La classe de seconde 7 du LEF va participer au Concours Mix'Art 2013…

Après examen de sa candidature, la classe de Seconde 7 du Lycée en Forêt (promotion 2012-2013) a été retenue par l’association Ariana, organisatrice de l’opération MIX’ART, l’art liberté, en faveur de la promotion de la citoyenneté et de la diversité culturelle…
Tous les élèves de la classe se mobilisent dès maintenant pour l’édition 2013 de ce grand concours dont la finale se déroulera au début du mois de juin à Berlin !
© Bruno Rigolt « Mona Lisa U+262E ». D’après la Joconde de Léonard de Vinci (Musée du Louvre, Paris).
Le Cahier des charges 2013 est consultable en ligne en cliquant ici.

Toutes les œuvres crées par les élèves feront l’objet d’une vaste exposition mise en ligne au mois de juin !

La classe de seconde 7 du LEF va participer au Concours Mix’Art 2013…

Après examen de sa candidature, la classe de Seconde 7 du Lycée en Forêt (promotion 2012-2013) a été retenue par l’association Ariana, organisatrice de l’opération MIX’ART, l’art liberté, en faveur de la promotion de la citoyenneté et de la diversité culturelle…

Tous les élèves de la classe se mobilisent dès maintenant pour l’édition 2013 de ce grand concours dont la finale se déroulera au début du mois de juin à Berlin !

© Bruno Rigolt « Mona Lisa U+262E ». D’après la Joconde de Léonard de Vinci (Musée du Louvre, Paris).

Le Cahier des charges 2013 est consultable en ligne en cliquant ici.

Toutes les œuvres crées par les élèves feront l’objet d’une vaste exposition mise en ligne au mois de juin !

Concours d'art oratoire 2012 LEF/Rotary Club

Bientôt le Concours d’art oratoire 2012
Inscriptions au CDI jusqu’au 6 février 2012
Présentation

Pour la cinquième année, le Rotary Club de Montargis propose aux élèves du Lycée en Forêt de participer à un concours d’art oratoire qui aura lieu début mars 2011. Si vous aimez prendre la parole, saisissez cette occasion unique de vous exprimer à l’oral face à un public (des professionnels et quelques enseignants du Lycée). Les inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes : vous pouvez retirer le formulaire d’inscription au CDI (Attention : le nombre de places étant limité, ne tardez pas à rapporter vos bulletins d’inscription. Clôture des inscriptions :  le 6 février).

 

Le déroulement de l’épreuve…

Le jour de l’épreuve, vous aurez le choix entre quatre sujets imposés. Après avoir pris connaissance des sujets, vous n’en retiendrez qu’un seul, que vous préparerez sur place en 30 minutes exactement.

Les sujets proposés portent sur des questions de culture générale :

  • Économie et Société,
  • Littérature et philosophie,
  • Sciences et techniques,
  • Et pour la demi-finale des sujets “inclassables”, faisant davantage appel à vos capacités d’originalité).

Votre prestation doit durer 5 minutes au moins ! Le jury attend évidemment des exposés argumentés et réfléchis, ce qui n’empêche nullement l’improvisation : mettez-vous en scène, interpellez votre public un peu comme un acteur “qui fait son numéro”! Pourquoi pas du Slam si vous en avez le talent ! Rien n’est pire qu’un exposé lu de façon monocorde : surprenez le jury !

Le barème d’évaluation

  1. L’art oratoire et l’éloquence (10 points) ;
  2. La rhétorique : l’art du “discours”, la qualité de vos arguments et de vos exemples (10 points).
  1. L’art oratoire touche à “l’art de bien parler”. Un orateur persuasif est celui qui sait s’exprimer avec aisance et clarté, moduler le son de sa voix afin d’éviter la monotonie par exemple. La capacité d’émouvoir, de persuader par la parole sont donc essentielles. Au niveau de l’évaluation, la diction est fondamentale puisque vous devez persuader d’abord par la parole! Ne négligez surtout pas le travail sur la langue : c’est ce qu’on appelle l’élocution, c’est-à-dire le choix du style. Par exemple, l’emploi de figures de rhétorique semble tout indiqué : métaphores, comparaisons, interpellation de votre auditoire, interrogations oratoires, etc.

  2. La rhétorique, c’est l’art du discours. Vous avez toutes et tous déjà travaillé sur l’écrit d’invention : cela va vous servir pour le concours ! L’invention, au sens étymologique (du latin “inventio”) est la capacité de savoir construire un projet, c’est-à-dire de convaincre en organisant votre propos. Vous serez donc noté sur la manière dont vous avez disposé vos idées, structuré votre parcours argumentatif. Pensez à utiliser les procédés propres au discours (choix des arguments, des exemples, des techniques de persuasion, techniques d’amplification, voire de dramatisation) en rapport avec le sujet.

 

Cliquez sur l’image pour l’agrandir…

Dans cet Espace pédagogique, vous trouverez dès le 28 janvier 2012 plusieurs sujets test chaque semaine pour vous entraîner dans les conditions du concours et des conseils personnalisés pour vous préparer à l’épreuve…

Seize exemples de sujets entièrement inédits (dans l’esprit du Concours) :

  • Histoire et société :
    – Réussir sa vie, c’est être riche de…
    – Est-il possible de concilier le développement durable avec une société où tout semble éphémère ?
    – Pensez-vous qu’il faut réinventer un nouveau modèle social pour notre monde ?
    – C’est quoi, un “faiseur d’histoire(s)” ?

  • Littérature et Philosophie :
    – C’est quoi, être libre ?
    – Quel est l’avantage d’apprendre le Français dans le monde contemporain ?
    – La violence est-elle une force ou une faiblesse ?
    – Et si le plus beau voyage était un voyage immobile ?

  • Sciences et Techniques :
    – Les robots “humanoïdes” sont de plus en plus répandus dans le monde : faut-il en avoir peur ?
    – Comment se dérouleront les cours au Lycée en 2050 ?
    – Le progrès du moteur est-il le moteur du progrès?
    – La morale est-elle l’ennemie du progrès ?

  • Sujets “inclassables” :
    – Pourquoi est-ce blanc plutôt que noir ?
    – C’est quoi un “po-aime” ?
    – Faites votre éloge.
    – Faire le tour du monde ou faire un tour ?

Les compétences requises pour le concours…

La prise de parole en public requiert plusieurs compétences. Voici quelques conseils pour affronter l’épreuve…

  1. Commencez d’abord à vous préparer “physiquement” à la prise de parole. Choisissez avec soin votre tenue ce jour-là : certes, ce n’est pas un défilé de mode, mais vous parlerez d’autant mieux que vous vous sentirez à l’aise dans vos vêtements. N’oubliez pas non plus que la principale difficulté… C’est vous : donc inutile de vous mettre trop la pression avant! Soyez sûr(e) de vous : partez gagnant(e) en vous disant que de toute façon vous n’avez strictement rien à perdre. Dès que vous rentrez, pensez aussi à dire Bonjour ! Cela paraît évident mais parfois, avec le trac…

  2. Regardez votre public. N’oubliez pas non plus que même si une personne du jury ne semble pas faire attention à votre présence quand vous parlez, cela ne veut rien dire : elle donnera un avis sur vous juste après votre départ. Donc regardez tout le monde (et pas seulement une seule personne parce qu’elle vous aura regardé(e) avec bienveillance ou parce que vous la connaissez (votre prof par exemple). Veillez également à vous tenir correctement : inutile de se raidir, mais il ne faut pas non plus être avachi !

  3. Improviser… Mais pas trop ! Bien sûr, le concours exige une certaine part d’improvisation, mais n’en faites pas trop non plus, car cela risquerait de vous entraîner sur un terrain parfois glissant, en particulier au niveau de la maîtrise du non-verbal (la gestuelle) : quand on improvise, on a tendance à “théâtraliser” un peu trop parfois : en libérant la parole, on libère trop ses gestes et on en arrive à “gesticuler”. Donc, gardez toujours une certaine distance en essayant d’articuler au mieux le geste et les registres de langue que vous allez employer (didactique, comique, lyrique, etc.)

  4. S’entraîner avec… une glace et un MP3 ! Voici un excellent exercice qui vous permettra de vérifier que vous maîtrisez votre voix et votre respiration lors de la prise de parole : chez vous, essayez en vous regardant obligatoirement devant une glace (une grande : celle de la salle de bain fera l’affaire!) de parler HAUT et FORT. L’exercice d’entraînement que je vous propose consiste à lire un texte neutre (une définition de cours par exemple, comme ça vous ne perdez pas de temps) en regardant le moins possible votre support et en vous fixant le plus possible dans la glace. Relisez plusieurs fois votre texte en variant l’intonation (neutralité, colère, joie, rire, émotion, interpellation, etc.). Si possible, enregistrez-vous avec un MP3 et écoutez ce que ça donne afin de corriger les petits problèmes (placement de la voix par exemple). Prenez ensuite un sujet au hasard : accordez-vous 20 minutes de préparation et lancez-vous, sans lire vos notes (vous pouvez même vous entraîner dans les transports en commun pour la recherche des arguments) : essayez de trouver des idées créatives, originales, et faites si possible votre exposé devant d’autres personnes : des copains ou des copines, la famille, etc. afin de vous confronter à un public. Si vous êtes seul chez vous, mettez-vous devant une glace et parlez HAUT et FORT en vous obligeant à parler tout en vous regardant.

Concours d’art oratoire 2012 LEF/Rotary Club

Bientôt le Concours d’art oratoire 2012
Inscriptions au CDI jusqu’au 6 février 2012

Présentation

Pour la cinquième année, le Rotary Club de Montargis propose aux élèves du Lycée en Forêt de participer à un concours d’art oratoire qui aura lieu début mars 2011. Si vous aimez prendre la parole, saisissez cette occasion unique de vous exprimer à l’oral face à un public (des professionnels et quelques enseignants du Lycée). Les inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes : vous pouvez retirer le formulaire d’inscription au CDI (Attention : le nombre de places étant limité, ne tardez pas à rapporter vos bulletins d’inscription. Clôture des inscriptions :  le 6 février).

 

Le déroulement de l’épreuve…

Le jour de l’épreuve, vous aurez le choix entre quatre sujets imposés. Après avoir pris connaissance des sujets, vous n’en retiendrez qu’un seul, que vous préparerez sur place en 30 minutes exactement.

Les sujets proposés portent sur des questions de culture générale :

  • Économie et Société,
  • Littérature et philosophie,
  • Sciences et techniques,
  • Et pour la demi-finale des sujets “inclassables”, faisant davantage appel à vos capacités d’originalité).

Votre prestation doit durer 5 minutes au moins ! Le jury attend évidemment des exposés argumentés et réfléchis, ce qui n’empêche nullement l’improvisation : mettez-vous en scène, interpellez votre public un peu comme un acteur “qui fait son numéro”! Pourquoi pas du Slam si vous en avez le talent ! Rien n’est pire qu’un exposé lu de façon monocorde : surprenez le jury !

Le barème d’évaluation

  1. L’art oratoire et l’éloquence (10 points) ;
  2. La rhétorique : l’art du “discours”, la qualité de vos arguments et de vos exemples (10 points).
  1. L’art oratoire touche à “l’art de bien parler”. Un orateur persuasif est celui qui sait s’exprimer avec aisance et clarté, moduler le son de sa voix afin d’éviter la monotonie par exemple. La capacité d’émouvoir, de persuader par la parole sont donc essentielles. Au niveau de l’évaluation, la diction est fondamentale puisque vous devez persuader d’abord par la parole! Ne négligez surtout pas le travail sur la langue : c’est ce qu’on appelle l’élocution, c’est-à-dire le choix du style. Par exemple, l’emploi de figures de rhétorique semble tout indiqué : métaphores, comparaisons, interpellation de votre auditoire, interrogations oratoires, etc.

  2. La rhétorique, c’est l’art du discours. Vous avez toutes et tous déjà travaillé sur l’écrit d’invention : cela va vous servir pour le concours ! L’invention, au sens étymologique (du latin “inventio”) est la capacité de savoir construire un projet, c’est-à-dire de convaincre en organisant votre propos. Vous serez donc noté sur la manière dont vous avez disposé vos idées, structuré votre parcours argumentatif. Pensez à utiliser les procédés propres au discours (choix des arguments, des exemples, des techniques de persuasion, techniques d’amplification, voire de dramatisation) en rapport avec le sujet.

 

Cliquez sur l’image pour l’agrandir…

Dans cet Espace pédagogique, vous trouverez dès le 28 janvier 2012 plusieurs sujets test chaque semaine pour vous entraîner dans les conditions du concours et des conseils personnalisés pour vous préparer à l’épreuve…

Seize exemples de sujets entièrement inédits (dans l’esprit du Concours) :

  • Histoire et société :
    – Réussir sa vie, c’est être riche de…
    – Est-il possible de concilier le développement durable avec une société où tout semble éphémère ?
    – Pensez-vous qu’il faut réinventer un nouveau modèle social pour notre monde ?
    – C’est quoi, un “faiseur d’histoire(s)” ?

  • Littérature et Philosophie :
    – C’est quoi, être libre ?
    – Quel est l’avantage d’apprendre le Français dans le monde contemporain ?
    – La violence est-elle une force ou une faiblesse ?
    – Et si le plus beau voyage était un voyage immobile ?

  • Sciences et Techniques :
    – Les robots “humanoïdes” sont de plus en plus répandus dans le monde : faut-il en avoir peur ?
    – Comment se dérouleront les cours au Lycée en 2050 ?
    – Le progrès du moteur est-il le moteur du progrès?
    – La morale est-elle l’ennemie du progrès ?

  • Sujets “inclassables” :
    – Pourquoi est-ce blanc plutôt que noir ?
    – C’est quoi un “po-aime” ?
    – Faites votre éloge.
    – Faire le tour du monde ou faire un tour ?

Les compétences requises pour le concours…

La prise de parole en public requiert plusieurs compétences. Voici quelques conseils pour affronter l’épreuve…

  1. Commencez d’abord à vous préparer “physiquement” à la prise de parole. Choisissez avec soin votre tenue ce jour-là : certes, ce n’est pas un défilé de mode, mais vous parlerez d’autant mieux que vous vous sentirez à l’aise dans vos vêtements. N’oubliez pas non plus que la principale difficulté… C’est vous : donc inutile de vous mettre trop la pression avant! Soyez sûr(e) de vous : partez gagnant(e) en vous disant que de toute façon vous n’avez strictement rien à perdre. Dès que vous rentrez, pensez aussi à dire Bonjour ! Cela paraît évident mais parfois, avec le trac…

  2. Regardez votre public. N’oubliez pas non plus que même si une personne du jury ne semble pas faire attention à votre présence quand vous parlez, cela ne veut rien dire : elle donnera un avis sur vous juste après votre départ. Donc regardez tout le monde (et pas seulement une seule personne parce qu’elle vous aura regardé(e) avec bienveillance ou parce que vous la connaissez (votre prof par exemple). Veillez également à vous tenir correctement : inutile de se raidir, mais il ne faut pas non plus être avachi !

  3. Improviser… Mais pas trop ! Bien sûr, le concours exige une certaine part d’improvisation, mais n’en faites pas trop non plus, car cela risquerait de vous entraîner sur un terrain parfois glissant, en particulier au niveau de la maîtrise du non-verbal (la gestuelle) : quand on improvise, on a tendance à “théâtraliser” un peu trop parfois : en libérant la parole, on libère trop ses gestes et on en arrive à “gesticuler”. Donc, gardez toujours une certaine distance en essayant d’articuler au mieux le geste et les registres de langue que vous allez employer (didactique, comique, lyrique, etc.)

  4. S’entraîner avec… une glace et un MP3 ! Voici un excellent exercice qui vous permettra de vérifier que vous maîtrisez votre voix et votre respiration lors de la prise de parole : chez vous, essayez en vous regardant obligatoirement devant une glace (une grande : celle de la salle de bain fera l’affaire!) de parler HAUT et FORT. L’exercice d’entraînement que je vous propose consiste à lire un texte neutre (une définition de cours par exemple, comme ça vous ne perdez pas de temps) en regardant le moins possible votre support et en vous fixant le plus possible dans la glace. Relisez plusieurs fois votre texte en variant l’intonation (neutralité, colère, joie, rire, émotion, interpellation, etc.). Si possible, enregistrez-vous avec un MP3 et écoutez ce que ça donne afin de corriger les petits problèmes (placement de la voix par exemple). Prenez ensuite un sujet au hasard : accordez-vous 20 minutes de préparation et lancez-vous, sans lire vos notes (vous pouvez même vous entraîner dans les transports en commun pour la recherche des arguments) : essayez de trouver des idées créatives, originales, et faites si possible votre exposé devant d’autres personnes : des copains ou des copines, la famille, etc. afin de vous confronter à un public. Si vous êtes seul chez vous, mettez-vous devant une glace et parlez HAUT et FORT en vous obligeant à parler tout en vous regardant.

Concours d'expression orale 2011

Bientôt le Concours d’art oratoire 2011

Entraînements et conseils

Pour la quatrième année, le Rotary Club de Montargis propose aux élèves du Lycée en Forêt de participer à un concours d’art oratoire qui aura lieu début mars 2011. Si vous aimez prendre la parole, saisissez cette occasion unique de vous exprimer à l’oral face à un public (des professionnels et quelques profs du Lycée). Les inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes : vous pouvez retirer le formulaire d’inscription au CDI (Attention : le nombre de places étant limité, ne tardez pas à rapporter vos bulletins d’inscription).

      
Les dates clés…
  • À partir du lundi 24 janvier 2011 sur ce site : début des entraînements.
  • Jeudi 10 février 2011 à 13h30 à l’amphi du LEF : réunion d’information. Accès réservé aux étudiant(e)s préalablement inscrit(e)s.
  • Mardi 8 mars 2011 : demi-finales.
  • Mardi 22 mars 2011 : finale.
         
