout la nostalgie de l’Idéal et du Spirituel. Proclamant le pouvoir de l’art sur la vie quotidienne, de la subjectivité sur l’objectivité, de l’imaginaire sur le réel, ils s’inscrivent dans la tradition symboliste. Je vous laisse découvrir la suite des textes publiés…
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Tableau de larmes bleues

par Agathe V.

(Première L2)

             

Mais déjà le ciel se remplit de peine :

Rapidement les vagues deviennent mur

C’est un voyage sans barrières où chavire mon cœur

Où navires quittent Terre pour rejoindre l’ailleurs,

Où l’océan n’a ni côte ni horizon

Quand résonne au fond des mers le chant des sirènes,

Je découvre ce tableau de larmes bleues

Éclairé du soleil couchant.

Le bleu de solitude s’emplit de colère

Et chaque grondement fait vibrer l’infini

Laissant revivre le tableau meurtri,

Le tableau de larmes bleues, comme un oubli de la nuit…

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« Le tableau de larmes bleues »
Composition d’après Man Ray (« Tears », 1932)

Souvenir(s)

par Lucile C.

(Première S2)

Ma solitude ressemble

À un ciel sans nuages

Qui de la nuit me bouleverse

La lune s’est échouée à ma fenêtre,

Je pense à toi.

La distance ne nous a pas divisés,

La distance nous a rapprochés

On se raconte la nuit et le jour

Et ces peu d’importance,

Je pense à toi.

J’ai franchi ce pont de sentiments

Qui nous rassemblent

De vastes lumières nous unissent.

Mon cœur s’étreint dans ton absence,

Je pense à toi.

La musique est une étoile

Quand je suis en face de toi

Mes mots sont de silence

Hélas le soleil est d’un jaune-ennui vide,

Je pense à toi.

Tes yeux sont d’un profond enivrant

Tes yeux sont de parole

Et de lumière

L’espoir m’envahit,

Je pense à toi, je pense à toi.

Dans le secret du monde

par Magali M.

(Première STG3)

L’avenir plongé dans le secret du monde,

Glacial poison de l’innocence

Prisonnière de l’homme et de sa blessure

Léchant l’ouverture de ma souffrance.

L’avenir plongé dans le secret du monde

Serrant mon corps de marbre :

J’ai perdu la nuance du temps,

J’ai oublié les couleurs de l’arbre

Ainsi j’affronte le danger,

Je ne fais qu’un avec l’immortalité

Comme le ciel je ne meurs pas

Car j’ai rêvé

L’avenir plongé dans le secret du monde.

S’enferme l’oxygène dans l’extase

De la mort et du vent. Je fuis le monde,

Perdue dans l’insouciance…

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Ton soupir

par Romane M. et Anthony B.

(Première S2)

Ma muse mourante dans l’Aurore rosée

Insouciance et naïveté à l’aube du destin.

Un imaginaire, faut-il, et jamais tu ne comprendras !

Les vives lumières du silence m’éblouissent et me consternent

Irréelle, je me noie de mon juste bonheur

Une allée, une femme, tout peut nous mener à la mer.

Mais où chaque aube commence ?

La limite du crépuscule est vallonnée d’aléas

La passion m’étrangle. Je ne puis résister au départ,

L’étoile inaccessible me rappelle le tourment du fleuve.

L’horizon n’est-il pas la limite de l’Infini ?

Mes libres pensées se heurtent à ton soupir.

Une nébuleuse, ainsi la distance qui nous sépare.

Rejoins-moi sur l’astre fuyant de nos rêves !

Puis la beauté du monde s’efface…

par Mikayil S.

(Première STG3)

La poussière du jour cache ta beauté,

Mon âme rajeunit au lever du soleil,

Mais je veux aller vers ces endroits sombres :

Il suffit de rien pour plonger dans le noir !

Ma jeunesse dégradée par l’alcool

J’attends de remplacer le soleil par un spliff le matin

Je la méprise cette terre

Car je me sens minuscule

Puis la beauté du monde s’efface

J’accumule mes erreurs et mes défaites

Je reste le même.

Je me fais contrôler sur un parking

Ils n’ont trouvé que des mégots d’estime.

La vie est une leçon que j’apprendrai plus tard

La poussière du jour cache ta beauté

Que Dieu me pardonne et me guide…

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Les falaises du temps

par Émilie M.

(Première L2)

Elle se montre parfois et murmure

Cette pensée de l’enfance qui m’envahit,

Remplie de joie, de rires et de larmes

Quand mon regard s’attarde

Sur les falaises du temps

Qu’on appelle la vie…

Les couleurs de la vie

par Charline L.

(Première STG3)

Le ciel m’emporte lentement comme la mer traîne ses vagues

À l’âme de ces gens que la vie emmène

Loin de leurs peines, loin de leurs haines.

Le temps passe vite mais la vie est infinie

Je continue mon chemin jusqu’à l’au-delà

De la mer qui se perd dans l’horizon.

Je vois la montagne qui monte au ciel

Et la vie qui se meurt dans le paradis.

Vole comme l’oiseau qui voyage

Vers l’ombre des profondeurs.

Suis le vent qui te guidera vers la lumière blanche,

Marche sur des nuages remplis de douceur…

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Léger frisson de solitude

par Ange S. et Marie-Sophie H.

(Première S2)

L’esprit libre d’un voyage

Satisfaisant l’insolite joie

Des plaisirs surpris,

Savourant le rêve qui transperce

Les inquiétudes : sensation

De deux corps ardents

Comme la chaleur du soleil

Reflétée sur mon cœur

Flamme en vol brûlant

Les ailes des sentiments

Libertés de mai

Animant l’imagination

Travail de l’âme en extension

D’un désir naissant

Lumière de la jeunesse,

Je raconterai l’histoire de ton visage

Doux paradis de plaisir qui alimente

Les regrets d’automne :

Léger frisson de solitude…

Enfance

par Maéva F.

(Première STG3)

Dans ce jardin d’enfance

Suspendu à ma mémoire

Revient le souvenir

Comme une balançoire :

De doux moments magiques

Saisissant dans leur vol

Le sourire du vent,

Les sentiments authentiques.

Ô Nuit

par Céline B.

(Première L2)

S’éteint la flamme d’une enfance

D’infinies nuits emprisonnées se meurent

Dans mes yeux de silence.

L’absence d’ondes lumineuses

Et sonores m’attire dans les profondeurs

Quand m’embrasse le soleil

De jours divaguants ma pensée vagabonde

S’apaise dans le bleu nuit

De mes paupières closes

Globes calmés, m’attire le vide

J’inspire, j’expire

J’aspire à l’enivrement prochain…

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Fin de la deuxième livraison. D’autres textes seront publiés prochainement.
Crédit iconographique : © Bruno Rigolt

Un automne en poésie 2011 1L2 1S2… Première livraison

Un automne en poésie… édition 2011

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Les classes de Première dont j’ai la charge cette année sont fières de vous présenter l’édition 2011 d’Un automne en poésie, manifestation d’art qui entend marquer à sa manière la rentrée littéraire au Lycée en Forêt. Plus de soixante textes, tous inédits, seront publiés dans les jours à venir. Ces poèmes, souvent d’une grande densité intellectuelle, chantent avant tout la nostalgie de l’Idéal et du Spirituel. Proclamant le pouvoir de l’art sur la vie quotidienne, de la subjectivité sur l’objectivité, de l’imaginaire sur le réel, ils s’inscrivent dans la tradition symboliste. Je vous laisse découvrir les premiers textes publiés…
NetÉtiquette : comme pour l’ensemble des textes publiés dans cet Espace Pédagogique Contributif, les poèmes sont protégés par copyright. Ils sont mis à disposition des internautes selon les termes de la licence Creative Commons Paternité (Pas d’utilisation commerciale, pas de modification). La diffusion publique est autorisée sous réserve de mentionner le prénom de l’auteur, l’initiale de son nom, la classe, l’établissement ainsi que la référence complète du poème cité (URL de la page).
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La soif se rend à la nuit

par Gaya D.

(Première S2)

                   

Soleil glacé qu’est la lune,

Un cercueil qui s’enterre

Et se couche au crépuscule

Drame et tristesse perdent la mémoire

Où la mer n’est qu’une inconscience.

