Concours d'expression orale… Entraînement n°4

À l’approche de l’épreuve, il ne faut surtout plus vous entraîner sur tel ou tel sujet… Mais vous préparer psychologiquement en révisant la matière la plus importante… VOUS !
Voici 10 conseils de dernière minute :

  1. D’abord, remettez-vous en mémoire les conseils formulés dans les articles précédents.
  2. Restez « cool » : contrairement aux idées reçues, ce n’est pas en stressant que vous réussirez mieux, bien au contraire !
  3. Choisissez avec soin votre sujet. Attention aux thèmes qui vous paraissent « faciles » : on a tendance souvent à les choisir car ils paraissent proches de nos préoccupations. Or, on n’a pas forcément grand chose à dire sur un thème qui nous plaît… Donc soyez vigilants! Un sujet qui semble ardu au départ est parfois plus facile à traiter qu’il n’y paraît!
  4. Dès que vous avez choisi votre sujet, identifiez précisément le Thème, la Problématique, les Limites du sujet (il ne faut pas vous en écarter) ainsi que les Consignes qui vous sont demandées. Rappelez-vous ces quatre lettres pendant que vous préparez : TPLC (Thème, Problématique, Limites, Consigne).
  5. Soyez psychologue : essayez de Poursuivre la lecture de « Concours d'expression orale… Entraînement n°4 »

Concours d'expression orale… Entraînement n°3

L’organisation de l’exposé
Un problème qui se pose souvent aux candidat(e)s tient à l’organisation de l’exposé oral.  Avec le stress, et en cherchant à improviser, on fait moins attention à structurer le plan, de là certains discours qui partent dans tous les sens, sans suivre une logique de progression. Dès que vous aurez sélectionné votre sujet, et commencé à choisir vos idées, je vous conseille de vous poser les questions suivantes : « Qu’est-ce que je veux prouver exactement ? », « D’où est-ce que je vais partir… Pour parvenir où ? » Veillez à structurer votre parcours analytique ou argumentatif : oral ne veut pas dire désordre, bien au contraire ! Choisissez une idée directrice, c’est-à-dire le thème central à partir duquel vous organiserez votre démonstration. Evitez de trop multiplier les questionnements, qui risquent de faire perdre de vue le principe d’organisation logique de votre exposé. Pensez par ailleurs aux transitions quand vous enchaînez les idées entre elles. Concernant les citations, elles sont toujours utiles dans un exposé, à la condition de les choisir à bon escient et de ne pas les multiplier, afin d’éviter la lourdeur encyclopédique. D’expérience, j’ai constaté que de nombreux candidats avaient tendance à bâcler leur conclusion, sans doute par stress, émotion ou désir d’en finir ? Toujours est-il que c’est le meilleur moyen d’abaisser votre note. La conclusion se prépare dès l’élaboration du plan : elle ne consiste surtout pas à résumer le développement, ni à reproduire le plan annoncé : essayez de reformuler les idées en mettant en valeur l’évolution de votre pensée, et en élargissant si possible ou en proposant une « chute » originale. Vous devez soigner particulièrement la conclusion puisqu’elle est le dernier élément que le jury aura encore à l’esprit au moment d’évaluer votre exposé.
La stratégie de la « première minute »
Dans un exposé de 5 minutes, la première minute est déterminante. Dès votre introduction (qui doit être brève), soignez l’amorce : vous devez accrocher le jury, par exemple en utilisant une citation originale, une anecdote, un questionnement. Si vous avez choisi un sujet plaisant, pourquoi ne pas employer l’apostrophe qui consiste à interpeller : « C’est à toi que je m’adresse, Jury tout puissant ! » Le but étant de capter l’attention, sachez exploiter les figures de style. L’accumulation peut se révéler très utile quand on cherche à créer un effet d’insistance en multipliant les mots voisins : «  Chiffonné, brisé, maltraité, fracturé… Que dis-je : disloqué… Voilà bien le portrait de l’homo œconomicus  moderne. Primate prétendu rationnel, logique, normalisé, standardisé… ». L’accumulation des participes passés ou des adjectifs crée ici un effet d’insistance. Le procédé assez proche de l’anaphore est également intéressant dans un exposé oral, la répétition d’un même mot au début d’une série de phrases permettant de renforcer l’idée : « notre monde de guerres, notre monde de violence, de non-sens et de différences, notre monde pourrait-il être un autre monde, un véritable… « notre » monde… Tant il est vrai que la terre est ce que nous en faisons » Ici la répétition de l’expression « notre monde », et le jeu sur les correspondances sonores (violence/sens/différences ; autre/notre) amènent à un style assez lyrique qui peut convenir pour une conclusion par exemple. 
Exploitez vos connaissances scolaires
N’oubliez pas non plus certains procédés de détournement : le pastiche et surtout la parodie sont un moyen d’exploiter astucieusement vos connaissances scolaires. Voici deux exemples :

  1. Qui ne connaît pas cette envolée lyrique du général de Gaulle, aux premières heures de la libération de Paris, le 25 août 1944 : « Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré ! » Un détournement de cette gradation ternaire archi connue peut constituer une bonne accroche, en jouant sur l’anachronisme : « l’escargot de Bourgogne outragé ! l’escargot brisé ! l’escargot martyrisé ! Mais l’escargot libéré ! Fuyez : ail et persil, Hors de ma vue : beurre, poêle et cocottes ! »
  2. Deuxième exemple : un pastiche du fameux « Lac » de Lamartine : ce texte lyrique qui figure parmi les plus belles pages de la poésie se révèle du fait de sa célébrité très intéressant dans le cadre d’un pastiche : « Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages, /Dans la nuit éternelle emportés sans retour, /Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges /Jeter l’ancre un seul jour ? »… « Ainsi, toujours poussés vers des travaux de Maths ou de Grammaire /Dans la nuit éternelle emportés sans retour, /Ne pourrons-nous jamais pendant l’année scolaire/ Poser la plume un seul jour ? » L’anachronisme, quand il est voulu, est donc un excellent moyen de capter l’attention si le sujet le permet.

Quatre sujets inédits
Je vous propose de vous entraîner cette semaine sur quatre sujets inédits :

  • Pensez-vous qu’il faille réinventer un nouveau modèle social pour notre monde ?
  • Le progrès… C’est bien quand ça s’arrête ?
  • Faire le tour du monde ou faire un tour ?
  • Faites votre éloge.

Entrainez-vous sur ces quatre sujets en exploitant tout ce qui a été dit jusqu’à présent : n’oubliez pas de reprendre aussi les autres entraînements à ce concours.

Concours d’expression orale… Entraînement n°3

L’organisation de l’exposé

Un problème qui se pose souvent aux candidat(e)s tient à l’organisation de l’exposé oral.  Avec le stress, et en cherchant à improviser, on fait moins attention à structurer le plan, de là certains discours qui partent dans tous les sens, sans suivre une logique de progression. Dès que vous aurez sélectionné votre sujet, et commencé à choisir vos idées, je vous conseille de vous poser les questions suivantes : « Qu’est-ce que je veux prouver exactement ? », « D’où est-ce que je vais partir… Pour parvenir où ? » Veillez à structurer votre parcours analytique ou argumentatif : oral ne veut pas dire désordre, bien au contraire ! Choisissez une idée directrice, c’est-à-dire le thème central à partir duquel vous organiserez votre démonstration. Evitez de trop multiplier les questionnements, qui risquent de faire perdre de vue le principe d’organisation logique de votre exposé. Pensez par ailleurs aux transitions quand vous enchaînez les idées entre elles. Concernant les citations, elles sont toujours utiles dans un exposé, à la condition de les choisir à bon escient et de ne pas les multiplier, afin d’éviter la lourdeur encyclopédique. D’expérience, j’ai constaté que de nombreux candidats avaient tendance à bâcler leur conclusion, sans doute par stress, émotion ou désir d’en finir ? Toujours est-il que c’est le meilleur moyen d’abaisser votre note. La conclusion se prépare dès l’élaboration du plan : elle ne consiste surtout pas à résumer le développement, ni à reproduire le plan annoncé : essayez de reformuler les idées en mettant en valeur l’évolution de votre pensée, et en élargissant si possible ou en proposant une « chute » originale. Vous devez soigner particulièrement la conclusion puisqu’elle est le dernier élément que le jury aura encore à l’esprit au moment d’évaluer votre exposé.

La stratégie de la « première minute »

Dans un exposé de 5 minutes, la première minute est déterminante. Dès votre introduction (qui doit être brève), soignez l’amorce : vous devez accrocher le jury, par exemple en utilisant une citation originale, une anecdote, un questionnement. Si vous avez choisi un sujet plaisant, pourquoi ne pas employer l’apostrophe qui consiste à interpeller : « C’est à toi que je m’adresse, Jury tout puissant ! » Le but étant de capter l’attention, sachez exploiter les figures de style. L’accumulation peut se révéler très utile quand on cherche à créer un effet d’insistance en multipliant les mots voisins : «  Chiffonné, brisé, maltraité, fracturé… Que dis-je : disloqué… Voilà bien le portrait de l’homo œconomicus  moderne. Primate prétendu rationnel, logique, normalisé, standardisé… ». L’accumulation des participes passés ou des adjectifs crée ici un effet d’insistance. Le procédé assez proche de l’anaphore est également intéressant dans un exposé oral, la répétition d’un même mot au début d’une série de phrases permettant de renforcer l’idée : « notre monde de guerres, notre monde de violence, de non-sens et de différences, notre monde pourrait-il être un autre monde, un véritable… « notre » monde… Tant il est vrai que la terre est ce que nous en faisons » Ici la répétition de l’expression « notre monde », et le jeu sur les correspondances sonores (violence/sens/différences ; autre/notre) amènent à un style assez lyrique qui peut convenir pour une conclusion par exemple. 

