Concours d'expression orale… Entraînement n°4

À l’approche de l’épreuve, il ne faut surtout plus vous entraîner sur tel ou tel sujet… Mais vous préparer psychologiquement en révisant la matière la plus importante… VOUS !
Voici 10 conseils de dernière minute :

  1. D’abord, remettez-vous en mémoire les conseils formulés dans les articles précédents.
  2. Restez « cool » : contrairement aux idées reçues, ce n’est pas en stressant que vous réussirez mieux, bien au contraire !
  3. Choisissez avec soin votre sujet. Attention aux thèmes qui vous paraissent « faciles » : on a tendance souvent à les choisir car ils paraissent proches de nos préoccupations. Or, on n’a pas forcément grand chose à dire sur un thème qui nous plaît… Donc soyez vigilants! Un sujet qui semble ardu au départ est parfois plus facile à traiter qu’il n’y paraît!
  4. Dès que vous avez choisi votre sujet, identifiez précisément le Thème, la Problématique, les Limites du sujet (il ne faut pas vous en écarter) ainsi que les Consignes qui vous sont demandées. Rappelez-vous ces quatre lettres pendant que vous préparez : TPLC (Thème, Problématique, Limites, Consigne).
  5. Soyez psychologue : essayez de Poursuivre la lecture de « Concours d'expression orale… Entraînement n°4 »

J’ai sélectionné au CDI… « Un livre, Un thème »…

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Seconde 12 : aide à l’orientation

C’est en ce moment et c’est à consulter sur le présentoir

« nouveautés »

La revue Alternatives Économiques propose un « Hors-Série Pratique » sur l’insertion des jeunes (n°37, janvier 2009) disponible au CDI sous la cote « 37.048.4 INS ».

Réalisé en partenariat avec le CEREQ (Centre d’études et de recherches sur les qualifications) et l’ONISEP, ce guide aborde les formations (professionnelle, génalternativeseco.1233595291.jpgérale et technologique) ainsi que les débouchés filière par filière (CAP, Bac Pro, Bac général et technologique, BTS et DUT, licences pro, Bac +4, Masters, écoles de commerce, etc.). Quelques familles de métiers sont ensuite analysées (brièvement, c’est juste une approche) selon les profils les plus recherchés. Suivent enfin quelques exposés et entretiens sur les formations, les diplômes qualifiants, le marché du travail et ses évolutions…

Je conseille aux élèves de Seconde 12 de parcourir ce numéro spécial, rempli de conseils pratiques : les auteurs rappellent en particulier que si une poursuite d’étude semble évidemment nécessaire (le chômage concerne prioritairement les jeunes les moins diplômés), il devient cependant impératif de bien cibler en matière d’orientation, surtout face à la dégradation du marché du travail.

Pour voir en ligne le sommaire de ce numéro spécial, cliquez ici.

J'ai sélectionné au CDI… "Un livre, Un thème"…

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Seconde 12 : aide à l’orientation

C’est en ce moment et c’est à consulter sur le présentoir

« nouveautés »

La revue Alternatives Économiques propose un « Hors-Série Pratique » sur l’insertion des jeunes (n°37, janvier 2009) disponible au CDI sous la cote « 37.048.4 INS ».

Réalisé en partenariat avec le CEREQ (Centre d’études et de recherches sur les qualifications) et l’ONISEP, ce guide aborde les formations (professionnelle, génalternativeseco.1233595291.jpgérale et technologique) ainsi que les débouchés filière par filière (CAP, Bac Pro, Bac général et technologique, BTS et DUT, licences pro, Bac +4, Masters, écoles de commerce, etc.). Quelques familles de métiers sont ensuite analysées (brièvement, c’est juste une approche) selon les profils les plus recherchés. Suivent enfin quelques exposés et entretiens sur les formations, les diplômes qualifiants, le marché du travail et ses évolutions…

Je conseille aux élèves de Seconde 12 de parcourir ce numéro spécial, rempli de conseils pratiques : les auteurs rappellent en particulier que si une poursuite d’étude semble évidemment nécessaire (le chômage concerne prioritairement les jeunes les moins diplômés), il devient cependant impératif de bien cibler en matière d’orientation, surtout face à la dégradation du marché du travail.

Pour voir en ligne le sommaire de ce numéro spécial, cliquez ici.

Concours d’expression orale… Entraînement n°3

L’organisation de l’exposé

Un problème qui se pose souvent aux candidat(e)s tient à l’organisation de l’exposé oral.  Avec le stress, et en cherchant à improviser, on fait moins attention à structurer le plan, de là certains discours qui partent dans tous les sens, sans suivre une logique de progression. Dès que vous aurez sélectionné votre sujet, et commencé à choisir vos idées, je vous conseille de vous poser les questions suivantes : « Qu’est-ce que je veux prouver exactement ? », « D’où est-ce que je vais partir… Pour parvenir où ? » Veillez à structurer votre parcours analytique ou argumentatif : oral ne veut pas dire désordre, bien au contraire ! Choisissez une idée directrice, c’est-à-dire le thème central à partir duquel vous organiserez votre démonstration. Evitez de trop multiplier les questionnements, qui risquent de faire perdre de vue le principe d’organisation logique de votre exposé. Pensez par ailleurs aux transitions quand vous enchaînez les idées entre elles. Concernant les citations, elles sont toujours utiles dans un exposé, à la condition de les choisir à bon escient et de ne pas les multiplier, afin d’éviter la lourdeur encyclopédique. D’expérience, j’ai constaté que de nombreux candidats avaient tendance à bâcler leur conclusion, sans doute par stress, émotion ou désir d’en finir ? Toujours est-il que c’est le meilleur moyen d’abaisser votre note. La conclusion se prépare dès l’élaboration du plan : elle ne consiste surtout pas à résumer le développement, ni à reproduire le plan annoncé : essayez de reformuler les idées en mettant en valeur l’évolution de votre pensée, et en élargissant si possible ou en proposant une « chute » originale. Vous devez soigner particulièrement la conclusion puisqu’elle est le dernier élément que le jury aura encore à l’esprit au moment d’évaluer votre exposé.

La stratégie de la « première minute »

Dans un exposé de 5 minutes, la première minute est déterminante. Dès votre introduction (qui doit être brève), soignez l’amorce : vous devez accrocher le jury, par exemple en utilisant une citation originale, une anecdote, un questionnement. Si vous avez choisi un sujet plaisant, pourquoi ne pas employer l’apostrophe qui consiste à interpeller : « C’est à toi que je m’adresse, Jury tout puissant ! » Le but étant de capter l’attention, sachez exploiter les figures de style. L’accumulation peut se révéler très utile quand on cherche à créer un effet d’insistance en multipliant les mots voisins : «  Chiffonné, brisé, maltraité, fracturé… Que dis-je : disloqué… Voilà bien le portrait de l’homo œconomicus  moderne. Primate prétendu rationnel, logique, normalisé, standardisé… ». L’accumulation des participes passés ou des adjectifs crée ici un effet d’insistance. Le procédé assez proche de l’anaphore est également intéressant dans un exposé oral, la répétition d’un même mot au début d’une série de phrases permettant de renforcer l’idée : « notre monde de guerres, notre monde de violence, de non-sens et de différences, notre monde pourrait-il être un autre monde, un véritable… « notre » monde… Tant il est vrai que la terre est ce que nous en faisons » Ici la répétition de l’expression « notre monde », et le jeu sur les correspondances sonores (violence/sens/différences ; autre/notre) amènent à un style assez lyrique qui peut convenir pour une conclusion par exemple. 