Chimère d’un décès

Une pureté noire dans le vent

La soif se rend à la nuit

Au gré de l’océan…

  

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Silence d’épave

par Dakota G.

(Première L2)

                         

L’immensité de l’océan
Fait perdre la raison
Au navire gisant sur des vagues de douleur.

Son équipage emporté
Dans un monde brisé d’inquiétude :
Il ne lui reste qu’un silence d’épave

Guidé par des oiseaux de mer et de peur.
Un seul homme est pardonné :
Le marin triste d‘émotions qui s’élève.

Résonnent les ailes de liberté…
La joie chavirée de son envol d’argent
Plonge dans des solitudes immenses…

      

                            

Je suis déjà seul

par Marie B.

(Première L2)

                   

Je suis loin de ton sourire

Je suis déjà seul.
Ta main ne me retient plus, je veux fuir
Dans des espaces vides,
Seulement parés de glace
De calme et de la sérénité pour seuls sons      

Je rêve de trouver d’impossibles infinis
Pareils à la perfection du bonheur
Et aussi paisibles que les noirs tombeaux
Où je serais loin de tout (mais pas au milieu)
Je veux trouver ces néologismes ou bien en

FINIR

                     

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Rivière de larmes sucrées

Par Théo D.

(Première L2)

           

Au secret de la tendresse
Réside la mort qui contrôle
Et l’amour et les clameurs
Et l’éternel chemin de mon cœur.

Au secret de la tendresse
Réside la fraise citronnée
Elle ne sert à rien comme cette route
Invisible qui attise mes rancœurs.

Je marche parmi le nuage brûlé
De la vie ; je parle aux vendeurs
De prose et de rêves oubliés ;
Je vagabonde dans les neiges roses

Et je nage dans les rivières de larmes sucrées…
               

                     

Un long départ

par Clémence L-S. et Adèle R.

(Première S2)

                     

Jadis le bruit de l’herbe laissait jouer les boucles

De ton sourire

Une pluie d’âmes laissait couler la joie

D’un lointain baiser.

                        

Je jonglais entre équilibre

Et vide en m’attachant

Au pont de l’amour.

Ce voile bleu sur ma main

                    

Caressait les vagues de ton visage

Et le rouge manteau

Du souffle de la vie

Parcourait les lèvres de l’espoir.

              

Maintenant je cours vers un long départ

Là où la nuit n’est que le nuage

De la mort

Au pied d’un arbre seul.

 

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L’Être veillant soupir

par Marc D.

(Première L2)

          

Imagine un monde :

la montagne aux vagues

Et de nombreux elfes solitaires.

            

Du haut, l’Être qui veille

Vers les pins immobiles

Et sous les trois soleils,

L’agitation perdue…

        

Un arc contemple, épuisé,

Le jour qui saigne

Le soir affamé rit de la montagne

             

La pioche s’enfile,

Cailloux et gravier

Le sommet dans l’eau,

L’Être veillant soupir…

                 

                

Anarchitecture de l’ombre

par Honorine B.

(Première L2)

                 

Âme pusillanime, réveille-toi

De ton spirituel sommeil

Et toi, mon cœur éphémère, joue à la vie comme la folie

Au son du requiem se joue du paradis.

                 

Mystique mirage dont découlent

D’exquises perditions : solitude violine

Et obsession. Dans le monstrueux infini

Qu’est l’eden, toi ma conscience

                  

Insoluble, si délivrée sois-tu,

Exile ton courage inutile

Dans l’anarchitecture de l’ombre

Vers les îles de mon automne…

          

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Souvenir d’une pensée

par Othmane Z.

(Première S2)

           

Le sifflement rauque de la cloche

Témoigne de cette énergie céleste,

Traverse notre matière-brise

L’alliance crispée comme le péché

La pâle translation abîme la muse :

Elle s’envole ! Vole plus haut que les astres

Touche l’écaille fantasmagorique du ciel :

Une nuée de rien crée une terre.

Le martèlement rouge du soleil

Balafre le chemin menant à l’ultime connaissance

Qui ravive la douce caresse de la Poésie…

                   

                      

Un cœur volant

par Alexandra L.

(Première S2)

                

Cette vie est déterminée par

La multitude de fuites ailées

D’un cœur enflammé envié du vent,

Comme un laisser-partir

                 

Pour concevoir le revenir, comme un laissez-passer…

Ce cœur idéalisé par la liberté des oiseaux d’or

Ressent l’ennui d’une envie de vie

Où le bien du mal est enfin reconnaissable !

              

Face aux nuages savants qui tristement s’écartent

Un avion déclare la guerre :

Éclos alors le combat d’émotion et la défaite et le sang

Dans cette mer blanche éclairée par la peur.

           

L’indésirable cercle redoutable

verse des rubis d’eau scintillant de désir

N’est-ce pas là

La mélancolie d’une lumière ?

             

Un nouveau décollage,

De nouvelles flammes et des larmes nouvelles :

Éternel recommencement de la guerre,

Et ce cœur, mon cœur, lourd de vie…

          

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Au gré d’extrêmes douceurs

par Margaux B.

(Première L2)

            

L’horloge de ma vie m’a rapproché de tes yeux

Nos âmes chantent comme la lumière du rêve

Où l’océan brûlait mon cœur.

                

À travers solitude la vue de l’amour vole

Et l’oiseau libre contre le vent

Traverse les couchants du soleil.

              

Ici la pensée des sentiments serpente en tous points de mon cœur.

C’est là où tout commence et tout s’achève 

À travers  un monde imaginaire

              

Où les aubes se lèvent, où l’envol de la vie voyage…

Nos cheveux dansaient l’île de nos yeux sur ce chant de lumière

Où brille notre amour au gré d’extrêmes douceurs.

 

D’autres textes seront publiés prochainement…
Crédit iconographique : Bruno Rigolt

Exposition "Poèmes Symbolistes" par la classe de Première ES1 Première livraison

La classe de Première ES1 est fière de vous inviter à partager un moment poétique autour du Symbolisme. Préparée en décembre, cette exposition a été présentée pour la première fois lors de la journée Portes ouvertes du lycée, le samedi 20 mars 2010. Certains textes ont bénéficié de quelques remaniements depuis. Je vous invite à découvrir aujourd’hui ces écrits, dont certains sont d’une très grande force tant sur le plan littéraire qu’artistique.

Première livraison

Les poèmes seront mis en ligne progressivement.
Bonne lecture à toutes et à tous !

   Poèmes Symbolistes

par la classe de Première ES1

                               

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Prélude à ton sourire

par Anaïs M.

                  

J’ai voulu écrire un prélude à ton sourire

Mais l’inspiration ne me guidait plus.

Je me suis perdue dans la thérapie de la vie,

Dans le brouillard de mes pensées.

J’aime le froid de la solitude, tu sais :

Elle me colle à la peau quand mon chagrin

Est à marée haute.

J’ai embrassé le noir fond des ténèbres,

J’ai plongé dans des océans de lumière

Qui rongeaient peu à peu mon cœur de pierre.

Mon amour est un sable mouvant où s’enlise

Le moindre sentiment qui passe

Au rivage de mes lèvres.

Au tourbillon de la vie, mes larmes s’effacent ;

La poussière de mes pensées est une glace qui se brise

Dans la mer, bleue de larmes…

                

                  

Dans les chemins de la nuit

par Marie C.

                       

Une vague disparaît dans la mer : mon cœur s’est plongé dans le tien

L’écume de mes larmes est restée sur le rivage…

La lune tente de consoler le ciel moins bleu,

le vent est l’ennemi du soleil, le vent se lève.

 

Le soleil s’est échoué dans le désespoir de la vie

La lune apparaît, la nuit se crée.

Mon chagrin tombe goutte à goutte

Dans les chemins de la nuit…

         

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Rivage de la tristesse

par Pauline T.

                         

L’amour reposait sur un oreiller de vent,

Emporté par le sable au bord d’un naufrage.

L’enfant poussait dans le jardin du bonheur

Naissait à l’aube dans un clair brouillard.

