Classe de Première G5… Atelier d’écriture du jeudi 19 décembre

Jeudi 19 décembre 2019, 15 heures : dernier cours de Français avant les vacances…

Beaucoup d’élèves étaient en sortie scolaire… L’occasion pour cette dernière heure de cours de lancer un atelier d’écriture avec les 16 élèves présents. Tou·te·s se sont laissé porter par leur imagination, mêlant jeux graphiques et travail poétique… B. R.

Poésie et illustration créées en cours par Natacha W. et Lilas P.
Classe de Première 5, jeudi 19 décembre 2019

 

Le Voyage de l’arbre

par Antonin D.
Classe de Première 5

L’âme respire silencieusement comme le feuillage
De cet arbre majestueux dominant les cieux.
Des oiseaux attrapent son cœur
Pour l’emporter dans l’air supérieur
Purifié de toute perversité.
Le cœur de l’arbre renaît alors,
Tel un phénix, de ses cendres
Et entreprend un voyage merveilleux.

Poème créé en cours par Antonin
Classe de Première 5, jeudi 19 décembre 2019

Gustav Klimt, « L’arbre de vie » (détail), c. 1905-1909
Esquisse pour la fresque du palais Stoclet de Bruxelles
Vienne (Autriche), Museum für Angewandte Kunst (Musée des Arts Appliqués)

 

Dans les solitudes de la nuit

par Alexandre G.
Classe de Première 5

Triste nuit solitaire et sombre métropole
Douce et lente jalousie
Amour incompris
Dans les plis de la nuit
Inatteignable Toi…
Tu me manques

Illustration : © Bruno Rigolt, « Trottoir, la nuit », 2009
(photographie et peinture numérique)

 

Confusion de mots

par Raphaëlle B.
Classe de Première 5

Tableau-poème créé en cours par Raphaëlle dans le sillage de la poésie futuriste.
Classe de Première 5, jeudi 19 décembre 2019

 

Journée d’école ordinaire

par Céleste B.
Classe de Première 5

Un matin, j’ai ouvert ma trousse
Et j’y ai vu la vie
Je m’y suis accrochée comme une pomme
À son pommier.
J’éternuais les déchets de la terre
Je traversais la mer
Comme un couloir du temps…

Illustration : © Bruno Rigolt (photomontage)

 

Dans les nuages de Neige Bleue

par Isalys et Chloé
Classe de Première 5

Cette femme,
Le regard fixe
Comme l’horizon au loin
Prisonnière d’un monde
Qui n’est pas le sien
Secrètement
Elle rêve d’un voyage
Et parcourt les nuages
De neige bleue…

« Secrètement
Elle rêve d’un voyage… »

Illustration : Isalys  (dessin)

 

Un coin de paradis

par Loïc L.-P.
Classe de Première 5

Texte et Illustration : Loïc L.-P.

 

Souffrance et Pluie

par Léna-Marie L. et Lili B.
Classe de Première 5

Solitude, souffrance et pluie
Sniff sniff triste le jour
Blessures infinies
Mouchoir au goût de pluie
S’évader parmi la nuit…

Illustration : Léna-Marie et Lili (dessin retouché numériquement)

 

Le Poète Voyageur

par Enzo R. et Luke R.
Classe de Première 5

Le poète s’engouffre dans les escaliers de la solitude :
L’immeuble du paradis embellit son cœur
Bien loin des avions et des vagues
Le Poète cherche encore en son tableau
Les portes du Paradis

Le reflet de sa vitre démontre
La beauté de son âme
Ô qu’il est perdu dans les aiguilles du temps
Chaque minute, chaque seconde
Souffrance indélébile

Ainsi va le monde : tableau fissuré
En dépit de son cœur
Il s’enfonce dans les escaliers de la peur
Bien loin des avions et des vagues
Déchéance du Poète qui tombe et qui meurt.

Bruno Catalano, « Voyageurs » (bronze) 

La classe de Seconde 10 présente… Fin’Amor Expo! Aujourd’hui : Hugo M.

Maquette graphique : photomontage d’après Le Roman de la rose.
(BNF, Manuscrits, français 1567, f. 10)

Les élèves de Seconde 10 du Lycée en Forêt sont fiers de vous présenter l’édition 2019-2020 de la « Fin’Amor Expo ». ,La thématique retenue est en effet la fin’amor, thème central du chant courtois, à l’origine de la poésie amoureuse européenne. Les jeunes gens se sont entraînés à rédiger des textes fortement inspirés de la poésie du Moyen Âge, dans lesquels la virtuosité verbale côtoie les accents les plus sincères… 

Chaque jour, découvrez un nouveau poème jusqu’en janvier 2020 !

Aujourd’hui… Hugo 

Vendredi 13 décembre : Romane S.
Mercredi 18 décembre : Marie L.

  

« Si votre âme est libre… »

par Hugo M.
Classe de Seconde 10

i votre âme est libre
Ô ma dame, je chercherai votre cœur.
S’il y manque un peu de chaleur
Avec ma lyre, je le réchaufferai.
Ô gente dame qui ne me désirez,
Dans les bois pour vous m’exilerai !
Je suis dans un malheureux amour
Et ne puis trop regarder vos atouts
De peur de n’être pas assez doux pour vous.

Dans vos yeux malices, j’aperçois un lys
Cette fleur doit sans doute avoir un cœur
Qui nous unisse ! J’aimerais cueillir les mélisses
De votre jardin secret…
A part moi nul ne sait
Que vous vous y baladez toutes les heures.
Que ne puis-je, impossible promise,
Me changer en bijou
Pour être toujours près de vous !

Las ! Demeure mon amour malheur,
J’aimerais vous faire don de ma chanson
Mais jamais n’oserai vous ouvrir mon cœur !

« J’aimerais vous faire don de ma chanson
Mais jamais n’oserai vous ouvrir mon cœur ! 
»

Illustration : Guillaume de Lorris, Jean de Meung, Le Roman de la rose, 1340-1460.
BNF Gallica
Source :  Bibliothèque nationale de France. Département des manuscrits. COTE : Français 1567

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Exposition "Transmutations, les chemins de l'invisible"… Loïc L.-P.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 20 janvier 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« La haie »

par Loïc L.-P.
Classe de Première 5

« Le plus beau sentiment du monde, c’est le sens du mystère. […]
Celui qui n’a jamais connu cette émotion, […] ses yeux sont fermés. »
Albert Einstein, Comment je vois le monde, 1979
Chaque jour, le vivant
Rampe, marche, roule, vole
Devant cette haie minable et dégarnie
Ils la voient comme une haie qui ne remplit
Même pas son rôle de simple barrière végétale
Ils la voient tellement faible
Et endommagée par la vie
Qu’elle peut à peine
Abriter les oiseaux lors des pluies.
Et moi même, je passe devant la haie
Et moi aussi je marche sans y faire attention
Mais un jour banal, un jour de ciel livide
J’étais face à cette haie
Et je réfléchissais, je me demandais
Depuis quand est-elle là, pourquoi l’avoir plantée, et qui l’a fait ?
Cette haie a peut-être vu passer la nuit des temps
Et après tout, qu’y a-t-il au-delà de la haie ?
Qu’y a-t-il au-delà du temps ?

« Cette haie a peut-être vu passer la nuit des temps… »

Illustration : © Loïc L.-P. 2019

Exposition "Transmutations, les chemins de l'invisible"… Schella K.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 20 janvier 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« La pierre »

par Schella K.
Classe de Première STMG 1

Le jour aux lueurs brillantes s’élève et s’endort avec toi.
Ta présence inaperçue s’impose irrévocablement
Et se marie avec le temps.

Ton histoire marque les esprits des hommes
À l’époque appelée Pierre pour certains,
Cailloux pour d’autres.

Il fut un temps où tu étais un dieu
Et les hommes te vénéraient comme une statuette ;
T’adoraient comme l’ombre de l’espoir
Qui comble leur attente.

Ignorée, piétinée par les passants,
Qui vaquent à leurs occupations,
Noyée par la boue du monde,
Malgré tout, solidement tu soutiens leurs pas.

Pierre qui contribues à la création de la Terre,
Dure comme le vent, fine comme la mer,
Forte comme les larmes.

Et même quand ils t’ignorent,
Tu demeures en ton silence
L’Idéal qui déchire l’histoire de ces hommes irréalistes,

Irresponsables…

La pierre fait partie de la création du monde,
Elle a une place dans nos cœurs,
Elle mérite notre reconnaissance

Elle est l’allégorie de l’Histoire…

« Tu demeures en ton silence
L’Idéal qui déchire l’histoire
… »

Illustration : Schella K. (photomontage)

La classe de Seconde 10 présente… Fin'Amor Expo! Aujourd'hui : Romane S.

Maquette graphique : photomontage d’après Le Roman de la rose.
(BNF, Manuscrits, français 1567, f. 10)

Les élèves de Seconde 10 du Lycée en Forêt sont fiers de vous présenter l’édition 2019-2020 de la « Fin’Amor Expo ». ,La thématique retenue est en effet la fin’amor, thème central du chant courtois, à l’origine de la poésie amoureuse européenne. Les jeunes gens se sont entraînés à rédiger des textes fortement inspirés de la poésie du Moyen Âge, dans lesquels la virtuosité verbale côtoie les accents les plus sincères… 

Chaque jour, découvrez un nouveau poème jusqu’en janvier 2020 !

Aujourd’hui… Romane
Jeudi 12 décembre : Dylan Y.
Lundi 16 décembre : Hugo M.

  

« Ce cœur
amoureusement malade »

par Romane S.
Classe de Seconde 10


a vie est si cruelle
Quand je suis devant vous
À trop chanter je deviens fou,
Comme en hiver l’hirondelle !
Capturé par votre lumineuse obscurité,
Mon cœur est comme enfermé
Dans l’Hôtel-Dieu de l’Amour doux.
Le malade a de grands espoirs
Guérira-t-il un jour ? Nul ne peut y croire !

La souffrance m’envahit,
Mais aussi Humiliation, Colère, Tristesse
Reviennent sans cesse !
Affreuse journée et douce nuit
Quand je vous vois, monte en moi
Folie, Jeunesse et Joie
Mais vous, dame de noblesse,
Je ne peux vous approcher
Vous que j’ai tant aimée, belle maîtresse…

Ô gente dame dont souffre mon âme,
Je vous dis adieu avec mon cœur lourd de chagrin
Vous étiez un beau rêve ; à jamais, je pars au loin.