Exploitez vos connaissances scolaires

N’oubliez pas non plus certains procédés de détournement : le pastiche et surtout la parodie sont un moyen d’exploiter astucieusement vos connaissances scolaires. Voici deux exemples :

  1. Qui ne connaît pas cette envolée lyrique du général de Gaulle, aux premières heures de la libération de Paris, le 25 août 1944 : « Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré ! » Un détournement de cette gradation ternaire archi connue peut constituer une bonne accroche, en jouant sur l’anachronisme : « l’escargot de Bourgogne outragé ! l’escargot brisé ! l’escargot martyrisé ! Mais l’escargot libéré ! Fuyez : ail et persil, Hors de ma vue : beurre, poêle et cocottes ! »
  2. Deuxième exemple : un pastiche du fameux « Lac » de Lamartine : ce texte lyrique qui figure parmi les plus belles pages de la poésie se révèle du fait de sa célébrité très intéressant dans le cadre d’un pastiche : « Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages, /Dans la nuit éternelle emportés sans retour, /Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges /Jeter l’ancre un seul jour ? »… « Ainsi, toujours poussés vers des travaux de Maths ou de Grammaire /Dans la nuit éternelle emportés sans retour, /Ne pourrons-nous jamais pendant l’année scolaire/ Poser la plume un seul jour ? » L’anachronisme, quand il est voulu, est donc un excellent moyen de capter l’attention si le sujet le permet.

Quatre sujets inédits

Je vous propose de vous entraîner cette semaine sur quatre sujets inédits :

  • Pensez-vous qu’il faille réinventer un nouveau modèle social pour notre monde ?
  • Le progrès… C’est bien quand ça s’arrête ?
  • Faire le tour du monde ou faire un tour ?
  • Faites votre éloge.

Entrainez-vous sur ces quatre sujets en exploitant tout ce qui a été dit jusqu’à présent : n’oubliez pas de reprendre aussi les autres entraînements à ce concours.

La citation de la semaine… Les élèves de Seconde 12 ! (1/2)

ecrire.1232563053.jpgUne fois n’est pas coutume, cette semaine et la semaine prochaine je proposerai des citations… d’adolescents, ceux de la classe de Seconde 12 de notre Lycée! Après avoir mené un important travail de recherche sur la fonction de l’écrivain, les jeunes ont souhaité proposer pour ce cahier de texte en ligne leur propre vision de l’écriture. Les propos, d’une grande densité intellectuelle parfois, résument non seulement leurs recherches précédentes, mais en redéfinissent les enjeux à la lumière d’un travail introspectif sur eux-mêmes : « c’est quoi écrire, pour un adolescent européen du vingt-et-unième siècle? »
Voici le premier volet des textes (les autres citations seront publiées mercredi prochain).
Bonne lecture… et bravo encore à toutes ces écrivaines et auteurs en herbe!
____________

Manon G***me

« Tous ces personnages que je m’invente tissent le fil de mon cocon. »

Lorsque j’écris, je me libère de moi-même : peu à peu les personnages que j’invente s’esquissent, se dessinent et prennent leur envol. En passant de ma vie à celle de l’un de mes personnages inventés, ce n’est pas seulement ma personnalité et ma perception du monde qui changent, c’est aussi mon rapport aux déterminismes, à commencer par le déterminisme physique : à travers mes personnages, je peux être plus petite ou plus grande, plus mince ou plus grosse ! L’écriture est donc une façon de me réinventer : tous ces personnages créés tissent les fils de mon cocon ; chacun apporte sa personnalité et à travers eux je me métamorphose pour prendre mon envol vers ma vie d’adulte, déjà riche de toutes ces vies imaginaires. »

Florine Da***

« Écrire, voilà la vraie parole libre, celle qui permet d’échapper à sa propre solitude. »

« Écrire, c’est quelque part se décrire, c’est-à-dire s’imaginer, se représenter différemment pour ne pas effacer ce que l’on est vraiment. C’est aussi une façon d’avancer sur le chemin pour continuer la vie et toujours se la rappeler. Quand j’écris, il me vient souvent cette impression d’être une prisonnière évadée de son cachot, en quête d’un monde inventé. Parler est parfois impossible, mais écrire, voilà la vraie parole libre, celle qui permet d’échapper à sa propre solitude ! »

Audrey Du***

« Cette présence à soi par l’intermédiaire du texte écrit… »

« Écrire, c’est laisser une marque de soi-même, c’est une façon de dire : « J’ai bel et bien existé ». Ce vécu passe par la graphie : c’est cette présence à soi par l’intermédiaire du texte écrit qui est la plus importante. En ce sens, l’écriture est un talent offert par Dieu qu’il faut utiliser et développer. Plus tard, quand je serai âgée, je relirai ce que j’ai noté et peut-être, en relisant ces mots anciens qui paraîtront soudainement neufs, me regarderai-je d’un œil nouveau? »

Kristina Sp***

« La page me laisse écrire ce que je veux, sans contraintes, comme un miroir de moi-même… »

« Quand j’écris, il y a seulement moi et le papier, il n’y a personne pour me demander quelque chose ou pour commenter ce que je fais : un papier ne peut pas répondre ; il existe seulement pour retenir et aspirer les mots, et à travers eux mes pensées. La page me laisse écrire ce que je veux, sans contraintes, comme un miroir de moi-même, comme une photographie qu’on aurait prise de soi, mais en mieux. Car un cliché photographique montre seulement un instant, un petit moment. Un texte montre un développement, un cheminement… »

Paul Va***

« Le malaise que je ressens aujourd’hui sera-t-il encore le leur? »

« Je ne pense pas devenir un grand écrivain mais je ne peux m’empêcher de penser que beaucoup de chefs-d’œuvre sont l’expression la plus humble de réflexions sur les write3.1232555087.jpgsentiments, les doutes de ceux qui les ont écrits. Et si je continue de rêver, peut-être qu’un jour lointain, mes petits enfants apprendront-ils ce que je ressentais à leur âge? Que sera la vie dans quarante ou cinquante ans? Malgré tous les changements matériels qui bouleverseront notre monde, le malaise que je ressens aujourd’hui et que tant d’autres écrivains ont ressenti bien avant moi, sera-t-il encore le leur? »

Seren Ap***

« Un monde dans lequel chaque homme est l’égal de son prochain »

« Écrire, c’est vivre une autre vie, meilleure que celle qu’on a : j’écris pour m’inventer cette vie que je n’ai pas et que je rêverais de vivre, une vie faite de possibles, où chaque chose peut prendre forme, sans limite ; un monde dans lequel chaque homme est l’égal de son prochain. La feuille blanche entre mes doigts commence alors à prendre forme, à acquérir de la valeur. Ma plume reflète mon cœur sur ce vaste territoire qui lui est dédié. Ce terrain m’est devenu un refuge : je peux m’y retrouver, retrouver la vraie Seren qui était en moi, et que la vie m’avait peut-être fait oublier… »

Fanny Dr***

« La plume file telle une pluie ruisselant sur la vitre. »

Écrire, c’est partir dans un monde à soi. Disparus, les problèmes et petits soucis du quotidien : la réalité n’est qu’une succession de contraintes. C’est dans l’imaginaire que tout est permis : libre d’exprimer sa pensée! La plume file telle une pluie ruisselant sur la vitre. Dans ce monde quelque peu insolite, l’intolérance est bannie : l’écriture devient plurielle. À quoi servirait d’être des milliards d’êtres humains sur terre, s’il n’y a qu’un modèle? Dans ce cas-là, autant n’être qu’un ! Place au farfelu et à l’inattendu. Place à de nouveaux horizons! »

Océane Fr***

« Écrire, c’est pleurer sans verser de larmes ! »

« L’une de mes grandes peurs est d’échouer. Je me rappelle le jour où j’ai ressenti cette peur : j’ai cherché un moyen d’y échapper. L’écriture a été l’un de ces moyens. Écrire c’est se créer un monde intime, un monde de rêve, de fantaisie et d’utopie. Écrire, c’est pleurer sans verser de larmes : c’est exprimer au fil de la plume les sentiments enfouis, ceux qui sont au plus profond du cœur de chacun d’entre nous… »

Charline Ga***

« La possibilité d’un voyage… »

« Je pense que l’écriture est la possibilité d’un voyage. Le plus merveilleux des voyages parce qu’il n’a pas de prix et parce qu’il vous appartient. Ce sentiment d’appartenance est immense : à ce moment-là, on ressent sur les autres, les cultures, le monde qui vous entoure, une impression de plénitude extraordinaire : l’écriture est le seul espace de liberté absolue! » 

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Concours d’expression orale… Entraînement n°2

Savoir prendre la parole en public… une exigence indispensable pour votre vie future.