Le déroulement de l’épreuve…

Le jour de l’épreuve, vous aurez le choix entre 4 sujets imposés. Après avoir pris connaissance des sujets, vous n’en retiendrez qu’un seul, que vous préparerez sur place en 30 minutes exactement. Les sujets proposés portent sur des questions de culture générale (Économie et Société, littérature et philosophie, sciences et techniques, et pour la demi-finale des sujets “inclassables”, faisant davantage appel à vos capacités d’originalité).

Votre prestation doit durer 5 minutes au moins ! Le jury attend évidemment des exposés argumentés et réfléchis, ce qui n’empêche nullement l’improvisation : mettez-vous en scène, interpellez votre public un peu comme un acteur “qui fait son numéro”! Pourquoi pas du Slam si vous en avez le talent ? Rien n’est pire qu’un exposé lu de façon monocorde : surprenez le jury !

Le barème d’évaluation :
  1. L’art oratoire et l’éloquence (10 points) ;
  2. La rhétorique : l’art du “discours”, la qualité de vos arguments et de vos exemples (10 points).
  1. L’art oratoire touche à “l’art de bien parler”. Un orateur persuasif est celui qui sait s’exprimer avec aisance et clarté, moduler le son de sa voix afin d’éviter la monotonie par exemple. La capacité d’émouvoir, de persuader par la parole sont donc essentielles. Au niveau de l’évaluation, la diction est fondamentale puisque vous devez persuader d’abord par la parole! Ne négligez surtout pas le travail sur la langue : c’est ce qu’on appelle l’élocution, c’est-à-dire le choix du style. Par exemple, l’emploi de figures de rhétorique semble tout indiqué : métaphores, comparaisons, interpellation de votre auditoire, interrogations oratoires, etc.

  2. La rhétorique, c’est l’art du discours. Vous avez toutes et tous déjà travaillé sur l’écrit d’invention : cela va vous servir pour le concours ! L’invention, au sens étymologique (du latin “inventio”) est la capacité de savoir construire un projet, c’est-à-dire de convaincre en organisant votre propos. Vous serez donc noté sur la manière dont vous avez disposé vos idées, structuré votre parcours argumentatif. Pensez à utiliser les procédés propres au discours (choix des arguments, des exemples, des techniques de persuasion, techniques d’amplification, voire de dramatisation) en rapport avec le sujet.

concours_eloquence_bareme_1.1292087999.jpg

Cliquez sur l’image pour l’agrandir…

Dans cet Espace pédagogique, vous trouverez dès le 24 janvier 2011 plusieurs sujets test chaque semaine pour vous entraîner dans les conditions du concours et des conseils personnalisés pour vous préparer à l’épreuve…

Voici une sélection des conseils de méthode donnés l’an passé pour préparer le concours…

Seize exemples de sujets entièrement inédits (dans l’esprit du Concours) :

  • Histoire et société : 1) Réussir sa vie, c’est être riche de… 2) La mondialisation : chance ou péril ? 3) Pensez-vous qu’il faut réinventer un nouveau modèle social pour notre monde ? 4) C’est quoi, un “faiseur d’histoire(s)” ?

  • Littérature et Philosophie : 1) C’est quoi, être libre ? 2) Quel est l’avantage d’apprendre le Français dans le monde contemporain ? 3) La violence est-elle une force ou une faiblesse ? 4) Et si le plus beau voyage était un voyage immobile ?

  • Sciences et Techniques : 1) Les robots “humanoïdes” sont de plus en plus répandus dans le monde : faut-il en avoir peur ? 2) Comment se dérouleront les cours au Lycée en 2050 ? 3) Le progrès… C’est mieux quand ça s’arrête ? 4) La morale est-elle l’ennemie du progrès ?

  • Sujets “inclassables” : 1) Pourquoi est-ce blanc plutôt que noir ? 2) C’est quoi un “po-aime” ? 3) Faites votre éloge. 4) Faire le tour du monde ou faire un tour ?

Les compétences requises pour le concours…

La prise de parole en public requiert plusieurs compétences. Voici quelques conseils pour affronter l’épreuve…

  1. Commencez d’abord à vous préparer “physiquement” à la prise de parole. Choisissez avec soin votre tenue ce jour-là : certes, ce n’est pas un défilé de mode, mais vous parlerez d’autant mieux que vous vous sentirez à l’aise dans vos vêtements. N’oubliez pas non plus que la principale difficulté… C’est vous : donc inutile de vous mettre trop la pression avant! Soyez sûr(e) de vous : partez gagnant(e) en vous disant que de toute façon vous n’avez strictement rien à perdre. Dès que vous rentrez, pensez aussi à dire Bonjour ! Cela paraît évident mais parfois, avec le trac…

  2. Regardez votre public. N’oubliez pas non plus que même si une personne du jury ne semble pas faire attention à votre présence quand vous parlez, cela ne veut rien dire : elle donnera un avis sur vous juste après votre départ. Donc regardez tout le monde (et pas seulement une seule personne parce qu’elle vous aura regardé(e) avec bienveillance ou parce que vous la connaissez (votre prof par exemple). Veillez également à vous tenir correctement : inutile de se raidir, mais il ne faut pas non plus être avachi !

  3. Improviser… Mais pas trop ! Bien sûr, le concours exige une certaine part d’improvisation, mais n’en faites pas trop non plus, car cela risquerait de vous entraîner sur un terrain parfois glissant, en particulier au niveau de la maîtrise du non-verbal (la gestuelle) : quand on improvise, on a tendance à “théâtraliser” un peu trop parfois : en libérant la parole, on libère trop ses gestes et on en arrive à “gesticuler”. Donc, gardez toujours une certaine distance en essayant d’articuler au mieux le geste et les registres de langue que vous allez employer (didactique, comique, lyrique, etc.)

  4. S’entraîner avec… une glace et un MP3 ! Voici un excellent exercice qui vous permettra de vérifier que vous maîtrisez votre voix et votre respiration lors de la prise de parole : chez vous, essayez en vous regardant obligatoirement devant une glace (une grande : celle de la salle de bain fera l’affaire!) de parler HAUT et FORT. L’exercice d’entraînement que je vous propose consiste à lire un texte neutre (une définition de cours par exemple, comme ça vous ne perdez pas de temps) en regardant le moins possible votre support et en vous fixant le plus possible dans la glace. Relisez plusieurs fois votre texte en variant l’intonation (neutralité, colère, joie, rire, émotion, interpellation, etc.). Si possible, enregistrez-vous avec un MP3 et écoutez ce que ça donne afin de corriger les petits problèmes (placement de la voix par exemple). Prenez ensuite un sujet au hasard : accordez-vous 20 minutes de préparation et lancez-vous, sans lire vos notes (vous pouvez même vous entraîner dans les transports en commun pour la recherche des arguments) : essayez de trouver des idées créatives, originales, et faites si possible votre exposé devant d’autres personnes : des copains ou des copines, la famille, etc. afin de vous confronter à un public. Si vous êtes seul chez vous, mettez-vous devant une glace et parlez HAUT et FORT en vous obligeant à parler tout en vous regardant.

Concours d’expression orale 2011

Bientôt le Concours d’art oratoire 2011

Entraînements et conseils

Pour la quatrième année, le Rotary Club de Montargis propose aux élèves du Lycée en Forêt de participer à un concours d’art oratoire qui aura lieu début mars 2011. Si vous aimez prendre la parole, saisissez cette occasion unique de vous exprimer à l’oral face à un public (des professionnels et quelques profs du Lycée). Les inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes : vous pouvez retirer le formulaire d’inscription au CDI (Attention : le nombre de places étant limité, ne tardez pas à rapporter vos bulletins d’inscription).

      
Les dates clés…
  • À partir du lundi 24 janvier 2011 sur ce site : début des entraînements.
  • Jeudi 10 février 2011 à 13h30 à l’amphi du LEF : réunion d’information. Accès réservé aux étudiant(e)s préalablement inscrit(e)s.
  • Mardi 8 mars 2011 : demi-finales.
  • Mardi 22 mars 2011 : finale.
         
Le déroulement de l’épreuve…

Le jour de l’épreuve, vous aurez le choix entre 4 sujets imposés. Après avoir pris connaissance des sujets, vous n’en retiendrez qu’un seul, que vous préparerez sur place en 30 minutes exactement. Les sujets proposés portent sur des questions de culture générale (Économie et Société, littérature et philosophie, sciences et techniques, et pour la demi-finale des sujets “inclassables”, faisant davantage appel à vos capacités d’originalité).

Votre prestation doit durer 5 minutes au moins ! Le jury attend évidemment des exposés argumentés et réfléchis, ce qui n’empêche nullement l’improvisation : mettez-vous en scène, interpellez votre public un peu comme un acteur “qui fait son numéro”! Pourquoi pas du Slam si vous en avez le talent ? Rien n’est pire qu’un exposé lu de façon monocorde : surprenez le jury !

Le barème d’évaluation :
  1. L’art oratoire et l’éloquence (10 points) ;
  2. La rhétorique : l’art du “discours”, la qualité de vos arguments et de vos exemples (10 points).
  1. L’art oratoire touche à “l’art de bien parler”. Un orateur persuasif est celui qui sait s’exprimer avec aisance et clarté, moduler le son de sa voix afin d’éviter la monotonie par exemple. La capacité d’émouvoir, de persuader par la parole sont donc essentielles. Au niveau de l’évaluation, la diction est fondamentale puisque vous devez persuader d’abord par la parole! Ne négligez surtout pas le travail sur la langue : c’est ce qu’on appelle l’élocution, c’est-à-dire le choix du style. Par exemple, l’emploi de figures de rhétorique semble tout indiqué : métaphores, comparaisons, interpellation de votre auditoire, interrogations oratoires, etc.

  2. La rhétorique, c’est l’art du discours. Vous avez toutes et tous déjà travaillé sur l’écrit d’invention : cela va vous servir pour le concours ! L’invention, au sens étymologique (du latin “inventio”) est la capacité de savoir construire un projet, c’est-à-dire de convaincre en organisant votre propos. Vous serez donc noté sur la manière dont vous avez disposé vos idées, structuré votre parcours argumentatif. Pensez à utiliser les procédés propres au discours (choix des arguments, des exemples, des techniques de persuasion, techniques d’amplification, voire de dramatisation) en rapport avec le sujet.

concours_eloquence_bareme_1.1292087999.jpg

Cliquez sur l’image pour l’agrandir…

Dans cet Espace pédagogique, vous trouverez dès le 24 janvier 2011 plusieurs sujets test chaque semaine pour vous entraîner dans les conditions du concours et des conseils personnalisés pour vous préparer à l’épreuve…

Voici une sélection des conseils de méthode donnés l’an passé pour préparer le concours…

Seize exemples de sujets entièrement inédits (dans l’esprit du Concours) :

  • Histoire et société : 1) Réussir sa vie, c’est être riche de… 2) La mondialisation : chance ou péril ? 3) Pensez-vous qu’il faut réinventer un nouveau modèle social pour notre monde ? 4) C’est quoi, un “faiseur d’histoire(s)” ?

  • Littérature et Philosophie : 1) C’est quoi, être libre ? 2) Quel est l’avantage d’apprendre le Français dans le monde contemporain ? 3) La violence est-elle une force ou une faiblesse ? 4) Et si le plus beau voyage était un voyage immobile ?

  • Sciences et Techniques : 1) Les robots “humanoïdes” sont de plus en plus répandus dans le monde : faut-il en avoir peur ? 2) Comment se dérouleront les cours au Lycée en 2050 ? 3) Le progrès… C’est mieux quand ça s’arrête ? 4) La morale est-elle l’ennemie du progrès ?

  • Sujets “inclassables” : 1) Pourquoi est-ce blanc plutôt que noir ? 2) C’est quoi un “po-aime” ? 3) Faites votre éloge. 4) Faire le tour du monde ou faire un tour ?

Les compétences requises pour le concours…

La prise de parole en public requiert plusieurs compétences. Voici quelques conseils pour affronter l’épreuve…

  1. Commencez d’abord à vous préparer “physiquement” à la prise de parole. Choisissez avec soin votre tenue ce jour-là : certes, ce n’est pas un défilé de mode, mais vous parlerez d’autant mieux que vous vous sentirez à l’aise dans vos vêtements. N’oubliez pas non plus que la principale difficulté… C’est vous : donc inutile de vous mettre trop la pression avant! Soyez sûr(e) de vous : partez gagnant(e) en vous disant que de toute façon vous n’avez strictement rien à perdre. Dès que vous rentrez, pensez aussi à dire Bonjour ! Cela paraît évident mais parfois, avec le trac…

  2. Regardez votre public. N’oubliez pas non plus que même si une personne du jury ne semble pas faire attention à votre présence quand vous parlez, cela ne veut rien dire : elle donnera un avis sur vous juste après votre départ. Donc regardez tout le monde (et pas seulement une seule personne parce qu’elle vous aura regardé(e) avec bienveillance ou parce que vous la connaissez (votre prof par exemple). Veillez également à vous tenir correctement : inutile de se raidir, mais il ne faut pas non plus être avachi !

  3. Improviser… Mais pas trop ! Bien sûr, le concours exige une certaine part d’improvisation, mais n’en faites pas trop non plus, car cela risquerait de vous entraîner sur un terrain parfois glissant, en particulier au niveau de la maîtrise du non-verbal (la gestuelle) : quand on improvise, on a tendance à “théâtraliser” un peu trop parfois : en libérant la parole, on libère trop ses gestes et on en arrive à “gesticuler”. Donc, gardez toujours une certaine distance en essayant d’articuler au mieux le geste et les registres de langue que vous allez employer (didactique, comique, lyrique, etc.)

  4. S’entraîner avec… une glace et un MP3 ! Voici un excellent exercice qui vous permettra de vérifier que vous maîtrisez votre voix et votre respiration lors de la prise de parole : chez vous, essayez en vous regardant obligatoirement devant une glace (une grande : celle de la salle de bain fera l’affaire!) de parler HAUT et FORT. L’exercice d’entraînement que je vous propose consiste à lire un texte neutre (une définition de cours par exemple, comme ça vous ne perdez pas de temps) en regardant le moins possible votre support et en vous fixant le plus possible dans la glace. Relisez plusieurs fois votre texte en variant l’intonation (neutralité, colère, joie, rire, émotion, interpellation, etc.). Si possible, enregistrez-vous avec un MP3 et écoutez ce que ça donne afin de corriger les petits problèmes (placement de la voix par exemple). Prenez ensuite un sujet au hasard : accordez-vous 20 minutes de préparation et lancez-vous, sans lire vos notes (vous pouvez même vous entraîner dans les transports en commun pour la recherche des arguments) : essayez de trouver des idées créatives, originales, et faites si possible votre exposé devant d’autres personnes : des copains ou des copines, la famille, etc. afin de vous confronter à un public. Si vous êtes seul chez vous, mettez-vous devant une glace et parlez HAUT et FORT en vous obligeant à parler tout en vous regardant.

Inscrivez-vous au concours « Des mots pour voir » édition 2010-2011

desmotspourvoir.1283954291.jpgLe concours « Des mots pour voir » 2010-2011

De quoi s’agit-il ?

  • « Des mots pour voir, histoires de l’histoire de l’art » est un concours international d’écriture en français qui s’adresse à tous les jeunes francophones âgés de 13 à 20 ans. La participation étant gratuite (et dotée de nombreux prix), j’invite tous mes étudiants à participer. Vous pouvez vous inscrire d’ores et déjà en remplissant en ligne le formulaire d’inscription (rubrique « Concours Des mots pour voir, 11ème édition », puis « le concours »). Remplissez soigneusement le formulaire d’inscription : choisissez votre catégorie (Français langue maternelle ou Français langue étrangère) ainsi que votre classe d’âge.
  • Importantinscrivez-vous le plus tôt possible dans l’année afin d’être tenu(e) informé(e) régulièrement du déroulement du concours. À cet effet, il vous sera demandé d’indiquer une adresse électronique valide (cette adresse ne sera communiquée à aucun tiers).

Que se passe-t-il ensuite ? 

  • Vous devrez d’abord sélectionner une des images proposées sur le site (rubrique « choisir une œuvre »). Cette année les images appartiennent au patrimoine universel de l’histoire des arts et sont classées en fonction des thèmes en vigueur dans les programmes scolaires français (il n’est évidemment pas obligatoire de vous inspirer de ces programmes pour participer).

Les consignes :

  • Vous devez écrire l’histoire d’une image en associant des données historiques (contexte de l’œuvre, biographie de l’artiste ou du commanditaire etc. ) et une part d’invention personnelle qui donnera une coloration romanesque à votre texte.
  • Si vous le désirez, Vous pourrez vous inspirer des thématiques de chaque rubrique (art et pouvoir, rupture et continuité, mythe et religion…) pour construire votre trame narrative.. Vous pourrez parler au nom du peintre, du commanditaire, du spectateur (contemporain du tableau ou actuel) ou même du tableau lui-même ou d’un des personnages ou éléments représentés dans le tableau.
  • Lorsque vous aurez rédigé définitivement votre texte, vous devrez le copier dans le formulaire à la rubrique  « envoyer son texte ». Attention : la date limite des envois est fixée au mardi 29 mars 2011. Votre texte ne devra pas dépasser 4500 caractères, espaces compris (750 mots environ).

Une note Bonus !

  • Tous les élèves qui participeront se verront attribuer au deuxième trimestre une note bonus de 20/20, quelle que soit la classe (Seconde 6, Première STG3, Première L2, Première S2) et la qualité de leur travail (il vous suffira simplement de m’adresser préalablement un exemplaire de votre texte, et que celui-ci réponde aux consignes du concours).

Inscrivez-vous au concours "Des mots pour voir" édition 2010-2011

desmotspourvoir.1283954291.jpgLe concours « Des mots pour voir » 2010-2011

De quoi s’agit-il ?