« Guérira-t-il un jour ? Nul ne peut y croire ! »

Illustration : Boccace, Decameron, 1401-1500 (détail)
BNF Gallica


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La classe de Seconde 10 présente… Fin’Amor Expo ! Aujourd’hui : Dylan Y.

Maquette graphique : photomontage d’après Le Roman de la rose.
(BNF, Manuscrits, français 1567, f. 10)

Les élèves de Seconde 10 du Lycée en Forêt sont fiers de vous présenter l’édition 2019-2020 de la « Fin’Amor Expo ». ,La thématique retenue est en effet la fin’amor, thème central du chant courtois, à l’origine de la poésie amoureuse européenne. Les jeunes gens se sont entraînés à rédiger des textes fortement inspirés de la poésie du Moyen Âge, dans lesquels la virtuosité verbale côtoie les accents les plus sincères… 

Chaque jour, découvrez un nouveau poème jusqu’en janvier 2020 !

Aujourd’hui… Dylan

Mercredi 11 décembre : Chloé V.
Demain, vendredi 13 décembre : Romane S.

 

« Votre belle silhouette… »

par Dylan Y.
Classe de Seconde 10

otre belle silhouette, ô ma dame,
Inspire un œil fautif, subjugué par vos charmes,
Empreint de véhémence, Amour réduit en cendre
Avant même qu’il ne commence, cet instant fugitif.

Je me présente à vous, impossible promise,
Dans l’espoir d’une réponse incertaine,
Votre fascinante beauté est mon désarroi :
Un sentiment merveilleux.de joie et de peine

Las ! Mon cœur hésite à vous aimer,
Ô ma dame unie à un seigneur
Votre charme dedans ma vie
Est devenu grand tourment et grande flamme

Vous aimer je ne puis,
Et même si de moi ne vous souciez
Toutes les nuits, j’espère un baiser
Sans savoir si un jour, me le donnerez…

« Je me présente à vous, impossible promise,
Dans l’espoir d’une réponse incertaine
»

Illustration : Codex Manesse, Zurich, 1340
https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/cpg848/0510

« Transmutations : les chemins de l’invisible »… Bientôt l’exposition des élèves de Première 5 et de Première STMG1…

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1
du Lycée en Forêt

présentent…Illustration : © Bruno Rigolt, décembre 2019
(photomontage et peinture numérique), d’après René Magritte, « Le Poison » (1939)

« Transmutations »
les chemins de l’invisible

15 décembre 2019 – 20 janvier 2020

 

« Tu m’as donné ta boue et j’en ai fait de l’or »
Charles Baudelaire, « Ébauche d’un épilogue pour la deuxième édition des Fleurs du Mal » (1861).

Voir le banal comme un chemin vers l’invisible, tel est le sens de cette exposition poétique conçue et préparée par les élèves de Première 5 et de Première STMG 1 du Lycée en Forêt. Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide, une photo ratée, ou même des fleurs fanées, une coupe de fruits sur la table de la cuisine… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les jeunes gens.

Faire naître du banal l’apparition

Toute poésie ne relève-t-elle pas en effet d’un cheminement intérieur, d’un travail de réflexion et de questionnement qui va du matériel le plus ordinaire vers une lecture allégorique du monde ? Faire l’éloge de la simplicité, n’est-ce pas rendre à l’humain son aptitude à s’émerveiller ? Si l’imaginaire du merveilleux passe tout d’abord par une esthétique du quotidien, les textes rédigés par les élèves invitent à dépasser les apparences, à considérer le banal comme la clé d’un déchiffrement profondément spirituel du monde, dont il constitue la révélation extraordinaire.

« Extraordinaires banalités », « transmutations »… En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud ? Dès lors, toute écriture n’est-elle pas un questionnement du livre de soi-même dont nous tournons chaque jour les pages ? Ainsi, le banal, l’ordinaire ouvrent non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Rendez-vous à partir du dimanche 15 décembre 2019 !

 

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La classe de Seconde 10 présente… Fin'Amor Expo ! Aujourd'hui : Chloé V.

Maquette graphique : photomontage d’après Le Roman de la rose.
(BNF, Manuscrits, français 1567, f. 10)

Les élèves de Seconde 10 du Lycée en Forêt sont fiers de vous présenter l’édition 2019-2020 de la « Fin’Amor Expo ». ,La thématique retenue est en effet la fin’amor, thème central du chant courtois, à l’origine de la poésie amoureuse européenne. Les jeunes gens se sont entraînés à rédiger des textes fortement inspirés de la poésie du Moyen Âge, dans lesquels la virtuosité verbale côtoie les accents les plus sincères… 

Chaque jour, découvrez un nouveau poème jusqu’en janvier 2020 !

Aujourd’hui… Chloé
Mardi 10 décembre : Eliott H.-P.
Demain, jeudi 12 décembre : Dylan Y.

  

« Dis-moi belle hirondelle »

par Chloé V.
Classe de Seconde 10

is-moi belle hirondelle
Que j’attends depuis si longtemps
Toi qui annonces le printemps
Tu es venue de tes propres ailes.
Sur ma branche tu t’es posée
Le soleil va paraître,
Et près de mes bourgeons colorés
La nature commence à renaître
Pleine de joie et de gaieté

Ô hirondelle, si gentille et si jolie
Le printemps est bientôt parti
Tu vas devoir quitter le pays.
Dites-moi jolie demoiselle
Diriez vous de rester avec moi
Jusqu’à la fin du mois ?
Mais le mois est maintenant terminé
Mon âme en peine céans
De n’entendre votre rire charmant.

Toi belle hirondelle,
La joie n’aura plus maintenant
Puisque en mon cœur, un trou béant.

« Dites-moi jolie demoiselle
Diriez vous de rester avec moi
… »

Illustration : Codex Manesse, Zurich, 1340 (image modifiée)
https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/cpg848/0136

La classe de Seconde 10 présente… Fin’Amor Expo ! Aujourd’hui : Eliott H.-P.

Maquette graphique : photomontage d’après Le Roman de la rose.
(BNF, Manuscrits, français 1567, f. 10)

Les élèves de Seconde 10 du Lycée en Forêt sont fiers de vous présenter l’édition 2019-2020 de la « Fin’Amor Expo ». ,La thématique retenue est en effet la fin’amor, thème central du chant courtois, à l’origine de la poésie amoureuse européenne. Les jeunes gens se sont entraînés à rédiger des textes fortement inspirés de la poésie du Moyen Âge, dans lesquels la virtuosité verbale côtoie les accents les plus sincères… 

Chaque jour, découvrez un nouveau poème jusqu’en janvier 2020 !

Aujourd’hui… Eliott

Lundi 9 décembre : Alizéa L.
Demain, mercredi 11 décembre : Chloé V.

  

« Quand allez-vous m’aimer ? »

par Eliott H.-P.
Classe de Seconde 10

ma Dame
Quand allez-vous m’aimer ?
Vous apercevoir, je désire plus que tout !
Rencontrer vos yeux doux
Soyeux, légers et fluides comme mon âme
Remplirait toute ma flamme de joie voluptueuse.

Espoir ou désespoir
Du plus profond de mon être
Sans fin, sans limite
Devant ce temps insaisissable
Qui s’écoule interminable
Jusqu’à lueur du jour tant attendu.

Mon coeur s’embrase en feu ardent
Devant le soleil couchant,
En chatoyantes couleurs étoilées scintille,
S’emplit de flocons exaltants
De blancheur fascinante
Et tombe à vos pieds doucement, léger comme le vent.

Je garde en secret ce désir
De fleurs remplies de vie
Aussi fugitives soient-elles,
Puis-je, Ô ma mie,
Ne fût-ce qu’un temps,
Croiser votre regard et vous aimer céans ?

« Puis-je, Ô ma mie,
Ne fût-ce qu’un temps,
Croiser votre regard et vous aimer céans ?
 »

Illustration : Christine de Pisan,Cent ballades d’amant et de dame, 1400-1410 (image modifiée)
Enlumineurs : Maître de l’Epître Othéa, Maître d’Egerton

Source : BNF Gallica

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La classe de Seconde 10 présente… Fin'Amor Expo ! Aujourd'hui : Alizéa L.

Maquette graphique : photomontage d’après Le Roman de la rose.
(BNF, Manuscrits, français 1567, f. 10)

Les élèves de Seconde 10 du Lycée en Forêt sont fiers de vous présenter l’édition 2019-2020 de la « Fin’Amor Expo ». ,La thématique retenue est en effet la fin’amor, thème central du chant courtois, à l’origine de la poésie amoureuse européenne. Les jeunes gens se sont entraînés à rédiger des textes fortement inspirés de la poésie du Moyen Âge, dans lesquels la virtuosité verbale côtoie les accents les plus sincères… 

Chaque jour, découvrez un nouveau poème jusqu’en janvier 2020 !

Aujourd’hui… Alizéa 
Demain, mardi 10 décembre : Eliott H.-P.

  

« En vous voyant ma douce… »

par Alizéa L.
Classe de Seconde 10

n vous voyant ma douce
J’aimerais être l’océan
Pareil à vos yeux bleus,
La brise qui fait balancer
Vos cheveux si soyeux !
Las ! pas un de vos regards
Ne se pose sur moi,

Dans le désarroi je suis et je me noie.
Confus de ce tourment,
Débordant de passion,
Je suis l’ouragan qui se déchaîne,
Un sentiment entre Amour et Peine.
Si heureux je suis
Quand j’imagine ma Dame !

Mon cœur s’enflamme
À rêver de nous deux
Et entre les oiseaux à chantonner
Tout l’amour que j’ai
Envers vous, Dame adorée
Sous un beau ciel bleu d’été
En la douce rosée !

Amour est impossible qui nous est interdit.
Et me sens mourir de ce désir
Car impassible vous passez.

« Amour est impossible qui nous est interdit… »

Illustration : Codex Manesse, Zurich, 1340
https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/cpg848/0136


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La classe de Seconde 10 présente… Fin’Amor Expo ! Aujourd’hui : Alizéa L.