Au-delà de ce concours, vous verrez combien votre vie scolaire (à commencer par l’oral du Bac) vous amènera de plus en plus à devoir prendre la parole en public. Un très grand nombre de formations (BTS, DUT, Grandes Écoles de Commerce ou d’Administration, licences, masters…) conditionnent l’inscription définitive (outre les résultats scolaires) à la réussite d’un entretien de sélection dans lequel la motivation mais aussi la prise de parole en public sont déterminants. Certains oraux, comme celui d’HEC par exemple, se passent non seulement devant un public, mais dans le cadre d’un entretien à plusieurs : le candidat retenu étant celui qui aura su imposer son leadership et son charisme face à d’autres étudiants ! 

Quant à la vie professionnelle, vous verrez que les entreprises multiplient les occasions de devoir prendre la parole en public : beaucoup d’entretiens d’embauche sont en fait des entretiens de groupe ! Cas de figure classique : plusieurs candidats sont réunis ensemble autour d’un recruteur qui observe les réactions : untel qui aura du leadership saura se mettre en avant… Tel autre parlera pour ne rien dire… Celui-ci saura gérer son capital émotionnel tandis qu’un autre répondra correctement mais ne maîtrisera pas sa voix…

Les compétences requises pour le concours…

La prise de parole en public requiert plusieurs compétences. Voici cette semaine quelques conseils pour affronter l’épreuve…

  1. Commencez d’abord à vous préparer « physiquement » à la prise de parole. Choisissez avec soin votre tenue ce jour-là : certes, ce n’est pas un défilé de mode, mais vous parlerez d’autant mieux que vous vous sentirez à l’aise dans vos vêtements. N’oubliez pas non plus que la principale difficulté… C’est vous : donc inutile de vous mettre trop la pression avant! Soyez sûr(e) de vous : partez gagnant(e) en vous disant que de toute façon vous n’avez strictement rien à perdre. Dès que vous rentrez, pensez aussi à dire Bonjour ! Cela paraît évident mais parfois, avec le trac…
  2. Regardez votre public. N’oubliez pas non plus que même si une personne du jury ne semble pas faire attention à votre présence quand vous parlez, cela ne veut rien dire : elle donnera un avis sur vous juste après votre départ. Donc regardez tout le monde (et pas seulement une seule personne parce qu’elle vous aura regardé(e) avec bienveillance ou parce que vous la connaissez (votre prof par exemple). Veillez également à vous tenir correctement : inutile de se raidir, mais il ne faut pas non plus être avachi !
  3. Improviser… Mais pas trop ! Bien sûr, le concours exige une certaine part d’improvisation, mais n’en faites pas trop non plus, car cela risquerait de vous entraîner sur un terrain parfois glissant, en particulier au niveau de la maîtrise du non-verbal (la gestuelle) : quand on improvise, on a tendance à « théâtraliser » un peu trop parfois : en libérant la parole, on libère trop ses gestes et on en arrive à « gesticuler ». Donc, gardez toujours une certaine distance en essayant d’articuler au mieux le geste et les registres de langue que vous allez employer (didactique, comique, lyrique, etc.)
  4. S’entraîner avec… une glace et un MP3 ! Voici un excellent exercice qui vous permettra de vérifier que vous maîtrisez votre voix et votre respiration lors de la prise de parole : chez vous, essayez en vous regardant obligatoirement devant une glace (une grande : celle de la salle de bain fera l’affaire!) de parler HAUT et FORT. L’exercice d’entraînement que je vous propose consiste à lire un texte neutre (une définition de cours par exemple, comme ça vous ne perdez pas de temps) en regardant le moins possible votre support et en vous fixant le plus possible dans la glace. Relisez plusieurs fois votre texte en variant l’intonation (neutralité, colère, joie, rire, émotion, interpellation, etc.). Si possible, enregistrez-vous avec un MP3 et écoutez ce que ça donne afin de corriger les petits problèmes (placement de la voix par exemple).
Rappel : dans l’entraînement n°1, il y a 8 sujets inédits sur lesquels vous pouvez vous entraîner!
Bonne chance à toutes et à tous !

Concours d'expression orale… Entraînement n°2

Savoir prendre la parole en public… une exigence indispensable pour votre vie future.

Au-delà de ce concours, vous verrez combien votre vie scolaire (à commencer par l’oral du Bac) vous amènera de plus en plus à devoir prendre la parole en public. Un très grand nombre de formations (BTS, DUT, Grandes Écoles de Commerce ou d’Administration, licences, masters…) conditionnent l’inscription définitive (outre les résultats scolaires) à la réussite d’un entretien de sélection dans lequel la motivation mais aussi la prise de parole en public sont déterminants. Certains oraux, comme celui d’HEC par exemple, se passent non seulement devant un public, mais dans le cadre d’un entretien à plusieurs : le candidat retenu étant celui qui aura su imposer son leadership et son charisme face à d’autres étudiants ! 
Quant à la vie professionnelle, vous verrez que les entreprises multiplient les occasions de devoir prendre la parole en public : beaucoup d’entretiens d’embauche sont en fait des entretiens de groupe ! Cas de figure classique : plusieurs candidats sont réunis ensemble autour d’un recruteur qui observe les réactions : untel qui aura du leadership saura se mettre en avant… Tel autre parlera pour ne rien dire… Celui-ci saura gérer son capital émotionnel tandis qu’un autre répondra correctement mais ne maîtrisera pas sa voix…

Les compétences requises pour le concours…

La prise de parole en public requiert plusieurs compétences. Voici cette semaine quelques conseils pour affronter l’épreuve…

  1. Commencez d’abord à vous préparer « physiquement » à la prise de parole. Choisissez avec soin votre tenue ce jour-là : certes, ce n’est pas un défilé de mode, mais vous parlerez d’autant mieux que vous vous sentirez à l’aise dans vos vêtements. N’oubliez pas non plus que la principale difficulté… C’est vous : donc inutile de vous mettre trop la pression avant! Soyez sûr(e) de vous : partez gagnant(e) en vous disant que de toute façon vous n’avez strictement rien à perdre. Dès que vous rentrez, pensez aussi à dire Bonjour ! Cela paraît évident mais parfois, avec le trac…
  2. Regardez votre public. N’oubliez pas non plus que même si une personne du jury ne semble pas faire attention à votre présence quand vous parlez, cela ne veut rien dire : elle donnera un avis sur vous juste après votre départ. Donc regardez tout le monde (et pas seulement une seule personne parce qu’elle vous aura regardé(e) avec bienveillance ou parce que vous la connaissez (votre prof par exemple). Veillez également à vous tenir correctement : inutile de se raidir, mais il ne faut pas non plus être avachi !
  3. Improviser… Mais pas trop ! Bien sûr, le concours exige une certaine part d’improvisation, mais n’en faites pas trop non plus, car cela risquerait de vous entraîner sur un terrain parfois glissant, en particulier au niveau de la maîtrise du non-verbal (la gestuelle) : quand on improvise, on a tendance à « théâtraliser » un peu trop parfois : en libérant la parole, on libère trop ses gestes et on en arrive à « gesticuler ». Donc, gardez toujours une certaine distance en essayant d’articuler au mieux le geste et les registres de langue que vous allez employer (didactique, comique, lyrique, etc.)
  4. S’entraîner avec… une glace et un MP3 ! Voici un excellent exercice qui vous permettra de vérifier que vous maîtrisez votre voix et votre respiration lors de la prise de parole : chez vous, essayez en vous regardant obligatoirement devant une glace (une grande : celle de la salle de bain fera l’affaire!) de parler HAUT et FORT. L’exercice d’entraînement que je vous propose consiste à lire un texte neutre (une définition de cours par exemple, comme ça vous ne perdez pas de temps) en regardant le moins possible votre support et en vous fixant le plus possible dans la glace. Relisez plusieurs fois votre texte en variant l’intonation (neutralité, colère, joie, rire, émotion, interpellation, etc.). Si possible, enregistrez-vous avec un MP3 et écoutez ce que ça donne afin de corriger les petits problèmes (placement de la voix par exemple).
Rappel : dans l’entraînement n°1, il y a 8 sujets inédits sur lesquels vous pouvez vous entraîner!
Bonne chance à toutes et à tous !

BIENTÔT LE DEUXIÈME ÉCRIT BLANC FACULTATIF…

J’organiserai pour mes classes le deuxième entraînement à l’écrit du Bac de Français le mercredi 11 février 2009 à partir de 13h30 (horaire à confirmer).

Objet d’étude : l’argumentation

Candide (Voltaire) devra être connu dans ses grandes lignes uniquement (genre du conte philosophique, contextualisation, problématisation, progression narrative et thématique) ainsi que les principaux registres utilisés par Voltaire (réaliste, ironique, satirique). Vous devrez également savoir ce qu’a apporté la critique de la société entreprise par le Siècle des Lumières. Des aides, parfois très précieuses, sont disponibles en ligne : référez-vous au mois de janvier du cahier de texte pour en connaître le détail et voir les liens.

Comme pour le premier Bac blanc, les notes ne seront comptabilisées que si elles avantagent la moyenne de l’élève participant.

Concours d’expression orale… Entraînement n°1

Le déroulement de l’épreuve…

Dans moins d’un mois (*) vous aurez affronté la demi-finale! Il s’agit donc de ne pas tarder et de vous entraîner dès maintenant. Le jour de l’épreuve, vous aurez le choix entre 4 sujets imposés. Après avoir pris connaissance des sujets, vous n’en retiendrez qu’un seul, que vous préparerez sur place en 30 minutes exactement. Les sujets proposés portent sur des questions de culture générale (Économie et Société, littérature et philosophie, sciences et techniques, et pour la demi-finale des sujets « inclassables », faisant davantage appel à vos capacités d’originalité).