 

L’amour additionnait le bonheur et les larmes

Provoquait le rivage de la tristesse d’une femme

Dans une vie remplie d’images désirables :

Des envies roses, le cœur d’une seule vague à prendre…

               

                   

 

Mes yeux s’ensablent vers le silence

par Fanny D.

                            

La lune chuchote l’avenir léger ; des astres allument

Les constellations enneigées.

Le ciel est bercé par la tristesse de l’inconnu

Le printemps est fané.

              

Mes yeux s’ensablent vers le silence

La nuit ouvre la clé rêveuse

D’un chemin perdu dans les dunes,

Empli de tristesse et de brumes…

                    

                          

Dans le solfège des rêves

par Margot G.

                   

La mort

Comme une musicalité…

Ses regrets naviguent

Dans le solfège des rêves

La mer pour elle comme

Le refrain du mal-être :

Puissante métamorphose rebelle

Dans les tempêtes noires

De la Liberté.

           

 

              

 

Ode à la mer

par Amélie R.

 

Sur la rive étoilée, une colombe arrêtée

Sur le sable.

Au loin, une route

À l’orée de la pluie

S’ouvre éperdument aux désirs enfuis

Vers des avenues d’étoiles.

L’amour du péché apparaît

Sur ce tapis stellaire

Comme un chagrin enfoui

Que la plume ne peut arrêter ;

Une femme emplie d’un plaisir solaire tente d’accéder

À la rose mortuaire.

Cris et pleurs déchéants

Rappellent le vent

Comme une ode à la mer !

                

           

Les néologismes de la lumière

par Marion M.

                 

Le pommier est tordu avec le temps

Tes yeux se figent pour m’anéantir

Les horloges ont terrassé l’amour doré d’une mélodie exaltante

 

La vie célèbre les néologismes de la lumière.

Le soleil me promet une voie lactée de ton sourire

Ma vie est teintée du son de ta voix

Elle envahit mes pensées, colore mon cœur d’arcs-en-ciel et d’oriflammes

 

La nature du mystère est grande comme l’épopée de l’amour

Mêle pénombres et clartés, parfois et toujours

Parmi l’eau fraîche de l’été…

                   

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La moisson des vents

par Charles G.

          

Envolé le cahier rose de l’élève

Pour des rivages plus froids

Moissonnés par les vents.

 

Le vélo transporte ses rancœurs

Et son envie de partir

Vers des mondes éphémères.

 

Les gratte-ciels s’effondrent

Comme à la plage des châteaux de sable

Emportés par la mer…

               

           

(Luna)

par Florence G.

                

Dans l’océan tourbillonnant

Ses yeux fatigués d’enfant

Voient s’éteindre le jour d’un coup de rame.

Les cendres du croissant d’argent

Embrumant l’embrumé signe de liberté

Idéalisant des mondes fantastiques dans le désir et l’oubli

Dans le froid de l’orage noué d’illusions

Prenant le temps

Le rouge recouvrant les larmes de son corps

Et le chagrin songeur se détournait du monde.

Seule la plume ancrée du vent

Se meurt avec lui dans l’océan tourbillonnant

De ses yeux fatigués d’enfant..

(Luna)

              

              

Par delà les monts verts

par Maxime S.

            

L’amour noir de la lune

Pour les immenses fleurs marines

Et le foin orange des prairies.

L’âme arc-en-ciel évadée

D’amours rapides

Par delà les monts verts

Et les glaces enneigées de là-bas…

        

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Sur mes larmes

par Marie B.

 

Samedi, j’ai embrassé quelques chagrins et des orages superficiels

Qui m’ont fait rire de peine.

Dîner avec les larmes aux couleurs pastel,

Courir après l’inspiration aromatisée d’amertume,

Chercher la fragilité d’un soupir abattu de sourires…

La neige, elle, construisait sur mes larmes

La douceur de l’oreiller aussi piquante que des pétales de rose.

              

                 

L’écriture du poète

par Alexia L.

 

Comme les mers hantaient mes rêves cauchemardesques

Je vis soudain tous ces corps inhumains

Parfaitement dessinés au fer rouge de l’aurore

Balancés sur l’étendue brûlante de mon esprit noyé.

                   

Quand je repense aux rivages perdus de mes rancœurs amères

Je ne connais de différences plus séduisantes

Qu’un terrible artifice incendié

Confronté au réel d’innombrables mers.

                     

L’écriture du poète est comme ces peines perdues

Qui le poussent peu à peu vers l’inconnu de la solitude

Et l’eau douce de la vie, là où la mémoire commence,

Tourbillonne à la surface des eaux mouvantes du monde…

                       

                         

Ouragan d’un voyage tel l’oiseau

Fatimatabintou D.

 

Le soir, les étoiles reflètent la vérité

Une vague de repos s’installe sur la mer

Alors je rêve d’une pensée sans mémoire :

Corps d’un immense ciel

Et les souvenirs sombres d’un enfant

Espérant découvrir une lumière

À l’aide du chant comme œuvre :

Le livre ouvert, les mains rouges,

Mais ce n’est pas la couleur du sang…

                   

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Fin de la première livraison

Pour voir la suite de l’exposition, cliquez ici.
Crédit iconographique : © Bruno Rigolt (EPC/mai 2010)

              

Exposition « Poèmes Symbolistes » par la classe de Première ES1 Première livraison

La classe de Première ES1 est fière de vous inviter à partager un moment poétique autour du Symbolisme. Préparée en décembre, cette exposition a été présentée pour la première fois lors de la journée Portes ouvertes du lycée, le samedi 20 mars 2010. Certains textes ont bénéficié de quelques remaniements depuis. Je vous invite à découvrir aujourd’hui ces écrits, dont certains sont d’une très grande force tant sur le plan littéraire qu’artistique.

Première livraison

Les poèmes seront mis en ligne progressivement.
Bonne lecture à toutes et à tous !

   Poèmes Symbolistes

par la classe de Première ES1

                               

expo-1es1-symbolisme_cover_1.1273947596.jpg

                 

 

Prélude à ton sourire

par Anaïs M.

                  

J’ai voulu écrire un prélude à ton sourire

Mais l’inspiration ne me guidait plus.

Je me suis perdue dans la thérapie de la vie,

Dans le brouillard de mes pensées.

J’aime le froid de la solitude, tu sais :

Elle me colle à la peau quand mon chagrin

Est à marée haute.

J’ai embrassé le noir fond des ténèbres,

J’ai plongé dans des océans de lumière

Qui rongeaient peu à peu mon cœur de pierre.

Mon amour est un sable mouvant où s’enlise

Le moindre sentiment qui passe

Au rivage de mes lèvres.

Au tourbillon de la vie, mes larmes s’effacent ;

La poussière de mes pensées est une glace qui se brise

Dans la mer, bleue de larmes…

                

                  

Dans les chemins de la nuit

par Marie C.

                       

Une vague disparaît dans la mer : mon cœur s’est plongé dans le tien

L’écume de mes larmes est restée sur le rivage…

La lune tente de consoler le ciel moins bleu,

le vent est l’ennemi du soleil, le vent se lève.

 

Le soleil s’est échoué dans le désespoir de la vie

La lune apparaît, la nuit se crée.

Mon chagrin tombe goutte à goutte

Dans les chemins de la nuit…

         

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Rivage de la tristesse

par Pauline T.

                         

L’amour reposait sur un oreiller de vent,

Emporté par le sable au bord d’un naufrage.

L’enfant poussait dans le jardin du bonheur

Naissait à l’aube dans un clair brouillard.

 

L’amour additionnait le bonheur et les larmes

Provoquait le rivage de la tristesse d’une femme

Dans une vie remplie d’images désirables :

Des envies roses, le cœur d’une seule vague à prendre…

               

                   

 

Mes yeux s’ensablent vers le silence

par Fanny D.

                            

La lune chuchote l’avenir léger ; des astres allument

Les constellations enneigées.

Le ciel est bercé par la tristesse de l’inconnu

Le printemps est fané.

              

Mes yeux s’ensablent vers le silence

La nuit ouvre la clé rêveuse

D’un chemin perdu dans les dunes,

Empli de tristesse et de brumes…

                    

                          

Dans le solfège des rêves

par Margot G.