  • « Des mots pour voir, histoires de l’histoire de l’art » est un concours international d’écriture en français qui s’adresse à tous les jeunes francophones âgés de 13 à 20 ans. La participation étant gratuite (et dotée de nombreux prix), j’invite tous mes étudiants à participer. Vous pouvez vous inscrire d’ores et déjà en remplissant en ligne le formulaire d’inscription (rubrique « Concours Des mots pour voir, 11ème édition », puis « le concours »). Remplissez soigneusement le formulaire d’inscription : choisissez votre catégorie (Français langue maternelle ou Français langue étrangère) ainsi que votre classe d’âge.
  • Importantinscrivez-vous le plus tôt possible dans l’année afin d’être tenu(e) informé(e) régulièrement du déroulement du concours. À cet effet, il vous sera demandé d’indiquer une adresse électronique valide (cette adresse ne sera communiquée à aucun tiers).

Que se passe-t-il ensuite ? 

  • Vous devrez d’abord sélectionner une des images proposées sur le site (rubrique « choisir une œuvre »). Cette année les images appartiennent au patrimoine universel de l’histoire des arts et sont classées en fonction des thèmes en vigueur dans les programmes scolaires français (il n’est évidemment pas obligatoire de vous inspirer de ces programmes pour participer).

Les consignes :

  • Vous devez écrire l’histoire d’une image en associant des données historiques (contexte de l’œuvre, biographie de l’artiste ou du commanditaire etc. ) et une part d’invention personnelle qui donnera une coloration romanesque à votre texte.
  • Si vous le désirez, Vous pourrez vous inspirer des thématiques de chaque rubrique (art et pouvoir, rupture et continuité, mythe et religion…) pour construire votre trame narrative.. Vous pourrez parler au nom du peintre, du commanditaire, du spectateur (contemporain du tableau ou actuel) ou même du tableau lui-même ou d’un des personnages ou éléments représentés dans le tableau.
  • Lorsque vous aurez rédigé définitivement votre texte, vous devrez le copier dans le formulaire à la rubrique  « envoyer son texte ». Attention : la date limite des envois est fixée au mardi 29 mars 2011. Votre texte ne devra pas dépasser 4500 caractères, espaces compris (750 mots environ).

Une note Bonus !

  • Tous les élèves qui participeront se verront attribuer au deuxième trimestre une note bonus de 20/20, quelle que soit la classe (Seconde 6, Première STG3, Première L2, Première S2) et la qualité de leur travail (il vous suffira simplement de m’adresser préalablement un exemplaire de votre texte, et que celui-ci réponde aux consignes du concours).

Concours de Slam TV5Monde/Grand Corps Malade

Concours de Slam

57_vignette_slam_160_140.1267330596.jpgDis-moi dix mots dans tous les slams…

À l’occasion de la Semaine de la langue française et de la Francophonie, TV5Monde organise un grand concours de Slam ! Une seule contrainte doit être respectée : votre texte doit pouvoir être slammé et contenir obligatoirement les 10 mots suivants : « baladeur, cheval de Troie, crescendo, escagasser, galère, mentor, mobile, remue-méninges, variante, zapper ». Un jury sélectionnera les dix meilleurs textes. Grand corps malade qui participera à la sélection, annoncera le texte gagnant lors de l’émission « L’Invité » diffusée le 24 mars sur TV5MONDE !

Vos candidatures doivent impérativement parvenir avant le 15 mars. Règlement du concours et inscriptions :  www.tv5monde.com/slam

Je vous conseille également d’aller visiter les pages que le ministère de la Culture et de la Communication a consacrées au Slam en cliquant sur l’image ci-dessous :

Concours d’expression orale 2010

Concours d’expression orale…

Entraînements et conseils

Pour la troisième année, le Lycée en Forêt en partenariat avec le Rotary International propose un concours d’art oratoire qui aura lieu début mars 2009. Si vous aimez prendre la parole, saisissez cette occasion unique de vous exprimer à l’oral face à un public (des professionnels et quelques profs du Lycée). Attention : le nombre de places étant limité, les inscriptions sont presque closes : ne tardez pas à rapporter vos bulletins d’inscription !
         
Le déroulement de l’épreuve…

Le jour de l’épreuve, vous aurez le choix entre 4 sujets imposés. Après avoir pris connaissance des sujets, vous n’en retiendrez qu’un seul, que vous préparerez sur place en 30 minutes exactement. Les sujets proposés portent sur des questions de culture générale (Économie et Société, littérature et philosophie, sciences et techniques, et pour la demi-finale des sujets “inclassables”, faisant davantage appel à vos capacités d’originalité).

Votre prestation doit durer 5 minutes au moins ! Le jury attend évidemment des exposés argumentés et réfléchis, ce qui n’empêche nullement l’improvisation : mettez-vous en scène, interpellez votre public un peu comme un acteur “qui fait son numéro”! Pourquoi pas du Slam si vous en avez le talent ? Rien n’est pire qu’un exposé lu de façon monocorde : surprenez le jury !

Le barème d’évaluation :
  1. L’art oratoire et l’éloquence (10 points);
  2. La rhétorique : l’art du “discours”, la qualité de vos arguments et de vos exemples (10 points).
  1. L’art oratoire touche à “l’art de bien parler”. Un orateur persuasif est celui qui sait s’exprimer avec aisance et clarté, moduler le son de sa voix afin d’éviter la monotonie par exemple. La capacité d’émouvoir, de persuader par la parole sont donc essentielles. Au niveau de l’évaluation, la diction est fondamentale puisque vous devez persuader d’abord par la parole! Ne négligez surtout pas le travail sur la langue : c’est ce qu’on appelle l’élocution, c’est-à-dire le choix du style. Par exemple, l’emploi de figures de rhétorique semble tout indiqué : métaphores, comparaisons, interpellation de votre auditoire, interrogations oratoires, etc.

  2. La rhétorique, c’est l’art du discours. Vous avez toutes et tous déjà travaillé sur l’écrit d’invention : cela va vous servir pour le concours ! L’invention, au sens étymologique (du latin “inventio”) est la capacité de savoir construire un projet, c’est-à-dire de convaincre en organisant votre propos. Vous serez donc noté sur la manière dont vous avez disposé vos idées, structuré votre parcours argumentatif. Pensez à utiliser les procédés propres au discours (choix des arguments, des exemples, des techniques de persuasion, techniques d’amplification, voire de dramatisation) en rapport avec le sujet.

Seize exemples de sujets entièrement inédits (dans l’esprit du Concours) :
  • Histoire et société : 1) Réussir sa vie, c’est être riche de… 2) La mondialisation : chance ou péril ? 3) Pensez-vous qu’il faut réinventer un nouveau modèle social pour notre monde ? 4) C’est quoi, un « faiseur d’histoire(s) » ?
  • Littérature et Philosophie : 1) C’est quoi, être libre ? 2) Quel est l’avantage d’apprendre le Français dans le monde contemporain ? 3) La violence est-elle une force ou une faiblesse ? 4) Et si le plus beau voyage était un voyage immobile ?
  • Sciences et Techniques : 1) Les robots “humanoïdes” sont de plus en plus répandus dans le monde : faut-il en avoir peur ? 2) Comment se dérouleront les cours au Lycée en 2050 ? 3) Le progrès… C’est mieux quand ça s’arrête ? 4) La morale est-elle l’ennemie du progrès ?
  • Sujets “atypiques” : 1) Pourquoi est-ce blanc plutôt que noir ? 2) C’est quoi un “po-aime” ? 3) Faites votre éloge. 4) Faire le tour du monde ou faire un tour ?

Savoir prendre la parole en public… une exigence indispensable pour votre vie future

Au-delà de ce concours, vous verrez combien votre vie scolaire (à commencer par l’oral du Bac) vous amènera de plus en plus à devoir prendre la parole en public. Un très grand nombre de formations (BTS, DUT, Grandes Écoles de Commerce ou d’Administration, licences, masters…) conditionnent l’inscription définitive (outre les résultats scolaires) à la réussite d’un entretien de sélection dans lequel la motivation mais aussi la prise de parole en public sont déterminants. Certains oraux, comme celui d’HEC par exemple, se passent non seulement devant un public, mais dans le cadre d’un entretien à plusieurs : le candidat retenu étant celui qui aura su imposer son leadership et son charisme face à d’autres étudiants ! 

Quant à la vie professionnelle, vous verrez que les entreprises multiplient les occasions de devoir prendre la parole en public : beaucoup d’entretiens d’embauche sont en fait des entretiens de groupe ! Cas de figure classique : plusieurs candidats sont réunis ensemble autour d’un recruteur qui observe les réactions : untel qui aura du leadership saura se mettre en avant… Tel autre parlera pour ne rien dire… Celui-ci saura gérer son capital émotionnel tandis qu’un autre répondra correctement mais ne maîtrisera pas sa voix…

Les compétences requises pour le concours…

La prise de parole en public requiert plusieurs compétences. Voici quelques conseils pour affronter l’épreuve…

  1. Commencez d’abord à vous préparer “physiquement” à la prise de parole. Choisissez avec soin votre tenue ce jour-là : certes, ce n’est pas un défilé de mode, mais vous parlerez d’autant mieux que vous vous sentirez à l’aise dans vos vêtements. N’oubliez pas non plus que la principale difficulté… C’est vous : donc inutile de vous mettre trop la pression avant! Soyez sûr(e) de vous : partez gagnant(e) en vous disant que de toute façon vous n’avez strictement rien à perdre. Dès que vous rentrez, pensez aussi à dire Bonjour ! Cela paraît évident mais parfois, avec le trac…
  2. Regardez votre public. N’oubliez pas non plus que même si une personne du jury ne semble pas faire attention à votre présence quand vous parlez, cela ne veut rien dire : elle donnera un avis sur vous juste après votre départ. Donc regardez tout le monde (et pas seulement une seule personne parce qu’elle vous aura regardé(e) avec bienveillance ou parce que vous la connaissez (votre prof par exemple). Veillez également à vous tenir correctement : inutile de se raidir, mais il ne faut pas non plus être avachi !

  3. Improviser… Mais pas trop ! Bien sûr, le concours exige une certaine part d’improvisation, mais n’en faites pas trop non plus, car cela risquerait de vous entraîner sur un terrain parfois glissant, en particulier au niveau de la maîtrise du non-verbal (la gestuelle) : quand on improvise, on a tendance à “théâtraliser” un peu trop parfois : en libérant la parole, on libère trop ses gestes et on en arrive à “gesticuler”. Donc, gardez toujours une certaine distance en essayant d’articuler au mieux le geste et les registres de langue que vous allez employer (didactique, comique, lyrique, etc.)

  4. S’entraîner avec… une glace et un MP3 ! Voici un excellent exercice qui vous permettra de vérifier que vous maîtrisez votre voix et votre respiration lors de la prise de parole : chez vous, essayez en vous regardant obligatoirement devant une glace (une grande : celle de la salle de bain fera l’affaire!) de parler HAUT et FORT. L’exercice d’entraînement que je vous propose consiste à lire un texte neutre (une définition de cours par exemple, comme ça vous ne perdez pas de temps) en regardant le moins possible votre support et en vous fixant le plus possible dans la glace. Relisez plusieurs fois votre texte en variant l’intonation (neutralité, colère, joie, rire, émotion, interpellation, etc.). Si possible, enregistrez-vous avec un MP3 et écoutez ce que ça donne afin de corriger les petits problèmes (placement de la voix par exemple). Prenez ensuite un sujet au hasard : accordez-vous 20 minutes de préparation et lancez-vous, sans lire vos notes (vous pouvez même vous entraîner dans les transports en commun pour la recherche des arguments) : essayez de trouver des idées créatives, originales, et faites si possible votre exposé devant d’autres personnes : des copains ou des copines, la famille, etc. afin de vous confronter à un public. Si vous êtes seul chez vous, mettez-vous devant une glace et parlez HAUT et FORT en vous obligeant à parler tout en vous regardant.

L’organisation de l’exposé

Un problème qui se pose souvent aux candidat(e)s tient à l’organisation de l’exposé oral.  Avec le stress, et en cherchant à improviser, on fait moins attention à structurer le plan, de là certains discours qui partent dans tous les sens, sans suivre une logique de progression. Dès que vous aurez sélectionné votre sujet, et commencé à choisir vos idées, je vous conseille de vous poser les questions suivantes : “Qu’est-ce que je veux prouver exactement ?”, “D’où est-ce que je vais partir… Pour parvenir où ?” Veillez à structurer votre parcours analytique ou argumentatif : oral ne veut pas dire désordre, bien au contraire ! Choisissez une idée directrice, c’est-à-dire le thème central à partir duquel vous organiserez votre démonstration. Evitez de trop multiplier les questionnements, qui risquent de faire perdre de vue le principe d’organisation logique de votre exposé.

Pensez par ailleurs aux transitions quand vous enchaînez les idées entre elles. Concernant les citations, elles sont toujours utiles dans un exposé, à la condition de les choisir à bon escient et de ne pas les multiplier, afin d’éviter la lourdeur encyclopédique. D’expérience, j’ai constaté que de nombreux candidats avaient tendance à bâcler leur conclusion, sans doute par stress, émotion ou désir d’en finir ? Toujours est-il que c’est le meilleur moyen d’abaisser votre note. La conclusion se prépare dès l’élaboration du plan : elle ne consiste surtout pas à résumer le développement, ni à reproduire le plan annoncé : essayez de reformuler les idées en mettant en valeur l’évolution de votre pensée, et en élargissant si possible  ou en proposant une “chute” originale. Vous devez soigner particulièrement la conclusion puisqu’elle est le dernier élément que le jury aura encore à l’esprit au moment d’évaluer votre exposé.

La stratégie de la “première minute”

N’oubliez pas d’introduire votre discours par une accroche susceptible d’attirer l’attention de l’audience : particulièrement dans un exposé court (5 minutes) l’entrée en matière est capitale : vous devez donc amener le sujet de manière originale, inattendue. Dès votre introduction (qui doit être brève), essayez d’accrocher le jury, par exemple en utilisant une citation originale, une anecdote, un questionnement. Si vous avez choisi un sujet plaisant, pourquoi ne pas employer l’apostrophe qui consiste à interpeller : “C’est à toi que je m’adresse, Jury tout puissant !” Le but étant de capter l’attention, sachez exploiter les figures de style. L’accumulation peut se révéler très utile quand on cherche à créer un effet d’insistance en multipliant les mots voisins : «  Chiffonné, brisé, maltraité, fracturé… Que dis-je : disloqué… Voilà bien le portrait de l’homo œconomicus  moderne. Primate prétendu rationnel, logique, normalisé, standardisé… ». L’accumulation des participes passés ou des adjectifs crée ici un effet d’insistance. Le procédé assez proche de l’anaphore est également intéressant dans un exposé oral, la répétition d’un même mot au début d’une série de phrases permettant de renforcer l’idée : “notre monde de guerres, notre monde de violence, de non-sens et de différences, notre monde pourrait-il être un autre monde, un véritable… “notre” monde… Tant il est vrai que la terre est ce que nous en faisons” Ici la répétition de l’expression “notre monde”, et le jeu sur les correspondances sonores (violence/sens/différences ; autre/notre) amènent à un style assez lyrique qui peut convenir pour une conclusion par exemple. 

Exploitez vos connaissances scolaires

N’oubliez pas non plus certains procédés de détournement : le pastiche et surtout la parodie sont un moyen d’exploiter astucieusement vos connaissances scolaires. Voici deux exemples :

  1. Qui ne connaît pas cette envolée lyrique du général de Gaulle, aux premières heures de la libération de Paris, le 25 août 1944 : “Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré !” Un détournement de cette gradation ternaire archi connue peut constituer une bonne accroche, en jouant sur l’anachronisme : “l’escargot de Bourgogne outragé ! l’escargot brisé ! l’escargot martyrisé ! Mais l’escargot libéré ! Fuyez : ail et persil, Hors de ma vue : beurre, poêle et cocottes !”

  2. Deuxième exemple : un pastiche du fameux « Lac » de Lamartine : ce texte lyrique qui figure parmi les plus belles pages de la poésie se révèle du fait de sa célébrité très intéressant dans le cadre d’un pastiche : “Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages, /Dans la nuit éternelle emportés sans retour, /Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges /Jeter l’ancre un seul jour ?”… “Ainsi, toujours poussés vers des travaux de Maths ou de Grammaire /Dans la nuit éternelle emportés sans retour, /Ne pourrons-nous jamais pendant l’année scolaire/ Poser la plume un seul jour ?” L’anachronisme, quand il est voulu, est donc un excellent moyen de capter l’attention si le sujet le permet.

Quelques conseils pour terminer…
  1. D’abord, essayez de traiter chaque jour un sujet.
  2. Restez “cool” : contrairement aux idées reçues, ce n’est pas en stressant que vous réussirez mieux, bien au contraire !
  3. Le jour de l’épreuve, choisissez avec soin votre sujet. Attention aux thèmes qui vous paraissent “faciles” : on a tendance souvent à les choisir car ils paraissent proches de nos préoccupations. Or, on n’a pas forcément grand chose à dire sur un thème qui nous plaît… Donc soyez vigilants! Un sujet qui semble ardu au départ est parfois plus facile à traiter qu’il n’y paraît!

  4. Dès que vous avez choisi votre sujet, identifiez précisément le Thème, la Problématique, les Limites du sujet (il ne faut pas vous en écarter) ainsi que les Consignes qui vous sont demandées. Rappelez-vous ces quatre lettres pendant que vous préparez : TPLC (Thème, Problématique, Limites, Consigne).

  5. Soyez « psychologue » : essayez de percevoir pendant que vous préparez ce qu’on attend de vous. Dites-vous : “en me voyant et en m’écoutant, qu’est-ce qu’on appréciera chez moi?”, et ”À quoi faut-il que je fasse attention?”