Huit exemples de sujets inédits (dans l’esprit du Concours) :
  • Histoire et société : 1) Réussir sa vie, c’est être riche de… 2) La mondialisation : chance ou péril?
  • Littérature et Philosophie : 1) C’est quoi, être libre? 2) Quel est l’avantage d’apprendre le Français dans le monde contemporain?
  • Sciences et Techniques : 1) Les robots « humanoïdes » sont de plus en plus répandus dans le monde : faut-il en avoir peur? 2) Comment se dérouleront les cours au Lycée en 2050?
  • Sujets « atypiques » : 1) Pourquoi est-ce blanc plutôt que noir? 2) C’est quoi un « po-aime »?

Votre prestation doit durer 5 minutes au moins ! Le jury attend évidemment des exposés argumentés et réfléchis, ce qui n’empêche nullement l’improvisation : mettez-vous en scène, interpellez votre public un peu comme un acteur « qui fait son numéro »! Pourquoi pas du Slam si vous en avez le talent? Rien n’est pire qu’un exposé lu de façon monocorde : surprenez le jury!

Comprendre le barème d’évaluation :
  1. L’art oratoire et l’éloquence (10 points);
  2. La rhétorique : l’art du « discours », la qualité de vos arguments et de vos exemples (10 points).
  1. L’art oratoire touche à « l’art de bien parler ». Un orateur persuasif est celui qui sait s’exprimer avec aisance et clarté, moduler le son de sa voix afin d’éviter la monotonie par exemple. La capacité d’émouvoir, de persuader par la parole sont donc essentielles. Au niveau de l’évaluation, la diction est fondamentale puisque vous devez persuader d’abord par la parole! Ne négligez surtout pas le travail sur la langue : c’est ce qu’on appelle l’élocution, c’est-à-dire le choix du style. Par exemple, l’emploi de figures de rhétorique semble tout indiqué : métaphores, comparaisons, interpellation de votre auditoire, interrogations oratoires, etc.
  2. La rhétorique, c’est l’art du discours. Vous avez toutes et tous déjà travaillé sur l’écrit d’invention : cela va vous servir pour le concours ! L’invention, au sens étymologique (du latin « inventio ») est la capacité de savoir construire un projet, c’est-à-dire de convaincre en organisant votre propos. Vous serez donc noté sur la manière dont vous avez disposé vos idées, structuré votre parcours argumentatif. Pensez à utiliser les procédés propres au discours (choix des arguments, des exemples, des techniques de persuasion, techniques d’amplification, voire de dramatisation) en rapport avec le sujet.

L’entraînement…

Commencez d’ores et déjà à vous entraîner sur les quelques sujets proposés ici. Accordez-vous 15 à 20 minutes de préparation et lancez-vous, sans lire vos notes (vous pouvez même vous entraîner dans les transports en commun pour la recherche des arguments) : essayez de trouver des idées créatives, originales, et faites si possible votre exposé devant d’autres personnes : des copains ou des copines, la famille, etc. afin de vous confronter à un public. Si vous êtes seul chez vous, mettez-vous devant une glace et parlez HAUT et FORT en vous regardant : c’est un excellent exercice souvent pratiqué dans les écoles de Communication. N’oubliez pas d’introduire votre discours par une introduction susceptible d’attirer l’attention de l’audience : l’accroche (ou amorce) est importante car elle va amener le sujet de manière originale, inattendue. N’oubliez pas non plus pour votre développement qu’on vous évaluera sur votre capacité à produire un texte original, et non à vous contenter de commenter une citation ou une expression. Sachez trouver le ton, les mots qui conviennent : évitez absolument l’interchangeable, le « prêt-à-porter » linguistique. Quant à votre conclusion, elle devra être percutante. Ne vous contentez pas de résumer vos arguments, privilégiez l’effet de « chute »!

Rappel : Réunion d’information pour les élèves inscrits : le mardi 20 janvier 2009 à 14h30 à l’amphithéâtre (*).
Les demi-finales auront lieu en février : Pour les classes de Première (*) : mardi 3 février (de 13h30 à 17h30). Pour les classes de Seconde (*) : mardi 10 février, le matin (à partir de 10 heures) ET l’après-midi. La finale aura lieu le mardi 10 mars (*) le matin et l’après-midi.

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(*) Les dates et horaires sont donnés à titre indicatif, sous réserve d’erreurs typographiques ou de modifications ultérieures.

Concours d'expression orale… Entraînement n°1

Le déroulement de l’épreuve…

Dans moins d’un mois (*) vous aurez affronté la demi-finale! Il s’agit donc de ne pas tarder et de vous entraîner dès maintenant. Le jour de l’épreuve, vous aurez le choix entre 4 sujets imposés. Après avoir pris connaissance des sujets, vous n’en retiendrez qu’un seul, que vous préparerez sur place en 30 minutes exactement. Les sujets proposés portent sur des questions de culture générale (Économie et Société, littérature et philosophie, sciences et techniques, et pour la demi-finale des sujets « inclassables », faisant davantage appel à vos capacités d’originalité).

Huit exemples de sujets inédits (dans l’esprit du Concours) :
  • Histoire et société : 1) Réussir sa vie, c’est être riche de… 2) La mondialisation : chance ou péril?
  • Littérature et Philosophie : 1) C’est quoi, être libre? 2) Quel est l’avantage d’apprendre le Français dans le monde contemporain?
  • Sciences et Techniques : 1) Les robots « humanoïdes » sont de plus en plus répandus dans le monde : faut-il en avoir peur? 2) Comment se dérouleront les cours au Lycée en 2050?
  • Sujets « atypiques » : 1) Pourquoi est-ce blanc plutôt que noir? 2) C’est quoi un « po-aime »?

Votre prestation doit durer 5 minutes au moins ! Le jury attend évidemment des exposés argumentés et réfléchis, ce qui n’empêche nullement l’improvisation : mettez-vous en scène, interpellez votre public un peu comme un acteur « qui fait son numéro »! Pourquoi pas du Slam si vous en avez le talent? Rien n’est pire qu’un exposé lu de façon monocorde : surprenez le jury!

Comprendre le barème d’évaluation :
  1. L’art oratoire et l’éloquence (10 points);
  2. La rhétorique : l’art du « discours », la qualité de vos arguments et de vos exemples (10 points).
  1. L’art oratoire touche à « l’art de bien parler ». Un orateur persuasif est celui qui sait s’exprimer avec aisance et clarté, moduler le son de sa voix afin d’éviter la monotonie par exemple. La capacité d’émouvoir, de persuader par la parole sont donc essentielles. Au niveau de l’évaluation, la diction est fondamentale puisque vous devez persuader d’abord par la parole! Ne négligez surtout pas le travail sur la langue : c’est ce qu’on appelle l’élocution, c’est-à-dire le choix du style. Par exemple, l’emploi de figures de rhétorique semble tout indiqué : métaphores, comparaisons, interpellation de votre auditoire, interrogations oratoires, etc.
  2. La rhétorique, c’est l’art du discours. Vous avez toutes et tous déjà travaillé sur l’écrit d’invention : cela va vous servir pour le concours ! L’invention, au sens étymologique (du latin « inventio ») est la capacité de savoir construire un projet, c’est-à-dire de convaincre en organisant votre propos. Vous serez donc noté sur la manière dont vous avez disposé vos idées, structuré votre parcours argumentatif. Pensez à utiliser les procédés propres au discours (choix des arguments, des exemples, des techniques de persuasion, techniques d’amplification, voire de dramatisation) en rapport avec le sujet.

L’entraînement…
Commencez d’ores et déjà à vous entraîner sur les quelques sujets proposés ici. Accordez-vous 15 à 20 minutes de préparation et lancez-vous, sans lire vos notes (vous pouvez même vous entraîner dans les transports en commun pour la recherche des arguments) : essayez de trouver des idées créatives, originales, et faites si possible votre exposé devant d’autres personnes : des copains ou des copines, la famille, etc. afin de vous confronter à un public. Si vous êtes seul chez vous, mettez-vous devant une glace et parlez HAUT et FORT en vous regardant : c’est un excellent exercice souvent pratiqué dans les écoles de Communication. N’oubliez pas d’introduire votre discours par une introduction susceptible d’attirer l’attention de l’audience : l’accroche (ou amorce) est importante car elle va amener le sujet de manière originale, inattendue. N’oubliez pas non plus pour votre développement qu’on vous évaluera sur votre capacité à produire un texte original, et non à vous contenter de commenter une citation ou une expression. Sachez trouver le ton, les mots qui conviennent : évitez absolument l’interchangeable, le « prêt-à-porter » linguistique. Quant à votre conclusion, elle devra être percutante. Ne vous contentez pas de résumer vos arguments, privilégiez l’effet de « chute »!

Rappel : Réunion d’information pour les élèves inscrits : le mardi 20 janvier 2009 à 14h30 à l’amphithéâtre (*).
Les demi-finales auront lieu en février : Pour les classes de Première (*) : mardi 3 février (de 13h30 à 17h30). Pour les classes de Seconde (*) : mardi 10 février, le matin (à partir de 10 heures) ET l’après-midi. La finale aura lieu le mardi 10 mars (*) le matin et l’après-midi.

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(*) Les dates et horaires sont donnés à titre indicatif, sous réserve d’erreurs typographiques ou de modifications ultérieures.