Maquette graphique : photomontage d’après Le Roman de la rose.
(BNF, Manuscrits, français 1567, f. 10)

Les élèves de Seconde 10 du Lycée en Forêt sont fiers de vous présenter l’édition 2019-2020 de la « Fin’Amor Expo ». ,La thématique retenue est en effet la fin’amor, thème central du chant courtois, à l’origine de la poésie amoureuse européenne. Les jeunes gens se sont entraînés à rédiger des textes fortement inspirés de la poésie du Moyen Âge, dans lesquels la virtuosité verbale côtoie les accents les plus sincères… 

Chaque jour, découvrez un nouveau poème jusqu’en janvier 2020 !

Aujourd’hui… Alizéa 

Demain, mardi 10 décembre : Eliott H.-P.

  

« En vous voyant ma douce… »

par Alizéa L.
Classe de Seconde 10

n vous voyant ma douce
J’aimerais être l’océan
Pareil à vos yeux bleus,
La brise qui fait balancer
Vos cheveux si soyeux !
Las ! pas un de vos regards
Ne se pose sur moi,

Dans le désarroi je suis et je me noie.
Confus de ce tourment,
Débordant de passion,
Je suis l’ouragan qui se déchaîne,
Un sentiment entre Amour et Peine.
Si heureux je suis
Quand j’imagine ma Dame !

Mon cœur s’enflamme
À rêver de nous deux
Et entre les oiseaux à chantonner
Tout l’amour que j’ai
Envers vous, Dame adorée
Sous un beau ciel bleu d’été
En la douce rosée !

Amour est impossible qui nous est interdit.
Et me sens mourir de ce désir
Car impassible vous passez.

« Amour est impossible qui nous est interdit… »

Illustration : Codex Manesse, Zurich, 1340
https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/cpg848/0136

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Lancement de l'exposition "Fin'Amor Expo" Edition 2019-2020

Découvrez bientôt l’exposition de la classe de Seconde 10 :

« Fin’Amor Expo »

Maquette graphique : photomontage d’après Le Roman de la rose (BNF, Manuscrits, français 1567, f. 10)

Les élèves de Seconde 10 du Lycée en Forêt sont fiers de vous présenter l’édition 2019-2020 de la « Fin’Amor Expo ». La thématique retenue est en effet la fin’amor, thème central du chant courtois, à l’origine de la poésie amoureuse européenne. Les jeunes gens se sont entraînés à rédiger des textes fortement inspirés de la poésie du Moyen Âge, dans lesquels la virtuosité verbale côtoie les accents les plus sincères…
Chaque jour, découvrez un nouveau poème jusqu’en janvier 2020 !

Lancement de l’expo : lundi 9 décembre 2019

Lancement de l’exposition « Fin’Amor Expo » Edition 2019-2020

Découvrez bientôt l’exposition de la classe de Seconde 10 :

« Fin’Amor Expo »

Maquette graphique : photomontage d’après Le Roman de la rose (BNF, Manuscrits, français 1567, f. 10)

Les élèves de Seconde 10 du Lycée en Forêt sont fiers de vous présenter l’édition 2019-2020 de la « Fin’Amor Expo ». La thématique retenue est en effet la fin’amor, thème central du chant courtois, à l’origine de la poésie amoureuse européenne. Les jeunes gens se sont entraînés à rédiger des textes fortement inspirés de la poésie du Moyen Âge, dans lesquels la virtuosité verbale côtoie les accents les plus sincères…
Chaque jour, découvrez un nouveau poème jusqu’en janvier 2020 !

Lancement de l’expo : lundi 9 décembre 2019

Concours AMOPA 2019… Publication des textes primés…

Trois élèves de mes classes se sont brillamment distingué·e·s lors de deux concours organisés cette année par l’AMOPA (Association des Membres de l’Ordre des Palmes Académiques) :

  1. Alicia Thébaud : premier Prix d’expression écrite du concours « Défense et Illustration de la langue française » (Catégorie Lycée). Pour voir le règlement du concours, cliquez ici. Pour voir le palmarès complet, cliquez ici. Durée de l’épreuve : 3h00.
  2. Marion Saulnier : premier Prix du concours « Jeune Poésie » (Catégorie Seconde). Pour voir le palmarès complet, cliquez ici.
  3. Ron Sharony ; premier accessit du concours « Jeune Poésie » (Catégorie Seconde).

Voici les textes primés. Bravo également à tou·te·s les élèves pour leur participation enthousiaste et le haut niveau des productions écrites.


Prix « Défense et Illustration de la langue française » (prix d’expression écrite) : Alicia Thébaud, Premier prix

Ce prix rend hommage au grand poète de la Renaissance Joachim du Bellay (1522 ?-1560) qui avec Pierre de Ronsard (1524-1585) et d’autres poètes du groupe de la Pléiade, se donnèrent pour mission de valoriser les richesses de notre langue en publiant en 1549 une célèbre Défense et illustration de la langue française.

Sujet de composition française : « Je suis indéfiniment capable d’émerveillement » disait le cinéaste Federico Fellini (1920-1993). Quelles sont,pour vous les sources de l’émerveillement ? Évoquez-les.

 

u’est-ce que l’émerveillement ?

Cela peut se traduire par le fait de ressentir de l’admiration face à quelque chose, de l’ébahissement ou même une sorte d’enchantement. Cette exubérance est proprement merveilleuse : vous êtes tout à coup subjugué par ce que l’un de vos cinq sens vous retransmet au point de ne plus pouvoir réfléchir convenablement à ce qu’il se passe, tant vos sentiments prennent le dessus sur toute chose.

A ce titre, Federico Fellini disait « Je suis indéfiniment capable d’émerveillement ». Le cinéaste italien le montre d’ailleurs parfaitement par la mélancolie de ses films et un néoréalisme personnel propres à susciter l’imaginaire. Tantôt naïfs, pittoresques, extravagants voire exubérants, les personnages de ses films sont l’illustration de l’émerveillement qui nous saisit face au septième art.

La sensation d’émerveillement dépend de la personne, et peut varier selon chacun. Certains en effet seront émerveillés devant un simple champ de lavande, d’autres par un tour d’illusionnisme, une symphonie de Mozart, un film de Steven Spielberg ou Georges Lucas, ou enfin par un jeu vidéo d’un réalisme saisissant.

Alors pourquoi l’émerveillement est-il aussi diversifié ? D’où vient-il et qu’est-il réellement pour nous ? Pour répondre à ces questionnements, je vais montrer dans une première partie ce qu’est précisément pour moi l’émerveillement, puis dans une deuxième partie je réfléchirai à l’origine du phénomène de l’émerveillement.

C’était un été comme un autre dans le village de Sant Martí d’Empúries, en Catalogne, j’étais en vacances non loin du village avec ma famille. Un village assez banal en soi, dont vous feriez facilement le tour en trente minutes, si ce n’est un peu moins. Le village était assez calme ce jour-là : la grande majorité des touristes préférait se retrouver à Empúries même, où les activités étaient nombreuses par rapport au village. Et pourtant. Je préférais nettement me sentir ici ! J’étais complètement enchantée par cet endroit.

Pourquoi ? Peut-être à cause de ce sentiment de calme et de plénitude que l’on ressentait à l’intérieur du petit village, de ces quelques vestiges d’Histoire qui trônaient là : cette église d’un style simple et qui pourtant s’accordait parfaitement avec l’austérité du paysage, et enfin cette plage comme on en retrouve sans doute partout ailleurs en Méditerranée, mais elle me paraissait à moi bien différente de toutes celles que j’avais connues jusqu’alors. 

« Comme une excellente surprise qu’on ne voyait pas venir… »

Voilà quel est pour moi l’émerveillement : une sorte d’enchantement face à un lieu dont à la base vous ne vous attendez à rien d’autre qu’un simple petit village avec peut-être deux ou trois ruines. L’émerveillement est ainsi un ébahissement devant quelque chose dont on n’attendait rien, qui n’avait alors jusqu’ici aucune valeur sentimentale ou autre et qui devient tout à coup chargé de valeur au point de provoquer un éveil des sens incomparable. Comme une excellente surprise qu’on ne voyait pas venir.

Je pense également que l’émerveillement ne tient pas seulement à la surprise des choses mais à la symbolique dont il est porteur. Cette symbolique dépend bien souvent de la personne, de son ressenti face à cet « objet » d’émerveillement. Généralement, les personnes le voient comme une sorte d’Eden qu’elles auraient longuement cherché, un petit coin de paradis qu’elles auraient enfin atteint après maintes tentatives pour y arriver. Cet émerveillement est alors vu comme le fruit d’un long travail : dur et laborieux. Un rêve qui vient de se concrétiser.

« Un rêve qui devient alors réalité… »

Je me rappellerai toujours d’une femme que je connaissais dont le souhait le plus cher était de devenir mère. A plusieurs reprises, elle avait tenté d’avoir un enfant, mais sans cesse sa grossesse se finissait par une fausse couche. Plus le temps passait, et plus ce rêve lui paraissait lointain. Elle finit même par abandonner l’idée, jusqu’au jour où elle se trouva de plus en plus de rondeurs. Ainsi, au terme de ces neuf mois, ce qu’elle avait tant espéré depuis des années prit corps : elle avait enfin un enfant et elle ressentit comme une sensation d’éblouissement devant ce petit être qu’elle tenait, mêlée à une joie immense et à de la fierté.

L’émerveillement vient donc soit d’un rêve qui devient alors réalité, soit d’une surprise totale face à un événement inattendu, Mais l’émerveillement tire plus fondamentalement son origine de quelque chose de plus profond, en nous-même, qui nous permet, en allant au-delà des apparences, de transcender la réalité.

Cette sensation d’ébahissement, d’admiration ou d’étonnement n’est en effet pas seulement rattachée à la concrétisation d’un fantasme ou d’un rêve inaccessible, mais surtout à notre personnalité : de fait, notre « moi-profond » influe en très grande partie sur l’émerveillement. Ainsi, nous nous émerveillons devant quelque chose qui pourra paraître aux autres totalement banal, ordinaire et peut-être indigne de susciter le moindre intérêt.

A ce titre, je pense que la sensation d’émerveillement est aussi rattachée à l’éducation que nous avons reçue de nos parents. Un enfant sera plus sensible aux charmes de la nature, si un de ses parents les lui aura inculqués ou si d’un naturel solitaire, il a l’habitude d’aller se ressourcer dehors, contrairement à un autre qui n’y trouvera aucun intérêt si un de ses parents lui aura répété sans cesse qu’il n’y pas d’utilité à s’intéresser à la nature.