Exploitez vos connaissances scolaires

N’oubliez pas non plus certains procédés de détournement : le pastiche et surtout la parodie sont un moyen d’exploiter astucieusement vos connaissances scolaires. Voici deux exemples :

  1. Qui ne connaît pas cette envolée lyrique du général de Gaulle, aux premières heures de la libération de Paris, le 25 août 1944 : « Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré ! » Un détournement de cette gradation ternaire archi connue peut constituer une bonne accroche, en jouant sur l’anachronisme : « l’escargot de Bourgogne outragé ! l’escargot brisé ! l’escargot martyrisé ! Mais l’escargot libéré ! Fuyez : ail et persil, Hors de ma vue : beurre, poêle et cocottes ! »
  2. Deuxième exemple : un pastiche du fameux « Lac » de Lamartine : ce texte lyrique qui figure parmi les plus belles pages de la poésie se révèle du fait de sa célébrité très intéressant dans le cadre d’un pastiche : « Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages, /Dans la nuit éternelle emportés sans retour, /Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges /Jeter l’ancre un seul jour ? »… « Ainsi, toujours poussés vers des travaux de Maths ou de Grammaire /Dans la nuit éternelle emportés sans retour, /Ne pourrons-nous jamais pendant l’année scolaire/ Poser la plume un seul jour ? » L’anachronisme, quand il est voulu, est donc un excellent moyen de capter l’attention si le sujet le permet.

Quatre sujets inédits

Je vous propose de vous entraîner cette semaine sur quatre sujets inédits :

  • Pensez-vous qu’il faille réinventer un nouveau modèle social pour notre monde ?
  • Le progrès… C’est bien quand ça s’arrête ?
  • Faire le tour du monde ou faire un tour ?
  • Faites votre éloge.

Entrainez-vous sur ces quatre sujets en exploitant tout ce qui a été dit jusqu’à présent : n’oubliez pas de reprendre aussi les autres entraînements à ce concours.

Concours d'expression orale… Entraînement n°3

L’organisation de l’exposé
Un problème qui se pose souvent aux candidat(e)s tient à l’organisation de l’exposé oral.  Avec le stress, et en cherchant à improviser, on fait moins attention à structurer le plan, de là certains discours qui partent dans tous les sens, sans suivre une logique de progression. Dès que vous aurez sélectionné votre sujet, et commencé à choisir vos idées, je vous conseille de vous poser les questions suivantes : « Qu’est-ce que je veux prouver exactement ? », « D’où est-ce que je vais partir… Pour parvenir où ? » Veillez à structurer votre parcours analytique ou argumentatif : oral ne veut pas dire désordre, bien au contraire ! Choisissez une idée directrice, c’est-à-dire le thème central à partir duquel vous organiserez votre démonstration. Evitez de trop multiplier les questionnements, qui risquent de faire perdre de vue le principe d’organisation logique de votre exposé. Pensez par ailleurs aux transitions quand vous enchaînez les idées entre elles. Concernant les citations, elles sont toujours utiles dans un exposé, à la condition de les choisir à bon escient et de ne pas les multiplier, afin d’éviter la lourdeur encyclopédique. D’expérience, j’ai constaté que de nombreux candidats avaient tendance à bâcler leur conclusion, sans doute par stress, émotion ou désir d’en finir ? Toujours est-il que c’est le meilleur moyen d’abaisser votre note. La conclusion se prépare dès l’élaboration du plan : elle ne consiste surtout pas à résumer le développement, ni à reproduire le plan annoncé : essayez de reformuler les idées en mettant en valeur l’évolution de votre pensée, et en élargissant si possible ou en proposant une « chute » originale. Vous devez soigner particulièrement la conclusion puisqu’elle est le dernier élément que le jury aura encore à l’esprit au moment d’évaluer votre exposé.
La stratégie de la « première minute »
Dans un exposé de 5 minutes, la première minute est déterminante. Dès votre introduction (qui doit être brève), soignez l’amorce : vous devez accrocher le jury, par exemple en utilisant une citation originale, une anecdote, un questionnement. Si vous avez choisi un sujet plaisant, pourquoi ne pas employer l’apostrophe qui consiste à interpeller : « C’est à toi que je m’adresse, Jury tout puissant ! » Le but étant de capter l’attention, sachez exploiter les figures de style. L’accumulation peut se révéler très utile quand on cherche à créer un effet d’insistance en multipliant les mots voisins : «  Chiffonné, brisé, maltraité, fracturé… Que dis-je : disloqué… Voilà bien le portrait de l’homo œconomicus  moderne. Primate prétendu rationnel, logique, normalisé, standardisé… ». L’accumulation des participes passés ou des adjectifs crée ici un effet d’insistance. Le procédé assez proche de l’anaphore est également intéressant dans un exposé oral, la répétition d’un même mot au début d’une série de phrases permettant de renforcer l’idée : « notre monde de guerres, notre monde de violence, de non-sens et de différences, notre monde pourrait-il être un autre monde, un véritable… « notre » monde… Tant il est vrai que la terre est ce que nous en faisons » Ici la répétition de l’expression « notre monde », et le jeu sur les correspondances sonores (violence/sens/différences ; autre/notre) amènent à un style assez lyrique qui peut convenir pour une conclusion par exemple. 
Exploitez vos connaissances scolaires
N’oubliez pas non plus certains procédés de détournement : le pastiche et surtout la parodie sont un moyen d’exploiter astucieusement vos connaissances scolaires. Voici deux exemples :

  1. Qui ne connaît pas cette envolée lyrique du général de Gaulle, aux premières heures de la libération de Paris, le 25 août 1944 : « Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré ! » Un détournement de cette gradation ternaire archi connue peut constituer une bonne accroche, en jouant sur l’anachronisme : « l’escargot de Bourgogne outragé ! l’escargot brisé ! l’escargot martyrisé ! Mais l’escargot libéré ! Fuyez : ail et persil, Hors de ma vue : beurre, poêle et cocottes ! »
  2. Deuxième exemple : un pastiche du fameux « Lac » de Lamartine : ce texte lyrique qui figure parmi les plus belles pages de la poésie se révèle du fait de sa célébrité très intéressant dans le cadre d’un pastiche : « Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages, /Dans la nuit éternelle emportés sans retour, /Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges /Jeter l’ancre un seul jour ? »… « Ainsi, toujours poussés vers des travaux de Maths ou de Grammaire /Dans la nuit éternelle emportés sans retour, /Ne pourrons-nous jamais pendant l’année scolaire/ Poser la plume un seul jour ? » L’anachronisme, quand il est voulu, est donc un excellent moyen de capter l’attention si le sujet le permet.

Quatre sujets inédits
Je vous propose de vous entraîner cette semaine sur quatre sujets inédits :

  • Pensez-vous qu’il faille réinventer un nouveau modèle social pour notre monde ?
  • Le progrès… C’est bien quand ça s’arrête ?
  • Faire le tour du monde ou faire un tour ?
  • Faites votre éloge.

Entrainez-vous sur ces quatre sujets en exploitant tout ce qui a été dit jusqu’à présent : n’oubliez pas de reprendre aussi les autres entraînements à ce concours.