  6. Pas d’erreur de casting : adoptez une tenue dans laquelle vous vous sentez le plus à l’aise !

  7. Parlez HAUT et FORT : inutile d’ameuter le CDI certes, mais attention aux discours inaudibles, à un débit trop rapide, etc. Rien de pire pour abaisser une note !

  8. Sachez vous “vendre”. Vous n’avez rien à perdre de toute façon, alors donnez le maximum ! Mettez-vous en valeur ! Soyez fier(e) de vous ! Ne vous diminuez pas (vous êtes au Lycée en Forêt non? Alors !)

  9. Regardez TOUS les interlocuteurs, et pas seulement une personne que vous connaissez : multipliez vos regards vers toute l’assistance !

  10. Ne renoncez jamais ! Allez jusqu’au bout de l’épreuve !

Bonne chance à toutes et à tous !

Concours d'expression orale 2010

Concours d’expression orale…

Entraînements et conseils

Pour la troisième année, le Lycée en Forêt en partenariat avec le Rotary International propose un concours d’art oratoire qui aura lieu début mars 2009. Si vous aimez prendre la parole, saisissez cette occasion unique de vous exprimer à l’oral face à un public (des professionnels et quelques profs du Lycée). Attention : le nombre de places étant limité, les inscriptions sont presque closes : ne tardez pas à rapporter vos bulletins d’inscription !
         
Le déroulement de l’épreuve…

Le jour de l’épreuve, vous aurez le choix entre 4 sujets imposés. Après avoir pris connaissance des sujets, vous n’en retiendrez qu’un seul, que vous préparerez sur place en 30 minutes exactement. Les sujets proposés portent sur des questions de culture générale (Économie et Société, littérature et philosophie, sciences et techniques, et pour la demi-finale des sujets “inclassables”, faisant davantage appel à vos capacités d’originalité).

Votre prestation doit durer 5 minutes au moins ! Le jury attend évidemment des exposés argumentés et réfléchis, ce qui n’empêche nullement l’improvisation : mettez-vous en scène, interpellez votre public un peu comme un acteur “qui fait son numéro”! Pourquoi pas du Slam si vous en avez le talent ? Rien n’est pire qu’un exposé lu de façon monocorde : surprenez le jury !

Le barème d’évaluation :
  1. L’art oratoire et l’éloquence (10 points);
  2. La rhétorique : l’art du “discours”, la qualité de vos arguments et de vos exemples (10 points).
  1. L’art oratoire touche à “l’art de bien parler”. Un orateur persuasif est celui qui sait s’exprimer avec aisance et clarté, moduler le son de sa voix afin d’éviter la monotonie par exemple. La capacité d’émouvoir, de persuader par la parole sont donc essentielles. Au niveau de l’évaluation, la diction est fondamentale puisque vous devez persuader d’abord par la parole! Ne négligez surtout pas le travail sur la langue : c’est ce qu’on appelle l’élocution, c’est-à-dire le choix du style. Par exemple, l’emploi de figures de rhétorique semble tout indiqué : métaphores, comparaisons, interpellation de votre auditoire, interrogations oratoires, etc.

  2. La rhétorique, c’est l’art du discours. Vous avez toutes et tous déjà travaillé sur l’écrit d’invention : cela va vous servir pour le concours ! L’invention, au sens étymologique (du latin “inventio”) est la capacité de savoir construire un projet, c’est-à-dire de convaincre en organisant votre propos. Vous serez donc noté sur la manière dont vous avez disposé vos idées, structuré votre parcours argumentatif. Pensez à utiliser les procédés propres au discours (choix des arguments, des exemples, des techniques de persuasion, techniques d’amplification, voire de dramatisation) en rapport avec le sujet.

Seize exemples de sujets entièrement inédits (dans l’esprit du Concours) :
  • Histoire et société : 1) Réussir sa vie, c’est être riche de… 2) La mondialisation : chance ou péril ? 3) Pensez-vous qu’il faut réinventer un nouveau modèle social pour notre monde ? 4) C’est quoi, un « faiseur d’histoire(s) » ?
  • Littérature et Philosophie : 1) C’est quoi, être libre ? 2) Quel est l’avantage d’apprendre le Français dans le monde contemporain ? 3) La violence est-elle une force ou une faiblesse ? 4) Et si le plus beau voyage était un voyage immobile ?
  • Sciences et Techniques : 1) Les robots “humanoïdes” sont de plus en plus répandus dans le monde : faut-il en avoir peur ? 2) Comment se dérouleront les cours au Lycée en 2050 ? 3) Le progrès… C’est mieux quand ça s’arrête ? 4) La morale est-elle l’ennemie du progrès ?
  • Sujets “atypiques” : 1) Pourquoi est-ce blanc plutôt que noir ? 2) C’est quoi un “po-aime” ? 3) Faites votre éloge. 4) Faire le tour du monde ou faire un tour ?

Savoir prendre la parole en public… une exigence indispensable pour votre vie future

Au-delà de ce concours, vous verrez combien votre vie scolaire (à commencer par l’oral du Bac) vous amènera de plus en plus à devoir prendre la parole en public. Un très grand nombre de formations (BTS, DUT, Grandes Écoles de Commerce ou d’Administration, licences, masters…) conditionnent l’inscription définitive (outre les résultats scolaires) à la réussite d’un entretien de sélection dans lequel la motivation mais aussi la prise de parole en public sont déterminants. Certains oraux, comme celui d’HEC par exemple, se passent non seulement devant un public, mais dans le cadre d’un entretien à plusieurs : le candidat retenu étant celui qui aura su imposer son leadership et son charisme face à d’autres étudiants ! 

Quant à la vie professionnelle, vous verrez que les entreprises multiplient les occasions de devoir prendre la parole en public : beaucoup d’entretiens d’embauche sont en fait des entretiens de groupe ! Cas de figure classique : plusieurs candidats sont réunis ensemble autour d’un recruteur qui observe les réactions : untel qui aura du leadership saura se mettre en avant… Tel autre parlera pour ne rien dire… Celui-ci saura gérer son capital émotionnel tandis qu’un autre répondra correctement mais ne maîtrisera pas sa voix…

Les compétences requises pour le concours…

La prise de parole en public requiert plusieurs compétences. Voici quelques conseils pour affronter l’épreuve…

  1. Commencez d’abord à vous préparer “physiquement” à la prise de parole. Choisissez avec soin votre tenue ce jour-là : certes, ce n’est pas un défilé de mode, mais vous parlerez d’autant mieux que vous vous sentirez à l’aise dans vos vêtements. N’oubliez pas non plus que la principale difficulté… C’est vous : donc inutile de vous mettre trop la pression avant! Soyez sûr(e) de vous : partez gagnant(e) en vous disant que de toute façon vous n’avez strictement rien à perdre. Dès que vous rentrez, pensez aussi à dire Bonjour ! Cela paraît évident mais parfois, avec le trac…
  2. Regardez votre public. N’oubliez pas non plus que même si une personne du jury ne semble pas faire attention à votre présence quand vous parlez, cela ne veut rien dire : elle donnera un avis sur vous juste après votre départ. Donc regardez tout le monde (et pas seulement une seule personne parce qu’elle vous aura regardé(e) avec bienveillance ou parce que vous la connaissez (votre prof par exemple). Veillez également à vous tenir correctement : inutile de se raidir, mais il ne faut pas non plus être avachi !

  3. Improviser… Mais pas trop ! Bien sûr, le concours exige une certaine part d’improvisation, mais n’en faites pas trop non plus, car cela risquerait de vous entraîner sur un terrain parfois glissant, en particulier au niveau de la maîtrise du non-verbal (la gestuelle) : quand on improvise, on a tendance à “théâtraliser” un peu trop parfois : en libérant la parole, on libère trop ses gestes et on en arrive à “gesticuler”. Donc, gardez toujours une certaine distance en essayant d’articuler au mieux le geste et les registres de langue que vous allez employer (didactique, comique, lyrique, etc.)

  4. S’entraîner avec… une glace et un MP3 ! Voici un excellent exercice qui vous permettra de vérifier que vous maîtrisez votre voix et votre respiration lors de la prise de parole : chez vous, essayez en vous regardant obligatoirement devant une glace (une grande : celle de la salle de bain fera l’affaire!) de parler HAUT et FORT. L’exercice d’entraînement que je vous propose consiste à lire un texte neutre (une définition de cours par exemple, comme ça vous ne perdez pas de temps) en regardant le moins possible votre support et en vous fixant le plus possible dans la glace. Relisez plusieurs fois votre texte en variant l’intonation (neutralité, colère, joie, rire, émotion, interpellation, etc.). Si possible, enregistrez-vous avec un MP3 et écoutez ce que ça donne afin de corriger les petits problèmes (placement de la voix par exemple). Prenez ensuite un sujet au hasard : accordez-vous 20 minutes de préparation et lancez-vous, sans lire vos notes (vous pouvez même vous entraîner dans les transports en commun pour la recherche des arguments) : essayez de trouver des idées créatives, originales, et faites si possible votre exposé devant d’autres personnes : des copains ou des copines, la famille, etc. afin de vous confronter à un public. Si vous êtes seul chez vous, mettez-vous devant une glace et parlez HAUT et FORT en vous obligeant à parler tout en vous regardant.

L’organisation de l’exposé

Un problème qui se pose souvent aux candidat(e)s tient à l’organisation de l’exposé oral.  Avec le stress, et en cherchant à improviser, on fait moins attention à structurer le plan, de là certains discours qui partent dans tous les sens, sans suivre une logique de progression. Dès que vous aurez sélectionné votre sujet, et commencé à choisir vos idées, je vous conseille de vous poser les questions suivantes : “Qu’est-ce que je veux prouver exactement ?”, “D’où est-ce que je vais partir… Pour parvenir où ?” Veillez à structurer votre parcours analytique ou argumentatif : oral ne veut pas dire désordre, bien au contraire ! Choisissez une idée directrice, c’est-à-dire le thème central à partir duquel vous organiserez votre démonstration. Evitez de trop multiplier les questionnements, qui risquent de faire perdre de vue le principe d’organisation logique de votre exposé.

Pensez par ailleurs aux transitions quand vous enchaînez les idées entre elles. Concernant les citations, elles sont toujours utiles dans un exposé, à la condition de les choisir à bon escient et de ne pas les multiplier, afin d’éviter la lourdeur encyclopédique. D’expérience, j’ai constaté que de nombreux candidats avaient tendance à bâcler leur conclusion, sans doute par stress, émotion ou désir d’en finir ? Toujours est-il que c’est le meilleur moyen d’abaisser votre note. La conclusion se prépare dès l’élaboration du plan : elle ne consiste surtout pas à résumer le développement, ni à reproduire le plan annoncé : essayez de reformuler les idées en mettant en valeur l’évolution de votre pensée, et en élargissant si possible  ou en proposant une “chute” originale. Vous devez soigner particulièrement la conclusion puisqu’elle est le dernier élément que le jury aura encore à l’esprit au moment d’évaluer votre exposé.

La stratégie de la “première minute”

N’oubliez pas d’introduire votre discours par une accroche susceptible d’attirer l’attention de l’audience : particulièrement dans un exposé court (5 minutes) l’entrée en matière est capitale : vous devez donc amener le sujet de manière originale, inattendue. Dès votre introduction (qui doit être brève), essayez d’accrocher le jury, par exemple en utilisant une citation originale, une anecdote, un questionnement. Si vous avez choisi un sujet plaisant, pourquoi ne pas employer l’apostrophe qui consiste à interpeller : “C’est à toi que je m’adresse, Jury tout puissant !” Le but étant de capter l’attention, sachez exploiter les figures de style. L’accumulation peut se révéler très utile quand on cherche à créer un effet d’insistance en multipliant les mots voisins : «  Chiffonné, brisé, maltraité, fracturé… Que dis-je : disloqué… Voilà bien le portrait de l’homo œconomicus  moderne. Primate prétendu rationnel, logique, normalisé, standardisé… ». L’accumulation des participes passés ou des adjectifs crée ici un effet d’insistance. Le procédé assez proche de l’anaphore est également intéressant dans un exposé oral, la répétition d’un même mot au début d’une série de phrases permettant de renforcer l’idée : “notre monde de guerres, notre monde de violence, de non-sens et de différences, notre monde pourrait-il être un autre monde, un véritable… “notre” monde… Tant il est vrai que la terre est ce que nous en faisons” Ici la répétition de l’expression “notre monde”, et le jeu sur les correspondances sonores (violence/sens/différences ; autre/notre) amènent à un style assez lyrique qui peut convenir pour une conclusion par exemple. 

Exploitez vos connaissances scolaires
N’oubliez pas non plus certains procédés de détournement : le pastiche et surtout la parodie sont un moyen d’exploiter astucieusement vos connaissances scolaires. Voici deux exemples :

  1. Qui ne connaît pas cette envolée lyrique du général de Gaulle, aux premières heures de la libération de Paris, le 25 août 1944 : “Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré !” Un détournement de cette gradation ternaire archi connue peut constituer une bonne accroche, en jouant sur l’anachronisme : “l’escargot de Bourgogne outragé ! l’escargot brisé ! l’escargot martyrisé ! Mais l’escargot libéré ! Fuyez : ail et persil, Hors de ma vue : beurre, poêle et cocottes !”

  2. Deuxième exemple : un pastiche du fameux « Lac » de Lamartine : ce texte lyrique qui figure parmi les plus belles pages de la poésie se révèle du fait de sa célébrité très intéressant dans le cadre d’un pastiche : “Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages, /Dans la nuit éternelle emportés sans retour, /Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges /Jeter l’ancre un seul jour ?”… “Ainsi, toujours poussés vers des travaux de Maths ou de Grammaire /Dans la nuit éternelle emportés sans retour, /Ne pourrons-nous jamais pendant l’année scolaire/ Poser la plume un seul jour ?” L’anachronisme, quand il est voulu, est donc un excellent moyen de capter l’attention si le sujet le permet.

Quelques conseils pour terminer…
  1. D’abord, essayez de traiter chaque jour un sujet.
  2. Restez “cool” : contrairement aux idées reçues, ce n’est pas en stressant que vous réussirez mieux, bien au contraire !
  3. Le jour de l’épreuve, choisissez avec soin votre sujet. Attention aux thèmes qui vous paraissent “faciles” : on a tendance souvent à les choisir car ils paraissent proches de nos préoccupations. Or, on n’a pas forcément grand chose à dire sur un thème qui nous plaît… Donc soyez vigilants! Un sujet qui semble ardu au départ est parfois plus facile à traiter qu’il n’y paraît!

  4. Dès que vous avez choisi votre sujet, identifiez précisément le Thème, la Problématique, les Limites du sujet (il ne faut pas vous en écarter) ainsi que les Consignes qui vous sont demandées. Rappelez-vous ces quatre lettres pendant que vous préparez : TPLC (Thème, Problématique, Limites, Consigne).

  5. Soyez « psychologue » : essayez de percevoir pendant que vous préparez ce qu’on attend de vous. Dites-vous : “en me voyant et en m’écoutant, qu’est-ce qu’on appréciera chez moi?”, et ”À quoi faut-il que je fasse attention?”

  6. Pas d’erreur de casting : adoptez une tenue dans laquelle vous vous sentez le plus à l’aise !

  7. Parlez HAUT et FORT : inutile d’ameuter le CDI certes, mais attention aux discours inaudibles, à un débit trop rapide, etc. Rien de pire pour abaisser une note !

  8. Sachez vous “vendre”. Vous n’avez rien à perdre de toute façon, alors donnez le maximum ! Mettez-vous en valeur ! Soyez fier(e) de vous ! Ne vous diminuez pas (vous êtes au Lycée en Forêt non? Alors !)

  9. Regardez TOUS les interlocuteurs, et pas seulement une personne que vous connaissez : multipliez vos regards vers toute l’assistance !

  10. Ne renoncez jamais ! Allez jusqu’au bout de l’épreuve !

Bonne chance à toutes et à tous !

BTS… Bac… Guide de préparation à l’examen : 5 jours pour relever le défi !

Dans quelques jours, les étudiants de BTS vont affronter l’épreuve… Puis ce sera le tour des élèves de Première et de Terminale. Quel que soit votre niveau, lisez attentivement ce guide méthodologique : il vous aide à vous préparer pour l’épreuve. Cinq jours de révisions intensives pour relever le défi de l’examen ? Dites-vous que :

C’EST POSSIBLE !

SE METTRE AU TRAVAIL…

Scénario catastrophe… 8 heures : vous vous réveillez rempli de bonnes résolutions ! Et naturellement vous vous dites qu’aujourd’hui vous allez travailler dur. 9 heures : vous vous mettez devant votre bureau et vous mâchonnez un chewing-gum en regardant pendant vingt minutes vos messages sur Internet… Deux heures plus tard, vous êtes toujours sur votre messagerie en ligne, et vous avez carrément l’esprit qui navigue en haute mer! Evidemment, comme vous êtes angoissé(e) par l’examen, vous vous dispersez et vous n’arrivez pas à vous concentrer… 11 heures : vous grignotez en vous demandant quand sonne midi pour aller manger (quel programme!) Bien sûr vous voudriez travailler avant l’après-midi mais votre esprit s’évade. 14 heures : Pour vous redonner du courage, vous appelez quelques ami(e)s et puis vous acceptez de faire une petite partie de cartes (vraiment la dernière!). 18 heures… Vous n’avez pas avancé mais paradoxalement vous vous sentez fatigué(e), mal dans votre peau, et surtout complètement découragé(e). Sachez que rien n’est plus déprimant que de se dire : « J’aurais dû travailler ». Le travail non réalisé est en fait un refus de voir la réalité en face : on s’installe dans un état d’inertie qui fatigue plus que le travail. Les conséquences sont lourdes pour l’examen : perte de temps, manque d’entraînement, stress, état dépressif…

PAS DE TEMPS À PERDRE !