S’émerveiller, c’est « savoir s’ouvrir aux chemins de la connaissance… »

En outre, notre vision du monde et la manière dont nous voyons les choses influencent  la source de notre émerveillement. Ainsi l’émerveillement n’est pas obligatoirement quelque chose de complètement incroyable et hors du commun, mais surtout quelque chose que nous affectionnons particulièrement ou qui modifie notre perception du monde. Plus nous sommes intéressés et passionnés par certaines choses, plus grand est l’enchantement.

On ne peut nier le fait que nous sommes en admiration devant les peintures de Michel-Ange ou Léonard de Vinci, parce que pour bon nombre d’entre nous avons appris à aimer les peintures de la Renaissance, notamment pour leurs détails brillants de réalisme. Ou encore le fait qu’une personne puisse trouver de l’émerveillement en lisant un simple livre, sans bouger de chez elle. Le tout est d’être curieux et de savoir s’ouvrir aux chemins de la connaissance.

L’émerveillement découle donc de plusieurs sources : de notre caractère et de notre éducation qui dirigeront nos centres d’intérêts ; de notre vision du monde, mais aussi de la surprise créée par la confrontation avec l’inattendu.

« L’émerveillement revient à prouver que la magie existe en chaque être humain… »

omme j’ai essayé de le montrer, chacun de nous perçoit différemment l’émerveillement et le définit personnellement et subjectivement : selon moi, l’émerveillement revient à prouver que la magie existe en chaque être humain.

La source de ce sentiment d’admiration vient simplement et seulement de nous, c’est-à-dire de notre capacité à apprécier chaque chose, peu importe ce qu’elle est du moment que nous savons en percevoir le mystère derrière l’apparence.

Un peu à la manière de l’homme émerveillé devant les nuages dans « L’étranger » de Baudelaire, il ne tient qu’à nous de s’émerveiller devant les choses les plus simples de la vie, devant les « merveilleux nuages »…

© Alicia Thébaud, mars 2019.
Juin 2019 pour la présente version (mise en forme légèrement modifiée par rapport à la version originale).

Bord de mer à Sant Martí d’Empúries (Espagne, Catalogne)
© BR 2019 (cliché modifié numériquement)

Prix de la Jeune poésie 2019 :

  • Marion Saulnier, Premier prix
  • Ron Sharony, Premier accessit

« Aurore »

par Marion Saulnier
Classe de Seconde 11


Voilà la journée entrer avec prudence
C’est la curiosité qui l’attrape
Elle finit par tomber
Sur cette énigme entremêlant
L’annonce des falaises,
L’incertitude d’un sourire…

Le rêve-veille du jour sonne
Me coupant du voyage prévu
Le rapide coup d’œil est lancé
Et je souffle, je souffle
Au vent qui murmure
Que le jour s’est déjà levé.

© Marion Saulnier, mars 2019.


Illustration : © Bruno Rigolt, Juin 2019 (Photomontage et peinture numérique)

« Omniscient je deviens ! »

par Ron Sharony
Classe de Seconde 11

Dans la boucle éternelle,
Les jours se linéarisent
Mes temps éphémères
Ne servent plus à rien :
Mais arrive l’obscur lacté parfumé
De lumières aveuglantes
Que rend rêveuses mes âmes
Haineuses des mortels ignorants.

Ô Ronces humaines lacérant mes esprits !
L’unique parmi tous enfin règne
Submergé d’épines du souvenir.
S’enfoncèrent et ruissellent
Mes bontés protectrices,
Mes courroux ravageurs,
Mes infinités pensives,
Mes projets illusoires,

Et je subis l’inconnu,
J’ordonne les Galaxies !
Les dimensions me connaissent :
Omniscient je deviens !

© Ron Sharony, mars 2019

 

Illustration : © Bruno Rigolt, juin 2019, "L’œil omniscient" 
Photomontage, peinture numérique

Prix AMOPA 2019 le Lycée en Forêt double champion de France

PRIX D’EXPRESSION ÉCRITE DE LA LANGUE FRANÇAISE

L’Association des Membres de l’Ordre des Palmes Académiques (AMOPA) vient de décerner le premier Prix du concours « Défense et Illustration de la langue française » (Section Lycée) à l’une de mes élèves de Première S2 (promotion 2018-2019) : Alicia Thébaud, pour sa brillante dissertation qui portait sur le thème de l’émerveillement.

Le sujet de composition française, particulièrement ardu, était le suivant :

Je suis indéfiniment capable d’émerveillement
disait le cinéaste Federico Fellini (1920-1993). Quelles sont
pour vous les sources de l’émerveillement ? Évoquez-les.

Voir le palmarès complet sur le site de l’AMOPA.

PRIX DE LA JEUNE POÉSIE

Par ailleurs, deux autres de mes élèves de la classe de Seconde 11 ont été primés au niveau national pour le prix de la jeune poésie :

  1. Marion Saulnier, Premier Prix national
  2. Ron Sharony, Premier Accessit

Voir le palmarès complet sur le site de l’AMOPA.

Bravo enfin à tous les élèves de Seconde 11 et de Première S2 (promotion 2018-2019) pour leur remarquable implication.

Les productions écrites des lauréat·e·s viennent d’être mises en ligne sur cet Espace Pédagogique Contributif (cliquez ici pour les découvrir).

Exposition « Un Automne en Poésie » Saison 9 Cinquième et dernière livraison

Exposition « Un Automne en Poésie » cinquième livraison
— Saison 9 —
_________

Maquette graphique : © Bruno Rigolt, janvier 2019 (Photomontage et peinture numérique)

Les élèves de Seconde 11 sont fiers de vous présenter l’édition 2018-2019 d’Un automne en poésie. La thématique retenue cette année invitera à réfléchir au rapport intime qui existe entre le réel et la manière dont la poésie parvient à transcender la réalité pour faire naître du banal et de l’ordinaire ce qui n’est pas, et qui pourtant est : la poésie, c’est le jeu de la métamorphose et du voyage des mots : voyage extraordinaire, voyage lointain vers des mondes où l’écriture donne sens à la Vie…

Voici la dernière livraison de textes.

  

Aurore

par Marion S.
Classe de Seconde 11

(Ce poème a obtenu le Premier Prix
du Concours « Jeune poésie 2019 » organisé par l’AMOPA)


Voilà la journée entrer avec prudence
C’est la curiosité qui l’attrape
Elle finit par tomber
Sur cette énigme entremêlant
L’annonce des falaises,
L’incertitude d’un sourire…

Le rêve-veille du jour sonne
Me coupant du voyage prévu
Le rapide coup d’œil est lancé
Et je souffle, je souffle
À cet aigle qui murmure
Que le jour s’est déjà levé.

« Voilà la journée entrer avec prudence... »

 Frederic Edwin Church (1826-1900), « Cross in the Wilderness » (détail), 1857
Madrid, musée Thyssen-Bornemisza

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Haïkus contemporains

par Kathleen R.
Classe de Seconde 11


Fin de la journée

Manteau rouge de lunes
Vers le port de la colline
Et la bicyclette s’envole

D'après Charles-Édouard Crespy Le Prince (1784-1850),  © Montmorency, musée Jean-Jacques Rousseau
© Direction des musées de France, 2007 Crédit photographique © Robin Laurence  

Début de la nuit

La lune attendant la nuit
Pierre blanche de rêve
Pour repousser le soleil

Félix Vallotton, « Clair de lune », vers 1895 (huile sur toile). Paris, musée d’Orsay

Le lever du jour

L’heure où l’horizon se dévoile,
Mort des mots
Arrache les pétales de mon cœur

Le point de vue de l’auteure

Le premier haïku que j’ai créé m’a été inspiré par une photographie trouvée dans un manuel. On distinguait un cycliste sous la lune si je me rappelle bien… Mais très vite l’imaginaire a pris le dessus : j’imaginais un enfant rentrant de l’école ; un enfant rêvant de s’envoler au pays des rêves pour échapper enfin à l’échéance de la vie… Les autres poèmes sont comme une suite. Le début de la nuit ouvre à tous les possibles, à tous les voyages jusqu’au lever du jour, qui est le retour à la réalité. Face à la nuit qui est comme le triomphe de l’imagination créatrice, l’aube ramène au contexte d’une journée ordinaire. Le lever du jour est peut-être le pire moment, où on ne peut plus rêver…

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Harcèlement

par Hugo C.
Classe de Seconde 11

              

Au cœur d’un Royaume sombre,
Esprit nourri de chagrin
Secrets immortels
Dormirent dans la tombe

Plus douloureux qu’une larme
Plus fréquent qu’un crime
Nombreux sont touchés
Nombreux en ont désiré la mort

Le point de vue de l’auteur

Le thème que j’ai choisi pour ce poème est celui du harcèlement qui touche beaucoup de jeunes. Je pense notamment au harcèlement scolaires dont sont victimes de nombreux enfants. Rares sont ceux qui osent se confier, prisonniers de ce « royaume sombre », sans d’autre issue parfois que le suicide. Alors, réagissons tous !

Pour en savoir plus sur le harcèlement, rendez-vous sur education.gouv.fr

« Tous mobilisés contre le harcèlement à l’école »
Crédit iconographique : Affiche contre le harcèlement. Principauté de Monaco © – DR

L’étrange Dictionnaire du Poète (2/2)

par Agathe P.
Classe de Seconde 11

Lois : règles ou ensemble de règles obligatoires
où l’art dessine des mots magiques.
Loi du vent, loi du ciel et des oiseaux…

Papillon : subst. masc.
Insecte lépidoptère, diurne ou nocturne
qui se pose sur les pages du livre,
ou sur les lèvres du jour.