                   

La mort

Comme une musicalité…

Ses regrets naviguent

Dans le solfège des rêves

La mer pour elle comme

Le refrain du mal-être :

Puissante métamorphose rebelle

Dans les tempêtes noires

De la Liberté.

           

 

              

 

Ode à la mer

par Amélie R.

 

Sur la rive étoilée, une colombe arrêtée

Sur le sable.

Au loin, une route

À l’orée de la pluie

S’ouvre éperdument aux désirs enfuis

Vers des avenues d’étoiles.

L’amour du péché apparaît

Sur ce tapis stellaire

Comme un chagrin enfoui

Que la plume ne peut arrêter ;

Une femme emplie d’un plaisir solaire tente d’accéder

À la rose mortuaire.

Cris et pleurs déchéants

Rappellent le vent

Comme une ode à la mer !

                

           

Les néologismes de la lumière

par Marion M.

                 

Le pommier est tordu avec le temps

Tes yeux se figent pour m’anéantir

Les horloges ont terrassé l’amour doré d’une mélodie exaltante

 

La vie célèbre les néologismes de la lumière.

Le soleil me promet une voie lactée de ton sourire

Ma vie est teintée du son de ta voix

Elle envahit mes pensées, colore mon cœur d’arcs-en-ciel et d’oriflammes

 

La nature du mystère est grande comme l’épopée de l’amour

Mêle pénombres et clartés, parfois et toujours

Parmi l’eau fraîche de l’été…

                   

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La moisson des vents

par Charles G.

          

Envolé le cahier rose de l’élève

Pour des rivages plus froids

Moissonnés par les vents.

 

Le vélo transporte ses rancœurs

Et son envie de partir

Vers des mondes éphémères.

 

Les gratte-ciels s’effondrent

Comme à la plage des châteaux de sable

Emportés par la mer…

               

           

(Luna)

par Florence G.

                

Dans l’océan tourbillonnant

Ses yeux fatigués d’enfant

Voient s’éteindre le jour d’un coup de rame.

Les cendres du croissant d’argent

Embrumant l’embrumé signe de liberté

Idéalisant des mondes fantastiques dans le désir et l’oubli

Dans le froid de l’orage noué d’illusions

Prenant le temps

Le rouge recouvrant les larmes de son corps

Et le chagrin songeur se détournait du monde.

Seule la plume ancrée du vent

Se meurt avec lui dans l’océan tourbillonnant

De ses yeux fatigués d’enfant..

(Luna)

              

              

Par delà les monts verts

par Maxime S.

            

L’amour noir de la lune

Pour les immenses fleurs marines

Et le foin orange des prairies.

L’âme arc-en-ciel évadée

D’amours rapides

Par delà les monts verts

Et les glaces enneigées de là-bas…

        

landes-en-irlande_3.1289658936.jpg

 

Sur mes larmes

par Marie B.

 

Samedi, j’ai embrassé quelques chagrins et des orages superficiels

Qui m’ont fait rire de peine.

Dîner avec les larmes aux couleurs pastel,

Courir après l’inspiration aromatisée d’amertume,

Chercher la fragilité d’un soupir abattu de sourires…

La neige, elle, construisait sur mes larmes

La douceur de l’oreiller aussi piquante que des pétales de rose.

              

                 

L’écriture du poète

par Alexia L.

 

Comme les mers hantaient mes rêves cauchemardesques

Je vis soudain tous ces corps inhumains

Parfaitement dessinés au fer rouge de l’aurore

Balancés sur l’étendue brûlante de mon esprit noyé.

                   

Quand je repense aux rivages perdus de mes rancœurs amères

Je ne connais de différences plus séduisantes

Qu’un terrible artifice incendié

Confronté au réel d’innombrables mers.

                     

L’écriture du poète est comme ces peines perdues

Qui le poussent peu à peu vers l’inconnu de la solitude

Et l’eau douce de la vie, là où la mémoire commence,

Tourbillonne à la surface des eaux mouvantes du monde…

                       

                         

Ouragan d’un voyage tel l’oiseau

Fatimatabintou D.

 

Le soir, les étoiles reflètent la vérité

Une vague de repos s’installe sur la mer

Alors je rêve d’une pensée sans mémoire :

Corps d’un immense ciel

Et les souvenirs sombres d’un enfant

Espérant découvrir une lumière

À l’aide du chant comme œuvre :

Le livre ouvert, les mains rouges,

Mais ce n’est pas la couleur du sang…

                   

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Fin de la première livraison

Pour voir la suite de l’exposition, cliquez ici.
Crédit iconographique : © Bruno Rigolt (EPC/mai 2010)

              

Semaine internationale de la Francophonie… Slam balance pas mal au Lycée ! Avec la classe de Seconde 18. Aujourd'hui : Audrey !

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Le  jeu des ”Dix Mots” 2010…

               

Les 10 mots 2010 sont : “crescendo, remue-méninges, mobile, variante, galère, baladeur, cheval de Troie, mentor, escagasser, zapper“.

             

                 

Cheval de Troie

par Audrey G.

              

Son baladeur sur ON, le son en crescendo

Elle escagasse tout le monde

But she doesn’t care : elle oublie sa galère.

But she doesn’t care, marchant tête baissée

Larmes contre terre.

Lorsqu’elle entend son mentor

C’est comme un remue-méninges

Alors elle zappe, autant que ça la frappe

Pourtant la vie est belle

Pourtant le soir est d’or

But she doesn’t care : elle oublie sa galère

But she doesn’t care, marchant tête baissée

Face contre terre.

Il était son cheval de Troie

Un cadeau empoisonné

Sur son mobile immortalisé

Sa voix gravée

But she doesn’t care : elle oublie sa galère.

But she doesn’t care, marchant tête baissée

Le cœur dans la poussière

Bonheur ou malheur,

Comme une variante de la vie

But she doesn’t care : elle oublie sa galère.

But she doesn’t care, marchant pour oublier hier…

Semaine internationale de la Francophonie… Slam balance pas mal au Lycée ! Avec la classe de Seconde 18. Aujourd’hui : Audrey !

slam-affiche-2010-2.1269201825.jpg

Le  jeu des ”Dix Mots” 2010…

               

Les 10 mots 2010 sont : “crescendo, remue-méninges, mobile, variante, galère, baladeur, cheval de Troie, mentor, escagasser, zapper“.

             

                 

Cheval de Troie

par Audrey G.

              

Son baladeur sur ON, le son en crescendo

Elle escagasse tout le monde

But she doesn’t care : elle oublie sa galère.

But she doesn’t care, marchant tête baissée

Larmes contre terre.

Lorsqu’elle entend son mentor

C’est comme un remue-méninges

Alors elle zappe, autant que ça la frappe

Pourtant la vie est belle

Pourtant le soir est d’or

But she doesn’t care : elle oublie sa galère

But she doesn’t care, marchant tête baissée

Face contre terre.

Il était son cheval de Troie

Un cadeau empoisonné

Sur son mobile immortalisé

Sa voix gravée

But she doesn’t care : elle oublie sa galère.

But she doesn’t care, marchant tête baissée

Le cœur dans la poussière

Bonheur ou malheur,

Comme une variante de la vie

But she doesn’t care : elle oublie sa galère.

But she doesn’t care, marchant pour oublier hier…

Semaine internationale de la Francophonie… Slam balance pas mal ! Avec la classe de Seconde 18 du Lycée en Forêt !

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Le  jeu des « Dix Mots » 2010…

  

Voici comment la France et l’Organisation internationale de la Francophonie présentent l’édition des « 10 mots » 2010 : « Reflet du monde en perpétuel mouvement, la langue française ne cesse de s’inventer et de s’adapter. Des mots se créent, des mots sont empruntés à d’autres langues, des mots prennent de nouveaux sens, pour faire évoluer notre langue. Les dix mots vous invitent à entrer dans la « fabrique des mots », c’est-à-dire à découvrir comment ils se transforment, se façonnent et entrent dans le langage courant.

Les 10 mots 2010 sont : « crescendo, remue-méninges, mobile, variante, galère, baladeur, cheval de Troie, mentor, escagasser, zapper« .