Premier impératif : planifiez votre travail en vous créant un calendrier de révisions selon un emploi du temps précis et TENEZ-VOUS à ce calendrier. Imposez-vous également le minutage de vos activités afin d’accroître votre rendement. La réussite à votre examen passe en effet d’abord par une bonne maîtrise de la planification des tâches. Dans un article précédent (Emploi du temps : apprendre à planifier son travail) je vous rappelais les avantages de la planification des tâches : elle consiste à gérer son temps de façon “stratégique”, emploidutempsbts.1241757331.jpgc’est-à-dire à visualiser les activités sur une période de temps donnée. Au lieu d’effectuer les tâches jour après jour (donc de façon linéaire sans organisation), on les visualise dans leur intégralité selon un principe de planification stratégique : cela vous permet d’anticiper et de mieux vous projeter dans le temps. Prenez par exemple une grande copie double et faites-vous un calendrier sur cinq jours (très rapidement… Ne passez pas 10 heures dessus évidemment!). Ensuite, faites le point sur vos difficultés, sur les séquences à revoir en priorité, les cours à réapprendre. Une fois que vous avez établi la liste des activités à mener, reportez-les sur votre tableau. Si vous le souhaitez, vous pouvez les « hiérarchiser » en utilisant des codes de couleur : on attribuera par exemple la couleur rouge à toutes les activités nécessitant un lourd investissement. emploidutempseaf.1241769725.jpgOn peut attribuer le code “bleu” aux exercices moins denses et le code “vert” aux travaux qu’on peut effectuer plus rapidement.

L’avantage du calendrier que je vous propose dans ces deux exemples (BTS et EAF) est qu’il offre en effet une bonne adaptation à la fois à l’environnement externe (les tâches que vous devez accomplir pour vous préparer à l’examen) et à vos ressources et vos compétences internes (votre capacité et votre rythme de travail) : en planifiant, vous êtes sûr(e) d’y arriver ! 

LA CHASSE AUX TEMPS MORTS

L’important, quand on est en période de révision intensive, est de fuir la « flânerie » pour gagner en productivité. Il faut donc que vous fassiez la chasse aux temps morts. Même si vous ne disposez que de cinq minutes, cela ne signifie pas que ce laps de temps est inutilisable. Bien au contraire, profitez-en pour effectuer quelques révisions rapides, pour mémoriser du vocabulaire, des définitions, pour retenir quelques citations. Le temps passé dans les transports, les moments d’inactivité ou d’attente représentent plusieurs heures par semaine ! Rentabilisez-les : remémorez-vous mentalement vos cours en essayant d’en saisir le sens global : quel était le sujet ? Qu’est-ce que j’ai bien compris ? Qu’est-ce qui m’a paru obscur ? Et notez sur une feuille ou un petit carnet les points nécessitant un réinvestissement des connaissances. Cette opération est très importante. Ainsi, lorsque vous vous installerez à votre bureau, vous saurez ce qu’il faut réapprendre ou compléter en priorité.

LA MÉMOIRE AUDITIVE

Utilisez également la mémoire auditive en enregistrant par exemple les points clés de vos cours sur MP3 (cliquez ici pour en savoir plus sur la méthode). Si vous n’apprenez pas de chez vous (par exemple, lorsque vous êtes dans le bus, dans la rue, en voyage), cette méthode se révélera très utile : elle permet de réviser “sans en avoir l’air”, sans être obligé de sortir son classeur, ou d’ouvrir ses cahiers. Si vous la pratiquez rigoureusement, vous verrez que la technique est infaillible, surtout quand on a un grand volume d’informations à mémoriser. Elle complète efficacement l’indispensable travail sur les fiches de synthèse. Autre avantage de la méthode : après une journée de travail, la mémoire visuelle est souvent défaillante, surtout si l’on veille tard le soir : fatigue oculaire, difficultés de concentration, troubles de la vision… De plus, votre cerveau est un peu comme un disque dur d’ordinateur : à un certain moment, il ne parvient plus à gérer cette multiplication de signes : il se produit ce que les spécialistes appellent un phénomène de “surcharge cognitive”. Le “disque dur” de votre cerveau est littéralement “fragmenté” : impossible pour lui de restituer convenablement les connaissances. Au contraire, en révisant avec votre MP3, surtout le soir avant de vous endormir, vous pouvez tranquillement réapprendre les notions : allongez-vous sur votre lit, fermez les yeux pour ne pas être sollicité par l’environnement : vous mémoriserez vite et bien tout en relaxant votre corps.

LE TRAVAIL DE GROUPE

Intellectuellement, le travail en équipe est un excellent entraînement. À la condition d’être pratiqué rigoureusement, il stimule et apporte un enrichissement mutuel, chacun pouvant communiquer aux autres ses points forts dans le cadre d’un groupe de travail. Si vous êtes en BTS, prenez par exemple un thème (Faire voir) et une problématique (les questions posées par l’image, le voyeurisme à la télévision, la télésurveillance et le contrôle social, etc.). Si vous êtes en Première, sélectionnez un objet d’étude (la poésie, le théâtre, etc.) et cherchez ensemble à le développer en confrontant vos points de vue et vos connaissances. Vous pouvez aussi faire des simulations (l’oral de l’EAF par exemple : un ou plusieurs élèves jouant le rôle de l’examinateur). Le travail de groupe encourage et se révèle une aide précieuse particulièrement dans les moments de démotivation. Il vous permet aussi de vérifier que vous avez bien compris le cours et que vous êtes capable de le restituer. Pouvoir expliquer à autrui est la preuve que les connaissances sont réellement assimilées. Vous pouvez également partir d’une problématique et tenter d’y répondre collectivement en exploitant vos connaissances.

QUELQUES ENTRAÎNEMENTS…

  1. Un exercice très utile pour la préparation aux examens consiste à lire un paragraphe de votre cours (quel qu’il soit) ou d’un document, d’un texte quelconque. La lecture doit s’effectuer impérativement à voix haute. Lisez lentement en détachant bien toutes les syllabes, et en accentuant si possible les mots clés, c’est-à-dire les mots qui vous paraissent porteurs de sens. Une fois la lecture terminée, essayez de synthétiser ce que vous venez de lire en une courte phrase récapitulative.
  2. Un autre exercice, difficile mais très adapté aux examens (bac, classes prépa, BTS, etc.) et aux concours de la fonction publique consiste à prendre des questions sur n’importe quel sujet et à vous obliger d’y répondre à partir d’un texte, même si les questions vous semblent éloignées du texte, ceci afin de pratiquer une gymnastique intellectuelle facilitant la confrontation des idées et la lecture comparative des documents. Quelques exemples :
  • la caricature, quel impact ?
  • l’image du corps dans la société actuelle
  • Pourquoi écrit-on ?
  • la société de consommation est-elle une société du spectacle ?
  • la norme et le détour
  • la citoyenneté
  • le livre et l’image
  • etc.

De la même manière, essayez de rapprocher deux ou trois textes d’époque et de problématique différentes et posez une question commune à tous ces textes. Dans votre réponse, reprenez les éléments de la question en les intégrant dans une synthèse objective et un point de vue personnel.

    

AFFRONTER L’EXAMEN

La veille de l’examen, préparez soigneusement ce dont vous aurez besoin :

  • carte d’identité ;
  • convocation ;
  • plusieurs stylos, des cartouches, du liquide correcteur, des surligneurs de couleur différente, une règle, etc.
  • Emportez également quelques aliments riches en glucose et une petite bouteille d’eau.

Le soir, mangez des sucres lents : ils améliorent la forme et favorisent l’endormissement. Évitez de vous mettre au lit plus tôt que d’habitude mais couchez-vous à une heure raisonnable (surtout ne révisez pas toute la nuit : ce serait contre-productif !). Si vous ne parvenez pas à dormir, allongez-vous tranquillement et faites le vide en vous disant que de toute façon vous avez fait le nécessaire et que vous disposez de tous les atouts pour réussir. Positivez, croyez en votre valeur, refusez de vous complaire dans le découragement qui est toujours une facilité, et qui ne mène à rien.

Le jour J, ne partez en aucun cas le ventre vide : déjeunez le matin et emportez avec vous des aliments riches en glucose : ils vous permettront d’optimiser vos capacités intellectuelles car leur assimilation est rapide. Le cerveau en effet utilise le glucose comme « carburant ». Pendant l’examen, dès que vous sentirez votre rendement diminuer (en général après une heure ou deux), mangez une confiserie : elle apportera immédiatement à votre organisme l’énergie nécessaire. En outre, pensez à vous tenir droit(e), sûr(e) de vous, et surtout pas avachi(e) sur la table : c’est le meilleur moyen pour s’endormir et se décourager. Comment voulez-vous croire en votre valeur si vous apparaissez penaud(e), vaincu(e) d’avance? Votre réussite dépend d’abord de votre motivation et de votre implication !

MAÎTRISER L’ÉPREUVE

La gestion de votre temps est fondamentale. C’est elle qui conditionne en grande partie le bon déroulement de l’épreuve.
Si vous disposez de 4 heures, vous devez donc être structuré(e) par ces 4 heures (et non trois heures : si vous vous contentez du service minimum, adieu le diplôme !). À chaque session, de nombreux candidats perdent des points parce qu’ils ne prennent pas suffisamment en considération ces questions de gestion du temps. Si vous prenez trop de temps pour lire un texte par exemple, ou pour rechercher des informations, vous emmagasinerez trop de données, vous aurez du mal à les ordonner, et surtout à les hiérarchiser, d’où une perte de temps, qui sera préjudiciable à la qualité d’ensemble de votre travail. Un conseil que je vous avais déjà donné en cours : lisez rapidement les textes et ne vous perdez pas dans des questionnements indéfinis si vous n’avez pas compris un terme ou une expression. Allez à l’essentiel en adoptant une lecture rapide. Le premier avantage de la lecture rapide est évidemment le gain de temps : moins vous mettrez de temps pour lire le corpus, plus vous pourrez structurer le plan de votre synthèse et améliorer les qualités rédactionnelles de vos travaux. L’autre avantage de la lecture rapide est qu’elle aide à problématiser en privilégiant l’interprétation textuelle globale.

Attention toutefois, car lire vite et donc mieux est un atout mais le but de l’épreuve n’est pas de lire tous les documents en un minimum de temps ; c’est de les comprendre. Le bon lecteur absorbe un grand nombre d’informations, dépouille une documentation, cherche rapidement un chiffre ou une donnée dans un texte. Mais il ne suffit pas de les enregistrer, encore faut-il les traiter correctement en hiérarchisant les informations. Trois opérations sont indispensables, lors de l’épreuve :

  1. répartir son temps,
  2. analyser le sujet,
  3. mobiliser ses connaissances.
 
  1. Répartir son temps : entraînez-vous impérativement chez vous pour savoir d’avance quels sont vos points forts et vos limites. Voici 2 exemples de gestion du temps pour l’écriture personnelle, en fonction de sensibilités et de compétences différentes. Voyez celui qui vous convient le mieux :
    1. cas de figure n°1 : le travail d’écriture personnelle durant 1h30 environ (en comptant qu’on a passé 2h30 sur la synthèse), comptez 20 minutes pour la recherche des idées ; 10 minutes pour l’élaboration du plan ; 30 minutes pour le développement ; 10 minutes pour l’introduction ;10 minutes pour la conclusion ; 10 minutes pour la relecture.
    2. cas de figure n°2 : analyse du sujet, 10 minutes. Pensez à Lire et à comprendre le sujet. Il exige toujours une grande rigueur logique dans l’appréciation de la problématique posée. Prise de notes pour la préparation du sujet : 20 minutes. Plan : 20 minutes. Rédaction : 40 minutes. Relecture : 10 minutes (5 minutes au pire). Votre relecture doit être attentive. L’idéal étant de relire votre copie comme si elle était écrite par un autre.
  2. Analyser le sujet : la plupart du temps, quand un étudiant échoue, c’est qu’il a mal compris le sujet. Le stress en effet pousse souvent à interpréter de manière hâtive un énoncé : du coup, l’étudiant devient une sorte d' »automate » : ou bien il récite son cours sans discernement, ou bien (cas le plus fréquent) il produit une srte de « synthèse bis », impersonnelle et confuse. Pour pallier ces inconvénients, lisez tout d’abord plusieurs fois la question et reformulez-la dans votre propre langage. Si vous avez du mal à faire une phrase, notez simplement les mots clés que vous inspire le sujet : ils vous aideront à trouver vos idées. Un conseil au passage : lisez l’intitulé du sujet d’écriture personnelle AVANT de lire le corpus. Pourquoi ? Parce que la plupart du temps, c’est le sujet d’écriture personnelle qui va conditionner et orienter votre lecture des documents.
  3. Mobiliser ses connaissances en cernant le sujet. Attention aux risques de débordement, aux digressions. N’oubliez pas aussi d’exploiter votre culture générale : c’est ESSENTIEL. Quel que soit l’examen, vous n’obtiendrez PAS la moyenne si dans votre travail d’écriture vous ne montrez pas vos connaissances. N’hésitez pas à dépasser le cadre scolaire ou universitaire, pensez par exemple à l’actualité, retrouvez des souvenirs liés à une émission télévisée, à une lecture, des discussions… Essayez aussi d’explorer toutes les voies possibles. En voici quelques unes :
    • la piste interdisciplinaire : elle favorise la recherche des interactions. Pensez à tous les angles, tous les aspects sous lesquels le sujet peut être abordé : angle historique, géographique, politique, social, philosophique, moral, scientifique, etc.

    • la piste conceptuelle : étudiez la problématique selon un angle antithétique : aujourd’hui/hier ; individuel/collectif ; dénotation/connotation ; public/privé ; écrit/oral, etc.

    • la piste « point de vue » est également intéressante : formulez le problème en comparant et en confrontant les points de vue. Point de vue de l’individu, de la société ; point de vue objectif, subjectif ; points de vue divergents à partir d’une même problématique, points de vue générationnels…

EXPLOITEZ VOTRE CULTURE GÉNÉRALE !

Regardez l’exemple suivant : dans la colonne de gauche, vous avez un texte correct certes, mais qui n’a pas été « retravaillé » du point de vue de la culture générale. Dans la colonne de droite, vous avez le même texte, mais qui a fait l’objet d’un réinvestissement, somme toute modeste (quelques noms de peintres du Pop’art, l’allusion à une publicité, une courte citation et une référence à un roman). Or, tout cela, n’importe quel étudiant le connaît, mais il n’y pense pas forcément le jour de l’épreuve. C’est ce qui fait la différence entre un travail « commun » et une copie qui se remarque grâce à la mise en valeur de la culture personnelle.

Dans une société dominée par la banalisation de l’image, la course vers le spectaculaire a transformé notre rapport à la culture. L’œuvre d’art a perdu son statut clair et repérable. Elle est noyée au milieu des objets de la société de consommation ; alors qu’avant, seul l’exceptionnel pouvait prétendre  à être figuré, de nos jours n’importe quoi peut être saisi, y compris le banal ou l’intime : vidée de son signifié, l’image télévisuelle est subie par le téléspectateur : la culture devient consommation, la découverte voyeurisme ! Que dire de ces émissions de télé-réalité, où l’on vend les participants comme des produits !

Comme on le pressent, ces changements techniques et fonctionnels qui accompagnent l’image doivent aussi nous interpeller politiquement. Le contrôle des medias par des leaders d’opinion ou des groupes de pression pose en effet la question de la manipulation des masses : faire voir, mais quoi ? Dans quel but ? Autant de questions que devront se poser nos démocraties à l’aube du troisième millénaire.

Dans une société dominée par la banalisation de l’image, la course vers le spectaculaire a transformé notre rapport à la culture. L’œuvre d’art a perdu son statut clair et repérable. Elle est noyée au milieu des objets de la société de consommation comme le signifient les artistes du Pop’art : Roy Lichtenstein ou Andy Warhol ont en effet désacralisé l’image artistique au point de la vider peut-être de son contenu sémantique. Alors qu’avant, seul l’exceptionnel pouvait prétendre  à être figuré, de nos jours n’importe quoi peut être saisi, y compris le banal ou l’intime. De contre-culture dans les années 70, l’image est devenue culture de masse. Faut-il dès lors s’étonner qu’un opérateur de téléphonie se serve implicitement de l’œuvre de van Gogh pour vendre un forfait « tout compris » ? Comme l’annonçait le philosophe canadien Mc Luhan, « le media est le message » : vidée de son signifié, l’image télévisuelle est subie par le téléspectateur : la culture devient consommation, la découverte voyeurisme ! Il n’est donc pas étonnant que le « village global » soit devenu un immense champ de « politique spectacle », loin des normes esthétiques traditionnelles ou des conventions de la morale. Que dire de ces émissions de télé-réalité, où l’on vend les participants comme des produits ! Comme on le pressent, ces changements techniques et fonctionnels qui accompagnent l’image doivent aussi nous interpeller politiquement. Le « village global » de Mc Luhan semble bien préfigurer ce qu’on a appelé « la démocratie occulte » de notre monde. Le contrôle des médias par des leaders d’opinion ou des groupes de pression pose en effet la question de la manipulation des masses : « Big Brother » n’est pas seulement une référence à un roman d’anticipation ! L’œuvre  magistrale qu’Orwell écrivit en 1948 nous impose une réflexion éthique et morale : faire voir, mais quoi ? Dans quel but ? Autant de questions que devront se poser nos démocraties à l’aube du troisième millénaire…  

MON CONSEIL

Mettez-vous à la place du correcteur afin de porter un regard « distancié » et critique sur votre travail. Soyez « malin » : cherchez à savoir à quelle sauce vous allez être mangé(e) ! De fait, il faut toujours prendre en compte le destinataire : en lisant les « chartes de correction » destinées aux enseignants, vous comprendrez mieux par rapport à quels critères d’appréciation les copies sont évaluées.

  • si vous êtes en BTS lisez attentivement ce document.
  • Si vous passez l’EAF téléchargez la charte des correcteurs au Bac en cliquant ici.