La citation de la semaine… Les élèves de Seconde 12 ! (1/2)

ecrire.1232563053.jpgUne fois n’est pas coutume, cette semaine et la semaine prochaine je proposerai des citations… d’adolescents, ceux de la classe de Seconde 12 de notre Lycée! Après avoir mené un important travail de recherche sur la fonction de l’écrivain, les jeunes ont souhaité proposer pour ce cahier de texte en ligne leur propre vision de l’écriture. Les propos, d’une grande densité intellectuelle parfois, résument non seulement leurs recherches précédentes, mais en redéfinissent les enjeux à la lumière d’un travail introspectif sur eux-mêmes : « c’est quoi écrire, pour un adolescent européen du vingt-et-unième siècle? »
Voici le premier volet des textes (les autres citations seront publiées mercredi prochain).
Bonne lecture… et bravo encore à toutes ces écrivaines et auteurs en herbe!
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Manon G***me

« Tous ces personnages que je m’invente tissent le fil de mon cocon. »

Lorsque j’écris, je me libère de moi-même : peu à peu les personnages que j’invente s’esquissent, se dessinent et prennent leur envol. En passant de ma vie à celle de l’un de mes personnages inventés, ce n’est pas seulement ma personnalité et ma perception du monde qui changent, c’est aussi mon rapport aux déterminismes, à commencer par le déterminisme physique : à travers mes personnages, je peux être plus petite ou plus grande, plus mince ou plus grosse ! L’écriture est donc une façon de me réinventer : tous ces personnages créés tissent les fils de mon cocon ; chacun apporte sa personnalité et à travers eux je me métamorphose pour prendre mon envol vers ma vie d’adulte, déjà riche de toutes ces vies imaginaires. »

Florine Da***

« Écrire, voilà la vraie parole libre, celle qui permet d’échapper à sa propre solitude. »

« Écrire, c’est quelque part se décrire, c’est-à-dire s’imaginer, se représenter différemment pour ne pas effacer ce que l’on est vraiment. C’est aussi une façon d’avancer sur le chemin pour continuer la vie et toujours se la rappeler. Quand j’écris, il me vient souvent cette impression d’être une prisonnière évadée de son cachot, en quête d’un monde inventé. Parler est parfois impossible, mais écrire, voilà la vraie parole libre, celle qui permet d’échapper à sa propre solitude ! »

Audrey Du***

« Cette présence à soi par l’intermédiaire du texte écrit… »

« Écrire, c’est laisser une marque de soi-même, c’est une façon de dire : « J’ai bel et bien existé ». Ce vécu passe par la graphie : c’est cette présence à soi par l’intermédiaire du texte écrit qui est la plus importante. En ce sens, l’écriture est un talent offert par Dieu qu’il faut utiliser et développer. Plus tard, quand je serai âgée, je relirai ce que j’ai noté et peut-être, en relisant ces mots anciens qui paraîtront soudainement neufs, me regarderai-je d’un œil nouveau? »

Kristina Sp***

« La page me laisse écrire ce que je veux, sans contraintes, comme un miroir de moi-même… »

« Quand j’écris, il y a seulement moi et le papier, il n’y a personne pour me demander quelque chose ou pour commenter ce que je fais : un papier ne peut pas répondre ; il existe seulement pour retenir et aspirer les mots, et à travers eux mes pensées. La page me laisse écrire ce que je veux, sans contraintes, comme un miroir de moi-même, comme une photographie qu’on aurait prise de soi, mais en mieux. Car un cliché photographique montre seulement un instant, un petit moment. Un texte montre un développement, un cheminement… »

Paul Va***

« Le malaise que je ressens aujourd’hui sera-t-il encore le leur? »

« Je ne pense pas devenir un grand écrivain mais je ne peux m’empêcher de penser que beaucoup de chefs-d’œuvre sont l’expression la plus humble de réflexions sur les write3.1232555087.jpgsentiments, les doutes de ceux qui les ont écrits. Et si je continue de rêver, peut-être qu’un jour lointain, mes petits enfants apprendront-ils ce que je ressentais à leur âge? Que sera la vie dans quarante ou cinquante ans? Malgré tous les changements matériels qui bouleverseront notre monde, le malaise que je ressens aujourd’hui et que tant d’autres écrivains ont ressenti bien avant moi, sera-t-il encore le leur? »

Seren Ap***

« Un monde dans lequel chaque homme est l’égal de son prochain »

« Écrire, c’est vivre une autre vie, meilleure que celle qu’on a : j’écris pour m’inventer cette vie que je n’ai pas et que je rêverais de vivre, une vie faite de possibles, où chaque chose peut prendre forme, sans limite ; un monde dans lequel chaque homme est l’égal de son prochain. La feuille blanche entre mes doigts commence alors à prendre forme, à acquérir de la valeur. Ma plume reflète mon cœur sur ce vaste territoire qui lui est dédié. Ce terrain m’est devenu un refuge : je peux m’y retrouver, retrouver la vraie Seren qui était en moi, et que la vie m’avait peut-être fait oublier… »

Fanny Dr***

« La plume file telle une pluie ruisselant sur la vitre. »

Écrire, c’est partir dans un monde à soi. Disparus, les problèmes et petits soucis du quotidien : la réalité n’est qu’une succession de contraintes. C’est dans l’imaginaire que tout est permis : libre d’exprimer sa pensée! La plume file telle une pluie ruisselant sur la vitre. Dans ce monde quelque peu insolite, l’intolérance est bannie : l’écriture devient plurielle. À quoi servirait d’être des milliards d’êtres humains sur terre, s’il n’y a qu’un modèle? Dans ce cas-là, autant n’être qu’un ! Place au farfelu et à l’inattendu. Place à de nouveaux horizons! »

Océane Fr***

« Écrire, c’est pleurer sans verser de larmes ! »

« L’une de mes grandes peurs est d’échouer. Je me rappelle le jour où j’ai ressenti cette peur : j’ai cherché un moyen d’y échapper. L’écriture a été l’un de ces moyens. Écrire c’est se créer un monde intime, un monde de rêve, de fantaisie et d’utopie. Écrire, c’est pleurer sans verser de larmes : c’est exprimer au fil de la plume les sentiments enfouis, ceux qui sont au plus profond du cœur de chacun d’entre nous… »

Charline Ga***

« La possibilité d’un voyage… »

« Je pense que l’écriture est la possibilité d’un voyage. Le plus merveilleux des voyages parce qu’il n’a pas de prix et parce qu’il vous appartient. Ce sentiment d’appartenance est immense : à ce moment-là, on ressent sur les autres, les cultures, le monde qui vous entoure, une impression de plénitude extraordinaire : l’écriture est le seul espace de liberté absolue! » 

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Concours d’expression orale… Entraînement n°2

Savoir prendre la parole en public… une exigence indispensable pour votre vie future.

Au-delà de ce concours, vous verrez combien votre vie scolaire (à commencer par l’oral du Bac) vous amènera de plus en plus à devoir prendre la parole en public. Un très grand nombre de formations (BTS, DUT, Grandes Écoles de Commerce ou d’Administration, licences, masters…) conditionnent l’inscription définitive (outre les résultats scolaires) à la réussite d’un entretien de sélection dans lequel la motivation mais aussi la prise de parole en public sont déterminants. Certains oraux, comme celui d’HEC par exemple, se passent non seulement devant un public, mais dans le cadre d’un entretien à plusieurs : le candidat retenu étant celui qui aura su imposer son leadership et son charisme face à d’autres étudiants ! 

