La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…
Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 15 février 2020
« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.
En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…
Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.
Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019
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« Toile d’araignée »
par Raphaëlle B.
Classe de Première 5
Une simple toile d’araignée
Me fait penser à mille choses
Je me surprends parfois à l’observer
Et à me remettre en cause
L’araignée piège des proies toute sa vie
Sur le fil de soie elles finissent par succomber
Comme elles, la toile nous fait envie
Spleen ou idéal auquel nul ne peut échapper,
Voile aux mille fils invisibles de verre,
Telle est la toile où les proies affluent par milliers,
Prison sentimentale où chacun se perd
Pour succomber à l’emprise d’une seule araignée.
« Spleen ou idéal auquel nul ne peut échapper,
Voile aux mille fils invisibles de verre,
Telle est la toile où les proies affluent par milliers… »
Illustration : © Raphaëlle B. (photomontage)
(Image modifiée numériquement : BR)
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« Elle n’est qu’une pomme :
ous les jours, nous traversons différentes portes,

« Te décliner sous plusieurs teintes,
« Le vent qui soufflait sur les palmiers
la regarde danser de 8 heures à 17 heures
« Elle virevolte et s’agite au fil du vent
« Bruit sourd malgré le craquement des feuilles
e bois est emporté par les flammes. Comme tous les matins d’hiver
« Comme tous les matins d’hiver, le bois est emporté par les flammes…
« Tôt, tous les matins de la semaine à la même heure,
« Ce vieil arbre est peut-être plus ancien que nos ancêtres,
« Une libération totale qui déclenchera une avalanche de coups et d’étoiles,
Scène banale n’est-ce pas ?
« Ne voyez-vous pas de la beauté et de l’élégance dans cette image ?

« Emporté dans un tourbillon




« … me lançant un regard si doux
« Émetteur d’idéal et d’immatérielle clarté