Exposition « Transmutations, les chemins de l’invisible »… Andréa T.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 15 février 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Le banc au pied de l’arbre»

par Andréa T.
Classe de Première 5

e liège s’étend le long de l’arbre
Comme s’il avait un but réel,
Comme s’il voulait parvenir au ciel
Et il le longera jusqu’à sa douce fin.

Le banc est posé là au pied de l’arbre
Pour un soi-disant besoin nécessaire du quotidien
Comme s’il avait un but réel
Pour un jour parvenir à sa quête d’élévation.

Et pourtant personne ne s’y assoit, ni même ne le voit.
Mon regard s’est tout premièrement posé
Au pied de l’arbre sur ce banc monotone
Puis sur les planches de ciment qui l’emprisonnent

Un banc bâti de matériaux si bruts
Alourdissant mon paysage de verdure
Un banc de plâtre et de ciment dur
Qui le rendaient magnifiquement fastidieux…

« Le banc est posé là au pied de l’arbre
Pour un soi-disant besoin nécessaire du quotidien
Comme s’il avait un but réel…
»

Illustration : © Andréa T., 2019

Exposition « Transmutations, les chemins de l’invisible »… Gwendolyne L.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 15 février 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Journée d’automne »

par Gwendolyne L.
Classe de Première STMG1

ournée d’automne, journée de pluie pour ne pas changer.
Moi qui avais pris l’habitude de voir l’herbe verdoyante fraîchement coupée…
Le ciel qui était auparavant d’un bleu océan n’est plus que grisaille et mauvais temps.
Le rebord de fenêtre me rappelle le pain qui décongelait ici
Le rebord de fenêtre n’est plus qu’un récipient d’eau où naviguent des feuilles.

Journée d’automne, journée de pluie pour ne pas changer.
Malgré cela je positive et les couleurs s’harmonisent comme une peinture,
Les arbres dansent sous la mélodie du vent dans le jardin entrouvert des nuages.
Du point de vue d’une autre personne, ce jardin serait juste un jardin quelconque
Avec la lente pluie qui recouvre le monde.

Journée d’automne, journée de pluie pour ne pas changer.
Mais à mon bonheur, j’aperçois une saison de renaissance,
Des arbres, des aubes et des fleurs qui renaîtront du silence
Journée d’automne, début de l’hiver qui m’évoque les retrouvailles familiales
Et des sourires clairs dans l’or du jour qui se fane…

« Journée d’automne, début de l’hiver qui m’évoque les retrouvailles familiales
Et des sourires clairs dans l’or du jour qui se fane…
 
»

Illustration : © Gwendolyne L., 2019
(Photographie retouchée numériquement)

Exposition « Transmutations, les chemins de l’invisible »… Ludivine A.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 15 février 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Porte-moi »

par Ludivine A.
Classe de Première 5

Porte-moi sur ton dos de métal
ou bien dans ton cœur
Jusqu’au bout de la rue,
Jusqu’à la fin de la vie
Sous ce grand ciel d’acier gris
Dans cette grande ville
Où le regard des gens
Est posé sur le sol.
Je suis libre et le soleil arrive
Le vent souffle et emporte le spleen
Porte-moi sur tes épaules
Ou sur l’arc de cercle de tes bras
Frôle-moi de tes doigts
Mais ne me lâche pas
Laisse ce grand fardeau
Tous ces manteaux d’oubli
Et envole-toi tout là-haut
Sur les chemins suspendus de la vie.
Les nuages sont plus doux que tous ces chardons
Et nos corps ne sont déjà plus là.

« Porte-moi sur ton dos de métal
ou bien dans ton cœur…
 
»

Illustration : © Ludivine A., 2019

Exposition « Transmutations, les chemins de l’invisible »… Raphaëlle B.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 15 février 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Toile d’araignée »

par Raphaëlle B.
Classe de Première 5

Une simple toile d’araignée
Me fait penser à mille choses
Je me surprends parfois à l’observer
Et à me remettre en cause

L’araignée piège des proies toute sa vie
Sur le fil de soie elles finissent par succomber
Comme elles, la toile nous fait envie
Spleen ou idéal auquel nul ne peut échapper,

Voile aux mille fils invisibles de verre,
Telle est la toile où les proies affluent par milliers,
Prison sentimentale où chacun se perd
Pour succomber à l’emprise d’une seule araignée.

« Spleen ou idéal auquel nul ne peut échapper,
Voile aux mille fils invisibles de verre,
Telle est la toile où les proies affluent par milliers
»

Illustration : © Raphaëlle B. (photomontage)
(Image modifiée numériquement : BR)

Exposition « Transmutations, les chemins de l’invisible »… Lili B.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 15 février 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Lit »

par Lili B.
Classe de Première 5

Fait de chêne, d’orme ou d’acacia, c’est là
Que tout commence et que tout finit.
Les enfants te redoutent parfois quand s’éteint le soleil,
Toi qui les forces à rejoindre l’obscurité de la vie
Pour d’infinies aventures. Tu es l’étoile scintillante,
Dans la froide nuit, l’or pur m’aspirant dans les folles farandoles
De la vie. Lit, refuge adoré auquel je pourrais tout raconter,
Confident nocturne auquel je confie
Au clair de lune mes larmes et mes silences.
C’est toi qui, mieux que mon mouchoir,
Tarit le chagrin irritant mon visage et me redonne espoir,
Fidèle compagnon ouvrant chaleureusement ses bras
Dans lesquels je me blottis sans embarras.
Navire sur les flots, ou oiseau bleu surplombant les cieux,
C’est entre tes mains que je dépose ma confiance,
Ô toi, berceau d’or si souvent oublié !

« Navire sur les flots, ou oiseau bleu surplombant les cieux,
C’est entre tes mains que je dépose ma confiance
»

Illustration : © Lili B., 2019
(Photographie retouchée numériquement)

Exposition « Transmutations, les chemins de l’invisible »… Joris F.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 20 janvier 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Tarte aux pommes »

par Joris F.
Classe de Première STMG1

Elle n’est qu’une pomme :
Une pomme seule sur une branche morte
Attendant d’être cueillie avant que le vent d’automne
Ne l’emporte avec les feuilles mortes.

Si elle tombe, elle va pourrir au sol
Moisir et puis mourir
Dans le chemin triste et morne les vers vont venir,
Point d’avenir en somme

Mais voici qu’une jeune fermière
Passant toute fière par le verger
La cueillit tout entière.
Et la jeta sans quartier dans son panier,

La lava, l’éplucha, ôta les pépins
Puis une belle tarte de forme ronde prépara
Une tarte au goût sucré et parfumé elle enfourna,
Un bon dessert acidulé dans la rosée du matin…
« Elle n’est qu’une pomme :
Une pomme seule sur une branche morte
»

Illustration : © Joris F., 2019
(Photographie modifiée numériquement)