Pour fêter cet événement, l’Espace Pédagogique Contributif profitera de la Journée Portes Ouvertes au Lycée le samedi 20 mars 2010 pour lancer l’opération « Slam balance pas mal au Lycée! » avec la classe de Seconde 18. Découvrez en Avant-Première un premier texte proposé par Luiza, Thulaciga, Janyce et Deborah (Seconde 18), en hommage à la Journée internationale de la femme du 8 mars :

                   

Une femme après tout

par Luiza, Thulaciga, Janyce et Deborah

(Seconde 18)

          

Tu le sais très bien toi aussi
Ce qu’on fait aux filles aujourd’hui.
T’es libre de penser que t’es conne
Mais conne de penser que t’es libre
T’es qu’une femme après tout
Mais ça tout le monde s’en fout.

Pour toi c’est crescendo
Toujours le même tableau
Depuis que t’es née
On a fait que te zapper
L’homme c’est le Cheval de Troie
Qui te ronge au plus profond de toi.

T’es qu’une femme après tout
Mais ça tout le monde s’en fout
Des hauts, des bas
Une variante qui n’en finit pas
T’abrites une deuxième âme
Sauf que pour toi c’est le drame

Tous les jours c’est la galère
T’avais jamais prévu d’être mère
T’es qu’une femme après tout
Mais ça tout le monde s’en fout
Et tous ces hommes baladeurs
Qui payent pour une bonne heure

Eux ils sont mobiles
Toi t’es coincée dans ta ville
Pas la peine d’être escagassée
De toute façon tu peux rien y changer
T’es qu’une femme après tout
Et ça tout le monde s’en fout

T’as pas de mentor, t’as pas de modèle
Tu peux pas voler de tes propres ailes
T’as cherché pourtant, à t’en rendre dingue
Mais ta vie c’est qu’un sale remue-méninges.
T’es qu’une femme après tout,
        Au fond, le monde s’en fout.       

 

La citation de la semaine… Nien Cheng… par Charlotte B. (Seconde 7)

« La petite araignée devint ma compagne, rompant le désespoir de l’isolement… »

Du fond de ma sinistre cellule, je passais des heures à étudier les livres de Mao, lisant jusqu’à ce que ma vue se brouille à cause du manque de lumière. Un jour où mes yeux refusaient de lire une ligne de plus, je les tournai vers la fenêtre et je vis une petite araignée très occupée à tisser sa toile. Elle semblait savoir exactement ce qu’elle devait faire et menait sa tâche à bien sans hésitation, sans erreur, sans hâte […].

Je m’attachai à cette petite créature maintenant que je l’avais observée et que je connaissais ses activités et ses habitudes. Dès le réveil, tout au long de la journée et le soir au coucher, je vérifiais qu’elle était toujours là, et j’en étais rassurée. La petite araignée devint ma compagne, rompant le désespoir de l’isolement, même si nous ne pouvions communiquer.

Novembre arriva avec son vent du nord-ouest. Chaque jour de pluie faisait baisser un peu la température. Je regardais l’araignée avec anxiété, hésitant à fermer la vitre entre elle et moi. Mais un matin la toile était déchirée et l’araignée partie. J’en fus triste et je laissai la fenêtre ouverte dans l’espoir de la voir revenir. Mais je la vis bientôt au centre d’une nouvelle toile dans un coin du plafond. Je fermai la fenêtre sur nous-deux, heureuse que ma petite amie ne m’ait pas abandonnée…

Nien Cheng, Vie et mort à Shanghai, 1987

Traduit de l’anglais par Dominique Dill. Texte extrait de l’anthologie Écrivains en prison (Labor & Fides, 1997). Pour lire l’intégralité du texte, cliquez ici. Pour accéder aux parties librement consultables de l’ouvrage sur Google-livres, cliquez ici.
Nien Cheng (1915-2009) est une figure emblématique de la résistance au collectivisme communiste. Fille de grands propriétaires terriens, elle est arrêtée en 1966 sur ordre de Mao Zedong et emprisonnée près de sept ans dans la maison d’arrêt numéro 1 de Shanghai, d’où elle ne sortira que le 27 mars 1973. Sept ans d’un véritable calvaire : souvent menottée, privée de nourriture, elle doit survivre dans une cellule glaciale l’hiver, suffocante l’été. Alors que résonnent en Occident les sirènes de la « Révolution culturelle », elle n’en entendra que le glas : condamnée à être « rééduquée », elle doit lire le Petit livre rouge, et avouer ses « fautes », confesser ses « crimes » nien-cheng2.1268459930.jpgdans des séances publiques d’autocritique. Son tort ? Aimer « l’ancienne culture », être bourgeoise et vivre à l’occidentale. Mais elle refusera toujours de se prêter à ce jeu sordide. « En prison, confiera-t-elle en 1987 dans un entretien au Los Angeles Times, je me suis senti humiliée par le fait que l’on puisse m’accuser, moi qui aimais mon pays, d’être une espionne. Je ne pouvais pas l’accepter, je devais me battre ».
Véritable icône de la Chine contemporaine, Nien Cheng est surtout connue de nos jours pour son best-seller Vie et mort à Shanghai (Albin Michel, 1987), récit poignant —à la fois témoignage autobiographique et mémoires— dans lequel elle dépeint l’horreur de la prison, la solitude, les tortures et les harcèlements répétés des geôliers. C’est aussi une sorte d’appel à témoins contre le silence, l’indifférence et la lâcheté. Maniant une écriture simple mais efficace, elle permet d’appréhender les difficiles conditions de vie des prisonniers politiques : « Du fond de ma sinistre cellule, je passais des heures à étudier l’œuvre de Mao, lisant jusqu’à ce que ma vue se brouille à cause du manque de lumière ».
Dans cet extrait, l’attachement de Nien Cheng à une araignée, animal que la plupart des gens considèrent comme « nuisible », est un signe de la plus profonde solitude : alors que cette femme aura passé plus de six années à subir des tortures, des interrogatoires, transparaît dans ce passage une peine plus grande encore que les douleurs physiques : l’isolement. Scène terrible donc, mais décrite avec des mots si banals, qu’ils résonnent comme des hurlements : c’est lors d’un jour comme tous les autres, dans une cellule comme tant d’autres, c’est dans cette banalité humiliante, que Nien Cheng découvre par hasard cette petite araignée, animal qu’elle va observer et dont la compagnie va apaiser quelque peu sa solitude : malgré elle, l’araignée devient un « compagnon de cellule »… 
© Charlotte B. Classe de Seconde 7, Lycée en Forêt (Montargis, France, mars 2010)

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Voir aussi l’exposition « Paroles menottées : écriture et engagement« 

Ecrire "édition 2010"… par les classes de Seconde 7 et Seconde 18… la suite !

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Pour la deuxième année consécutive (*), les élèves de mes classes sont fiers de vous présenter le fruit de leurs réflexions sur le rôle que revêt à leurs yeux l’écriture. Après avoir mené un important travail de recherche sur la fonction de l’écrivain, les jeunes ont souhaité mettre en ligne leur propre vision de l’écriture. Les propos, d’une grande densité intellectuelle parfois, résument non seulement leurs recherches précédentes, mais en redéfinissent les enjeux à la lumière d’un travail introspectif sur eux-mêmes : “c’est quoi écrire, pour un adolescent européen du vingt-et-unième siècle?”
(*) Voir en particulier les textes publiés le 21 janvier 2009  et le 29 janvier 2009 par la classe de Seconde 12 (année scolaire 2008-2009).
Pour voir les autres textes déjà publiés en 2010, cliquez ici.

              

Tiffany J*** (Seconde 7)

“En parlant, on dit tellement de paroles inutiles que les mots importants finissent par être noyés parmi tant d’autres… »

Le rôle premier de l’écriture, bien au-delà de sa fonction de communication, est d’échapper à un quotidien qu’on ne contrôle pas toujours. Le temps de quelques lignes et les problèmes s’en vont : on s’invente alors un univers nouveau : on rend réel des personnages. Chacun d’eux devient une facette du moi le plus intime, et l’on crée des mondes qui sont le reflet de nous-mêmes : alors nos problèmes et nos peurs disparaissent, et l’on prend du recul face aux difficultés de la vie. L’écriture me permet ainsi de m’évader dans mon propre univers, dont je détiens seule la clé. Il est parfois difficile de parler de ce que l’on ressent, au fond de nous. Tandis qu’avec l’écriture, je me retrouve dans ma bulle, coupée du monde et de ses peurs.