Relisez plusieurs fois ces documents (si possible une fois par jour) : cela vous permettra de vous remémorer la façon dont le correcteur va appréhender et juger votre travail en fonction de consignes qu’il doit lui-même respecter. Il n’y a en effet rien d’arbitraire (a fortiori un jour d’examen) dans la notation : elle obéit à un référentiel qui fixe les obligations des candidats et les attentes du jury en matière de méthode, d’expression, d’exploitation de la culture générale, etc. En lisant la « charte », vous pourrez ainsi mieux adapter vos connaissances et vos pratiques à l’épreuve.

QUELQUES RAPPELS POUR FINIR…

Voici quatre points essentiels à mémoriser pour l’examen :

  1. Est-ce que mon texte colle aux consignes, c’est-à-dire aux attentes du jury ?
  2. Est-ce que mon travail « me ressemble » ? N’oubliez pas qu’une copie est un peu le reflet de l’image que vous voulez donner de vous-même. Soignez la présentation, l’orthographe, la forme.
  3. Est-ce que ma culture générale est suffisamment mise en valeur ? La culture générale est en effet déterminante. Pensez obligatoirement à mobiliser vos connaissances : citer un auteur, faire une allusion à un essai connu, à un mouvement culturel permet non seulement d’augmenter la note dans des proportions importantes, mais de susciter par ailleurs de nouvelles idées.
  4. Mon texte est-il « facile » à lire ?

N’oubliez pas de structurer vos paragraphes en les organisant autour d’une idée directrice, justifiée par un argument et illustrée par ou deux exemples.

Préférez les phrases courtes aux phrases longues, qui risquent de vous entraîner à commettre des fautes de syntaxe. Avant de rédiger votre phrase, prononcez-la dans votre tête (un peu quand on chantonne) de manière à l’entendre.

Pensez à nuancer vos jugements : en introduisant des tournures concessives : certes… mais…/si… en revanche ; en utilisant des verbes (se demander si, croire, supposer…) ou des modes (le conditionnel par exemple : « le progrès serait responsable de »…) impliquant une prise de distance.

Évitez aussi d’aligner dans un plan-catalogue des considérations interminables qui ne déboucheraient sur aucune problématique et vous conduiraient à un travail désordonné, sans logique interne.

Soignez particulièrement l’introduction et la conclusion : elles sont déterminantes dans l’attribution de la note : le correcteur les lit souvent en premier afin d’apprécier la cohérence de votre raisonnement. Bien souvent, la conclusion est rédigée « à la va-vite » : n’oubliez pas qu’une forme négligée amène toujours à une mauvaise formulation du fond.

Bien entendu (mais faut-il le rappeler ?), ne partez EN AUCUN CAS avant les quatre heures : vous ne pourriez pas mener à leur terme (de façon efficiente) les activités. Vous auriez certes l’impression d’avoir terminé le travail mais vous ne l’auriez en fait qu’ébauché…

Bon courage à toutes et à tous pour l’examen !

© mai 2009, Bruno Rigolt
Espace Pédagogique Contributif / Lycée en Forêt (Montargis, France)

BTS… Bac… Guide de préparation à l'examen : 5 jours pour relever le défi !

Dans quelques jours, les étudiants de BTS vont affronter l’épreuve… Puis ce sera le tour des élèves de Première et de Terminale. Quel que soit votre niveau, lisez attentivement ce guide méthodologique : il vous aide à vous préparer pour l’épreuve. Cinq jours de révisions intensives pour relever le défi de l’examen ? Dites-vous que :

C’EST POSSIBLE !

SE METTRE AU TRAVAIL…

Scénario catastrophe… 8 heures : vous vous réveillez rempli de bonnes résolutions ! Et naturellement vous vous dites qu’aujourd’hui vous allez travailler dur. 9 heures : vous vous mettez devant votre bureau et vous mâchonnez un chewing-gum en regardant pendant vingt minutes vos messages sur Internet… Deux heures plus tard, vous êtes toujours sur votre messagerie en ligne, et vous avez carrément l’esprit qui navigue en haute mer! Evidemment, comme vous êtes angoissé(e) par l’examen, vous vous dispersez et vous n’arrivez pas à vous concentrer… 11 heures : vous grignotez en vous demandant quand sonne midi pour aller manger (quel programme!) Bien sûr vous voudriez travailler avant l’après-midi mais votre esprit s’évade. 14 heures : Pour vous redonner du courage, vous appelez quelques ami(e)s et puis vous acceptez de faire une petite partie de cartes (vraiment la dernière!). 18 heures… Vous n’avez pas avancé mais paradoxalement vous vous sentez fatigué(e), mal dans votre peau, et surtout complètement découragé(e). Sachez que rien n’est plus déprimant que de se dire : « J’aurais dû travailler ». Le travail non réalisé est en fait un refus de voir la réalité en face : on s’installe dans un état d’inertie qui fatigue plus que le travail. Les conséquences sont lourdes pour l’examen : perte de temps, manque d’entraînement, stress, état dépressif…

PAS DE TEMPS À PERDRE !

Premier impératif : planifiez votre travail en vous créant un calendrier de révisions selon un emploi du temps précis et TENEZ-VOUS à ce calendrier. Imposez-vous également le minutage de vos activités afin d’accroître votre rendement. La réussite à votre examen passe en effet d’abord par une bonne maîtrise de la planification des tâches. Dans un article précédent (Emploi du temps : apprendre à planifier son travail) je vous rappelais les avantages de la planification des tâches : elle consiste à gérer son temps de façon “stratégique”, emploidutempsbts.1241757331.jpgc’est-à-dire à visualiser les activités sur une période de temps donnée. Au lieu d’effectuer les tâches jour après jour (donc de façon linéaire sans organisation), on les visualise dans leur intégralité selon un principe de planification stratégique : cela vous permet d’anticiper et de mieux vous projeter dans le temps. Prenez par exemple une grande copie double et faites-vous un calendrier sur cinq jours (très rapidement… Ne passez pas 10 heures dessus évidemment!). Ensuite, faites le point sur vos difficultés, sur les séquences à revoir en priorité, les cours à réapprendre. Une fois que vous avez établi la liste des activités à mener, reportez-les sur votre tableau. Si vous le souhaitez, vous pouvez les « hiérarchiser » en utilisant des codes de couleur : on attribuera par exemple la couleur rouge à toutes les activités nécessitant un lourd investissement. emploidutempseaf.1241769725.jpgOn peut attribuer le code “bleu” aux exercices moins denses et le code “vert” aux travaux qu’on peut effectuer plus rapidement.

L’avantage du calendrier que je vous propose dans ces deux exemples (BTS et EAF) est qu’il offre en effet une bonne adaptation à la fois à l’environnement externe (les tâches que vous devez accomplir pour vous préparer à l’examen) et à vos ressources et vos compétences internes (votre capacité et votre rythme de travail) : en planifiant, vous êtes sûr(e) d’y arriver ! 

LA CHASSE AUX TEMPS MORTS

L’important, quand on est en période de révision intensive, est de fuir la « flânerie » pour gagner en productivité. Il faut donc que vous fassiez la chasse aux temps morts. Même si vous ne disposez que de cinq minutes, cela ne signifie pas que ce laps de temps est inutilisable. Bien au contraire, profitez-en pour effectuer quelques révisions rapides, pour mémoriser du vocabulaire, des définitions, pour retenir quelques citations. Le temps passé dans les transports, les moments d’inactivité ou d’attente représentent plusieurs heures par semaine ! Rentabilisez-les : remémorez-vous mentalement vos cours en essayant d’en saisir le sens global : quel était le sujet ? Qu’est-ce que j’ai bien compris ? Qu’est-ce qui m’a paru obscur ? Et notez sur une feuille ou un petit carnet les points nécessitant un réinvestissement des connaissances. Cette opération est très importante. Ainsi, lorsque vous vous installerez à votre bureau, vous saurez ce qu’il faut réapprendre ou compléter en priorité.

LA MÉMOIRE AUDITIVE

Utilisez également la mémoire auditive en enregistrant par exemple les points clés de vos cours sur MP3 (cliquez ici pour en savoir plus sur la méthode). Si vous n’apprenez pas de chez vous (par exemple, lorsque vous êtes dans le bus, dans la rue, en voyage), cette méthode se révélera très utile : elle permet de réviser “sans en avoir l’air”, sans être obligé de sortir son classeur, ou d’ouvrir ses cahiers. Si vous la pratiquez rigoureusement, vous verrez que la technique est infaillible, surtout quand on a un grand volume d’informations à mémoriser. Elle complète efficacement l’indispensable travail sur les fiches de synthèse. Autre avantage de la méthode : après une journée de travail, la mémoire visuelle est souvent défaillante, surtout si l’on veille tard le soir : fatigue oculaire, difficultés de concentration, troubles de la vision… De plus, votre cerveau est un peu comme un disque dur d’ordinateur : à un certain moment, il ne parvient plus à gérer cette multiplication de signes : il se produit ce que les spécialistes appellent un phénomène de “surcharge cognitive”. Le “disque dur” de votre cerveau est littéralement “fragmenté” : impossible pour lui de restituer convenablement les connaissances. Au contraire, en révisant avec votre MP3, surtout le soir avant de vous endormir, vous pouvez tranquillement réapprendre les notions : allongez-vous sur votre lit, fermez les yeux pour ne pas être sollicité par l’environnement : vous mémoriserez vite et bien tout en relaxant votre corps.

LE TRAVAIL DE GROUPE

Intellectuellement, le travail en équipe est un excellent entraînement. À la condition d’être pratiqué rigoureusement, il stimule et apporte un enrichissement mutuel, chacun pouvant communiquer aux autres ses points forts dans le cadre d’un groupe de travail. Si vous êtes en BTS, prenez par exemple un thème (Faire voir) et une problématique (les questions posées par l’image, le voyeurisme à la télévision, la télésurveillance et le contrôle social, etc.). Si vous êtes en Première, sélectionnez un objet d’étude (la poésie, le théâtre, etc.) et cherchez ensemble à le développer en confrontant vos points de vue et vos connaissances. Vous pouvez aussi faire des simulations (l’oral de l’EAF par exemple : un ou plusieurs élèves jouant le rôle de l’examinateur). Le travail de groupe encourage et se révèle une aide précieuse particulièrement dans les moments de démotivation. Il vous permet aussi de vérifier que vous avez bien compris le cours et que vous êtes capable de le restituer. Pouvoir expliquer à autrui est la preuve que les connaissances sont réellement assimilées. Vous pouvez également partir d’une problématique et tenter d’y répondre collectivement en exploitant vos connaissances.

QUELQUES ENTRAÎNEMENTS…

  1. Un exercice très utile pour la préparation aux examens consiste à lire un paragraphe de votre cours (quel qu’il soit) ou d’un document, d’un texte quelconque. La lecture doit s’effectuer impérativement à voix haute. Lisez lentement en détachant bien toutes les syllabes, et en accentuant si possible les mots clés, c’est-à-dire les mots qui vous paraissent porteurs de sens. Une fois la lecture terminée, essayez de synthétiser ce que vous venez de lire en une courte phrase récapitulative.
  2. Un autre exercice, difficile mais très adapté aux examens (bac, classes prépa, BTS, etc.) et aux concours de la fonction publique consiste à prendre des questions sur n’importe quel sujet et à vous obliger d’y répondre à partir d’un texte, même si les questions vous semblent éloignées du texte, ceci afin de pratiquer une gymnastique intellectuelle facilitant la confrontation des idées et la lecture comparative des documents. Quelques exemples :
  • la caricature, quel impact ?
  • l’image du corps dans la société actuelle
  • Pourquoi écrit-on ?
  • la société de consommation est-elle une société du spectacle ?
  • la norme et le détour
  • la citoyenneté
  • le livre et l’image
  • etc.

De la même manière, essayez de rapprocher deux ou trois textes d’époque et de problématique différentes et posez une question commune à tous ces textes. Dans votre réponse, reprenez les éléments de la question en les intégrant dans une synthèse objective et un point de vue personnel.

    

AFFRONTER L’EXAMEN

La veille de l’examen, préparez soigneusement ce dont vous aurez besoin :

  • carte d’identité ;
  • convocation ;
  • plusieurs stylos, des cartouches, du liquide correcteur, des surligneurs de couleur différente, une règle, etc.
  • Emportez également quelques aliments riches en glucose et une petite bouteille d’eau.

Le soir, mangez des sucres lents : ils améliorent la forme et favorisent l’endormissement. Évitez de vous mettre au lit plus tôt que d’habitude mais couchez-vous à une heure raisonnable (surtout ne révisez pas toute la nuit : ce serait contre-productif !). Si vous ne parvenez pas à dormir, allongez-vous tranquillement et faites le vide en vous disant que de toute façon vous avez fait le nécessaire et que vous disposez de tous les atouts pour réussir. Positivez, croyez en votre valeur, refusez de vous complaire dans le découragement qui est toujours une facilité, et qui ne mène à rien.

Le jour J, ne partez en aucun cas le ventre vide : déjeunez le matin et emportez avec vous des aliments riches en glucose : ils vous permettront d’optimiser vos capacités intellectuelles car leur assimilation est rapide. Le cerveau en effet utilise le glucose comme « carburant ». Pendant l’examen, dès que vous sentirez votre rendement diminuer (en général après une heure ou deux), mangez une confiserie : elle apportera immédiatement à votre organisme l’énergie nécessaire. En outre, pensez à vous tenir droit(e), sûr(e) de vous, et surtout pas avachi(e) sur la table : c’est le meilleur moyen pour s’endormir et se décourager. Comment voulez-vous croire en votre valeur si vous apparaissez penaud(e), vaincu(e) d’avance? Votre réussite dépend d’abord de votre motivation et de votre implication !

MAÎTRISER L’ÉPREUVE

La gestion de votre temps est fondamentale. C’est elle qui conditionne en grande partie le bon déroulement de l’épreuve.
Si vous disposez de 4 heures, vous devez donc être structuré(e) par ces 4 heures (et non trois heures : si vous vous contentez du service minimum, adieu le diplôme !). À chaque session, de nombreux candidats perdent des points parce qu’ils ne prennent pas suffisamment en considération ces questions de gestion du temps. Si vous prenez trop de temps pour lire un texte par exemple, ou pour rechercher des informations, vous emmagasinerez trop de données, vous aurez du mal à les ordonner, et surtout à les hiérarchiser, d’où une perte de temps, qui sera préjudiciable à la qualité d’ensemble de votre travail. Un conseil que je vous avais déjà donné en cours : lisez rapidement les textes et ne vous perdez pas dans des questionnements indéfinis si vous n’avez pas compris un terme ou une expression. Allez à l’essentiel en adoptant une lecture rapide. Le premier avantage de la lecture rapide est évidemment le gain de temps : moins vous mettrez de temps pour lire le corpus, plus vous pourrez structurer le plan de votre synthèse et améliorer les qualités rédactionnelles de vos travaux. L’autre avantage de la lecture rapide est qu’elle aide à problématiser en privilégiant l’interprétation textuelle globale.

Attention toutefois, car lire vite et donc mieux est un atout mais le but de l’épreuve n’est pas de lire tous les documents en un minimum de temps ; c’est de les comprendre. Le bon lecteur absorbe un grand nombre d’informations, dépouille une documentation, cherche rapidement un chiffre ou une donnée dans un texte. Mais il ne suffit pas de les enregistrer, encore faut-il les traiter correctement en hiérarchisant les informations. Trois opérations sont indispensables, lors de l’épreuve :

  1. répartir son temps,
  2. analyser le sujet,
  3. mobiliser ses connaissances.
 
  1. Répartir son temps : entraînez-vous impérativement chez vous pour savoir d’avance quels sont vos points forts et vos limites. Voici 2 exemples de gestion du temps pour l’écriture personnelle, en fonction de sensibilités et de compétences différentes. Voyez celui qui vous convient le mieux :
    1. cas de figure n°1 : le travail d’écriture personnelle durant 1h30 environ (en comptant qu’on a passé 2h30 sur la synthèse), comptez 20 minutes pour la recherche des idées ; 10 minutes pour l’élaboration du plan ; 30 minutes pour le développement ; 10 minutes pour l’introduction ;10 minutes pour la conclusion ; 10 minutes pour la relecture.
    2. cas de figure n°2 : analyse du sujet, 10 minutes. Pensez à Lire et à comprendre le sujet. Il exige toujours une grande rigueur logique dans l’appréciation de la problématique posée. Prise de notes pour la préparation du sujet : 20 minutes. Plan : 20 minutes. Rédaction : 40 minutes. Relecture : 10 minutes (5 minutes au pire). Votre relecture doit être attentive. L’idéal étant de relire votre copie comme si elle était écrite par un autre.
  2. Analyser le sujet : la plupart du temps, quand un étudiant échoue, c’est qu’il a mal compris le sujet. Le stress en effet pousse souvent à interpréter de manière hâtive un énoncé : du coup, l’étudiant devient une sorte d' »automate » : ou bien il récite son cours sans discernement, ou bien (cas le plus fréquent) il produit une srte de « synthèse bis », impersonnelle et confuse. Pour pallier ces inconvénients, lisez tout d’abord plusieurs fois la question et reformulez-la dans votre propre langage. Si vous avez du mal à faire une phrase, notez simplement les mots clés que vous inspire le sujet : ils vous aideront à trouver vos idées. Un conseil au passage : lisez l’intitulé du sujet d’écriture personnelle AVANT de lire le corpus. Pourquoi ? Parce que la plupart du temps, c’est le sujet d’écriture personnelle qui va conditionner et orienter votre lecture des documents.
  3. Mobiliser ses connaissances en cernant le sujet. Attention aux risques de débordement, aux digressions. N’oubliez pas aussi d’exploiter votre culture générale : c’est ESSENTIEL. Quel que soit l’examen, vous n’obtiendrez PAS la moyenne si dans votre travail d’écriture vous ne montrez pas vos connaissances. N’hésitez pas à dépasser le cadre scolaire ou universitaire, pensez par exemple à l’actualité, retrouvez des souvenirs liés à une émission télévisée, à une lecture, des discussions… Essayez aussi d’explorer toutes les voies possibles. En voici quelques unes :
    • la piste interdisciplinaire : elle favorise la recherche des interactions. Pensez à tous les angles, tous les aspects sous lesquels le sujet peut être abordé : angle historique, géographique, politique, social, philosophique, moral, scientifique, etc.