Quant à la vie professionnelle, vous verrez que les entreprises multiplient les occasions de devoir prendre la parole en public : beaucoup d’entretiens d’embauche sont en fait des entretiens de groupe ! Cas de figure classique : plusieurs candidats sont réunis ensemble autour d’un recruteur qui observe les réactions : untel qui aura du leadership saura se mettre en avant… Tel autre parlera pour ne rien dire… Celui-ci saura gérer son capital émotionnel tandis qu’un autre répondra correctement mais ne maîtrisera pas sa voix…

Les compétences requises pour le concours…

La prise de parole en public requiert plusieurs compétences. Voici cette semaine quelques conseils pour affronter l’épreuve…

  1. Commencez d’abord à vous préparer « physiquement » à la prise de parole. Choisissez avec soin votre tenue ce jour-là : certes, ce n’est pas un défilé de mode, mais vous parlerez d’autant mieux que vous vous sentirez à l’aise dans vos vêtements. N’oubliez pas non plus que la principale difficulté… C’est vous : donc inutile de vous mettre trop la pression avant! Soyez sûr(e) de vous : partez gagnant(e) en vous disant que de toute façon vous n’avez strictement rien à perdre. Dès que vous rentrez, pensez aussi à dire Bonjour ! Cela paraît évident mais parfois, avec le trac…
  2. Regardez votre public. N’oubliez pas non plus que même si une personne du jury ne semble pas faire attention à votre présence quand vous parlez, cela ne veut rien dire : elle donnera un avis sur vous juste après votre départ. Donc regardez tout le monde (et pas seulement une seule personne parce qu’elle vous aura regardé(e) avec bienveillance ou parce que vous la connaissez (votre prof par exemple). Veillez également à vous tenir correctement : inutile de se raidir, mais il ne faut pas non plus être avachi !
  3. Improviser… Mais pas trop ! Bien sûr, le concours exige une certaine part d’improvisation, mais n’en faites pas trop non plus, car cela risquerait de vous entraîner sur un terrain parfois glissant, en particulier au niveau de la maîtrise du non-verbal (la gestuelle) : quand on improvise, on a tendance à « théâtraliser » un peu trop parfois : en libérant la parole, on libère trop ses gestes et on en arrive à « gesticuler ». Donc, gardez toujours une certaine distance en essayant d’articuler au mieux le geste et les registres de langue que vous allez employer (didactique, comique, lyrique, etc.)
  4. S’entraîner avec… une glace et un MP3 ! Voici un excellent exercice qui vous permettra de vérifier que vous maîtrisez votre voix et votre respiration lors de la prise de parole : chez vous, essayez en vous regardant obligatoirement devant une glace (une grande : celle de la salle de bain fera l’affaire!) de parler HAUT et FORT. L’exercice d’entraînement que je vous propose consiste à lire un texte neutre (une définition de cours par exemple, comme ça vous ne perdez pas de temps) en regardant le moins possible votre support et en vous fixant le plus possible dans la glace. Relisez plusieurs fois votre texte en variant l’intonation (neutralité, colère, joie, rire, émotion, interpellation, etc.). Si possible, enregistrez-vous avec un MP3 et écoutez ce que ça donne afin de corriger les petits problèmes (placement de la voix par exemple).
Rappel : dans l’entraînement n°1, il y a 8 sujets inédits sur lesquels vous pouvez vous entraîner!
Bonne chance à toutes et à tous !

Concours d'expression orale… Entraînement n°2

Savoir prendre la parole en public… une exigence indispensable pour votre vie future.

Au-delà de ce concours, vous verrez combien votre vie scolaire (à commencer par l’oral du Bac) vous amènera de plus en plus à devoir prendre la parole en public. Un très grand nombre de formations (BTS, DUT, Grandes Écoles de Commerce ou d’Administration, licences, masters…) conditionnent l’inscription définitive (outre les résultats scolaires) à la réussite d’un entretien de sélection dans lequel la motivation mais aussi la prise de parole en public sont déterminants. Certains oraux, comme celui d’HEC par exemple, se passent non seulement devant un public, mais dans le cadre d’un entretien à plusieurs : le candidat retenu étant celui qui aura su imposer son leadership et son charisme face à d’autres étudiants ! 
Quant à la vie professionnelle, vous verrez que les entreprises multiplient les occasions de devoir prendre la parole en public : beaucoup d’entretiens d’embauche sont en fait des entretiens de groupe ! Cas de figure classique : plusieurs candidats sont réunis ensemble autour d’un recruteur qui observe les réactions : untel qui aura du leadership saura se mettre en avant… Tel autre parlera pour ne rien dire… Celui-ci saura gérer son capital émotionnel tandis qu’un autre répondra correctement mais ne maîtrisera pas sa voix…

Les compétences requises pour le concours…

La prise de parole en public requiert plusieurs compétences. Voici cette semaine quelques conseils pour affronter l’épreuve…

  1. Commencez d’abord à vous préparer « physiquement » à la prise de parole. Choisissez avec soin votre tenue ce jour-là : certes, ce n’est pas un défilé de mode, mais vous parlerez d’autant mieux que vous vous sentirez à l’aise dans vos vêtements. N’oubliez pas non plus que la principale difficulté… C’est vous : donc inutile de vous mettre trop la pression avant! Soyez sûr(e) de vous : partez gagnant(e) en vous disant que de toute façon vous n’avez strictement rien à perdre. Dès que vous rentrez, pensez aussi à dire Bonjour ! Cela paraît évident mais parfois, avec le trac…
  2. Regardez votre public. N’oubliez pas non plus que même si une personne du jury ne semble pas faire attention à votre présence quand vous parlez, cela ne veut rien dire : elle donnera un avis sur vous juste après votre départ. Donc regardez tout le monde (et pas seulement une seule personne parce qu’elle vous aura regardé(e) avec bienveillance ou parce que vous la connaissez (votre prof par exemple). Veillez également à vous tenir correctement : inutile de se raidir, mais il ne faut pas non plus être avachi !
  3. Improviser… Mais pas trop ! Bien sûr, le concours exige une certaine part d’improvisation, mais n’en faites pas trop non plus, car cela risquerait de vous entraîner sur un terrain parfois glissant, en particulier au niveau de la maîtrise du non-verbal (la gestuelle) : quand on improvise, on a tendance à « théâtraliser » un peu trop parfois : en libérant la parole, on libère trop ses gestes et on en arrive à « gesticuler ». Donc, gardez toujours une certaine distance en essayant d’articuler au mieux le geste et les registres de langue que vous allez employer (didactique, comique, lyrique, etc.)
  4. S’entraîner avec… une glace et un MP3 ! Voici un excellent exercice qui vous permettra de vérifier que vous maîtrisez votre voix et votre respiration lors de la prise de parole : chez vous, essayez en vous regardant obligatoirement devant une glace (une grande : celle de la salle de bain fera l’affaire!) de parler HAUT et FORT. L’exercice d’entraînement que je vous propose consiste à lire un texte neutre (une définition de cours par exemple, comme ça vous ne perdez pas de temps) en regardant le moins possible votre support et en vous fixant le plus possible dans la glace. Relisez plusieurs fois votre texte en variant l’intonation (neutralité, colère, joie, rire, émotion, interpellation, etc.). Si possible, enregistrez-vous avec un MP3 et écoutez ce que ça donne afin de corriger les petits problèmes (placement de la voix par exemple).
Rappel : dans l’entraînement n°1, il y a 8 sujets inédits sur lesquels vous pouvez vous entraîner!
Bonne chance à toutes et à tous !