Je peux alors poser des mots sur la feuille : cela me permet d’éclaircir la situation. Il ne s’agit pas forcément pour moi d’écrire un journal intime ; non une histoire suffit, à travers des personnages fictifs et leur vie qui s’invente et se réinvente sous ma plume. Quand j’écris, je m’identifie à mes personnages, en les faisant évoluer : à travers la narration, j’essaie de les aider à résoudre leurs problèmes : en fait, on cherche des réponses à ses propres questions… Mais il y a un point qui me semble essentiel : quand on écrit, on doit se concentrer pour trouver le juste mot, celui qui exprime exactement ce que l’on veut dire. En parlant, on dit tellement de paroles inutiles que les mots importants finissent par être noyés parmi tant d’autres. L’écriture, elle, marque le mot d’une empreinte qui ne s’oublie jamais.

             

Émilie S*** (Seconde 7)

« C’est un peu comme si la pièce dans laquelle nous nous trouvons était aussi blanche que la feuille : sans fenêtre ni porte… »

Quand on écrit, on ne fait qu’un avec sa feuille, tout ce qu’il y a autour disparaît. Les sons, les bruits, les personnes, les objets … tout semble s’effacer, on est seul avec sa page blanche : on ne voit plus que la feuille et le crayon. C’est un peu comme si la pièce dans laquelle nous nous trouvons était aussi blanche que la feuille, sans fenêtre ni porte. Et puis, tout en écrivant, notre feuille prend de la couleur : le blanc du papier se colore de mots et de signes. La pièce se peuple d’objets, de personnages, de paysages qui en redessinent les murs à la mesure de notre imaginaire.

On est comme prisonnier dans notre histoire, on ne peut pas en sortir, mais c’est une capture stimulante : notre main ne s’arrête plus d’écrire, elle est en relation directe avec notre imagination ; elle semble écrire tout ce que peut lui dicter le cerveau. On est absorbé par ce qu’on raconte, par les personnages que l’on crée, on ressent même tous les sentiments que nos personnages éprouvent dans l’histoire. On s’invente ainsi un monde à soi, pour soi. On part en voyage dans des pays de signes et de lettres, à l’autre bout du monde… sans même bouger !

              

Angélique M*** (Seconde 7)

« C’est dans le silence de l’écriture que les sens du mot se réinventent, et qu’ils nous réinventent… »

Tout d’abord, l’écriture me permet d’exprimer mon côté créatif, moi qui serais bien incapable de peindre ou de sculpter, je peux grâce à l’écriture peindre des sentiments, sculpter des mots, des phrases ou des idées. Il n’y a pas de règles alors : je suis comme déconnectée, j’ai le pouvoir de créer un monde où rien n’est impossible. Je m’invente alors des personnages et dans leur virtualité je mets un peu de moi-même, de mon vécu et de mon réel. Mais ce voyage immobile est aussi plus facile à faire grâce aux mots écrits : la feuille est là, comme une confidente quand les mots seraient trop difficiles à prononcer.

Je peux aussi relire et corriger mon texte ! Alors les mots se réinventent, contrairement à la parole qui, une fois prononcée, ne peut plus être modifiée, tout juste déformée. De plus, un mot écrit contient souvent plus de mots que toutes les paroles réunies : c’est dans le silence de l’écriture que les sens du mot se réinventent donc, et nous réinventent : quand les choses sont confuses dans ma tête, je livre mes souvenirs à la feuille, je lui confie mes incompréhensions et mes doutes, mes émotions, mes manques : l’écriture donne un sens à la vie…

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Clémentine G*** (Seconde 7)

« Une écriture «à soi-même», «pour soi-même», serait dénuée d’intérêt : l’écriture est d’abord une forme de partage… »

Écrire, c’est refus d’oublier… L’oubli me fait peur, c’est pourquoi je ressens le besoin de mettre mes souvenirs sur le papier, pour qu’ils existent vraiment : le papier ne connaît pas l’oubli : il devient ma mémoire et mon esprit, en plus simple et plus compréhensible. Les pensées sont souvent un labyrinthe difficile à cerner, à expliquer, à comprendre. Mais les mots eux, sont visibles. Quand ils sont bien placés, ils expriment tellement d’émotions ! Et puis l’écriture, c’est l’évasion : cette écriture si simple, et pourtant si belle quand elle est maîtrisée : même la fiction peut nous amener d’ailleurs à des questionnements ; on s’identifie par exemple à un personnage, celui qui nous ressemble le plus, celui qu’on aurait aimé être.

Cette écriture qui se passe ailleurs, dans un autre monde, permet à chacun de voir différemment ce monde, puisque c’est un monde différent pour chacun : le monde de notre imaginaire. Là où sont « stockés » nos rêves et nos secrets, un monde que jamais personne ne saurait expliquer. Personnellement, j’aime écrire cet imaginaire et le confier aux autres, ce qui m’amène à l’idée de partage : une écriture « à soi-même », « pour soi-même », serait dénuée d’intérêt, tant il est vrai que l’écriture est d’abord une forme de partage : on invite les autres à sa table : on partage des sentiments, des émotions, on donne ses impressions, et on attend ainsi celles des autres en retour. Sans cet échange, l’écrit perd de son sens.

        

Samuel B*** (Seconde 7)

« L’écrivain est un bâtisseur de rêve… Chaque livre est un millier de rêves, un millier de départs, d’exils et de retours… »

L’écrivain est un bâtisseur de langage. Tout comme le bâtisseur choisit ses matériaux, l’écrivain choisit ses personnages qu’il situe dans un temps, un lieu, des actions. Son chantier est immense : il les modèle pour bâtir une histoire. Parfois, l’écriture peut naître d’un rêve : le rêve est fugitif alors que l’écriture permet de le construire : elle élève les fondations du rêve pour en garder la trace, elle construit les murs de l’histoire, et ouvre des fenêtres sur le monde pour partager avec les lecteurs.

Mais l’écrivain est aussi un bâtisseur de rêve. Il ouvre au lecteur la porte de l’évasion en l’emmenant au cœur de son imaginaire : chaque livre est un millier de rêves, un millier de départs, d’exils et de retours. Car l’écriture permet aussi un retour à la réalité : c’est-à-dire dans le monde que l’auteur s’est créé, mais cette réalité inventée par l’auteur, le lecteur la fera sienne : alors elle n’appartiendra plus à l’auteur. Il aura bâti la maison, et d’autres l’habiteront…

           

Johanna H*** (Seconde 7)

« Écrire, en prenant conscience qu’on écrit, est essentiel : l’écriture est une pensée. »

Tout a commencé avec de la terre et des pierres… Ces dessins sur les parois des cavernes ou des grottes sont la base même de l’écriture. Ou plutôt des écritures : la diversité des alphabets est telle selon les civilisations et les situations géographiques que de simples mots : lettres, dessins, symboles, idéogrammes… nous aident à comprendre notre propre histoire. L’évolution des langues nous a ainsi permis de découvrir la diversité de notre monde, c’est-à-dire son sens. Écrire, c’est donner du sens, sans ça, le monde serait profondément nihiliste : il ne se baserait que sur une seule et même façon de voir, de penser.

Les variations de l’écriture au fil des âges ont également un sens profond : on écrit d’abord pour montrer qu’on existe, pour se rappeler aussi d’où nous venons. Si la parole a un pouvoir indéniable, l’écriture est encore plus puissante parce qu’elle est une justification de notre présence aux autres, mais aussi à soi-même : écrire pour soi-même, c’est aussi écrire pour se soulager et se découvrir « autre ». Il y a tellement de façons d’écrire que cela pourrait presque en devenir banal : nous écrivons tellement « sans réfléchir » ! Sauf qu’il n’y a pas de banalité dans l’écriture : écrire, en prenant conscience qu’on écrit —par le seul fait de se sentir vivant— est essentiel : l’écriture est une pensée. Le simple fait d’écrire relève d’un acte conscient. Mais une fois posée la question « Pourquoi écrire », en vient une autre : « comment écrire » ? La réponse est enfouie au plus profond de nous…

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Aurélie V*** (Seconde 7)

« L’écriture détruit les barrières de la vie. Il n’y a plus de classes sociales avec les mots… Écrire est une délivrance. »

Écrire ce que l’on a sur le cœur, au plus profond de soi, écrire nos espoirs, nos désespoirs… Voilà le sens premier de l’écriture. Paradoxalement, il est parfois plus facile d’écrire que de parler : l’écriture est une parole différée. À l’oral par exemple, on ne réfléchit pas toujours, alors que l’écrit nous oblige à un travail sur les mots, sur la phrase, sur la syntaxe… Et ce travail amène à partager ses émotions : l’écriture détruit ainsi les barrières de la vie. Il n’y a plus de classes sociales avec les mots.