Le point de vue de l’auteure
J’ai écrit ces poèmes de telle manière qu’ils évoquent à la première lecture un dictionnaire : définitions, phrases brèves… Mais très vite ce dictionnaire fait entrer le lecteur dans l’onirique : les définitions se dérèglent, les mots prennent des sens différents. Telle est la définition de la poésie : provoquer un écart entre ce qui est attendu, prévisible et l’imaginaire des mots…

Abandon

par Dorian L. B.
Classe de Seconde 11

                      

Plongé dans un désert obscur,
Observant la tristesse du deuil,
Je m’effondre de larmes qui ne coulent plus.
Sur ces rêves inimaginables
Je me contente d’une couronne mélancolique
Échoué sur mon bateau,
Naviguant sur l’eau de la vie
À la recherche d’un mot :
Mon indicible tourment

Le point de vue de l’auteur

Dans ce poème, j’ai voulu représenter la tristesse qui nous envahit parfois, lorsque nous sommes prisonniers de souvenirs. Ces souvenirs nous paralysent au point de nous faire changer notre vision du monde. Ainsi, cette poésie évoque-t-elle l’histoire d’une personne seule qui recherche quelque chose dans ses souvenirs. L’absence de rimes peut s’interpréter comme l’absence de ce qui est rassurant et attendu. Son monde est fait de contradictions. D’où les tournures oxymoriques : « désert obscur », « larmes qui ne coulent plus ». J’ai voulu aussi représenter la solitude à travers la métaphore filée du voyage : la vie est ainsi cette quête, si difficile, de quelque chose : « recherche d’un mot »… Comment le dire ? Comment l’écrire ? L’adolescence est ainsi cette période où nous recherchons une indicible vérité…

« Échoué sur mon bateau,
Naviguant sur l’eau de la vie
À la recherche d’un mot…
 »

Illustration : Bruno Rigolt (peinture numérique)
© Bruno Rigolt, 2018

            

                  

Volcan éternel

par Nathan B.
Classe de Seconde 11

              

Les droites aux bords courbés
Sur les plaines remplies de bosses
Comme un pique qui sort du sol
Et les braises de ce cratère fumant

Mais éteint, ce n’est plus qu’un
Pique de glace lorsque la saison froide arrive.
Des plaques blanches apparaissent
Et recouvrent ces cônes de pierres.

« Des plaques blanches apparaissent
Et recouvrent ces cônes de pierres.
… »

Crédit iconographique : Bruno Rigolt

Haïkus contemporains

par Tommy G.
Classe de Seconde 11

Le maigre matin
Endort le soleil,
Ignorant la nuit
Aux mystérieuses brûlures

Dansent les flammes
Dans l’insert de la cheminée :
La chaleur au cœur de l’hiver

Bourdonnement de l’abeille…
Les fleurs du printemps
Savent une mystérieuse histoire,
Complice de la nature

       

                              

Moi, mon moi et moi-même 

par Ron S.
Classe de Seconde 11

              

Moi, qui me suis lâchement fait duper,
Que m’est-il arrivé ?
Moi qui, obstinément, me croyais,
Immortel, tristement j’espérais
Que ce moi resterait éternel à jamais

Je me suis enfin rendu compte,
Qu’irréel, j’étais, sans moi,
Chaque nuit silencieuse, je me taisais,
Méditant mes mécomptes
Je me suis longuement forgé

Désormais, dépourvu de moi-même,
Mais seul face à soi-même,
Je n’ai d’autres choix que de rudement
Fondre ces faux-comptes faussés
Pour me libérer, en m’unissant à mon être

Pour me communier, avec mon moi-être,
Qui aujourd’hui est
Ce que je m’appelle
Et ce qui me représente,
Ma figure corporelle

Et c’est à l’aube du soir fatigué,
Au crépuscule du matin éveillé,
Hors du temps et de la vulnérabilité
Que moi, mon moi et moi-même
Peux continuellement prospérer.

« Mais seul face à soi-même… »

Illustration : René Magritte, « La reproduction interdite » (1937), Rotterdam, Museum Boijmans Van Beuningen

Balade du temps

par Mathéo C.
Classe de Seconde 11

                 

Je me noyais dans cet océan
Je  revoyais des images
D’ombre et de lumière ; de foule et de néant
Je me battais pour avancer, pour remonter

Dans mes souvenirs
La moindre étincelle d’une étoile
La grande roue de l’univers
La nuit profonde dans mon âme

Mais toutes les senteurs me ramènent vers toi
Quand nous nous retrouvons dans chaque page
De ce livre du temps
Et chaque morceau d’heures passées

Me ramènera dans tes bras pour enlacer
Les couleurs de mon enfance
Les horloges de ma peur et toutes les minutes de tes yeux
Enfin reviendront à la surface et nous pourrons avancer.

« Et chaque morceau d’heures passées
Me ramènera dans tes bras pour enlacer
Les couleurs de mon enfance »

© janvier 2019, Bruno Rigolt, peinture numérique

                      

La numérisation de la cinquième livraison de textes est terminée.

Licence Creative CommonsNetiquette : comme pour l’ensemble des textes publiés dans l’Espace Pédagogique Contributif, les poèmes des étudiant(e)s sont protégés par copyright. Ils sont mis à disposition des internautes selon les termes de la licence Creative Commons Paternité (Pas d’utilisation privée ou commerciale, pas de modification). La diffusion publique est autorisée sous réserve de mentionner le prénom de l’auteur, l’initiale de son nom, la classe, l’établissement ainsi que la référence complète du poème cité (URL de la page).
Crédit iconographique : Bruno Rigolt (sauf mention contraire).

Exposition « Un Automne en Poésie » Saison 9 Quatrième livraison

Exposition « Un Automne en Poésie » quatrième livraison
— Saison 9 —
_________

Maquette graphique : © Bruno Rigolt, janvier 2019 (Photomontage et peinture numérique)

Les élèves de Seconde 11 sont fiers de vous présenter l’édition 2018-2019 d’Un automne en poésie. La thématique retenue cette année invitera à réfléchir au rapport intime qui existe entre le réel et la manière dont la poésie parvient à transcender la réalité pour faire naître du banal et de l’ordinaire ce qui n’est pas, et qui pourtant est : la poésie, c’est le jeu de la métamorphose et du voyage des mots : voyage extraordinaire, voyage lointain vers des mondes où l’écriture donne sens à la Vie…

Voici la quatrième livraison de textes.
Chaque semaine, de nouveaux textes seront publiés dans l’Espace Pédagogique Contributif
jusqu’au 6 janvier 2019 (dernière livraison).

Dernière livraison : dimanche 6 janvier 2019
Cliquez ici pour voir les premiers textes publiés. 

  

Amour d’une étoile

par Anouk G.
Classe de Seconde 11


Je quitte lentement le royaume des connaissances
Et le supplice repoussant de la raison.
Je me dirige vers l’imaginaire lointain
Des électrons désordonnés de la vie.

Puis, les planètes ivres de solitude
Dévoilent l’amour brillant d’une étoile
Qui recrute la molécule d’une ordure scintillante
Pour voir l’effondrement limpide du système solaire.

« Je me dirige vers l’imaginaire lointain
Des électrons désordonnés de la vie..
. »

 Illustration :  © BR, décembre 2018.

_

_

L’Oubli

par Marine D.
Classe de Seconde 11


Nul ne peut charmer mon ennui
Je me relis dans l’eau amère de la vie
Cœur en papier ne laisse aucune trace :
Le temps me rattrape.

La tendresse se grise de rêves amers
Je rature la haine
Piquée par la rose
Des paroles artificielles.

Mon stylo dessine une ombre remplie de doutes
La foudre a pour raison la peur
En quête du bonheur
Sur ma feuille j’écris : « Le soleil pleure ».

« Mon stylo dessine une ombre remplie de doutes... »

 Illustration :  © Bruno Rigolt, décembre 2018.

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Champ floral

par Anaïs T.
Classe de Seconde 11

              

Je verse ma peine
Sur le vaste plateau de l’été
À l’étendue colorée

L’introduction des fleurs dans ma capitale
La transition de feuilles dans le champ floral
La conclusion dans l’interminable

ET JE ME NOIE DANS CES PÉTALES

« Et je me noie dans ces pétales… »

Illustration : © janvier 2019, Bruno Rigolt (photomontage, peinture numérique)

Haïkus contemporains

par Tiffany T.
Classe de Seconde 11

Dans l’étang de l’enfance
Les animaux chantèrent,
Envolé le paradis verdoyant…

Le point de vue de l’auteure

Pour ce haïku, j’ai voulu faire ressortir le côté enchanteur et merveilleux de l’enfance quand, pour la première fois, nous entendons un conte de fées : magie des animaux qui parlent, féerie d’un monde extraordinaire, mais si fragile et précaire…

 

Un soir de pleine lune
Retentit un bruit sourd
Une mer se dessine…

Le point de vue de l’auteure

Le thème principal de ce deuxième haïku est la tragédie de la vie. Le poème commence à décrire un soir banal « de pleine lune ». Dans cette nuit stéréotypée, on entend « un bruit sourd » comme un drame, comme un destin. Le sang commence à couler, ainsi qu’un fleuve qui devient la mer…

Dans sa robe aux saveurs d’Occident

par Fanny M.
Classe de Seconde 11

                      

Voici le coucher du soleil
Au dégradé de l’été :
Voyage de sable épicé,
Chant brûlant.

Nostalgie de ces vacances envolées
Et cette femme qui dansait
Dans sa robe aux saveurs d’Occident
Sur l’azur bleuté de la mer…

« Et cette femme qui dansait
Dans sa robe aux saveurs d’Occident
... »

Illustration : Bruno Rigolt, « Danseuse de flamenco »
© BR 2019. Photographie modifiée numériquement, digital painting

            

                  

Destruction de la terre

par Julien R.-D.
Classe de Seconde 11

              

Puisant dans ses dernières ressources
La force faible de la terre, exténuée de méthane
Déchirure du règne conquis par le CO2
Projetant ses sillons
Intrépide de son sort
Menaçant son éternité
L’HOMME
Serait-ce le bout de la terre ?

« Déchirure du règne conquis par le CO2… »
Crédit iconographique : Bruno Rigolt

L’Étrange Dictionnaire
du Poète (1/2)

par Agathe P.
Classe de Seconde 11

Pays : subst. masc.

  1. Territoire habité par les mots de l’inspiration.
  2. Partie plus ou moins étendue de l’imaginaire.

École : subst. fém.

  1. Établissement dans lequel on apprend les rêves des étés
  2. Terme ou expression comparable à un courant, un système de pensée qui navigue très loin, de l’autre côté du vent.

Blé : subst. masc.

Plante graminée dont les graines fournissent la poussière étincelante de la nuit.