Exposition : la poésie du Symbolisme au Surréalisme. Au CDI du 12 au 26 janvier 2009

Les classes de Première S5 et ES4 vous invitent à l’exposition qu’elles organisent au CDI sur le thème : la poésie du Symbolisme au Surréalisme. Plus de soixante poèmes inédits seront exposés, associant l’art poétique et l’image. De par leur qualité, les textes présentés reflètent la vivacité de la création poétique actuelle. Venez nombreux.

Et sur ce site…

Accédez à l’exposition virtuelle tournante : menu en haut à gauche « Les classes exposent » (*)…

Chaque semaine, de nouveaux textes seront exposés !

(*) Afin de protéger l’anonymat des auteurs mineurs sur Internet, les noms de famille ont été partiellement masqués. Merci de votre compréhension. Enfin, malgré leur qualité, certains textes sont difficilement publiables sur Internet, en raison de la taille trop volumineuse des fichiers graphiques, et de la capacité de stockage limitée du serveur. Vous pouvez bien sûr les voir sur place, puis à la journée « Portes Ouvertes » du damedi 21 mars, et enfin au Salon du Livre du Montargois, où toutes mes classes exposeront.

Concours d’expression orale… Du nouveau !

  • Réunion d’information pour les élèves inscrits : le mardi 20 janvier 2009 à 14h30 à l’amphithéâtre (*).
  • Le concours 2009 se déroulera au Lycée (CDI) en 2 étapes :
    • Les demi-finales auront lieu en février
      • Pour les classes de Première (*) : mardi 3 février (de 13h30 à 17h30)
      • Pour les classes de Seconde (*) : mardi 10 février, le matin (à partir de 10 heures) ET l’après-midi.
    • La finale aura lieu le mardi 10 mars (*) le matin et l’après-midi.

Retrouvez sur ce site dès le lundi 12 janvier des exemples de questions et deux sujets commentés chaque semaine + des tas de conseils pratiques pour vous préparer au mieux à l’épreuve !

(*) Les dates et horaires sont donnés à titre indicatif, sous réserve d’erreurs typographiques ou de modifications ultérieures.

Concours d'expression orale… Du nouveau !

  • Réunion d’information pour les élèves inscrits : le mardi 20 janvier 2009 à 14h30 à l’amphithéâtre (*).
  • Le concours 2009 se déroulera au Lycée (CDI) en 2 étapes :
    • Les demi-finales auront lieu en février
      • Pour les classes de Première (*) : mardi 3 février (de 13h30 à 17h30)
      • Pour les classes de Seconde (*) : mardi 10 février, le matin (à partir de 10 heures) ET l’après-midi.
    • La finale aura lieu le mardi 10 mars (*) le matin et l’après-midi.

Retrouvez sur ce site dès le lundi 12 janvier des exemples de questions et deux sujets commentés chaque semaine + des tas de conseils pratiques pour vous préparer au mieux à l’épreuve !

(*) Les dates et horaires sont donnés à titre indicatif, sous réserve d’erreurs typographiques ou de modifications ultérieures.

Bac blanc du 3 décembre… Rapport du jury…

bac.1234113552.jpgVoici le rapport que j’ai établi pour ce premier baccalauréat blanc, sur la base des remarques de ma collègue et de mes propres observations.

arrow.1242450507.jpg Voir également le rapport de correction pour le Bac blanc du 28 janvier 2010.
Un bilan mitigé

La moyenne générale obtenue pour ce premier bac blanc est de 9,38 pour la classe de 1ère ES4  (9,2 pour le correcteur 2) et de 8,97 pgraph.1230532778.JPGour la classe de 1ère S5 (correcteur 2 : 8,46). L’anonymat des copies ainsi que la double correction (effectuée « en aveugle ») ont permis une totale impartialité dans l’établissement des notes. Comme vous le voyez, il n’y a pas eu d’amplitude très significative, au niveau des scores, entre mes notes et celles du deuxième correcteur dans la plupart des cas (moins de 0,2 point en ES4 ; à noter cependant un écart plus important en Première S5 de l’ordre d’un demi-point en raison de quelques travaux posant problème). Concernant les résultats, sans être alarmant, le bilan reste cependant nuancé et devra amener certains élèves (en particulier en Première S5 : très décevante) à se mettre sérieusement en question. Un certain nombre d’élèves d’ailleurs sont sortis une heure avant la fin de l’épreuve, ce qui les a pénalisés quoi qu’ils en pensent (« l’enfer c’est les autres » c’est bien connu!). Partir avant, comme je l’avais d’ailleurs dit et répété (en classe et sur ce blog) est évidemment une chose à ne jamais faire, surtout lors d’un examen. Plus qu’une absence de sérieux, j’y vois davantage un manque de discernement : la difficulté en Français c’est en effet de travailler avec peu de consignes, ce qui déstabilise beaucoup d’élèves, habitués plus qu’ils ne l’imaginent, à être « dirigés », et guidés par les consignes : si vous regardez attentivement la question d’ensemble comme le travail d’écriture, vous verrez qu’ils vous amènent en fait à déterminer vous-même ce qu’il convient de faire : la marche à suivre étant davantage laissée à votre libre-arbitre, à votre appréciation personnelle, qu’à une succession de contraintes à respecter. Prenons comme exemple l’introduction du commentaire : je suis certain que si l’on avait dit : 1) vous ferez d’abord une introduction qui comprendra obligatoirement a) une amorce, puis b) la contextualisation du texte ainsi que c) sa problématisation, et enfin d) l’annonce du plan, certains élèves (qui n’ont rien fait de tout ça) auraient scrupuleusement exécuté ce qu’on leur disait de faire. Mais quand on leur dit seulement « Faites le commentaire », ces étudiants sont décontenancés parce que c’est à eux tout à coup à déterminer la marche à suivre, en s’adaptant de surcroît à un support textuel qu’ils ne connaissent pas. Ce sont ces mêmes élèves qui attendent en classe qu’on leur dise de prendre des notes en cours… Bref qui attendent qu’on leur donne des directives, incapables qu’ils sont d’être autonomes… En réalité, malgré leur absence apparente, les consignes sont bien là, mais elles sont implicites : vous êtes censés les connaître et les appliquer.

L’obligation de faire des fiches

C’est la raison pour laquelle je ne saurais trop vous recommander de vous constituer d’avance des « fiches de synthèse » sur les trois types d’exercices (commentaire, dissertation, invention) en notant dessus tout ce que vous devez faire, un peu comme une « check-liste » afin de vous créer des automatismes le jour de l’examen. Cela passe aussi par des entraînements personnels réguliers. À ce titre, j’ai été assez décontenancé de voir le peu d’élèves (surtout en 1ère S5) ayant accepté de venir avant le bac afin de s’entraîner. Quant à ceux qui sont venus, le travail de préparation n’a pas été souvent à la hauteur. Sachez que la préparation de l’EAF exige de votre part un investissement que certains n’imaginent pas. Qu’en sera-t-il de l’oral par exemple si vous ne préparez aucune fiche de synthèse sur les textes, les mouvements, les genres étudiés en classe ?

L’analyse du sujetgraphique-bac.1230296571.jpg

Le choix avait été fait par l’équipe pédagogique de proposer un corpus qui, par son caractère générique (la poésie) permettait d’évaluer les capacités d’apprentissage, d’analyse et les qualités littéraires des candidats. La question d’invention comme les trois sujets d’écriture ont en effet pour but de mesurer des compétences de fond, qui doivent être celles de tout lycéen. Pour le commentaire par exemple, les professeurs ont voulu prendre en compte l’adaptation aux spécificités et à l’intérêt du texte et la maîtrise des outils utilisés pour en approfondir l’étude. Pour tous les sujets, les correcteurs ont également tenu compte de la capacité des élèves à construire un travail selon une argumentation problématisée, soumise aux contraintes de la rédaction, de la cohérence du parcours argumentatif, et de la progressivité du propos : « D’où est-ce que je suis parti… pour parvenir où? » ; « Qu’est-ce que je veux prouver? » : telles sont les questions que tout candidat au Bac doit se poser lorsqu’il rédige son travail de Français.

La question d’ensemble : comprendre le choix des textes et leurs enjeux

La première chose que devrait faire chaque élève, c’est d’être sensible aux principes de cohérence qui ont guidé l’élaboration du corpus. Dites-vous que les documents ne sont évidemment jamais choisis au hasard. Vous devez donc chercher à en comprendre la teneur et les enjeux, c’est-à-dire la cohérence générique (le genre des textes) ou typologique (les types de discours en présence) ou historique (l’époque, le mouvement littéraire). Le corpus proposait quatre textes amenant à une réflexion sur la fonction allégorique de la poésie (l’animal comme métaphore du poète). La question préalable a été dans l’ensemble bien comprise (moyenne : 2,5/4). Il faut dire que nous avions pas mal travaillé en classe sur la condition et la mission du poète, et que « l’Albatros » de Baudelaire avait fait l’objet d’une lecture analytique… Quoi qu’il en soit, vous avez relevé la condition singulière du poète (sacrifice de sa vie par le pélican = souffrance du poète pour trouver l’inspiration ; maladresse piteuse de l’albatros = malédiction du poète « maudit », marginalisé dans la société, mais aspirant à l’élévation spirituelle ; chant cacophonique du crapaud, à l’image de l’écriture discordante du poète décadent qui semble ironiser sur sa condition, travail de la terre par le lombric évoquant le travail du langage par le poète). Il fallait évidemment mettre en relation les textes. Certains élèves ont encore traité les textes isolément. Sauf exception, c’est à ne jamais faire : vous êtes évalués sur votre capacité à confronter les documents et à en éclairer les contenus selon une démarche dialectique (ce qui oppose les textes) ou analogique (ce qui les rapproche) afin de mettre en lumière la problématique globale du corpus.