Mais pour bien écrire, il faut prendre du plaisir au mots et au texte. Écrire sous la contrainte, c’est ne pas donner du sens à l’écriture, et alors le récit sera mauvais. Mais si l’on aime écrire, alors le voyage commence : si le travail ne nous plait pas, ce n’est pas grave, on recommence : il y a d’infinis possibles dans l’écriture. Écrire, c’est ainsi réinventer les mots, et au-delà des mots, c’est réinventer la vie, donc se réinventer. Écrire est une délivrance…

         

Florian C*** (Seconde 7)

« Écrire, c’est s’inventer des mondes, créer la vie, faire évoluer tout un univers comme Dieu qui pendant six jours créa la terre… »

S’inventer des mondes, voilà le sens profond de l’écriture : s’inventer des mondes, créer la vie, faire évoluer tout un univers comme Dieu qui pendant six jours créa la terre, les mers et océans ainsi que les animaux et les végétaux : on est presque Dieu par l’écriture, on fait vivre nos personnages ou on les fait mourir, tuer, aimer, évoluer. On a ainsi un vrai pouvoir sur eux comme un roi sur ses terres en son royaume. Écrire permet ainsi de réinventer la vie réelle : je peux inventer une ou plusieurs vies, dans une ou plusieurs époques, dans un ou plusieurs lieux…

          

Lucie L*** (Seconde 7)

« L’écrivain doit immortaliser par les mots tous ces moments qui sans lui seraient perdus dans l’oubli… »

Écrire est la clé pour accéder à limaginaire. C’est un moyen de changer le monde, de le façonner selon ses désirs. Comme un peintre qui exposerait sa toile, ou un musicien qui chercherait à traduire ses sentiments avec des notes, l’écrivain crée son univers et le fait partager au lecteur. Il l’amène ainsi à se libérer des contraintes, des peurs et des dangers de la vie, en réinventant son monde : choisir un livre dans une bibliothèque ou une librairie, c’est ainsi choisir une destination, un univers.

Et c’est découvrir un nouveau monde : le lecteur se retrouve parfois sur une planète lointaine à vivre des aventures fantastiques créées de toutes pièces par la magie du langage, l’entrechoquement des mots et des phrases. L’écriture est donc pour moi un moyen de graver des événements, de sculpter des pensées. Comme l’artiste, il lui appartient d’immortaliser par les mots tous ces moments qui sans lui seraient perdus dans l’oubli…

Les autres textes seront publiés prochainement.
© Les auteur(e)s, LEF/EPC (mars 2010)

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Ecrire « édition 2010″… par les classes de Seconde 7 et Seconde 18… la suite !

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Pour la deuxième année consécutive (*), les élèves de mes classes sont fiers de vous présenter le fruit de leurs réflexions sur le rôle que revêt à leurs yeux l’écriture. Après avoir mené un important travail de recherche sur la fonction de l’écrivain, les jeunes ont souhaité mettre en ligne leur propre vision de l’écriture. Les propos, d’une grande densité intellectuelle parfois, résument non seulement leurs recherches précédentes, mais en redéfinissent les enjeux à la lumière d’un travail introspectif sur eux-mêmes : “c’est quoi écrire, pour un adolescent européen du vingt-et-unième siècle?”
(*) Voir en particulier les textes publiés le 21 janvier 2009  et le 29 janvier 2009 par la classe de Seconde 12 (année scolaire 2008-2009).
Pour voir les autres textes déjà publiés en 2010, cliquez ici.

              

Tiffany J*** (Seconde 7)

“En parlant, on dit tellement de paroles inutiles que les mots importants finissent par être noyés parmi tant d’autres… »

Le rôle premier de l’écriture, bien au-delà de sa fonction de communication, est d’échapper à un quotidien qu’on ne contrôle pas toujours. Le temps de quelques lignes et les problèmes s’en vont : on s’invente alors un univers nouveau : on rend réel des personnages. Chacun d’eux devient une facette du moi le plus intime, et l’on crée des mondes qui sont le reflet de nous-mêmes : alors nos problèmes et nos peurs disparaissent, et l’on prend du recul face aux difficultés de la vie. L’écriture me permet ainsi de m’évader dans mon propre univers, dont je détiens seule la clé. Il est parfois difficile de parler de ce que l’on ressent, au fond de nous. Tandis qu’avec l’écriture, je me retrouve dans ma bulle, coupée du monde et de ses peurs.

Je peux alors poser des mots sur la feuille : cela me permet d’éclaircir la situation. Il ne s’agit pas forcément pour moi d’écrire un journal intime ; non une histoire suffit, à travers des personnages fictifs et leur vie qui s’invente et se réinvente sous ma plume. Quand j’écris, je m’identifie à mes personnages, en les faisant évoluer : à travers la narration, j’essaie de les aider à résoudre leurs problèmes : en fait, on cherche des réponses à ses propres questions… Mais il y a un point qui me semble essentiel : quand on écrit, on doit se concentrer pour trouver le juste mot, celui qui exprime exactement ce que l’on veut dire. En parlant, on dit tellement de paroles inutiles que les mots importants finissent par être noyés parmi tant d’autres. L’écriture, elle, marque le mot d’une empreinte qui ne s’oublie jamais.

             

Émilie S*** (Seconde 7)

« C’est un peu comme si la pièce dans laquelle nous nous trouvons était aussi blanche que la feuille : sans fenêtre ni porte… »

Quand on écrit, on ne fait qu’un avec sa feuille, tout ce qu’il y a autour disparaît. Les sons, les bruits, les personnes, les objets … tout semble s’effacer, on est seul avec sa page blanche : on ne voit plus que la feuille et le crayon. C’est un peu comme si la pièce dans laquelle nous nous trouvons était aussi blanche que la feuille, sans fenêtre ni porte. Et puis, tout en écrivant, notre feuille prend de la couleur : le blanc du papier se colore de mots et de signes. La pièce se peuple d’objets, de personnages, de paysages qui en redessinent les murs à la mesure de notre imaginaire.

On est comme prisonnier dans notre histoire, on ne peut pas en sortir, mais c’est une capture stimulante : notre main ne s’arrête plus d’écrire, elle est en relation directe avec notre imagination ; elle semble écrire tout ce que peut lui dicter le cerveau. On est absorbé par ce qu’on raconte, par les personnages que l’on crée, on ressent même tous les sentiments que nos personnages éprouvent dans l’histoire. On s’invente ainsi un monde à soi, pour soi. On part en voyage dans des pays de signes et de lettres, à l’autre bout du monde… sans même bouger !

              

Angélique M*** (Seconde 7)

« C’est dans le silence de l’écriture que les sens du mot se réinventent, et qu’ils nous réinventent… »

Tout d’abord, l’écriture me permet d’exprimer mon côté créatif, moi qui serais bien incapable de peindre ou de sculpter, je peux grâce à l’écriture peindre des sentiments, sculpter des mots, des phrases ou des idées. Il n’y a pas de règles alors : je suis comme déconnectée, j’ai le pouvoir de créer un monde où rien n’est impossible. Je m’invente alors des personnages et dans leur virtualité je mets un peu de moi-même, de mon vécu et de mon réel. Mais ce voyage immobile est aussi plus facile à faire grâce aux mots écrits : la feuille est là, comme une confidente quand les mots seraient trop difficiles à prononcer.