« L’Étrange Dictionnaire du Poète »
Illustration : BR

       

                              

La nuit est couleur nuages

par Marine D. et Maëlys G.
Classe de Seconde 11

              

Les nuages tombent. Tombent les nuages bien bas
Et soudain tout change :
Suffocante de provocation,
La nuit affamée est sortie.
Comme dans la pénombre,
Le noir aux mille couleurs
Pénètre le soir

« Le noir aux mille couleurs
Pénètre le soir
… »

Illustration : © 2018, Bruno Rigolt « Paris, Champs Élysées »
Photographie retouchée numériquement

Rêves bizarres

par Jean-Marc Z.
Classe de Seconde 11

                 

Dans un monde qui est bien le nôtre,
le fantastique occupe le temps de cette
incertitude imaginaire qui ne connaît pas
les lois du monde.
Alors, des ciels bleus de verre comme de l’eau
Voguent vers les rêves.

Dans la nuit sombre et rageuse,
l’amour remplit mon cœur de joie et de confiance :
Le bitume de la vie s’écrit avec une plume ;
L’imaginaire comme un puzzle de mots
Et de pensées me conduit
vers l’introspection.

« L’imaginaire comme un puzzle de mots
Et de pensées me conduit
vers l’introspection
.. »

© janvier 2019, Bruno Rigolt, « Dans le bleu de la nuit » (photographie, peinture numérique)

                      

La numérisation de la quatrième livraison  de textes est terminée.
Dernière mise en ligne de textes : dimanche 6 janvier 2019…

Licence Creative CommonsNetiquette : comme pour l’ensemble des textes publiés dans l’Espace Pédagogique Contributif, les poèmes des étudiant(e)s sont protégés par copyright. Ils sont mis à disposition des internautes selon les termes de la licence Creative Commons Paternité (Pas d’utilisation privée ou commerciale, pas de modification). La diffusion publique est autorisée sous réserve de mentionner le prénom de l’auteur, l’initiale de son nom, la classe, l’établissement ainsi que la référence complète du poème cité (URL de la page).

Exposition « Un Automne en Poésie » Saison 9 Troisième livraison

Exposition « Un Automne en Poésie » troisième livraison
— Saison 9 —
_________

Maquette graphique : © Bruno Rigolt, décembre 2018 (Peinture numérique)

Les élèves de Seconde 11 sont fiers de vous présenter l’édition 2018-2019 d’Un automne en poésie. La thématique retenue cette année invitera à réfléchir au rapport intime qui existe entre le réel et la manière dont la poésie parvient à transcender la réalité pour faire naître du banal et de l’ordinaire ce qui n’est pas, et qui pourtant est : la poésie, c’est le jeu de la métamorphose et du voyage des mots : voyage extraordinaire, voyage lointain vers des mondes où l’écriture donne sens à la Vie…

Voici la troisième livraison de textes.
Chaque semaine, de nouveaux textes seront publiés dans l’Espace Pédagogique Contributif
jusqu’au 30 décembre 2018 (dernière livraison).

Prochaine livraison : jeudi 27 décembre
Cliquez ici pour voir les premiers textes publiés. 

  

Brume se hissant dans les voiles

par Lilibeth J. et Marius D.
Classe de Seconde 11


Enivrée par l’écume d’une vague
Mélancolique, cette passion diluvienne
Emportée par le Mistral
Vers les mystérieuses vallées bleues de l’âme.

Brume se hissant dans les voiles
En direction d’Égée et de nuances Indigo…
La mer a revêtu sa robe de moire
Récitant les méditations du soir.

Le flot comme une route céleste
Serpente vers les cardinaux ;
Comme l’exaltation de ton cœur,
Telle l’infinité des eaux salines.

« Le flot comme une route céleste
Serpente vers les cardinaux..
. »

 Illustration :  Edward McKnight Kauffer (1890-1954), « Go Great Western to Cornwall »
New York, Museum of Modern Art

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Un paysage du ciel

par Fanny M.
Classe de Seconde 11

              

Paysage du ciel, de jasmin et d’orient
M’envahit par son doux parfum bleu :
Le fleuve des passions s’écoule lentement

La parole de tes yeux regarde l’or de la nuit
Les papillons précieux s’envolent vers le ciel
De la vie, remplie de larmes, d’amour et de sourires.

La douceur du passé est peuplée de passions :
Je plonge dans l’imaginaire et je vois les signes s’envoler
Vers des pays aux saveurs d’ocre et de nacre.

« Je plonge dans l’imaginaire et je vois les signes s’envoler
Vers des pays aux saveurs d’ocre et de nacre… »

Illustration : © 2014, 2018, Bruno Rigolt

Mes larmes ruissellent de nostalgie

par Marion S. et Agathe P.
Classe de Seconde 11

Dans la rue du clocher,
La carte de mes sentiments
S’abat sur la spirale de mon enfance.

Écho du naufrage qui m’engloutit,
Se reflétant dans une flaque d’eu :
Mes états d’âme oubliés
Et mes réminiscences du passé.

J’entends le murmure de l’orage
Dans l’obscurité de mon esprit
Et même si je rassemble tout mon courage…

« J’entends le murmure de l’orage
Dans l’obscurité de mon esprit…
 »

René Magritte, « La Mémoire » (1948). Musée d’Ixelles, Bruxelles

Minuit

par Sirikit B.
Classe de Seconde 11

                      

Le ciel gris enveloppe la lune
Les feuilles brûlent dans la sombre forêt
L’ombre des corbeaux nage entre les nuages
Le cimetière lugubre mène aux étoiles

Les sentiers noirs vont aux confréries
Les esprits dansent autour d’un feu
L’église sonne Minuit
Et tous les morts dansent d’un pied léger.

« L’église sonne Minuit
Et tous les morts dansent d’un pied léger
.
.. »

Caspar David Friedrich (1774-1840)
Cimetière de monastère sous la neige, 1817-1819, autrefois à la Nationalgalerie, Berlin, détruit en 1945.

            

                  

Le Son de la Nuit

par Louise C.
Classe de Seconde 11

              

Ton amour est pour moi
Comme un fil d’Ariane
Qui me guide à travers
D’interminables labyrinthes.

Il m’entraîne dans d’obscurs murmures
Vers le son de la nuit
Au rythme des étoiles
Je tombe dans une mer infinie

De solitude. Je suis l’esclave de cette brise
Ton regard me condamne au rêve éternel
J’attends le renouveau
Pour m’évader au vent multicolore…


« J’attends le renouveau
Pour m’évader au vent multicolore… »

Crédit iconographique : Bruno Rigolt

 

Comme la brise froide…

par Tommy G.
Classe de Seconde 11

Devant moi, une forêt noire de rêve :
Je marche dans un bonheur infini

Miellé par la tempête
Que je combattais avec douceur.

L’horizon descend comme une passion
Brûlante de mélancolie.

Le ciel emporte la vie :
Je sonne le jugement comme l’orage.

Les nuages prennent une ombre infinie
Comme la brise froide qui annonce l’automne.

« Devant moi, une forêt noire de rêve :
Je marche dans un bonheur infini… »

Illustration : Caspar-David Friedrich, « Le Soir » (1821), détail.
Hanovre (Allemagne), Niedersächsisches Landesmuseum

       

                              

Voyage au centre du temps

par Marine D. et Maëlys G.
Classe de Seconde 11

              

L’évasion impossible du temps
Contredit mon coeur
Coloré d’une vague enflammée par la faiblesse du vent.
Seule la nuit pourrait le rassurer.

Mes yeux emplis de pétales
S’écoulent sans limite
Comme le sablier d’un amour manqué
J’aimerais le retourner, tout recommencer.

La vie est une escale, avec des au-revoir et des départs
Impossible de la défier sans être préparé.
Ne t’en va pas
Je ne pense qu’à te retrouver.

« La vie est une escale, avec des au-revoir et des départs
Impossible de la défier sans être préparé
… »

Illustration : Bruno Rigolt

L’Assassin morose

par Ron S.
Classe de Seconde 11

                 

Un assassin marchait
Dans l’ombre des sentiments
Se pensant juste
Durant toute sa carrière,
Il fut un jour atteint
Par ce que l’on nomme la passion.

Et il regretta  sa vie,
Son entière existence.
Fui de tous, craint par le monde, seul
Face au royaume de la compassion.

Une partie de lui mourait chaque nuit :
Le supplice de la mort
Qu’il imposait tous les jours
Lui fit enfin penser
Que bientôt lui-même le subirait.
Ce moment, il l’attendait avec joie,

Pensant à une jeune demoiselle
Qui l’aurait peut-être aimé.
Il ne résista pas car
Dans ses bras

Il avait

CETTE PERSONNE QU’IL AIME

« Il ne résista pas car/Dans ses bras
Il avait/Cette personne qu’il aime… »

Marc Chagall (1887-1985) « Le rêve des amoureux » (1962)

                      

La numérisation de la troisième livraison  de textes est terminée.
Quatrième mise en ligne de textes : jeudi 27 décembre 2018…

Licence Creative CommonsNetiquette : comme pour l’ensemble des textes publiés dans l’Espace Pédagogique Contributif, les poèmes des étudiant(e)s sont protégés par copyright. Ils sont mis à disposition des internautes selon les termes de la licence Creative Commons Paternité (Pas d’utilisation privée ou commerciale, pas de modification). La diffusion publique est autorisée sous réserve de mentionner le prénom de l’auteur, l’initiale de son nom, la classe, l’établissement ainsi que la référence complète du poème cité (URL de la page).

Exposition "Un Automne en Poésie" Saison 9 Deuxième livraison

Exposition « Un Automne en Poésie » deuxième livraison
— Saison 9 —
_________

Maquette graphique : © Bruno Rigolt, décembre 2018 (Peinture numérique)

Les élèves de Seconde 11 sont fiers de vous présenter l’édition 2018-2019 d’Un automne en poésie. La thématique retenue cette année invitera à réfléchir au rapport intime qui existe entre le réel et la manière dont la poésie parvient à transcender la réalité pour faire naître du banal et de l’ordinaire ce qui n’est pas, et qui pourtant est : la poésie, c’est le jeu de la métamorphose et du voyage des mots : voyage extraordinaire, voyage lointain vers des mondes où l’écriture donne sens à la Vie…

Voici la deuxième livraison de textes.
Chaque semaine, de nouveaux textes seront publiés dans l’Espace Pédagogique Contributif
jusqu’au 30 décembre 2018 (dernière livraison).