Quelques élèves ont délibérément choisi de ne pas traiter la question d’ensemble. C’est un parti-pris très risqué. Contrairement à la représentation qu’ils semblent s’en faire, la question préalable est essentielle car elle guide l’élève pour le travail d’écriture, en lui permettant de voir les nuances, les positions explicites ou implicites sous-tendues par les différents textes, en lui proposant des pistes de réflexion.

Les difficultés les plus rencontrées

Ma collègue et moi-même avons regretté le caractère superficiel, voire indigent des développements de certains travaux, particulièrement pour les écrits d’invention (moyenne : 7/20) et la dissertation (moyenne 8,5/20). C’est d’abord la méconnaissance des principes de l’exercice qui a été le plus pénalisant : comment imaginer par exemple une dissertation littéraire ne comportant qu’un seul exemple? Ou des parties ne présentant aucun paragraphe (donc sans parcours argumentatif). Au niveau du commentaire, ce qui nous a gênés a été souvent l’incapacité de beaucoup d’élèves à dégager la problématique du texte ; voire la non-compréhension des données clés du texte : le commentaire amenait à souligner bien entendu la problématique typiquement romantique de la souffrance comme moteur de la création littéraire ; la nature tourmentée du poète s’accordant bien avec le registre pathétique et le symbolisme sentimental de cette scène allégorique.

Nous avons en outre souvent déploré la paraphrase du texte dans de trop nombreuses copies ou bien la substitution à l’exercice du commentaire d’un exposé sur un texte plus ou moins proche de celui abordé par le texte proposé : par exemple quelques copies substituant au commentaire du « Pélican » celui de « l’Albatros » (sous prétexte que le texte avait été étudié en classe), d’où un taux élevé de passages « hors sujet ».

Soulignons enfin, dans de trop nombreux devoirs, l’application mécanique de certaines notions apprises en cours qui étaient, en l’occurrence, inopérantes : quel est l’intérêt de « recracher » ses connaissances sur le Romantisme ou la poésie si ce qu’on écrit n’a pas de rapport étroit avec la problématique ? Nous avons voulu être « indulgents » car ces copies représentent à l’évidence un profil d’élève « sérieux » mais ce genre de méprise ne passera pas au prochain examen blanc. Que les candidats au Bac se persuadent que l’épreuve suppose de savoir traiter intelligemment l’information. Comme vous le savez, « trop d’information tue l’information » : cela passe donc par une prise en compte de ce qui fait l’intérêt du ou des textes composant le corpus et donc par la capacité à déterminer les orientations de votre travail, à sélectionner les informations pertinentes, à les hiérarchiser, etc. Tout dire ne sert à rien si cela n’a pas de rapport avec ce qui est demandé.

Oserais-je évoquer ici certains travaux ne dépassant pas une page… Pour un bac? Ce n’est même pas ce qui est demandé au Brevet… où un minimum de deux pages est requis! Ecrire trente lignes, c’est une façon de dire au correcteur : « je me f… complètement de l’épreuve ». Ou alors, c’est d’une suffisance telle qu’on peut supposer que le candidat, si sûr de son « génie », ne daigne pas à s’abaisser à rédiger davantage. Dans tous les cas, la note est évidemment faible : car il est tout bonnement inconcevable de construire une réflexion structurée et argumentée en une page!

Orthographe et syntaxe

Vous avez été nombreux à faire attention à l’orthographe : c’est une nouvelle encourageante: seulement 9% des travaux de ES et 15% en S présentaient des fautes graves répétées. Ce sont les accords (genre, nombre, participes passés, etc.) qui constituent les fautes les plus fréquemment commises : des erreurs relevant du programme de… Primaire (l’entrée en Sixième pour être optimiste) : ne vous attendez à aucune indulgence dans ce cas-là. C’est inadmissible. Une maîtrise minimale du discours écrit est donc un pré-requis minimal pour qui se destine à passer le Baccalauréat. Nous avons relevé parfois, rien qu’au niveau de la présentation de la copie, des énormités stupéfiantes, qu’un élève de Sixième, plus habitué « à faire attention » n’oserait même pas imaginer : absence de majuscules, de ponctuation, d’alinéas, relâchement total de l’écriture, etc. Sachez-le : les copies qui ont une écriture, un style et une présentation laissant à désirer sont presque toujours de mauvaises copies. Nous avons constaté avec consternation le niveau de langue parfois catastrophique de certaines copies qui ne sont que de l’oralité, de piètre qualité d’ailleurs, transcrite tant bien que mal. Je me permets de citer ici une « perle » : « les poètes i (sic) veulent faire comprendre que la poésie c’est d’être marginal, ils se sentent comme Dieu parce que Baudelaire est un albatros il aime le ciel ». J’ai évidemment renoncé à transcrire les fautes d’orthographe… Mais la question que je me pose est la suivante : qu’est-ce que ce texte veut dire? Suis-je censé le déchiffrer? Tout cela donne trop souvent l’impression d’une rédaction au fil de la plume, relâchée et confuse qui transforme le travail de correction en véritable calvaire. Il ne s’agit évidemment pas de sanctionner systématiquement la moindre erreur d’orthographe ou de syntaxe, mais de pénaliser la répétition de défaillances graves manifestant à l’évidence d’inadmissibles lacunes dans la maîtrise de la langue. Voici quelques fautes qui m’agacent personnellement : « loing » au lieu de « loin », « tout les auteurs » au lieu de « tous les auteurs », confusion de « quand » et de « quant », « language » au lieu de « langage », « ou » et « où », accords du participe passé, noms d’auteurs mal orthographiés (« Beaudelaire » au lieu de Baudelaire, etc.).

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L’écrit d’invention : des exigences mal perçues…

Selon les textes officiels : « L’écriture d’invention contribue […] à tester l’aptitude du candidat à lire et comprendre un texte, à en saisir les enjeux, à percevoir les caractères singuliers de son écriture. […] L’exercice se fonde […] sur une lecture intelligente et sensible du corpus, et exige du candidat qu’il se soit approprié la spécificité des textes dont il dispose (langue, style, pensée), afin d’être capable de les reproduire, de les prolonger, de s’en démarquer ou de les critiquer ». Comme vous le voyez, l’exercice est exigeant! Or, il faut bien le reconnaître : beaucoup de candidats croient s’en tirer à bon compte en choisissant l’écrit d’invention faute de préparation rigoureuse. Je dois, et fort malheureusement, faire un constat globalement négatif à propos du niveau général des élèves ayant choisi cet exercice ; sauf quelques bonnes (même très bonnes) copies, le manque de préparation, aussi bien stylistique que culturelle, des candidats est inquiétant. On a l’impression que certains choisissent cet exercice, tout simplement parce qu’ils n’ont rien appris : sur deux classes, une dizaine de copies est inférieure à 5 ! parmi ces copies, aucun candidat n’aurait simplement l’aptitude à réussir le… Brevet des collèges si l’on appliquait les consignes à la lettre! Tant l’accumulation des fautes les plus élémentaires est au-delà de ce qui se peut concevoir : aucune référence culturelle, alors que les consignes mentionnaient explicitement l’exploitation des connaissances apprises en cours sur les mouvements littéraires et le genre poétique. 

De rares élèves n’avaient, semble-t-il, aucune connaissance, fût-ce minimale, du contexte historique ou culturel du Romantisme qui leur aurait pourtant permis de saisir le sens de l’exercice attendu d’eux : de là quelques écrits désolants : nous avons eu droit par exemple dans deux devoirs à un exposé sur la vie des animaux, et leur mode d’alimentation!)… Par ailleurs, beaucoup d’élèves, pourtant sérieux, ont oublié d’exploiter leurs connaissances pour ce sujet : ils se sont sans doute « cassé » la tête à chercher un animal et à en faire le portrait, au lieu de partir d’abord de leurs acquis scolaires : par exemple, l’individualisme, le lyrisme, la sensibilité, le goût pour la solitude et le voyage, etc. Autant de caractéristiques du Romantisme que l’on pouvait facilement mettre en évidence dans la description de l’animal. Une description qui devait évidemment s’inscrire dans la perspective allégorique du corpus. N’oubliez pas que le correcteur vous juge d’abord sur des connaissances (le fond) et la manière dont vous allez les exploiter au niveau rédactionnel (la forme). Nous ne saurions trop vous rappeler que cet exercice exige, tout comme le commentaire et la dissertation, de la méthode. Un écrit d’invention ne s’improvise pas : cela passe d’abord par un strict respect des contraintes imposées par le sujet et par un entraînement personnel.

Le commentaire…

Que ce soit en ES ou en S, le choix du commentaire a été majoritaire : vous l’avez privilégié à plus de 45%! Le sujet vous a sans doute paru plus familier, en raison de la fréquence de l’entraînement à l’analyse de textes courts pour l’oral de l’EAF. Attention toutefois à ne pas faire du commentaire une « valeur-refuge » car cet exercice impose des contraintes strictes. Cela dit, le texte support était assez accessible : vous avez généralement bien compris la dimension dialogique du poème (la Muse tentant de donner du courage au poète). En revanche, l’aspect allégorique n’a pas été toujours bien problématisé : l’image du pélican qui se sacrifie pour ses enfants était pourtant essentielle ici. À travers cette allégorie, la Muse montre au poète qu’il ne doit pas prétexter de sa douleur pour ne pas écrire mais au contraire l’utiliser comme source d’inspiration et de sublimation : il y avait donc une visée didactique dans le texte que certains élèves ont très bien cernée : nous avons fortement encouragé de tels devoirs.