La citation de la semaine… Harold Pinter : dire l’indicible…

« I think that we communicate only too well, in our silence »

Je pense que nous ne communiquons que trop bien dans notre silence

Un enragé… engagé…

Dramaturge britannique (1930-2008), reconnu dans le monde entier par un prix Nobel de littérature en 2005, Harold Pinter s’est éteint la veille de Noël, le 24 décembre 2008 à l’âge de soixante-dipinter.1231821104.jpgx-huit ans, des suites d’une longue maladie. Né en 1930 dans le quartier populaire et malfamé (à l’époque) de l’East End de Londres où ses grands-parents juifs avaient immigré, Pinter a eu très tôt la réputation d’un rebelle enragé et engagé.  Hanté toute sa vie par la relation complexe entre la réalité et son dificile déchiffrement par le langage, Pinter a utilisé son théâtre mais aussi la poésie et le cinéma pour représenter les dérives du monde monderne dans toute leur cruauté. Cruauté de l’indifférence de la société, lâcheté et manipulation des hommes… Dans un célèbre discours prononcé au National Student Drama (Festival de Bristol) en 1962, l’auteur s’exclame : « I think that we communicate only too well, in our silence » (*) : « Je pense que nous ne communiquons que trop bien dans notre silence ». La phrase résume à elle seule la pensée de Pinter : quand les masques tombent, il ne reste plus que le silence, l’extrême nudité de la conscience de l’homme face à lui-même… En avançant dans l’âge, Pinter a radicalisé sa pensée dans des réquisitoires de plus en plus sévères à l’encontre des impérialismes (il n’est que d’évoquer sa critique sans appel de l’intervention américaine en Irak (2003) la qualifiant de « terrorisme d’État »)…

« Death » (1997)… Un poème déroutant

Je vous propose aujourd’hui de lire ce poème  intitulé « Death » (« Mort ») dont le sens est en fait très symbolique : rédigé en 1997 lors d’une visite de Pinter dans une morgue, le texte se présente comme une allégorie : les questionnements successifs, qui dérangent, heurtent pinter1.1231826481.jpgle lecteur au point de provoquer sa gêne, voire son dégoût, sont autant d’appels au secours que Pinter adresse à notre monde moderne, sourd à ce que les autres disent et qu’on n’entend pas, à ce qu’ils ont été, à ce qu’ils sont et qu’on ne voit pas. La syntaxe est d’autant plus percutante en Anglais (la traduction ne pose vraiment aucun problème) qu’elle est concise, brutale et directe ; d’où cette impression que derrière la transparence apparente de la scène décrite se cache un obstacle existentiel majeur : il n’y a que des questions sans réponse. Vous remarquerez la disparition des points d’interrogation à la fin du texte, comme si les questionnements successifs n’amenaient à aucun dialogue possible… Comment dès lors ne pas interpréter ce texte comme une parabole poétique sur la condition humaine? Au-delà de la scène décrite, c’est de l’absurdité de notre monde de guerre et de violence qu’il s’agit : parce qu’il se heurte à l’incommunicabilité, le langage de Pinter parvient en fait à son véritable but : questionner notre conscience au plus profond de nous-même.

« Death » (1997)

Where was the body found? Où a été trouvé le corps mort?
Who found the dead body? Qui a trouvé le corps mort?
Was the dead body dead when found? Le corps mort était-il mort quand on l’a trouvé?
How was the dead body found? Comment le corps mort a-t-il été trouvé?

Who was the dead body? Qui était le corps mort?

Who was the father or daughter or brother Qui était le père ou la fille ou le frère
Or uncle or sister or mother or son Ou l’oncle ou la sœur ou la mère ou le fils
Of the dead and abandoned body? Du corps mort et abandonné?
Was the body dead when abandoned? Le corps était-il mort quand on l’a abandonné?
Was the body abandoned? Le corps était-il abandonné?
By whom had it been abandoned? Par qui a-t-il été abandonné?

Was the dead body naked or dressed for a journey? Le corps mort était-il nu ou vêtu pour un voyage?

What made you declare the dead body dead? Pour quelle raison avez-vous déclaré la mort du corps mort?
Did you declare the dead body dead? Avez-vous déclaré comme mort le corps mort?
How well did you know the dead body? Connaissiez-vous bien le corps mort?
How did you know the body was dead? Comment saviez-vous que le corps mort était mort?

Did you wash the dead body Avez-vous lavé le corps mort
Did you close both its eyes Avez-vous refermé ses deux yeux
Did you bury the body Avez-vous enterré le corps
Did you leave it abandoned L’avez-vous laissé abandonné
Did you kiss the dead body Avez-vous embrassé le corps mort

____________

(*) Pour lire le discours dans son intégralité en Anglais (qui n’est pas très difficile à traduire), allez sur la page du Guardian en cliquant ici.)
 

La citation de la semaine… Harold Pinter : dire l'indicible…

« I think that we communicate only too well, in our silence »
Je pense que nous ne communiquons que trop bien dans notre silence
Un enragé… engagé…

Dramaturge britannique (1930-2008), reconnu dans le monde entier par un prix Nobel de littérature en 2005, Harold Pinter s’est éteint la veille de Noël, le 24 décembre 2008 à l’âge de soixante-dipinter.1231821104.jpgx-huit ans, des suites d’une longue maladie. Né en 1930 dans le quartier populaire et malfamé (à l’époque) de l’East End de Londres où ses grands-parents juifs avaient immigré, Pinter a eu très tôt la réputation d’un rebelle enragé et engagé.  Hanté toute sa vie par la relation complexe entre la réalité et son dificile déchiffrement par le langage, Pinter a utilisé son théâtre mais aussi la poésie et le cinéma pour représenter les dérives du monde monderne dans toute leur cruauté. Cruauté de l’indifférence de la société, lâcheté et manipulation des hommes… Dans un célèbre discours prononcé au National Student Drama (Festival de Bristol) en 1962, l’auteur s’exclame : « I think that we communicate only too well, in our silence » (*) : « Je pense que nous ne communiquons que trop bien dans notre silence ». La phrase résume à elle seule la pensée de Pinter : quand les masques tombent, il ne reste plus que le silence, l’extrême nudité de la conscience de l’homme face à lui-même… En avançant dans l’âge, Pinter a radicalisé sa pensée dans des réquisitoires de plus en plus sévères à l’encontre des impérialismes (il n’est que d’évoquer sa critique sans appel de l’intervention américaine en Irak (2003) la qualifiant de « terrorisme d’État »)…

« Death » (1997)… Un poème déroutant

Je vous propose aujourd’hui de lire ce poème  intitulé « Death » (« Mort ») dont le sens est en fait très symbolique : rédigé en 1997 lors d’une visite de Pinter dans une morgue, le texte se présente comme une allégorie : les questionnements successifs, qui dérangent, heurtent pinter1.1231826481.jpgle lecteur au point de provoquer sa gêne, voire son dégoût, sont autant d’appels au secours que Pinter adresse à notre monde moderne, sourd à ce que les autres disent et qu’on n’entend pas, à ce qu’ils ont été, à ce qu’ils sont et qu’on ne voit pas. La syntaxe est d’autant plus percutante en Anglais (la traduction ne pose vraiment aucun problème) qu’elle est concise, brutale et directe ; d’où cette impression que derrière la transparence apparente de la scène décrite se cache un obstacle existentiel majeur : il n’y a que des questions sans réponse. Vous remarquerez la disparition des points d’interrogation à la fin du texte, comme si les questionnements successifs n’amenaient à aucun dialogue possible… Comment dès lors ne pas interpréter ce texte comme une parabole poétique sur la condition humaine? Au-delà de la scène décrite, c’est de l’absurdité de notre monde de guerre et de violence qu’il s’agit : parce qu’il se heurte à l’incommunicabilité, le langage de Pinter parvient en fait à son véritable but : questionner notre conscience au plus profond de nous-même.