    • la piste conceptuelle : étudiez la problématique selon un angle antithétique : aujourd’hui/hier ; individuel/collectif ; dénotation/connotation ; public/privé ; écrit/oral, etc.

    • la piste « point de vue » est également intéressante : formulez le problème en comparant et en confrontant les points de vue. Point de vue de l’individu, de la société ; point de vue objectif, subjectif ; points de vue divergents à partir d’une même problématique, points de vue générationnels…

EXPLOITEZ VOTRE CULTURE GÉNÉRALE !

Regardez l’exemple suivant : dans la colonne de gauche, vous avez un texte correct certes, mais qui n’a pas été « retravaillé » du point de vue de la culture générale. Dans la colonne de droite, vous avez le même texte, mais qui a fait l’objet d’un réinvestissement, somme toute modeste (quelques noms de peintres du Pop’art, l’allusion à une publicité, une courte citation et une référence à un roman). Or, tout cela, n’importe quel étudiant le connaît, mais il n’y pense pas forcément le jour de l’épreuve. C’est ce qui fait la différence entre un travail « commun » et une copie qui se remarque grâce à la mise en valeur de la culture personnelle.

Dans une société dominée par la banalisation de l’image, la course vers le spectaculaire a transformé notre rapport à la culture. L’œuvre d’art a perdu son statut clair et repérable. Elle est noyée au milieu des objets de la société de consommation ; alors qu’avant, seul l’exceptionnel pouvait prétendre  à être figuré, de nos jours n’importe quoi peut être saisi, y compris le banal ou l’intime : vidée de son signifié, l’image télévisuelle est subie par le téléspectateur : la culture devient consommation, la découverte voyeurisme ! Que dire de ces émissions de télé-réalité, où l’on vend les participants comme des produits !

Comme on le pressent, ces changements techniques et fonctionnels qui accompagnent l’image doivent aussi nous interpeller politiquement. Le contrôle des medias par des leaders d’opinion ou des groupes de pression pose en effet la question de la manipulation des masses : faire voir, mais quoi ? Dans quel but ? Autant de questions que devront se poser nos démocraties à l’aube du troisième millénaire.

Dans une société dominée par la banalisation de l’image, la course vers le spectaculaire a transformé notre rapport à la culture. L’œuvre d’art a perdu son statut clair et repérable. Elle est noyée au milieu des objets de la société de consommation comme le signifient les artistes du Pop’art : Roy Lichtenstein ou Andy Warhol ont en effet désacralisé l’image artistique au point de la vider peut-être de son contenu sémantique. Alors qu’avant, seul l’exceptionnel pouvait prétendre  à être figuré, de nos jours n’importe quoi peut être saisi, y compris le banal ou l’intime. De contre-culture dans les années 70, l’image est devenue culture de masse. Faut-il dès lors s’étonner qu’un opérateur de téléphonie se serve implicitement de l’œuvre de van Gogh pour vendre un forfait « tout compris » ? Comme l’annonçait le philosophe canadien Mc Luhan, « le media est le message » : vidée de son signifié, l’image télévisuelle est subie par le téléspectateur : la culture devient consommation, la découverte voyeurisme ! Il n’est donc pas étonnant que le « village global » soit devenu un immense champ de « politique spectacle », loin des normes esthétiques traditionnelles ou des conventions de la morale. Que dire de ces émissions de télé-réalité, où l’on vend les participants comme des produits ! Comme on le pressent, ces changements techniques et fonctionnels qui accompagnent l’image doivent aussi nous interpeller politiquement. Le « village global » de Mc Luhan semble bien préfigurer ce qu’on a appelé « la démocratie occulte » de notre monde. Le contrôle des médias par des leaders d’opinion ou des groupes de pression pose en effet la question de la manipulation des masses : « Big Brother » n’est pas seulement une référence à un roman d’anticipation ! L’œuvre  magistrale qu’Orwell écrivit en 1948 nous impose une réflexion éthique et morale : faire voir, mais quoi ? Dans quel but ? Autant de questions que devront se poser nos démocraties à l’aube du troisième millénaire…  

MON CONSEIL

Mettez-vous à la place du correcteur afin de porter un regard « distancié » et critique sur votre travail. Soyez « malin » : cherchez à savoir à quelle sauce vous allez être mangé(e) ! De fait, il faut toujours prendre en compte le destinataire : en lisant les « chartes de correction » destinées aux enseignants, vous comprendrez mieux par rapport à quels critères d’appréciation les copies sont évaluées.

  • si vous êtes en BTS lisez attentivement ce document.
  • Si vous passez l’EAF téléchargez la charte des correcteurs au Bac en cliquant ici.

Relisez plusieurs fois ces documents (si possible une fois par jour) : cela vous permettra de vous remémorer la façon dont le correcteur va appréhender et juger votre travail en fonction de consignes qu’il doit lui-même respecter. Il n’y a en effet rien d’arbitraire (a fortiori un jour d’examen) dans la notation : elle obéit à un référentiel qui fixe les obligations des candidats et les attentes du jury en matière de méthode, d’expression, d’exploitation de la culture générale, etc. En lisant la « charte », vous pourrez ainsi mieux adapter vos connaissances et vos pratiques à l’épreuve.

QUELQUES RAPPELS POUR FINIR…

Voici quatre points essentiels à mémoriser pour l’examen :

  1. Est-ce que mon texte colle aux consignes, c’est-à-dire aux attentes du jury ?
  2. Est-ce que mon travail « me ressemble » ? N’oubliez pas qu’une copie est un peu le reflet de l’image que vous voulez donner de vous-même. Soignez la présentation, l’orthographe, la forme.
  3. Est-ce que ma culture générale est suffisamment mise en valeur ? La culture générale est en effet déterminante. Pensez obligatoirement à mobiliser vos connaissances : citer un auteur, faire une allusion à un essai connu, à un mouvement culturel permet non seulement d’augmenter la note dans des proportions importantes, mais de susciter par ailleurs de nouvelles idées.
  4. Mon texte est-il « facile » à lire ?

N’oubliez pas de structurer vos paragraphes en les organisant autour d’une idée directrice, justifiée par un argument et illustrée par ou deux exemples.

Préférez les phrases courtes aux phrases longues, qui risquent de vous entraîner à commettre des fautes de syntaxe. Avant de rédiger votre phrase, prononcez-la dans votre tête (un peu quand on chantonne) de manière à l’entendre.

Pensez à nuancer vos jugements : en introduisant des tournures concessives : certes… mais…/si… en revanche ; en utilisant des verbes (se demander si, croire, supposer…) ou des modes (le conditionnel par exemple : « le progrès serait responsable de »…) impliquant une prise de distance.

Évitez aussi d’aligner dans un plan-catalogue des considérations interminables qui ne déboucheraient sur aucune problématique et vous conduiraient à un travail désordonné, sans logique interne.

Soignez particulièrement l’introduction et la conclusion : elles sont déterminantes dans l’attribution de la note : le correcteur les lit souvent en premier afin d’apprécier la cohérence de votre raisonnement. Bien souvent, la conclusion est rédigée « à la va-vite » : n’oubliez pas qu’une forme négligée amène toujours à une mauvaise formulation du fond.

Bien entendu (mais faut-il le rappeler ?), ne partez EN AUCUN CAS avant les quatre heures : vous ne pourriez pas mener à leur terme (de façon efficiente) les activités. Vous auriez certes l’impression d’avoir terminé le travail mais vous ne l’auriez en fait qu’ébauché…

Bon courage à toutes et à tous pour l’examen !

© mai 2009, Bruno Rigolt
Espace Pédagogique Contributif / Lycée en Forêt (Montargis, France)

Entraînement BTS n°3… « Faire voir esthétiquement la laideur »

Les entraînements BTS

Entraînement n°3. Thème 1 (« Faire voir ») : esthétique de la laideur…

Je vous propose dans cet entraînement un sujet inédit tout à fait dans l’optique de l’examen, mais qui va vous changer des sujets habituellement posés. Ce corpus en effet vous amènera à réfléchir à la manière de faire voir et de se représenter le beau ou la laideur. Comme le dit Voltaire, le beau est « relatif ». Cette problématique conduit ainsi à travailler sur un terme qui n’est pas simple à définir : le beau est-il toujours « esthétique » ? La laideur est-elle forcément « moche » à voir ? Le corpus ainsi que l’écriture personnelle sont difficiles : de fait, c’est la fonction de l’art qui se trouve posée ici : ne serait-il pas parfois un détournement de la beauté ? De Baudelaire à l’expo Trash en passant par le peintre Bacon, il y a une sorte de jeu de la transgression et de la provocation : faire voir la laideur, n’est-ce pas donner une valeur esthétique à ce qui est considéré comme repoussant, vulgaire, indécent ou obscène ?

Niveau de difficulté : *** (* accessible ; ** moyennement difficile ; *** difficile)

_____________

  • Document 1 Voltaire, article « Beau » du Dictionnaire philosophique (1764).

« Puisque nous avons cité Platon sur l’amour, pourquoi ne le citerions-nous pas sur le beau, puisque le beau se fait aimer? On sera peut-être curieux de savoir comment un Grec parlait du beau il y a plus de deux mille ans.

« L’homme expié dans les mystères sacrés, quand il voit un beau visage décoré d’une forme divine, ou bien quelque espèce incorporelle, sent d’abord un frémissement secret, et je ne sais quelle crainte respectueuse; il regarde cette figure comme une divinité…. quand l’influence de la beauté entre dans son âme par les yeux, il s’échauffe: les ailes de son âme sont arrosées; elles perdent leur dureté qui retenait leur germe; elles se liquéfient; ces germes enflés dans les racines de ses ailes s’efforcent de sortir par toute l’espèce de l’âme » (car l’âme avait des ailes autrefois), etc.

Je veux croire que rien n’est plus beau que ce discours de Platon; mais il ne nous donne pas des idées bien nettes de la nature du beau.

Demandez à un crapaud ce que c’est que la beauté, le grand beau, le to kalon (*). Il vous répondra que c’est sa crapaude avec deux gros yeux ronds sortant de sa petite tête, une gueule large et plate, un ventre jaune, un dos brun. Interrogez un nègre de Guinée; le beau est pour lui une peau noire, huileuse, des yeux enfoncés, un nez épaté.

Interrogez le diable; il vous dira que le beau est une paire de cornes, quatre griffes, et une queue. Consultez enfin les philosophes, ils vous répondront par du galimatias; il leur faut quelque chose de conforme à l’archétype du beau en essence, au to kalon.

J’assistais un jour à une tragédie auprès d’un philosophe. « Que cela est beau! disait-il. — Que trouvez-vous là de beau? lui dis-je. — C’est, dit-il, que l’auteur a atteint son but. » Le lendemain il prit une médecine qui lui fit du bien. « Elle a atteint son but, lui dis-je; voilà une belle médecine! » Il comprit qu’on ne peut pas dire qu’une médecine est belle, et que pour donner à quelque chose le nom de beauté, il faut qu’elle vous cause de l’admiration et du plaisir. Il convint que cette tragédie lui avait inspiré ces deux sentiments, et que c’était là le to kalon, le beau.

Nous fîmes un voyage en Angleterre: on y joua la même pièce, parfaitement traduite; elle fit bâiller tous les spectateurs. « Oh, oh! dit-il, le to kalon n’est pas le même pour les Anglais et pour les Français. Il conclut, après bien des réflexions, que le beau est souvent très relatif, comme ce qui est décent au Japon est indécent à Rome, et ce qui est de mode à Paris ne l’est pas à Pékin; et il s’épargna la peine de composer un long traité sur le beau. »

(*) To kalon : le beau (en grec)

  • Document 2 Baudelaire, « Une charogne » Les Fleurs du mal (1857)

  • Document 3 Renaud Revel, « L’exposition Trash… Des poubelles et des hommes » (L’Express du 13 mars 2007)

  • Document 4 Francis Bacon, « Autoportrait », 1976 (Huile et pastel sur toile, Musée Cantini de Marseille) © ADAGP. Photographe : cliché Jean Bernard

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Proposition d’écriture personnelle : selon vous, la représentation de la laideur peut-elle avoir un intérêt artistique ?

Entraînement BTS n°3… "Faire voir esthétiquement la laideur"

bts2009.1232872062.jpgLes entraînements BTS

Entraînement n°3. Thème 1 (« Faire voir ») : esthétique de la laideur…

Je vous propose dans cet entraînement un sujet inédit tout à fait dans l’optique de l’examen, mais qui va vous changer des sujets habituellement posés. Ce corpus en effet vous amènera à réfléchir à la manière de faire voir et de se représenter le beau ou la laideur. Comme le dit Voltaire, le beau est « relatif ». Cette problématique conduit ainsi à travailler sur un terme qui n’est pas simple à définir : le beau est-il toujours « esthétique » ? La laideur est-elle forcément « moche » à voir ? Le corpus ainsi que l’écriture personnelle sont difficiles : de fait, c’est la fonction de l’art qui se trouve posée ici : ne serait-il pas parfois un détournement de la beauté ? De Baudelaire à l’expo Trash en passant par le peintre Bacon, il y a une sorte de jeu de la transgression et de la provocation : faire voir la laideur, n’est-ce pas donner une valeur esthétique à ce qui est considéré comme repoussant, vulgaire, indécent ou obscène ?

Niveau de difficulté : *** (* accessible ; ** moyennement difficile ; *** difficile)

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  • Document 1 Voltaire, article « Beau » du Dictionnaire philosophique (1764).

« Puisque nous avons cité Platon sur l’amour, pourquoi ne le citerions-nous pas sur le beau, puisque le beau se fait aimer? On sera peut-être curieux de savoir comment un Grec parlait du beau il y a plus de deux mille ans.

« L’homme expié dans les mystères sacrés, quand il voit un beau visage décoré d’une forme divine, ou bien quelque espèce incorporelle, sent d’abord un frémissement secret, et je ne sais quelle crainte respectueuse; il regarde cette figure comme une divinité…. quand l’influence de la beauté entre dans son âme par les yeux, il s’échauffe: les ailes de son âme sont arrosées; elles perdent leur dureté qui retenait leur germe; elles se liquéfient; ces germes enflés dans les racines de ses ailes s’efforcent de sortir par toute l’espèce de l’âme » (car l’âme avait des ailes autrefois), etc.

Je veux croire que rien n’est plus beau que ce discours de Platon; mais il ne nous donne pas des idées bien nettes de la nature du beau.

Demandez à un crapaud ce que c’est que la beauté, le grand beau, le to kalon (*). Il vous répondra que c’est sa crapaude avec deux gros yeux ronds sortant de sa petite tête, une gueule large et plate, un ventre jaune, un dos brun. Interrogez un nègre de Guinée; le beau est pour lui une peau noire, huileuse, des yeux enfoncés, un nez épaté.

Interrogez le diable; il vous dira que le beau est une paire de cornes, quatre griffes, et une queue. Consultez enfin les philosophes, ils vous répondront par du galimatias; il leur faut quelque chose de conforme à l’archétype du beau en essence, au to kalon.

J’assistais un jour à une tragédie auprès d’un philosophe. « Que cela est beau! disait-il. — Que trouvez-vous là de beau? lui dis-je. — C’est, dit-il, que l’auteur a atteint son but. » Le lendemain il prit une médecine qui lui fit du bien. « Elle a atteint son but, lui dis-je; voilà une belle médecine! » Il comprit qu’on ne peut pas dire qu’une médecine est belle, et que pour donner à quelque chose le nom de beauté, il faut qu’elle vous cause de l’admiration et du plaisir. Il convint que cette tragédie lui avait inspiré ces deux sentiments, et que c’était là le to kalon, le beau.

Nous fîmes un voyage en Angleterre: on y joua la même pièce, parfaitement traduite; elle fit bâiller tous les spectateurs. « Oh, oh! dit-il, le to kalon n’est pas le même pour les Anglais et pour les Français. Il conclut, après bien des réflexions, que le beau est souvent très relatif, comme ce qui est décent au Japon est indécent à Rome, et ce qui est de mode à Paris ne l’est pas à Pékin; et il s’épargna la peine de composer un long traité sur le beau. »

(*) To kalon : le beau (en grec)
  • Document 2 Baudelaire, « Une charogne » Les Fleurs du mal (1857)

  • Document 3 Renaud Revel, « L’exposition Trash… Des poubelles et des hommes » (L’Express du 13 mars 2007)

  • Document 4 Francis Bacon, « Autoportrait », 1976 (Huile et pastel sur toile, Musée Cantini de Marseille) © ADAGP. Photographe : cliché Jean Bernard bacon.1289732084.jpg

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Proposition d’écriture personnelle : selon vous, la représentation de la laideur peut-elle avoir un intérêt artistique ?