Peu d’élèves ont pensé à problématiser le texte par rapport au « mal du siècle » propre aux Romantiques : c’était pourtant évident. Je ne comprends pas pourquoi vous avez été si nombreux à situer ce poème dans le Symbolisme alors qu’il date de… 1835! C’est une erreur incroyable : nous avons été indulgents pour la correction, mais reconnaissez tout de même que c’est navrant! Certains élèves se sont justifiés en arguant du fait que l’auteur n’ayant pas été étudié, il leur était diffcile de bien le contextualiser… Mais voilà toute la différence entre un collégien et un lycéen! En Première, on attend de vous un investissement personnel. Si vous êtes allés sur les sites que j’ai conseillés sur ce cahier de texte en ligne, vous ne pouviez pas ignorer que Musset est un poète très représentatif des Romantiques. 

En outre, j’ai regretté pour ma part le peu de candidats ayant pensé à réfléchir à partir de ce texte à la condition du poète (un être à part de la société) et sa mission : sublimer sa souffrance par un appel à l’idéal ; recherche dans la nature d’une échappatoire à la souffrance (physique et morale) par un appel à la divinité. Les élèves ayant bien appris leur lecture analytique sur « l’Albatros » ou « Fonction du poète » n’ont eu aucun mal à organiser leurs axes : l’assimilation stylistique entre le poète et l’animal ayant déjà été travaillée chez Baudelaire ; quant au poème de Hugo, les nombreuses images du sacrifice christique (transfiguration de la douleur en particulier), la visée didactique du texte, etc. devaient vous fournir des pistes de réflexion pertinentes.

La dissertation

Vous avez été peu nombreux à choisir la dissertation : à peine 20%. Ce faible pourcentage s’explique moins par le sujet (qui n’était pas si difficile que cela) que par la crainte de ne pas être à la hauteur faute d’une pratique suffisante. Je ne peux que vous conseiller de vous familiariser avec l’exercice en vous entraînant davantage : à part deux excellents devoirs, et quelques travaux certes plus moyens mais acceptables, la plupart des copies présentaient des lacunes méthodologiques ou culturelles parfois préoccupantes. Je crois utile de rappeler ici les principes qui régissent cet exercice. Le sujet de dissertation doit permettre à des candidats (qui se sont obligatoirement préparés) de mettre en valeur leurs connaissances littéraires. Certains élèves ne semblent toujours pas bien comprendre ce qu’on attend d’eux et traitent cet exercice exigeant comme une sorte de vague paragraphe argumentatif… Le premier travail à faire consistait à analyser le sujet : n’oubliez pas que la différence entre les copies s’opère essentiellement au moment clé de l’analyse du sujet. Un parcours trop superficiel de la citation et des consignes, qui consiste uniquement à repérer quelques éléments permettant d’utiliser des développements tout préparés ne permet pas de satisfaire aux exigences de la dissertation mais aboutit à un collage de considérations sans grand intérêt.

Vous deviez donc commencer par reformuler le sujet. L’idée énoncée était la suivante : pour produire des poèmes qui touchent les lecteurs, le poète doit puiser son inspiration dans sa souffrance. On voit bien ici la problématique suggérée : la souffrance est-elle nécessaire à la création poétique? Le libellé du sujet vous a amenés à un plan le plus souvent dialectique : 1) la souffrance, source nécessaire de l’inspiration ; 2) on ne peut pas réduire l’inspiration à la seule souffrance. La citation a semblé gêner, voire déstabiliser certains élèves qui se sont perdus dans de longs commentaires, souvent hors sujet sur la poésie, mélangeant allègrement des bribes de lectures analytiques à des jugements personnels, au détriment d’une problématique organisée. Pensez à bien lire le sujet qui proposé. Si les bonnes copies témoignent d’une maturité intellectuelle et d’une préparation solide, beaucoup de travaux en revanche ont été beaucoup trop superficiels, témoignant d’un apprentissage déficient : que dire des candidats ne citant aucun texte, alors que c’est l’essentiel du travail? Quant à la forme… Certains élèves n’ont même pas rédigé d’introduction ou de conclusion!

Le respect de la forme de la dissertation, loin d’être un pur formalisme, se révèle en fait une aide structurante permettant la mise en ordre raisonnée d’une pensée personnelle étayée par l’exploitation du corpus et de la culture littéraire. En particulier, j’ai apprécié les élèves cherchant à exploiter leurs connaissances. Les dissertations bien construites, avec un plan annoncé (et respecté!), comportant une introduction, des parties structurées autour de paragraphes, des transitions, et une conclusion, écrites dans un français syntaxiquement correct, sont toujours des copies qui font nettement la différence. En revanche, nous avons sanctionné les travaux accumulant les banalités : quand je dis que la dissertation doit privilégier la réflexion personnelle, cela ne signifie nullement que vous devez raconter votre vie! Voici un exemple édifiant : « En cours, nous avons fait de l’écriture automatique, ça consiste à mettre des mots au hasard, alors pour exprimer la souffrance, ce n’est pas la peine d’être triste »… Affligeant n’est-ce pas? À l’inverse, attention à ne pas transformer votre travail en exposé : nous avons eu droit parfois à des collages de notes de cours sans aucun discernement. Une telle accumulation gratuite de connaissances est malheureusement le signe ou bien d’un manque de méthode, ou bien le reflet d’un manque de pensée personnelle, ce qui est beaucoup plus grave.

En conclusion, nous ne saurions trop vous rappeler que la dissertation est un exercice exigeant sur le plan de la forme et de la méthode, qui répond à des règles précises et qui nécessite un apprentissage rigoureux. 

Classes de Première… Prépa au Bac blanc du 3 décembre : l’écrit d’invention.

Tout d’abord, référez-vous à l’article du 9 novembre qui fait le point sur les différents exercices. Pour celles et ceux tentés par l’écriture d’invention, je leur suggère de se préparer de façon très spécifique. Voici trois sujets intéressants pour vos entraînements. Je vous conseille de les traiter dès maintenant !

  • Sujet n°1 : « Choisissez un poème dans votre anthologie. Imaginez que vous l’envoyez à une revue de poésie : dans votre lettre d’accompagnement, vous en défendez l’intérêt par rapport à d’autres types de poèmes. » C’est un sujet très complet : il impose de travailler l’épistolaire (spécificité de la lettre, choix des formules, typographie, etc). Par ailleurs il vous amène à confronter différents types de poèmes : c’est là que vous devez réfléchir aux fonctions de la poésie (par exemple poésie « engagée » par opposition à « l’art pour l’art », etc.). Le plan utilisé peut être de type concessif (« certes… mais… » ; « si… en revanche… »).
  • Sujet n°2 : « Deux lecteurs débattent de leurs goûts en matière de poésie, l’un penchant pour les formes anciennes, l’autre pour des formes nouvelles. Vous rédigerez leur dialogue en veillant à y intégrer des exemples précis ». Dans ce sujet, on vous demande de nouveau deux compétences. Au niveau de la forme, c’est un dialogue (utilisez les verbes introducteurs, rendez votre dialogue vivant par l’emploi d’exclamatives, d’interrogations oratoires, etc.). Pour ce qui concerne les idées, le sujet est plus difficile qu’il n’y paraît car il exige de connaître les contraintes d’écriture propres à la poésie traditionnelle (forme fixe comme le sonnet par exemple, importance de la rime, décompte syllabique, donc une poésie de contraintes et de règles), et en même temps de montrer combien les « Modernes » à partir de Hugo, et surtout des Symbolistes (Baudelaire, Mallarmé) ont transformé la poésie, par exemple en amenant le poème en prose. A ce titre, il est nécessaire évidemment d’envisager la révolution surréaliste (à partir d’Apollinaire qui va renouveler considérablement le langage (arythmie, écriture automatique…).
  • Sujet n°3 : « Pour une revue de poésie créée avec des camarades, vous devez écrire un article intitulé : « Je n’aime pas les vers : j’aime la poésie ! ». Rédigez cet article en l’illustrant de citations tirées de vos lectures scolaires ou personnelles. Vous donnerez à votre prose un ton convaincu, sans aucune familiarité ». Concernant la rédaction d’un article de journal, pas de difficulté majeure : vous avez déjà travaillé sur ce genre. En revanche, le sujet est basé sur un paradoxe qui amène (un peu comme dans le sujet précédent) à envisager la poésie sous un autre angle et à en reproposer la définition. Certains auteurs à partir de Lautréamont ou Rimbaud ont proposé une autre conception du poème : recherches rythmiques, curiosité de phrases, étrangeté de la métaphore, néologismes, etc. redéfinissant les rapports de la prose et du vers. C’est un aspect essentiel sur lequel vous devez travailler.
Mon conseil : pour chacun des sujets, essayez d’en préparer rapidement le plan. Imaginez en une trentaine de minutes la façon dont vous pourriez organiser votre discours à partir d’une problématique, c’est-à-dire d’un questionnement, et surtout (le plus important) réfléchissez à des exemples littéraires que vous pourriez utiliser pour étayer votre propos. Faites-en sorte qu’ils soient précis : auteurs, textes, citations, mouvements, etc.). Evitez absolument le vague saupoudrage, les allusions, l’écriture « au fil de la plume ». N’oubliez pas que pour l’écriture d’invention, une grande partie de la note concerne votre aptitude à exploiter votre culture générale et à la mettre en valeur en exploitant des techniques rédactionnelles.
Enfin, si vous avez bien observé les sujets, vous avez constaté que chacun des intitulés exige deux compétences :
  • la première est d’ordre formel, rédactionnel : c’est le choix du support textuel : article, lettre, discours, dialogue, etc.
  • la deuxième concerne l’exploitation de l’objet d’étude (la poésie, le théâtre, le roman, etc.).
Si vous êtes astucieux, il vous suffit une fois pour toutes de vous faire une fiche par objet d’étude, et une fiche par contrainte de genre (dialogue, monologue, discours, etc.). Cela facilitera considérablement vos révisions!