« Death » (1997)

Where was the body found? Où a été trouvé le corps mort?
Who found the dead body? Qui a trouvé le corps mort?
Was the dead body dead when found? Le corps mort était-il mort quand on l’a trouvé?
How was the dead body found? Comment le corps mort a-t-il été trouvé?

Who was the dead body? Qui était le corps mort?
Who was the father or daughter or brother Qui était le père ou la fille ou le frère
Or uncle or sister or mother or son Ou l’oncle ou la sœur ou la mère ou le fils
Of the dead and abandoned body? Du corps mort et abandonné?
Was the body dead when abandoned? Le corps était-il mort quand on l’a abandonné?
Was the body abandoned? Le corps était-il abandonné?
By whom had it been abandoned? Par qui a-t-il été abandonné?

Was the dead body naked or dressed for a journey? Le corps mort était-il nu ou vêtu pour un voyage?
What made you declare the dead body dead? Pour quelle raison avez-vous déclaré la mort du corps mort?
Did you declare the dead body dead? Avez-vous déclaré comme mort le corps mort?
How well did you know the dead body? Connaissiez-vous bien le corps mort?
How did you know the body was dead? Comment saviez-vous que le corps mort était mort?

Did you wash the dead body Avez-vous lavé le corps mort
Did you close both its eyes Avez-vous refermé ses deux yeux
Did you bury the body Avez-vous enterré le corps
Did you leave it abandoned L’avez-vous laissé abandonné
Did you kiss the dead body Avez-vous embrassé le corps mort

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(*) Pour lire le discours dans son intégralité en Anglais (qui n’est pas très difficile à traduire), allez sur la page du Guardian en cliquant ici.)
 

Exposition : la poésie du Symbolisme au Surréalisme. Au CDI du 12 au 26 janvier 2009

Les classes de Première S5 et ES4 vous invitent à l’exposition qu’elles organisent au CDI sur le thème : la poésie du Symbolisme au Surréalisme. Plus de soixante poèmes inédits seront exposés, associant l’art poétique et l’image. De par leur qualité, les textes présentés reflètent la vivacité de la création poétique actuelle. Venez nombreux.

Et sur ce site…

Accédez à l’exposition virtuelle tournante : menu en haut à gauche « Les classes exposent » (*)…

Chaque semaine, de nouveaux textes seront exposés !

(*) Afin de protéger l’anonymat des auteurs mineurs sur Internet, les noms de famille ont été partiellement masqués. Merci de votre compréhension. Enfin, malgré leur qualité, certains textes sont difficilement publiables sur Internet, en raison de la taille trop volumineuse des fichiers graphiques, et de la capacité de stockage limitée du serveur. Vous pouvez bien sûr les voir sur place, puis à la journée « Portes Ouvertes » du damedi 21 mars, et enfin au Salon du Livre du Montargois, où toutes mes classes exposeront.

Concours d’expression orale… Du nouveau !

  • Réunion d’information pour les élèves inscrits : le mardi 20 janvier 2009 à 14h30 à l’amphithéâtre (*).
  • Le concours 2009 se déroulera au Lycée (CDI) en 2 étapes :
    • Les demi-finales auront lieu en février
      • Pour les classes de Première (*) : mardi 3 février (de 13h30 à 17h30)
      • Pour les classes de Seconde (*) : mardi 10 février, le matin (à partir de 10 heures) ET l’après-midi.
    • La finale aura lieu le mardi 10 mars (*) le matin et l’après-midi.

Retrouvez sur ce site dès le lundi 12 janvier des exemples de questions et deux sujets commentés chaque semaine + des tas de conseils pratiques pour vous préparer au mieux à l’épreuve !

(*) Les dates et horaires sont donnés à titre indicatif, sous réserve d’erreurs typographiques ou de modifications ultérieures.

Concours d'expression orale… Du nouveau !

  • Réunion d’information pour les élèves inscrits : le mardi 20 janvier 2009 à 14h30 à l’amphithéâtre (*).
  • Le concours 2009 se déroulera au Lycée (CDI) en 2 étapes :
    • Les demi-finales auront lieu en février
      • Pour les classes de Première (*) : mardi 3 février (de 13h30 à 17h30)
      • Pour les classes de Seconde (*) : mardi 10 février, le matin (à partir de 10 heures) ET l’après-midi.
    • La finale aura lieu le mardi 10 mars (*) le matin et l’après-midi.

Retrouvez sur ce site dès le lundi 12 janvier des exemples de questions et deux sujets commentés chaque semaine + des tas de conseils pratiques pour vous préparer au mieux à l’épreuve !

(*) Les dates et horaires sont donnés à titre indicatif, sous réserve d’erreurs typographiques ou de modifications ultérieures.

Emploi du temps… Apprendre à planifier son travail…

Illustrations gratuites de ÉtudiantLa réussite scolaire passe d’abord par une bonne maîtrise de la planification des tâches. 

Explication…

Du temps linéaire…

Nombreux sont les élèves qui éprouvent des difficultés à planifier leur emploi du temps. De là des retards parfois importants et préjudiciables au bon déroulement de leur scolarité. La raison tient au fait que beaucoup d’élèves ont pris la (mauvaise) habitude d’utiliser (comme dans les « petites classes ») un agenda ou un cahier de texte qui est une méthode de planification du travail assez sommaire. Explication : la représentation du temps sur un agenda est « linéaire » : elle ne permet pas de visualiser le temps dans son ensemble. De là une vision à très court terme, qui n’offre ni anticipation, ni projection, ni planification.

… au temps stratégique

Ce « temps linéaire » est donc un temps partiel, hérité de la petite école ou du collège : on regarde le lundi ce qu’il y a à faire pour le mardi, le mercredi ce qu’il y a à rendre le jeudi ou le vendredi, etc. Tout fonctionne à peu près bien quand la charge de travail est minime. En revanche, dès que le rythme et la densité des exercices augmentent, la méthode ne marche plus, pour la simple raison que ce n’est pas une méthode de travail. Je vous propose un processus qui a fait ses preuves à 100% à haut niveau : il consiste à gérer son temps de façon « stratégique », c’est-à-dire à visualiser les activités sur une longue période. Au lieu de regarder les activités jour après jour, on les visualise dans leur intégralité selon un principe de planification stratégique.

Une méthode efficace et simple

Prenez une grande copie double et faites-vous un calendrier sur un mois (très rapidement… Ne passez pas 10 heures dessus évidemment!). Ensuite, dès que vous notez un travail à faire, une leçon à apprendre dans votre agenda, prenez l’habitude de reporter le travail à faire sur votre tableau : affichez-le près de votre bureau chaque jour afin de bien visualiser l’ensemble des tâches à accomplir.