Prochaine livraison : mercredi 19 décembre
Cliquez ici pour voir les premiers textes publiés.

  

Vivre, c’est partir

par Gwendoline L.
Classe de Seconde 11


Dans la ville il y a un parc ;
Un parc d’enfants,
Un endroit rempli de joie.

Des petites étincelles scintillantes
Clignent dans leurs yeux.
On pourrait croire qu’elles volent
Volent vers l’incompris.

Personne ne peut les voir
Elles continuent leur chemin
Peut-être sont-elles parties dans une autre vie ?

« Dans la ville il y a un parc ;
Un parc d’enfants..
. »

 Illustration : Georges Lacombe (1868-1916), « Marine bleue, effet de vagues » (vers 1893)
Peinture à l’œuf sur toile. Rennes, Musée des Beaux-Arts 


_
_

Les nuages sont des larmes…

par Meïssane M.
Classe de Seconde 11

              

Les nuages sont des larmes qui obscurcissent l’azur
Et nous emportent vers des terres d’ailleurs.
Là-bas, le vent chante et danse,

Au sommet des montagnes :
Poudre de coton
Qui réchauffe les cœurs

Et s’endort à travers les sommets.
Des diamants apparaissent dans le soir :
Ils illuminent le ciel de claire noirté.

« Des diamants apparaissent dans le soir.
Ils illuminent le ciel de claire noirté… »

Illustration : Bruno Rigolt, décembre 2018

Couleurs promenantes

par Mattéo S.
Classe de Seconde 11

L’autre jour, je me promenais
Sur la plage jaune-orangée…
À ma droite, des hôtels-restaurants,
À ma gauche une énorme masse bleue
Avec au-dessus d’elle
Des couleurs coucher de soleil
Qui se promenaient dans le ciel.

« Des couleurs coucher de soleil
Qui se promenaient dans le ciel…
 »

Raoul Dufy(1877-1953), « Vue de la terrasse de Sainte-Adresse, soleil couchant », vers 1925
Huile sur toile. Nancy, Musée des beaux-arts. © Nancy, musée des Beaux-Arts / C. Philippot, © ADAGP, Paris, 2017

            

                  

Inatteignables nuages

par Sirikit B.
Classe de Seconde 11

              

Allongé indéfiniment
Sur d’inatteignables nuages
Le bruit illumine les cristaux.
Du haut du ciel tombaient des oiseaux.
Harmonie de l’aurore
Qui dissipe la nuit
Emportant la tristesse du soir.


« Harmonie de l’aurore
Qui dissipe la nuit
Emportant la tristesse du soir… »

Crédit iconographique : Bruno Rigolt

Voyage avec le ciel

par Eva L. C.
Classe de Seconde 11

              

Sur la place du voyage où défilent les trains siffleurs
Passent les gens, passent les heures
Pressées par mes aiguilles impitoyables du temps.
Agitation, animation, bruit :
Rien ne semble m’éloigner de cette cacophonie.

Je rêve de m’envoler, quitter cette réalité
Rejoindre l’éternel voyageur bleu,
Porter avec lui ses valises
De nuages étourdis pour écouter avec les oiseaux
Les secrets murmures du vent.

« … Rejoindre l’éternel voyageur bleu,
Porter avec lui ses valises
De nuages étourdis… »

Illustration : Bruno Catalano, « Voyageurs » (bronze)

Haïkus contemporains

par Lilibeth J.
Classe de Seconde 11

Ce paysage apparaît devant moi comme la peinture sur la toile :
montagnes cristallisées par le froid, conifères épineux comme ardents…

Le chant du colibri égayant la vallée remplie de cristaux
me rappelle l’améthyste de tes yeux
L’onde d’un torrent apparaît peu à peu comme les traits de ton visage.

L’aube miroitait dans la rosée du matin, parti sur les pétales d’une fleur

Photomontage à partir d’une aquarelle de Pierre-Joseph Redouté (« Les roses« )

       

                              

Omniscient je deviens !

par Ron S.
Classe de Seconde 11

                 

Dans la boucle éternelle,
Les jours se linéarisent
Mes temps éphémères
Ne servent plus à rien :
Mais arrive l’obscur lacté parfumé
De lumières aveuglantes
Que rend rêveuses mes âmes
Haineuses des mortels ignorants.

Ô Ronces humaines lacérant mes esprits !
L’unique parmi tous enfin règne
Submergé d’épines du souvenir.
S’enfoncèrent et ruissellent
Mes bontés protectrices,
Mes courroux ravageurs,
Mes infinités pensives,
Mes projets illusoires,

Et je subis l’inconnu,
J’ordonne les Galaxies !
Les dimensions me connaissent :
Omniscient je deviens !

« Les dimensions me connaissent :
Omniscient je deviens ! »

Odilon Redon (1840-1916), « L’œil, comme un ballon se dirige vers l’INFINI » (lithographie, 1882)
Texte : E.-A. Poe, Crédit iconographique :  BnF

Le point de vue de l’auteur…

Ce texte est clairement symboliste. J’ai voulu montrer que le quotidien (la « boucle éternelle ») est quelque chose de lassant et qui ruine la courte vie de l’être humain : « Mes temps éphémères », « Ne servent plus à rien »… Autant d’expressions qui évoquent le réalisme dans tout ce qu’il a de passager et de superficiel : le quotidien gâche ainsi la vie humaine car les journées «linéarisent » la vie. Par ce néologisme, j’ai souhaité suggérer, dans le sillage de Mallarmé, le bal et le quotidien.

La suite du texte joue au contraire sur les contrastes comme le suggère le cinquième vers : « Mais arrive l’obscur lacté ». Par cet oxymore, on comprend que pendant la nuit si belle et calme, la passion réveille l’esprit, en lutte contre les âmes rageuses de l’ignorance humaine. Tout un réseau lexical se met en place : les « ronces humaines » ici font référence aux mensonges, propagandes qui manipulent, « lacèrent » l’avis du peuple.

En écrivant « L’unique parmi tous enfin règne », je parle bien sûr de la Vérité, c’est-à-dire le Verbe qu’on s’est forgé soi-même, malgré les mensonges et propagandes. Cet esprit-là qui règne nous permet de rêver et d’oublier les malheurs du passé, car les « épines » sont celles des ronces, qui désormais appartiennent au passé.

Les épines s’enfoncent vers l’oubli, et font ruisseler le rêve qui semble idéaliser le réel et constituer une voie d’accès à la conscience véritable. Dans ce poème, le rêve que j’ai voulu évoquer est ainsi celui qui me permet d’avoir mon monde à moi, celui que je contrôle, avec ma bonté, mes courroux, mes projets. C’est ce rêve qui nous permet de savoir et de connaître véritablement, de devenir « omniscient » ! De même que Rimbaud affirmant « Et j’ai vu quelquefois ce que l’homme a cru voir », la poésie me permet de m’inventer un monde parfait.
R. S.

           

                            

Infiniment petit

par Mathéo C.
Classe de Seconde 11

                      

Là où le monde  a commencé
Où les cinq sens ne servent à rien
Le silence de mon cri
Hurle l’aveuglement de mes yeux :

Millions de paillettes dans ce noir si ténébreux !
Ce vide de mon âme met mon excitation
À son paroxysme. Grondement de l’infini,
Ce cœur ardent qui veille sur ma vie,

Ce cœur froid qui égaye mes absences
Dans le désert noir des âmes en fuite.
Au croisement de l’invisible et du visible
J’atteins cette lueur et je m’éteins à jamais.

« Au croisement de l’invisible et du visible
J’atteins cette lueur et je m’éteins à jamais
.
.. »

Illustration : © Bruno Rigolt

__

__

Ciel bleu et sombre bonheur

par Nathan B. et Hugo C.
Classe de Seconde 11

                  

Le doux son de la nuit m »apaise
D’une profonde tristesse
Les oiseaux s’envolent dans la pluie
Un nuage d’acier flotte dans l’eau

Ciel bleu et sombre bonheur
Disparaît le vide dans le néant
L’or du matin rouille à la chaleur
Les fleurs au parfum amer.

La glace détruira les ténèbres joyeuses
Je vois des étoiles aspirées par l’infini
La ville noire et sa fantastique faiblesse
Et des voitures qui s’envolent vers la voie lactée…

« … La ville noire et sa fantastique faiblesse
Et des voitures qui s’envolent vers la voie lactée
 »

Crédit iconographique : Bruno Rigolt, décembre 2018

           

                            

LUNE

par Kathleen R.
Classe de Seconde 11

                      

Devant le reflet de sa brillance éternelle
À l’écoute du fantôme de son miroir,
La lune
Jouant de sa beauté immortelle
Dans le ciel, entre les portes de son sourire

La lune de son puissant voile de lumière
Éclaire de sa peau Blanche-Neige
Le ciel
Tandis que ses yeux ténébreux plongent
Dans les profondeurs du néant.

« Devant le reflet de sa brillance éternelle
À l’écoute du fantôme de son miroir,
La lune
.
.. »

Illustration : Crédit iconographique : Bruno Rigolt, d’après Caspar David Friedrich « Meeresufer im Mondschein »
(« Rivage au clair de lune »), 1835-36, Kunsthalle, Hambourg (Allemagne)

                 

La numérisation de la deuxième livraison  de textes est terminée.
Troisième mise en ligne de textes : mercredi 19 décembre 2018…

Licence Creative CommonsNetiquette : comme pour l’ensemble des textes publiés dans l’Espace Pédagogique Contributif, les poèmes des étudiant(e)s sont protégés par copyright. Ils sont mis à disposition des internautes selon les termes de la licence Creative Commons Paternité (Pas d’utilisation privée ou commerciale, pas de modification). La diffusion publique est autorisée sous réserve de mentionner le prénom de l’auteur, l’initiale de son nom, la classe, l’établissement ainsi que la référence complète du poème cité (URL de la page).