Classes de Première… Prépa au Bac blanc du 3 décembre : l'écrit d'invention.

Tout d’abord, référez-vous à l’article du 9 novembre qui fait le point sur les différents exercices. Pour celles et ceux tentés par l’écriture d’invention, je leur suggère de se préparer de façon très spécifique. Voici trois sujets intéressants pour vos entraînements. Je vous conseille de les traiter dès maintenant !

  • Sujet n°1 : « Choisissez un poème dans votre anthologie. Imaginez que vous l’envoyez à une revue de poésie : dans votre lettre d’accompagnement, vous en défendez l’intérêt par rapport à d’autres types de poèmes. » C’est un sujet très complet : il impose de travailler l’épistolaire (spécificité de la lettre, choix des formules, typographie, etc). Par ailleurs il vous amène à confronter différents types de poèmes : c’est là que vous devez réfléchir aux fonctions de la poésie (par exemple poésie « engagée » par opposition à « l’art pour l’art », etc.). Le plan utilisé peut être de type concessif (« certes… mais… » ; « si… en revanche… »).
  • Sujet n°2 : « Deux lecteurs débattent de leurs goûts en matière de poésie, l’un penchant pour les formes anciennes, l’autre pour des formes nouvelles. Vous rédigerez leur dialogue en veillant à y intégrer des exemples précis ». Dans ce sujet, on vous demande de nouveau deux compétences. Au niveau de la forme, c’est un dialogue (utilisez les verbes introducteurs, rendez votre dialogue vivant par l’emploi d’exclamatives, d’interrogations oratoires, etc.). Pour ce qui concerne les idées, le sujet est plus difficile qu’il n’y paraît car il exige de connaître les contraintes d’écriture propres à la poésie traditionnelle (forme fixe comme le sonnet par exemple, importance de la rime, décompte syllabique, donc une poésie de contraintes et de règles), et en même temps de montrer combien les « Modernes » à partir de Hugo, et surtout des Symbolistes (Baudelaire, Mallarmé) ont transformé la poésie, par exemple en amenant le poème en prose. A ce titre, il est nécessaire évidemment d’envisager la révolution surréaliste (à partir d’Apollinaire qui va renouveler considérablement le langage (arythmie, écriture automatique…).
  • Sujet n°3 : « Pour une revue de poésie créée avec des camarades, vous devez écrire un article intitulé : « Je n’aime pas les vers : j’aime la poésie ! ». Rédigez cet article en l’illustrant de citations tirées de vos lectures scolaires ou personnelles. Vous donnerez à votre prose un ton convaincu, sans aucune familiarité ». Concernant la rédaction d’un article de journal, pas de difficulté majeure : vous avez déjà travaillé sur ce genre. En revanche, le sujet est basé sur un paradoxe qui amène (un peu comme dans le sujet précédent) à envisager la poésie sous un autre angle et à en reproposer la définition. Certains auteurs à partir de Lautréamont ou Rimbaud ont proposé une autre conception du poème : recherches rythmiques, curiosité de phrases, étrangeté de la métaphore, néologismes, etc. redéfinissant les rapports de la prose et du vers. C’est un aspect essentiel sur lequel vous devez travailler.
Mon conseil : pour chacun des sujets, essayez d’en préparer rapidement le plan. Imaginez en une trentaine de minutes la façon dont vous pourriez organiser votre discours à partir d’une problématique, c’est-à-dire d’un questionnement, et surtout (le plus important) réfléchissez à des exemples littéraires que vous pourriez utiliser pour étayer votre propos. Faites-en sorte qu’ils soient précis : auteurs, textes, citations, mouvements, etc.). Evitez absolument le vague saupoudrage, les allusions, l’écriture « au fil de la plume ». N’oubliez pas que pour l’écriture d’invention, une grande partie de la note concerne votre aptitude à exploiter votre culture générale et à la mettre en valeur en exploitant des techniques rédactionnelles.
Enfin, si vous avez bien observé les sujets, vous avez constaté que chacun des intitulés exige deux compétences :
  • la première est d’ordre formel, rédactionnel : c’est le choix du support textuel : article, lettre, discours, dialogue, etc.
  • la deuxième concerne l’exploitation de l’objet d’étude (la poésie, le théâtre, le roman, etc.).
Si vous êtes astucieux, il vous suffit une fois pour toutes de vous faire une fiche par objet d’étude, et une fiche par contrainte de genre (dialogue, monologue, discours, etc.). Cela facilitera considérablement vos révisions!

Premier Bac blanc le 3 décembre…

Conseils de méthode

Je rappelle aux classes de Première (1S5, 1ES4) que le mercredi 3 décembre aura lieu le premier baccalauréat blanc entraînant à l’Epreuve Anticipée de Français (EAF). Coefficienté 3, cet examen blanc écrit sera d’une durée de quatre heures et portera sur le premier objet d’étude : « La Poésie ».

  • Outre un savoir correct des auteurs, des textes étudiés, des mouvements littéraires abordés, il paraît souhaitable que les étudiants aient une maîtrise suffisante du vocabulaire de l’analyse littéraire, particulièrement si vous choisissez le commentaire organisé. A ce titre, le site etudes-litteraires propose un index des figures de style et des principales notions littéraires. En outre, si vous optez pour la dissertation et l’écriture d’invention, il est recommandé d’étayer votre culture littéraire par des recherches personnelles sur des auteurs, ou des textes (cliquez ici pour vous connecter à une base de données poétique de plus de 6000 textes).
  • Concernant le commentaire, mieux vous maîtriserez le vocabulaire de l’analyse littéraire, et plus vous éviterez le piège de la paraphrase ou la tentation (très fréquente) de « décrire » ou bien de « raconter » le texte avec ses propres mots, ce qui amène souvent à des travaux d’un niveau faible, faute de « matière ». N’oubliez pas que l’enjeu d’un bon commentaire (c’est également valable pour la question d’ensemble qui vous est posée sur le corpus) n’est pas de « décrire » un texte mais de partir d’abord d’une approche stylistique (rythme, versification, images, valeur des temps, etc) et lexicale qui mette en évidence de manière thématique et structurée la signification intrinsèque du texte, tout en proposant une interprétation personnelle permettant de passer des remarques de détail à une interprétation textuelle globale. Quelques sites proposent des ressources intéressantes : d’abord le site bacfrancais.com ou bien le site toujours très documenté etudes-litteraires.com.
  • Si vous choisissez la dissertation, ne vous sentez pas tenu de proposer le plan traditionnel en trois parties (thèse, antithèse, synthèse) si vous maîtrisez mal la synthèse. En revanche, votre plan doit s’appuyer sur une problématique clairement définie : votre parcours analytique doit être conçu dans l’optique d’une progression allant du moins important au plus fondamental. Par ailleurs, vous devez toujours vous dire : « Qu’est-ce que je veux prouver? » ; « d’où est-ce que je suis parti, pour parvenir où? » La pire des choses est un plan qui ne progresse pas, où on a l’impression que le candidat « part à la dérive ». Vous devez donc toujours avoir à l’esprit cette idée de « parcours » argumentatif qui doit idéalement amener à votre conclusion. Bien entendu un certain bagage littéraire est indispensable pour la dissertation (connaissance d’auteurs, de citations, de textes, etc.). Cliquez ici pour obtenir des conseils sur des types de sujets ou de plans possibles. Le site de l’Académie de Reims propose quant à lui une page très étayée sur la méthodologie de la dissertation.
  • Pour celles et ceux qui seraient tentés par l’écrit d’invention, vous pouvez consulter cette page qui fait le point sur l’épreuve. Je vous mets en garde contre le risque majeur de choisir ce sujet uniquement parce qu’il vous paraîtrait plus “facile”. Tous les correcteurs au Baccalauréat sont particulièrement exigeants quant à la qualité du travail attendu. Vous devez donc privilégier la cohérence du parcours argumentatif, la qualité de l’argumentation (richesse des exemples, exploitation des textes du corpus et/ou de la culture générale), la prise en compte éventuelle du point de vue adverse dans la démonstration. Enfin, quel que soit le sujet, on attend du candidat qu’il ait (surtout pour un objet d’étude comme la poésie) une bonne maîtrise des registres employés (lyrique, élégiaque, pathétique, didactique, polémique, etc.), ainsi qu’une rédaction « littéraire » : l’emploi de figures de style nombreuses et variées semble une exigence incontournable pour appuyer et mettre en valeur le fond de votre pensée.