Très important : prenez l’habitude de « hiérarchiser » les activités en utilisant des codes de couleur : par exemple, préparer une dissertation de français à la maison demande au moins six heures : j’attribue donc un code rouge! J’attribuerai le rouge à tous les exercices nécessitant un lourd investissement. On peut attribuer le code « bleu » aux exercices nécessitant moins de temps (2 à 3 heures par exemple) et le code « vert » aux travaux qu’on peut effectuer encore plus rapidement.

Savoir anticiper…

Si vous regardez attentivement le calendrier, vous voyez que les quinze premiers jours du mois sont « relativement » calmes. En revanche, tout s’accélère ensuite. Sur un agenda traditionnel, la visualisation linéaire empêche une bonne planification. Au contraire ici, vous pouvez d’avance préparer certains exercices afin d’éviter les retards : dans cet exemple, le contrôle d’histoire-géographie le 20, le commentaire de Français le 22, le DST en LV1 le 23 et la prépa de Maths doivent évidemment être planifiés avant : si vous attendez, bonjour la catastrophe !

Personnellement, j’ai été ahuri de voir des élèves de Première affirmer le plus tranquillement du monde qu’ils n’avaient pas eu le temps en 3 semaines de consacrer ne serait-ce que trois heures à préparer une dissertation… Plutôt qu’un relâchement, je préfère voir un gros problème lié à l’organisation du temps de travail. C’est la raison pour laquelle je vous propose cette méthode de planification stratégique. Si vous la suivez, vous n’aurez aucun mal à vous organiser. Je l’ai utilisée même quand j’étais en Doctorat, je l’utilise toujours quand j’ai beaucoup d’activités à finaliser : elle garantit la réussite à 100%.

De plus, elle vous amène (plus tard, professionnellement) à mieux vous organiser en améliorant votre efficience afin de favoriser l’atteinte de vos objectifs, à gérer votre travail selon une logique « d’entreprise » en vous fixant des objectifs de réussite. L’avantage du calendrier que je vous propose est qu’il offre en effet une bonne adaptation à la fois à l’environnement externe (les travaux qu’on vous donne, les tâches que vous devez accomplir) et à vos ressources et vos compétences internes (votre capacité et votre rythme de travail) : en planifiant, vous êtes sûr(e) d’y arriver !

Méthodes de travail… Apprendre avec son smartphone !

Apprendre avec son smartphone ? Non vous ne rêvez pas ! 

Tout le monde a un smartphone… Mais quand on est étudiant (et même après !), on l’utilise davantage pour écouter de la musique que pour potasser ses leçons… Pourtant le smartphone se révèle un accessoire très utile à l’apprentissage de n’importe quel cours, particulièrement pour les enseignements de Lettres ou de Sciences Humaines.

Explication…

Après une journée de travail, la mémoire visuelle est souvent défaillante, surtout si l’on veille tard le soir : fatigue oculaire, difficultés de concentration, troubles de la vision… De plus, votre cerveau est un peu comme un disque dur d’ordinateur : après plusieurs heures de cours sur des matières complètement différentes, une fois rentré chez vous, l’ordinateur, la télévision, les jeux vidéo sollicitent de nouveau votre cerveau. À un certain moment, il ne parvient plus à gérer cette multiplication de signes : il se produit ce que les spécialistes appellent un phénomène de « surcharge cognitive ». Le « disque dur » de votre cerveau est littéralement « fragmenté » : impossible pour lui de restituer convenablement les connaissances, de là de nombreuses confusions, souvent très lourdes de conséquences en situation d’évaluation.

Les limites de la mémoire visuelle

De plus, l’une des limites bien connue de la mémoire visuelle tient à sa difficulté à élaborer du sens : quand on est fatigué, les mots que nous lisons sont transformés en « images », on dit qu’ils sont « chosifiés » car ils ne forment que des « tâches » sur le papier, ne signifiant plus grand chose : on voit des « signes » au lieu de trouver du « sens » à ce qu’on lit. Par ailleurs, en fonctionnant un peu comme un objectif d’appareil photo, la mémoire visuelle capte tout en « rafale », de façon très éphémère, sans hiérarchiser les informations : on se focalisera avec la même attention sur une notion de Français que sur un SMS ou un message de chat !

Les avantages de la mémoire auditive

À l’inverse, travailler la mémoire auditive avec son smartphone présente un grand avantage, à la condition de respecter quelques règles strictes d’utilisation…Si l’image ne s’affiche pas, actualisez la page pour voir la méthode

Si vous êtes chez vous, faites absolument le vide : refusez toute sollicitation extérieure. Éteignez la lumière, allongez-vous au lit, fermez les yeux, et détendez-vous. Ecoutez votre cours le plus attentivement possible, en vous concentrant sur le son de votre voix et le sens des mots. Pendant les silences, répétez à voix haute ce que vous avez entendu (les définitions, les consignes, les formules, etc.).

Vous verrez que même les intervalles musicaux sont importants pour la réussite de l’exercice : ils permettent au cerveau de faire une pause, et de restructurer l’information. Préférez les musiques avec peu de paroles, afin de ne pas perturber le travail de mémorisation, et avec des sons agréables afin de créer une ambiance apaisante (évitez le rap ou le Metal !). Pendant ce laps de temps, vous pouvez repenser tranquillement à ce que vous avez appris, en essayant de le synthétiser et en mémorisant les informations importantes.

Si vous n’apprenez pas de chez vous (par exemple, lorsque vous êtes dans le bus, dans la rue, en voyage), cette méthode se révèlera très utile particulièrement avant les examens. Elle permet de réviser « sans en avoir l’air », sans être obligé de sortir son classeur, ou d’ouvrir ses cahiers. Si vous la pratiquez rigoureusement, vous verrez que la technique est infaillible, surtout quand on a un grand volume d’informations à mémoriser.

  • Cette méthode complète efficacement l’indispensable travail sur les fiches de synthèse. Je vous la recommande pour le Bac et même pour les examens ou concours de haut niveau : BTS, Licence professionnelle, mais aussi classes Prépas, Master, Grandes Ecoles… Plus vous le pratiquerez, et mieux vous maîtriserez l’exercice.

Classes de Première… Prépa au Bac blanc du 3 décembre : l’écrit d’invention.

Tout d’abord, référez-vous à l’article du 9 novembre qui fait le point sur les différents exercices. Pour celles et ceux tentés par l’écriture d’invention, je leur suggère de se préparer de façon très spécifique. Voici trois sujets intéressants pour vos entraînements. Je vous conseille de les traiter dès maintenant !