Je peux aussi relire et corriger mon texte ! Alors les mots se réinventent, contrairement à la parole qui, une fois prononcée, ne peut plus être modifiée, tout juste déformée. De plus, un mot écrit contient souvent plus de mots que toutes les paroles réunies : c’est dans le silence de l’écriture que les sens du mot se réinventent donc, et nous réinventent : quand les choses sont confuses dans ma tête, je livre mes souvenirs à la feuille, je lui confie mes incompréhensions et mes doutes, mes émotions, mes manques : l’écriture donne un sens à la vie…

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Clémentine G*** (Seconde 7)

« Une écriture «à soi-même», «pour soi-même», serait dénuée d’intérêt : l’écriture est d’abord une forme de partage… »

Écrire, c’est refus d’oublier… L’oubli me fait peur, c’est pourquoi je ressens le besoin de mettre mes souvenirs sur le papier, pour qu’ils existent vraiment : le papier ne connaît pas l’oubli : il devient ma mémoire et mon esprit, en plus simple et plus compréhensible. Les pensées sont souvent un labyrinthe difficile à cerner, à expliquer, à comprendre. Mais les mots eux, sont visibles. Quand ils sont bien placés, ils expriment tellement d’émotions ! Et puis l’écriture, c’est l’évasion : cette écriture si simple, et pourtant si belle quand elle est maîtrisée : même la fiction peut nous amener d’ailleurs à des questionnements ; on s’identifie par exemple à un personnage, celui qui nous ressemble le plus, celui qu’on aurait aimé être.

Cette écriture qui se passe ailleurs, dans un autre monde, permet à chacun de voir différemment ce monde, puisque c’est un monde différent pour chacun : le monde de notre imaginaire. Là où sont « stockés » nos rêves et nos secrets, un monde que jamais personne ne saurait expliquer. Personnellement, j’aime écrire cet imaginaire et le confier aux autres, ce qui m’amène à l’idée de partage : une écriture « à soi-même », « pour soi-même », serait dénuée d’intérêt, tant il est vrai que l’écriture est d’abord une forme de partage : on invite les autres à sa table : on partage des sentiments, des émotions, on donne ses impressions, et on attend ainsi celles des autres en retour. Sans cet échange, l’écrit perd de son sens.

        

Samuel B*** (Seconde 7)

« L’écrivain est un bâtisseur de rêve… Chaque livre est un millier de rêves, un millier de départs, d’exils et de retours… »

L’écrivain est un bâtisseur de langage. Tout comme le bâtisseur choisit ses matériaux, l’écrivain choisit ses personnages qu’il situe dans un temps, un lieu, des actions. Son chantier est immense : il les modèle pour bâtir une histoire. Parfois, l’écriture peut naître d’un rêve : le rêve est fugitif alors que l’écriture permet de le construire : elle élève les fondations du rêve pour en garder la trace, elle construit les murs de l’histoire, et ouvre des fenêtres sur le monde pour partager avec les lecteurs.

Mais l’écrivain est aussi un bâtisseur de rêve. Il ouvre au lecteur la porte de l’évasion en l’emmenant au cœur de son imaginaire : chaque livre est un millier de rêves, un millier de départs, d’exils et de retours. Car l’écriture permet aussi un retour à la réalité : c’est-à-dire dans le monde que l’auteur s’est créé, mais cette réalité inventée par l’auteur, le lecteur la fera sienne : alors elle n’appartiendra plus à l’auteur. Il aura bâti la maison, et d’autres l’habiteront…

           

Johanna H*** (Seconde 7)

« Écrire, en prenant conscience qu’on écrit, est essentiel : l’écriture est une pensée. »

Tout a commencé avec de la terre et des pierres… Ces dessins sur les parois des cavernes ou des grottes sont la base même de l’écriture. Ou plutôt des écritures : la diversité des alphabets est telle selon les civilisations et les situations géographiques que de simples mots : lettres, dessins, symboles, idéogrammes… nous aident à comprendre notre propre histoire. L’évolution des langues nous a ainsi permis de découvrir la diversité de notre monde, c’est-à-dire son sens. Écrire, c’est donner du sens, sans ça, le monde serait profondément nihiliste : il ne se baserait que sur une seule et même façon de voir, de penser.

Les variations de l’écriture au fil des âges ont également un sens profond : on écrit d’abord pour montrer qu’on existe, pour se rappeler aussi d’où nous venons. Si la parole a un pouvoir indéniable, l’écriture est encore plus puissante parce qu’elle est une justification de notre présence aux autres, mais aussi à soi-même : écrire pour soi-même, c’est aussi écrire pour se soulager et se découvrir « autre ». Il y a tellement de façons d’écrire que cela pourrait presque en devenir banal : nous écrivons tellement « sans réfléchir » ! Sauf qu’il n’y a pas de banalité dans l’écriture : écrire, en prenant conscience qu’on écrit —par le seul fait de se sentir vivant— est essentiel : l’écriture est une pensée. Le simple fait d’écrire relève d’un acte conscient. Mais une fois posée la question « Pourquoi écrire », en vient une autre : « comment écrire » ? La réponse est enfouie au plus profond de nous…

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Aurélie V*** (Seconde 7)

« L’écriture détruit les barrières de la vie. Il n’y a plus de classes sociales avec les mots… Écrire est une délivrance. »

Écrire ce que l’on a sur le cœur, au plus profond de soi, écrire nos espoirs, nos désespoirs… Voilà le sens premier de l’écriture. Paradoxalement, il est parfois plus facile d’écrire que de parler : l’écriture est une parole différée. À l’oral par exemple, on ne réfléchit pas toujours, alors que l’écrit nous oblige à un travail sur les mots, sur la phrase, sur la syntaxe… Et ce travail amène à partager ses émotions : l’écriture détruit ainsi les barrières de la vie. Il n’y a plus de classes sociales avec les mots.

Mais pour bien écrire, il faut prendre du plaisir au mots et au texte. Écrire sous la contrainte, c’est ne pas donner du sens à l’écriture, et alors le récit sera mauvais. Mais si l’on aime écrire, alors le voyage commence : si le travail ne nous plait pas, ce n’est pas grave, on recommence : il y a d’infinis possibles dans l’écriture. Écrire, c’est ainsi réinventer les mots, et au-delà des mots, c’est réinventer la vie, donc se réinventer. Écrire est une délivrance…

         

Florian C*** (Seconde 7)

« Écrire, c’est s’inventer des mondes, créer la vie, faire évoluer tout un univers comme Dieu qui pendant six jours créa la terre… »

S’inventer des mondes, voilà le sens profond de l’écriture : s’inventer des mondes, créer la vie, faire évoluer tout un univers comme Dieu qui pendant six jours créa la terre, les mers et océans ainsi que les animaux et les végétaux : on est presque Dieu par l’écriture, on fait vivre nos personnages ou on les fait mourir, tuer, aimer, évoluer. On a ainsi un vrai pouvoir sur eux comme un roi sur ses terres en son royaume. Écrire permet ainsi de réinventer la vie réelle : je peux inventer une ou plusieurs vies, dans une ou plusieurs époques, dans un ou plusieurs lieux…

          

Lucie L*** (Seconde 7)

« L’écrivain doit immortaliser par les mots tous ces moments qui sans lui seraient perdus dans l’oubli… »

Écrire est la clé pour accéder à limaginaire. C’est un moyen de changer le monde, de le façonner selon ses désirs. Comme un peintre qui exposerait sa toile, ou un musicien qui chercherait à traduire ses sentiments avec des notes, l’écrivain crée son univers et le fait partager au lecteur. Il l’amène ainsi à se libérer des contraintes, des peurs et des dangers de la vie, en réinventant son monde : choisir un livre dans une bibliothèque ou une librairie, c’est ainsi choisir une destination, un univers.

Et c’est découvrir un nouveau monde : le lecteur se retrouve parfois sur une planète lointaine à vivre des aventures fantastiques créées de toutes pièces par la magie du langage, l’entrechoquement des mots et des phrases. L’écriture est donc pour moi un moyen de graver des événements, de sculpter des pensées. Comme l’artiste, il lui appartient d’immortaliser par les mots tous ces moments qui sans lui seraient perdus dans l’oubli…

Les autres textes seront publiés prochainement.
© Les auteur(e)s, LEF/EPC (mars 2010)

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