Exposition « Un Automne en Poésie » Saison 9 Deuxième livraison

Exposition « Un Automne en Poésie » deuxième livraison
— Saison 9 —
_________

Maquette graphique : © Bruno Rigolt, décembre 2018 (Peinture numérique)

Les élèves de Seconde 11 sont fiers de vous présenter l’édition 2018-2019 d’Un automne en poésie. La thématique retenue cette année invitera à réfléchir au rapport intime qui existe entre le réel et la manière dont la poésie parvient à transcender la réalité pour faire naître du banal et de l’ordinaire ce qui n’est pas, et qui pourtant est : la poésie, c’est le jeu de la métamorphose et du voyage des mots : voyage extraordinaire, voyage lointain vers des mondes où l’écriture donne sens à la Vie…

Voici la deuxième livraison de textes.
Chaque semaine, de nouveaux textes seront publiés dans l’Espace Pédagogique Contributif
jusqu’au 30 décembre 2018 (dernière livraison).

Prochaine livraison : mercredi 19 décembre
Cliquez ici pour voir les premiers textes publiés.

  

Vivre, c’est partir

par Gwendoline L.
Classe de Seconde 11


Dans la ville il y a un parc ;
Un parc d’enfants,
Un endroit rempli de joie.

Des petites étincelles scintillantes
Clignent dans leurs yeux.
On pourrait croire qu’elles volent
Volent vers l’incompris.

Personne ne peut les voir
Elles continuent leur chemin
Peut-être sont-elles parties dans une autre vie ?

« Dans la ville il y a un parc ;
Un parc d’enfants..
. »

 Illustration : Georges Lacombe (1868-1916), « Marine bleue, effet de vagues » (vers 1893)
Peinture à l’œuf sur toile. Rennes, Musée des Beaux-Arts 

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Les nuages sont des larmes…

par Meïssane M.
Classe de Seconde 11

              

Les nuages sont des larmes qui obscurcissent l’azur
Et nous emportent vers des terres d’ailleurs.
Là-bas, le vent chante et danse,

Au sommet des montagnes :
Poudre de coton
Qui réchauffe les cœurs

Et s’endort à travers les sommets.
Des diamants apparaissent dans le soir :
Ils illuminent le ciel de claire noirté.

« Des diamants apparaissent dans le soir.
Ils illuminent le ciel de claire noirté… »

Illustration : Bruno Rigolt, décembre 2018

Couleurs promenantes

par Mattéo S.
Classe de Seconde 11

L’autre jour, je me promenais
Sur la plage jaune-orangée…
À ma droite, des hôtels-restaurants,
À ma gauche une énorme masse bleue
Avec au-dessus d’elle
Des couleurs coucher de soleil
Qui se promenaient dans le ciel.

« Des couleurs coucher de soleil
Qui se promenaient dans le ciel…
 »

Raoul Dufy(1877-1953), « Vue de la terrasse de Sainte-Adresse, soleil couchant », vers 1925
Huile sur toile. Nancy, Musée des beaux-arts. © Nancy, musée des Beaux-Arts / C. Philippot, © ADAGP, Paris, 2017

            

                  

Inatteignables nuages

par Sirikit B.
Classe de Seconde 11

              

Allongé indéfiniment
Sur d’inatteignables nuages
Le bruit illumine les cristaux.
Du haut du ciel tombaient des oiseaux.
Harmonie de l’aurore
Qui dissipe la nuit
Emportant la tristesse du soir.


« Harmonie de l’aurore
Qui dissipe la nuit
Emportant la tristesse du soir… »

Crédit iconographique : Bruno Rigolt

Voyage avec le ciel

par Eva L. C.
Classe de Seconde 11

              

Sur la place du voyage où défilent les trains siffleurs
Passent les gens, passent les heures
Pressées par mes aiguilles impitoyables du temps.
Agitation, animation, bruit :
Rien ne semble m’éloigner de cette cacophonie.

Je rêve de m’envoler, quitter cette réalité
Rejoindre l’éternel voyageur bleu,
Porter avec lui ses valises
De nuages étourdis pour écouter avec les oiseaux
Les secrets murmures du vent.

« … Rejoindre l’éternel voyageur bleu,
Porter avec lui ses valises
De nuages étourdis… »

Illustration : Bruno Catalano, « Voyageurs » (bronze)

Haïkus contemporains

par Lilibeth J.
Classe de Seconde 11

Ce paysage apparaît devant moi comme la peinture sur la toile :
montagnes cristallisées par le froid, conifères épineux comme ardents…

Le chant du colibri égayant la vallée remplie de cristaux
me rappelle l’améthyste de tes yeux
L’onde d’un torrent apparaît peu à peu comme les traits de ton visage.

L’aube miroitait dans la rosée du matin, parti sur les pétales d’une fleur

Photomontage à partir d’une aquarelle de Pierre-Joseph Redouté (« Les roses« )

       

                              

Omniscient je deviens !

par Ron S.
Classe de Seconde 11

                 

Dans la boucle éternelle,
Les jours se linéarisent
Mes temps éphémères
Ne servent plus à rien :
Mais arrive l’obscur lacté parfumé
De lumières aveuglantes
Que rend rêveuses mes âmes
Haineuses des mortels ignorants.

Ô Ronces humaines lacérant mes esprits !
L’unique parmi tous enfin règne
Submergé d’épines du souvenir.
S’enfoncèrent et ruissellent
Mes bontés protectrices,
Mes courroux ravageurs,
Mes infinités pensives,
Mes projets illusoires,

Et je subis l’inconnu,
J’ordonne les Galaxies !
Les dimensions me connaissent :
Omniscient je deviens !

« Les dimensions me connaissent :
Omniscient je deviens ! »

Odilon Redon (1840-1916), « L’œil, comme un ballon se dirige vers l’INFINI » (lithographie, 1882)
Texte : E.-A. Poe, Crédit iconographique :  BnF

Le point de vue de l’auteur…

Ce texte est clairement symboliste. J’ai voulu montrer que le quotidien (la « boucle éternelle ») est quelque chose de lassant et qui ruine la courte vie de l’être humain : « Mes temps éphémères », « Ne servent plus à rien »… Autant d’expressions qui évoquent le réalisme dans tout ce qu’il a de passager et de superficiel : le quotidien gâche ainsi la vie humaine car les journées «linéarisent » la vie. Par ce néologisme, j’ai souhaité suggérer, dans le sillage de Mallarmé, le bal et le quotidien.

La suite du texte joue au contraire sur les contrastes comme le suggère le cinquième vers : « Mais arrive l’obscur lacté ». Par cet oxymore, on comprend que pendant la nuit si belle et calme, la passion réveille l’esprit, en lutte contre les âmes rageuses de l’ignorance humaine. Tout un réseau lexical se met en place : les « ronces humaines » ici font référence aux mensonges, propagandes qui manipulent, « lacèrent » l’avis du peuple.

En écrivant « L’unique parmi tous enfin règne », je parle bien sûr de la Vérité, c’est-à-dire le Verbe qu’on s’est forgé soi-même, malgré les mensonges et propagandes. Cet esprit-là qui règne nous permet de rêver et d’oublier les malheurs du passé, car les « épines » sont celles des ronces, qui désormais appartiennent au passé.

Les épines s’enfoncent vers l’oubli, et font ruisseler le rêve qui semble idéaliser le réel et constituer une voie d’accès à la conscience véritable. Dans ce poème, le rêve que j’ai voulu évoquer est ainsi celui qui me permet d’avoir mon monde à moi, celui que je contrôle, avec ma bonté, mes courroux, mes projets. C’est ce rêve qui nous permet de savoir et de connaître véritablement, de devenir « omniscient » ! De même que Rimbaud affirmant « Et j’ai vu quelquefois ce que l’homme a cru voir », la poésie me permet de m’inventer un monde parfait.
R. S.

           

                            

Infiniment petit

par Mathéo C.
Classe de Seconde 11

                      

Là où le monde  a commencé
Où les cinq sens ne servent à rien
Le silence de mon cri
Hurle l’aveuglement de mes yeux :

Millions de paillettes dans ce noir si ténébreux !
Ce vide de mon âme met mon excitation
À son paroxysme. Grondement de l’infini,
Ce cœur ardent qui veille sur ma vie,

Ce cœur froid qui égaye mes absences
Dans le désert noir des âmes en fuite.
Au croisement de l’invisible et du visible
J’atteins cette lueur et je m’éteins à jamais.

« Au croisement de l’invisible et du visible
J’atteins cette lueur et je m’éteins à jamais
.
.. »

Illustration : © Bruno Rigolt

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Ciel bleu et sombre bonheur

par Nathan B. et Hugo C.
Classe de Seconde 11

                  

Le doux son de la nuit m »apaise
D’une profonde tristesse
Les oiseaux s’envolent dans la pluie
Un nuage d’acier flotte dans l’eau

Ciel bleu et sombre bonheur
Disparaît le vide dans le néant
L’or du matin rouille à la chaleur
Les fleurs au parfum amer.

La glace détruira les ténèbres joyeuses
Je vois des étoiles aspirées par l’infini
La ville noire et sa fantastique faiblesse
Et des voitures qui s’envolent vers la voie lactée…

« … La ville noire et sa fantastique faiblesse
Et des voitures qui s’envolent vers la voie lactée
 »

Crédit iconographique : Bruno Rigolt, décembre 2018

           

                            

LUNE

par Kathleen R.
Classe de Seconde 11

                      

Devant le reflet de sa brillance éternelle
À l’écoute du fantôme de son miroir,
La lune
Jouant de sa beauté immortelle
Dans le ciel, entre les portes de son sourire

La lune de son puissant voile de lumière
Éclaire de sa peau Blanche-Neige
Le ciel
Tandis que ses yeux ténébreux plongent
Dans les profondeurs du néant.

« Devant le reflet de sa brillance éternelle
À l’écoute du fantôme de son miroir,
La lune
.
.. »

Illustration : Crédit iconographique : Bruno Rigolt, d’après Caspar David Friedrich « Meeresufer im Mondschein »
(« Rivage au clair de lune »), 1835-36, Kunsthalle, Hambourg (Allemagne)

                 

La numérisation de la deuxième livraison  de textes est terminée.
Troisième mise en ligne de textes : mercredi 19 décembre 2018…

Licence Creative CommonsNetiquette : comme pour l’ensemble des textes publiés dans l’Espace Pédagogique Contributif, les poèmes des étudiant(e)s sont protégés par copyright. Ils sont mis à disposition des internautes selon les termes de la licence Creative Commons Paternité (Pas d’utilisation privée ou commerciale, pas de modification). La diffusion publique est autorisée sous réserve de mentionner le prénom de l’auteur, l’initiale de son nom, la classe, l’établissement ainsi que la référence complète du poème cité (URL de la page).