  • Sujet n°1 : « Choisissez un poème dans votre anthologie. Imaginez que vous l’envoyez à une revue de poésie : dans votre lettre d’accompagnement, vous en défendez l’intérêt par rapport à d’autres types de poèmes. » C’est un sujet très complet : il impose de travailler l’épistolaire (spécificité de la lettre, choix des formules, typographie, etc). Par ailleurs il vous amène à confronter différents types de poèmes : c’est là que vous devez réfléchir aux fonctions de la poésie (par exemple poésie « engagée » par opposition à « l’art pour l’art », etc.). Le plan utilisé peut être de type concessif (« certes… mais… » ; « si… en revanche… »).
  • Sujet n°2 : « Deux lecteurs débattent de leurs goûts en matière de poésie, l’un penchant pour les formes anciennes, l’autre pour des formes nouvelles. Vous rédigerez leur dialogue en veillant à y intégrer des exemples précis ». Dans ce sujet, on vous demande de nouveau deux compétences. Au niveau de la forme, c’est un dialogue (utilisez les verbes introducteurs, rendez votre dialogue vivant par l’emploi d’exclamatives, d’interrogations oratoires, etc.). Pour ce qui concerne les idées, le sujet est plus difficile qu’il n’y paraît car il exige de connaître les contraintes d’écriture propres à la poésie traditionnelle (forme fixe comme le sonnet par exemple, importance de la rime, décompte syllabique, donc une poésie de contraintes et de règles), et en même temps de montrer combien les « Modernes » à partir de Hugo, et surtout des Symbolistes (Baudelaire, Mallarmé) ont transformé la poésie, par exemple en amenant le poème en prose. A ce titre, il est nécessaire évidemment d’envisager la révolution surréaliste (à partir d’Apollinaire qui va renouveler considérablement le langage (arythmie, écriture automatique…).
  • Sujet n°3 : « Pour une revue de poésie créée avec des camarades, vous devez écrire un article intitulé : « Je n’aime pas les vers : j’aime la poésie ! ». Rédigez cet article en l’illustrant de citations tirées de vos lectures scolaires ou personnelles. Vous donnerez à votre prose un ton convaincu, sans aucune familiarité ». Concernant la rédaction d’un article de journal, pas de difficulté majeure : vous avez déjà travaillé sur ce genre. En revanche, le sujet est basé sur un paradoxe qui amène (un peu comme dans le sujet précédent) à envisager la poésie sous un autre angle et à en reproposer la définition. Certains auteurs à partir de Lautréamont ou Rimbaud ont proposé une autre conception du poème : recherches rythmiques, curiosité de phrases, étrangeté de la métaphore, néologismes, etc. redéfinissant les rapports de la prose et du vers. C’est un aspect essentiel sur lequel vous devez travailler.
Mon conseil : pour chacun des sujets, essayez d’en préparer rapidement le plan. Imaginez en une trentaine de minutes la façon dont vous pourriez organiser votre discours à partir d’une problématique, c’est-à-dire d’un questionnement, et surtout (le plus important) réfléchissez à des exemples littéraires que vous pourriez utiliser pour étayer votre propos. Faites-en sorte qu’ils soient précis : auteurs, textes, citations, mouvements, etc.). Evitez absolument le vague saupoudrage, les allusions, l’écriture « au fil de la plume ». N’oubliez pas que pour l’écriture d’invention, une grande partie de la note concerne votre aptitude à exploiter votre culture générale et à la mettre en valeur en exploitant des techniques rédactionnelles.
Enfin, si vous avez bien observé les sujets, vous avez constaté que chacun des intitulés exige deux compétences :
  • la première est d’ordre formel, rédactionnel : c’est le choix du support textuel : article, lettre, discours, dialogue, etc.
  • la deuxième concerne l’exploitation de l’objet d’étude (la poésie, le théâtre, le roman, etc.).
Si vous êtes astucieux, il vous suffit une fois pour toutes de vous faire une fiche par objet d’étude, et une fiche par contrainte de genre (dialogue, monologue, discours, etc.). Cela facilitera considérablement vos révisions!

Classes de Première… Prépa au Bac blanc du 3 décembre : l'écrit d'invention.

Tout d’abord, référez-vous à l’article du 9 novembre qui fait le point sur les différents exercices. Pour celles et ceux tentés par l’écriture d’invention, je leur suggère de se préparer de façon très spécifique. Voici trois sujets intéressants pour vos entraînements. Je vous conseille de les traiter dès maintenant !

  • Sujet n°1 : « Choisissez un poème dans votre anthologie. Imaginez que vous l’envoyez à une revue de poésie : dans votre lettre d’accompagnement, vous en défendez l’intérêt par rapport à d’autres types de poèmes. » C’est un sujet très complet : il impose de travailler l’épistolaire (spécificité de la lettre, choix des formules, typographie, etc). Par ailleurs il vous amène à confronter différents types de poèmes : c’est là que vous devez réfléchir aux fonctions de la poésie (par exemple poésie « engagée » par opposition à « l’art pour l’art », etc.). Le plan utilisé peut être de type concessif (« certes… mais… » ; « si… en revanche… »).
  • Sujet n°2 : « Deux lecteurs débattent de leurs goûts en matière de poésie, l’un penchant pour les formes anciennes, l’autre pour des formes nouvelles. Vous rédigerez leur dialogue en veillant à y intégrer des exemples précis ». Dans ce sujet, on vous demande de nouveau deux compétences. Au niveau de la forme, c’est un dialogue (utilisez les verbes introducteurs, rendez votre dialogue vivant par l’emploi d’exclamatives, d’interrogations oratoires, etc.). Pour ce qui concerne les idées, le sujet est plus difficile qu’il n’y paraît car il exige de connaître les contraintes d’écriture propres à la poésie traditionnelle (forme fixe comme le sonnet par exemple, importance de la rime, décompte syllabique, donc une poésie de contraintes et de règles), et en même temps de montrer combien les « Modernes » à partir de Hugo, et surtout des Symbolistes (Baudelaire, Mallarmé) ont transformé la poésie, par exemple en amenant le poème en prose. A ce titre, il est nécessaire évidemment d’envisager la révolution surréaliste (à partir d’Apollinaire qui va renouveler considérablement le langage (arythmie, écriture automatique…).
  • Sujet n°3 : « Pour une revue de poésie créée avec des camarades, vous devez écrire un article intitulé : « Je n’aime pas les vers : j’aime la poésie ! ». Rédigez cet article en l’illustrant de citations tirées de vos lectures scolaires ou personnelles. Vous donnerez à votre prose un ton convaincu, sans aucune familiarité ». Concernant la rédaction d’un article de journal, pas de difficulté majeure : vous avez déjà travaillé sur ce genre. En revanche, le sujet est basé sur un paradoxe qui amène (un peu comme dans le sujet précédent) à envisager la poésie sous un autre angle et à en reproposer la définition. Certains auteurs à partir de Lautréamont ou Rimbaud ont proposé une autre conception du poème : recherches rythmiques, curiosité de phrases, étrangeté de la métaphore, néologismes, etc. redéfinissant les rapports de la prose et du vers. C’est un aspect essentiel sur lequel vous devez travailler.
Mon conseil : pour chacun des sujets, essayez d’en préparer rapidement le plan. Imaginez en une trentaine de minutes la façon dont vous pourriez organiser votre discours à partir d’une problématique, c’est-à-dire d’un questionnement, et surtout (le plus important) réfléchissez à des exemples littéraires que vous pourriez utiliser pour étayer votre propos. Faites-en sorte qu’ils soient précis : auteurs, textes, citations, mouvements, etc.). Evitez absolument le vague saupoudrage, les allusions, l’écriture « au fil de la plume ». N’oubliez pas que pour l’écriture d’invention, une grande partie de la note concerne votre aptitude à exploiter votre culture générale et à la mettre en valeur en exploitant des techniques rédactionnelles.
Enfin, si vous avez bien observé les sujets, vous avez constaté que chacun des intitulés exige deux compétences :
  • la première est d’ordre formel, rédactionnel : c’est le choix du support textuel : article, lettre, discours, dialogue, etc.
  • la deuxième concerne l’exploitation de l’objet d’étude (la poésie, le théâtre, le roman, etc.).
Si vous êtes astucieux, il vous suffit une fois pour toutes de vous faire une fiche par objet d’étude, et une fiche par contrainte de genre (dialogue, monologue, discours, etc.). Cela facilitera considérablement vos révisions!