La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…
Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 15 février 2020
« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.
En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…
Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.
Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019
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« Journée d’automne »
par Gwendolyne L.
Classe de Première STMG1
ournée d’automne, journée de pluie pour ne pas changer.
Moi qui avais pris l’habitude de voir l’herbe verdoyante fraîchement coupée…
Le ciel qui était auparavant d’un bleu océan n’est plus que grisaille et mauvais temps.
Le rebord de fenêtre me rappelle le pain qui décongelait ici
Le rebord de fenêtre n’est plus qu’un récipient d’eau où naviguent des feuilles.
Journée d’automne, journée de pluie pour ne pas changer.
Malgré cela je positive et les couleurs s’harmonisent comme une peinture,
Les arbres dansent sous la mélodie du vent dans le jardin entrouvert des nuages.
Du point de vue d’une autre personne, ce jardin serait juste un jardin quelconque
Avec la lente pluie qui recouvre le monde.
Journée d’automne, journée de pluie pour ne pas changer.
Mais à mon bonheur, j’aperçois une saison de renaissance,
Des arbres, des aubes et des fleurs qui renaîtront du silence
Journée d’automne, début de l’hiver qui m’évoque les retrouvailles familiales
Et des sourires clairs dans l’or du jour qui se fane…
« Journée d’automne, début de l’hiver qui m’évoque les retrouvailles familiales
Et des sourires clairs dans l’or du jour qui se fane… »
Illustration : © Gwendolyne L., 2019
(Photographie retouchée numériquement)
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« Porte-moi sur ton dos de métal


« Elle n’est qu’une pomme :
ous les jours, nous traversons différentes portes,

« Te décliner sous plusieurs teintes,
« Le vent qui soufflait sur les palmiers
la regarde danser de 8 heures à 17 heures
« Elle virevolte et s’agite au fil du vent
« Bruit sourd malgré le craquement des feuilles
e bois est emporté par les flammes. Comme tous les matins d’hiver
« Comme tous les matins d’hiver, le bois est emporté par les flammes…
« Tôt, tous les matins de la semaine à la même heure,
« Ce vieil arbre est peut-être plus ancien que nos ancêtres,
« Une libération totale qui déclenchera une avalanche de coups et d’étoiles,
Scène banale n’est-ce pas ?
« Ne voyez-vous pas de la beauté et de l’élégance dans cette image ?

« Emporté dans un tourbillon