Les élèves ont du talent… Le concours de nouvelles 2009 par la classe de Seconde 12…

Retrouvez chaque semaine un nouveau texte !
La classe de Seconde 12 s’est particulièrement investie dans le concours de nouvelles proposé par le Salon du livre du Montargois. Le sujet était libre mais l’écriture comportait deux contraintes : commencer obligatoirement par l’UNE de ces deux phrases : “Il était près de midi, et elle n’avait toujours pas donné signe de vie.” OU “Il avait la passion des vieilles pierres.”… et se terminer obligatoirement par l’UNE de ces deux phrases : “Il y eut affluence comme aux fêtes de fin d’année.” OU “Mais un père est un père et je suis sincèrement désolé.”
prix.1236783460.jpgChallenge réussi pour la Seconde 12 ! Découvrez chaque semaine un texte particulièrement marquant. Aujourd’hui, laissez-vous emporter par la nouvelle de Flora, élève et déléguée de la Seconde 12… Une très belle histoire empreinte d’émotion et de lyrisme, entre autobiographie et fiction (qui valut à son auteure le cinquième prix au salon du livre du Montargois).
L’action se situe à Madagascar…
 

    Ce jour-là, à Tana…

par Flora P…

Il était prés de midi et elle n’avait toujours pas donné de signe de vie. Je m’étais installée près d’une petite colline au sud de la ville, à l’attendre, en vain. Je m’inquiétais car il n’y a qu’un bus qui passe dans la journée. Il ne vient que le mercredi et le jeudi matin, jours de marché. La majorité des gens viennent d’Ihosy et du Grand Sud, et le prochain ne passerait que demain matin. D’ici là…

flora1.1289846345.jpg« Manahoana… »

En l’attendant sous le baobab, j’entendais le vent souffler entre les feuilles ; le soleil s’en allait vers l’ouest… Je m’imaginais notre rencontre, les paroles, les simples « Bonjour, comment vas-tu » que nous allions échanger en Malgache :
– Manahoana, Manahoana y sahasalaurauao ?
– Salaura tsara aho miasoaka…

Venir à Madagascar était mon plus grand rêve. Séraphine ne m’avait jamais vue, seulement en photo. On dialoguait par lettre depuis maintenant un an et demi, depuis que mon grand-père l’avait retrouvée après avoirs passé une annonce dans le journal local. Mes grands-parents et ma mère avaient vécu huit ans à Madagascar et Séraphine avait été la nourrice de ma mère.

J’étais si contente de la rencontrer. J’avais si peur de ne pas la voir. Adossée au tronc de l’arbre géant, je regardais la route blanchie sous le soleil, quelques enfants qui couraient là-bas, à demi nus, une femme qui traversait la route avec ses calebasses d’eau. Le temps s’écoulait, impalpable. Comme je m’assoupissais à cause de la chaleur, je vis au loin le bus qui arrivait, très poussiéreux, couvert de sable et de voyage car il roulait sur des routes de terre et de vent depuis tant d’années…

« j’aimais la lumière blanche de la route, j’aimais le vent et le manioc salé »

Beaucoup de Malgaches en descendirent. Toutes les femmes étaient habillées avec des jupes de couleurs vives et elles portaient des lambas blancs ou écrus sur les épaules. Les hommes avaient des pantalons noirs, des chemises ouvertes et un chapeau de paille. Je regardais les gens descendre un par un, j’étais tellement impatiente de la voir! Les gens venaient dans la ville de Tana car c’était le plus grands marché de la semaine ; les vendeurs s’installaient par terre et disposaient leurs étalages de légumes ou de poissons séchés sur des nattes.flora2.1236711503.jpg

Certains avaient amené leur machine à coudre et confectionnaient des rideaux, des jupes à la demande. Les habitants se préparaient pour le marché. Je commençais à sentir les parfums d’épices et l’odeur nauséabonde du poisson datant de quelques jours me faisait tourner la tête. Mais j’aimais tout cela, j’aimais la lumière blanche de la route, j’aimais le vent et le manioc salé, j’aimais les bruits du marché où l’on mange des fleurs de cactus, j’aimais le bruit des zébus et les vendeurs de lait caillé ou de bijoux d’argent…

Le marché commençait à se remplir de couleurs, de fruits, de tissus lorsqu’elle descendit du bus. Il y avait beaucoup de monde, je me mis debout  pour ne pas la perdre de vue mais aussitôt la foule l’encercla. Mon cœur se serrait mais je gardais espoir pendant trois secondes en la cherchant des yeux partout. Ne la revoyant plus, les larmes me montèrent aux yeux. Vous qui me lisez, comment vous dire l’écho du temps qui résonne dans ces lignes ? Comment vous dire le bruit du vent dans les arbres ? Cette attente devant les cases au toit de paille ?

« Le voyage de la vie commençait… »

Peut être n’était-ce qu’une illusion… Tout à coup, je sentis une main venue du bout du monde, venue du grand sud malgache se poser sur mon épaule, je tournais la tête et je la vis. Elle me prit dans ses bras et nous nous sommes mises à tourner, à rire, à pleurer, un peu comme dans une aventure vers le bleu du ciel : le voyage de la vie commençait. Petit à petit, les gens nous encerclèrent. Toute la poussière de la route s’était envolée, le ciel craquait sous le soleil : même des nuages mauves et roses vinrent à notre rencontre pour voir ce qui se passait.

Je me rappellerai toujours du vent, si proche de nos visages, de nos mains serrées l’une contre l’autre, je me rappellerai des charrettes remplies de marchandises, de ces visages d’hommes qui vendent des éclats de saphir et de béryl en espérant devenir riche… Tous ces gens qui nous regardaient en souriant, ce jour-là, à Tana… Il y eut affluence comme aux fêtes de fin d’année.

© Flora P… Mars 2009 (Lycée en Forêt, Montargis, France)

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Concours d’expression orale… Entraînement n°4

À l’approche de l’épreuve, il ne faut surtout plus vous entraîner sur tel ou tel sujet… Mais vous préparer psychologiquement en révisant la matière la plus importante… VOUS !

Voici 10 conseils de dernière minute :

  1. D’abord, remettez-vous en mémoire les conseils formulés dans les articles précédents.
  2. Restez « cool » : contrairement aux idées reçues, ce n’est pas en stressant que vous réussirez mieux, bien au contraire !
  3. Choisissez avec soin votre sujet. Attention aux thèmes qui vous paraissent « faciles » : on a tendance souvent à les choisir car ils paraissent proches de nos préoccupations. Or, on n’a pas forcément grand chose à dire sur un thème qui nous plaît… Donc soyez vigilants! Un sujet qui semble ardu au départ est parfois plus facile à traiter qu’il n’y paraît!
  4. Dès que vous avez choisi votre sujet, identifiez précisément le Thème, la Problématique, les Limites du sujet (il ne faut pas vous en écarter) ainsi que les Consignes qui vous sont demandées. Rappelez-vous ces quatre lettres pendant que vous préparez : TPLC (Thème, Problématique, Limites, Consigne).
  5. Soyez psychologue : essayez de Poursuivre la lecture de « Concours d’expression orale… Entraînement n°4 »

Concours d'expression orale… Entraînement n°4

À l’approche de l’épreuve, il ne faut surtout plus vous entraîner sur tel ou tel sujet… Mais vous préparer psychologiquement en révisant la matière la plus importante… VOUS !
Voici 10 conseils de dernière minute :

  1. D’abord, remettez-vous en mémoire les conseils formulés dans les articles précédents.
  2. Restez « cool » : contrairement aux idées reçues, ce n’est pas en stressant que vous réussirez mieux, bien au contraire !
  3. Choisissez avec soin votre sujet. Attention aux thèmes qui vous paraissent « faciles » : on a tendance souvent à les choisir car ils paraissent proches de nos préoccupations. Or, on n’a pas forcément grand chose à dire sur un thème qui nous plaît… Donc soyez vigilants! Un sujet qui semble ardu au départ est parfois plus facile à traiter qu’il n’y paraît!
  4. Dès que vous avez choisi votre sujet, identifiez précisément le Thème, la Problématique, les Limites du sujet (il ne faut pas vous en écarter) ainsi que les Consignes qui vous sont demandées. Rappelez-vous ces quatre lettres pendant que vous préparez : TPLC (Thème, Problématique, Limites, Consigne).
  5. Soyez psychologue : essayez de Poursuivre la lecture de « Concours d'expression orale… Entraînement n°4 »

Concours d’expression orale… Entraînement n°3

L’organisation de l’exposé

Un problème qui se pose souvent aux candidat(e)s tient à l’organisation de l’exposé oral.  Avec le stress, et en cherchant à improviser, on fait moins attention à structurer le plan, de là certains discours qui partent dans tous les sens, sans suivre une logique de progression. Dès que vous aurez sélectionné votre sujet, et commencé à choisir vos idées, je vous conseille de vous poser les questions suivantes : « Qu’est-ce que je veux prouver exactement ? », « D’où est-ce que je vais partir… Pour parvenir où ? » Veillez à structurer votre parcours analytique ou argumentatif : oral ne veut pas dire désordre, bien au contraire ! Choisissez une idée directrice, c’est-à-dire le thème central à partir duquel vous organiserez votre démonstration. Evitez de trop multiplier les questionnements, qui risquent de faire perdre de vue le principe d’organisation logique de votre exposé. Pensez par ailleurs aux transitions quand vous enchaînez les idées entre elles. Concernant les citations, elles sont toujours utiles dans un exposé, à la condition de les choisir à bon escient et de ne pas les multiplier, afin d’éviter la lourdeur encyclopédique. D’expérience, j’ai constaté que de nombreux candidats avaient tendance à bâcler leur conclusion, sans doute par stress, émotion ou désir d’en finir ? Toujours est-il que c’est le meilleur moyen d’abaisser votre note. La conclusion se prépare dès l’élaboration du plan : elle ne consiste surtout pas à résumer le développement, ni à reproduire le plan annoncé : essayez de reformuler les idées en mettant en valeur l’évolution de votre pensée, et en élargissant si possible ou en proposant une « chute » originale. Vous devez soigner particulièrement la conclusion puisqu’elle est le dernier élément que le jury aura encore à l’esprit au moment d’évaluer votre exposé.

La stratégie de la « première minute »

Dans un exposé de 5 minutes, la première minute est déterminante. Dès votre introduction (qui doit être brève), soignez l’amorce : vous devez accrocher le jury, par exemple en utilisant une citation originale, une anecdote, un questionnement. Si vous avez choisi un sujet plaisant, pourquoi ne pas employer l’apostrophe qui consiste à interpeller : « C’est à toi que je m’adresse, Jury tout puissant ! » Le but étant de capter l’attention, sachez exploiter les figures de style. L’accumulation peut se révéler très utile quand on cherche à créer un effet d’insistance en multipliant les mots voisins : «  Chiffonné, brisé, maltraité, fracturé… Que dis-je : disloqué… Voilà bien le portrait de l’homo œconomicus  moderne. Primate prétendu rationnel, logique, normalisé, standardisé… ». L’accumulation des participes passés ou des adjectifs crée ici un effet d’insistance. Le procédé assez proche de l’anaphore est également intéressant dans un exposé oral, la répétition d’un même mot au début d’une série de phrases permettant de renforcer l’idée : « notre monde de guerres, notre monde de violence, de non-sens et de différences, notre monde pourrait-il être un autre monde, un véritable… « notre » monde… Tant il est vrai que la terre est ce que nous en faisons » Ici la répétition de l’expression « notre monde », et le jeu sur les correspondances sonores (violence/sens/différences ; autre/notre) amènent à un style assez lyrique qui peut convenir pour une conclusion par exemple. 

Exploitez vos connaissances scolaires

N’oubliez pas non plus certains procédés de détournement : le pastiche et surtout la parodie sont un moyen d’exploiter astucieusement vos connaissances scolaires. Voici deux exemples :

  1. Qui ne connaît pas cette envolée lyrique du général de Gaulle, aux premières heures de la libération de Paris, le 25 août 1944 : « Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré ! » Un détournement de cette gradation ternaire archi connue peut constituer une bonne accroche, en jouant sur l’anachronisme : « l’escargot de Bourgogne outragé ! l’escargot brisé ! l’escargot martyrisé ! Mais l’escargot libéré ! Fuyez : ail et persil, Hors de ma vue : beurre, poêle et cocottes ! »
  2. Deuxième exemple : un pastiche du fameux « Lac » de Lamartine : ce texte lyrique qui figure parmi les plus belles pages de la poésie se révèle du fait de sa célébrité très intéressant dans le cadre d’un pastiche : « Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages, /Dans la nuit éternelle emportés sans retour, /Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges /Jeter l’ancre un seul jour ? »… « Ainsi, toujours poussés vers des travaux de Maths ou de Grammaire /Dans la nuit éternelle emportés sans retour, /Ne pourrons-nous jamais pendant l’année scolaire/ Poser la plume un seul jour ? » L’anachronisme, quand il est voulu, est donc un excellent moyen de capter l’attention si le sujet le permet.

Quatre sujets inédits

Je vous propose de vous entraîner cette semaine sur quatre sujets inédits :

  • Pensez-vous qu’il faille réinventer un nouveau modèle social pour notre monde ?
  • Le progrès… C’est bien quand ça s’arrête ?
  • Faire le tour du monde ou faire un tour ?
  • Faites votre éloge.

Entrainez-vous sur ces quatre sujets en exploitant tout ce qui a été dit jusqu’à présent : n’oubliez pas de reprendre aussi les autres entraînements à ce concours.

Concours d'expression orale… Entraînement n°3

L’organisation de l’exposé
Un problème qui se pose souvent aux candidat(e)s tient à l’organisation de l’exposé oral.  Avec le stress, et en cherchant à improviser, on fait moins attention à structurer le plan, de là certains discours qui partent dans tous les sens, sans suivre une logique de progression. Dès que vous aurez sélectionné votre sujet, et commencé à choisir vos idées, je vous conseille de vous poser les questions suivantes : « Qu’est-ce que je veux prouver exactement ? », « D’où est-ce que je vais partir… Pour parvenir où ? » Veillez à structurer votre parcours analytique ou argumentatif : oral ne veut pas dire désordre, bien au contraire ! Choisissez une idée directrice, c’est-à-dire le thème central à partir duquel vous organiserez votre démonstration. Evitez de trop multiplier les questionnements, qui risquent de faire perdre de vue le principe d’organisation logique de votre exposé. Pensez par ailleurs aux transitions quand vous enchaînez les idées entre elles. Concernant les citations, elles sont toujours utiles dans un exposé, à la condition de les choisir à bon escient et de ne pas les multiplier, afin d’éviter la lourdeur encyclopédique. D’expérience, j’ai constaté que de nombreux candidats avaient tendance à bâcler leur conclusion, sans doute par stress, émotion ou désir d’en finir ? Toujours est-il que c’est le meilleur moyen d’abaisser votre note. La conclusion se prépare dès l’élaboration du plan : elle ne consiste surtout pas à résumer le développement, ni à reproduire le plan annoncé : essayez de reformuler les idées en mettant en valeur l’évolution de votre pensée, et en élargissant si possible ou en proposant une « chute » originale. Vous devez soigner particulièrement la conclusion puisqu’elle est le dernier élément que le jury aura encore à l’esprit au moment d’évaluer votre exposé.
La stratégie de la « première minute »
Dans un exposé de 5 minutes, la première minute est déterminante. Dès votre introduction (qui doit être brève), soignez l’amorce : vous devez accrocher le jury, par exemple en utilisant une citation originale, une anecdote, un questionnement. Si vous avez choisi un sujet plaisant, pourquoi ne pas employer l’apostrophe qui consiste à interpeller : « C’est à toi que je m’adresse, Jury tout puissant ! » Le but étant de capter l’attention, sachez exploiter les figures de style. L’accumulation peut se révéler très utile quand on cherche à créer un effet d’insistance en multipliant les mots voisins : «  Chiffonné, brisé, maltraité, fracturé… Que dis-je : disloqué… Voilà bien le portrait de l’homo œconomicus  moderne. Primate prétendu rationnel, logique, normalisé, standardisé… ». L’accumulation des participes passés ou des adjectifs crée ici un effet d’insistance. Le procédé assez proche de l’anaphore est également intéressant dans un exposé oral, la répétition d’un même mot au début d’une série de phrases permettant de renforcer l’idée : « notre monde de guerres, notre monde de violence, de non-sens et de différences, notre monde pourrait-il être un autre monde, un véritable… « notre » monde… Tant il est vrai que la terre est ce que nous en faisons » Ici la répétition de l’expression « notre monde », et le jeu sur les correspondances sonores (violence/sens/différences ; autre/notre) amènent à un style assez lyrique qui peut convenir pour une conclusion par exemple. 
Exploitez vos connaissances scolaires
N’oubliez pas non plus certains procédés de détournement : le pastiche et surtout la parodie sont un moyen d’exploiter astucieusement vos connaissances scolaires. Voici deux exemples :

  1. Qui ne connaît pas cette envolée lyrique du général de Gaulle, aux premières heures de la libération de Paris, le 25 août 1944 : « Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré ! » Un détournement de cette gradation ternaire archi connue peut constituer une bonne accroche, en jouant sur l’anachronisme : « l’escargot de Bourgogne outragé ! l’escargot brisé ! l’escargot martyrisé ! Mais l’escargot libéré ! Fuyez : ail et persil, Hors de ma vue : beurre, poêle et cocottes ! »
  2. Deuxième exemple : un pastiche du fameux « Lac » de Lamartine : ce texte lyrique qui figure parmi les plus belles pages de la poésie se révèle du fait de sa célébrité très intéressant dans le cadre d’un pastiche : « Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages, /Dans la nuit éternelle emportés sans retour, /Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges /Jeter l’ancre un seul jour ? »… « Ainsi, toujours poussés vers des travaux de Maths ou de Grammaire /Dans la nuit éternelle emportés sans retour, /Ne pourrons-nous jamais pendant l’année scolaire/ Poser la plume un seul jour ? » L’anachronisme, quand il est voulu, est donc un excellent moyen de capter l’attention si le sujet le permet.

Quatre sujets inédits
Je vous propose de vous entraîner cette semaine sur quatre sujets inédits :

  • Pensez-vous qu’il faille réinventer un nouveau modèle social pour notre monde ?
  • Le progrès… C’est bien quand ça s’arrête ?
  • Faire le tour du monde ou faire un tour ?
  • Faites votre éloge.

Entrainez-vous sur ces quatre sujets en exploitant tout ce qui a été dit jusqu’à présent : n’oubliez pas de reprendre aussi les autres entraînements à ce concours.