75 minutes BTS. Thème : Je me souviens… Interroger notre rapport au passé : entre souvenir et oubli nécessaire

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Le « 75 minutes », c’est quoi ?

Examen oblige, ce « 75 minutes » est un peu plus long que les exercices habituels. Mais il amènera les étudiant/es à réinvestir un certain nombre de points importants sur le thème « Je me souviens » (ne négligez surtout pas de réviser rigoureusement ce thème).

Révisions Thème 2016-2017 
Je me souviens

Problématique de ce « 75 Minutes » :
Interroger le rapport au passé :
entre souvenir
et oubli nécessaire

mots clés : « Je me souviens », oubli, effacement des souvenirs, Total recall, remémoration


« Et néanmoins, sans la mémoire, que serions-nous ? […] le cœur le plus affectueux perdrait sa tendresse, s’il ne se souvenait plus ; notre existence se réduirait aux moments successifs d’un présent qui s’écoule sans cesse ; il n’y aurait plus de passé. »

René de Chateaubriand, Mémoires d’Outre-tombe

« Tu sais bien, Toi, source de toute mémoire, qu’oublier c’est abandonner, oublier c’est répudier […] rappelle-Toi que sans la mémoire la vérité devient mensonge car elle ne prend que le masque de la vérité. Rappelle-Toi que c’est par la mémoire que l’homme est capable de revenir aux sources de sa nostalgie pour Ta présence. Rappelle-Toi, Dieu de l’histoire, que Tu as créé l’homme pour qu’il se souvienne. »

Elie Wiesel, L’oublié, 1989

Pistes de travail

Dans un entraînement précédent [Histoire, souvenir et conscience mémorielle], nous avons vu combien l’idée de devoir de mémoire renvoie à ce que le philosophe Paul Ricœur appelle le « devoir de ne pas oublier »¹. Mais ce « devoir de ne pas oublier » ne comporte-t-il pas aussi des dérives ? Dans son essai La Mémoire, l’histoire, l’oubli (2000), Paul Ricœur « expliquait en effet que la prescription d’un « devoir » dans l’exercice de la mémoire peut conduire non pas seulement au « comble du bon usage », mais aussi au « comble de l’abus »²

À ces préoccupations vient s’ajouter le risque de l’hypertrophie mémorielle suscitée par les récentes avancées scientifiques et techniques en matière de mémoire et de traçabilité numériques. Comme il a été dit (doc. 4), « l’oubli fait partie du bon fonctionnement de la mémoire » : or dans un monde totalement bouleversé par les changements technologiques, le risque n’est-il pas d’« aspirer à devenir omniscient, à devenir le détenteur de toute « mémoire » de tout temps »³ ? Dès lors, il deviendrait impossible pour l’homme d’espérer l’oubli !

Que penser par exemple du projet « Total recall » de Gordon Bell, ingénieur chez Microsoft, dont l’ambition était de ne rien oublier ? Construit en référence au film de Paul Verhoeven (Total recall, 2012), un tel projet ouvre des perspectives autant séduisantes qu’affolantes : « Durant notre vie entière, grâce à la géolocalisation et à la multitude de capteurs qui parsèment désormais notre environnement, tous nos faits et gestes seraient enregistrés en temps réel, dans une bibliothèque personnelle que l’on pourrait interroger à tout moment ».

Comme on le voit, le « total recall » pose des enjeux épistémologiques majeurs : ainsi le lifelogging, c’est-à-dire « l’enregistrement continu de la vie d’un individu dans ses moindres détails […] » |source| ne se heurte-t-il pas à une légitime éthique de l’oubli ? l’impossibilité d’oublier n’est-elle pas aussi en contradiction avec le principe même de la mémoire, qui est précisément de se souvenir de certaines choses et d’en oublier d’autres ? Il convient donc de nous interroger sur notre rapport au passé dans la construction de nos identités individuelles et collectives. 

En premier lieu, la capacité d’oublier semble nécessaire pour pouvoir se souvenir d’autre chose. En outre, « le passé n’est pas seulement ce qui est arrivé et qu’on ne peut pas défaire, c’est aussi la charge du passé, le poids de la dette »À ce titre, le philosophe danois Sören Kierkegaard (Copenhague 1813-1855) a proposé une réflexion sur l’oubli quelque peu déstabilisante de prime abord : loin d’être la marque d’une détérioration ou d’une perte, l’oubli est au contraire la marque du souvenir : se souvenir, c’est paradoxalement savoir oublier…

« L’oubli est la paire de ciseaux qui coupe pour le rejeter ce dont on ne désire pas se servir, toujours, bien entendu, sous la surveillance dernière du souvenir. Oubli et souvenir sont ainsi identiques, et l’unité ingénieusement établie est le pont d’Archimède autour duquel on soulève le monde entier. Lorsqu’on dit qu’on note quelque chose dans le livre de l’oubli, on indique bien à la fois qu’on oublie et que pourtant la chose est conservée. »

Sören Kierkegaard, Ou bien… ou bien, Paris, Gallimard, 1943.

Pour bien interpréter les propos de Kierkegaard, il faut d’abord définir l’oubli. Selon le CNRTL c’est l’« absence ou [la] disparition de souvenirs dans la mémoire individuelle ou collective ». L’oubli peut être involontaire, il peut aussi être un refus inconscient de l’exposition au souvenir (les « souvenirs-écrans », le refoulement chez Freud par exemple). Mais on peut également choisir positivement et consciemment d’oublier dans le but de se construire : le souvenir, écrit Kierkegaard « ne doit pas seulement être exact, il doit être aussi heureux ».

Ce n’est pourtant pas chose facile : si se souvenir, c’est refuser l’oubli, « tâcher d’oublier, c’est encore se souvenir ! » selon les mots fameux du dramaturge Eugène Scribe. Paradoxe que Kierkegaard a très bien mis en avant dans le passage que nous citions précédemment : « Lorsqu’on dit qu’on note quelque chose dans le livre de l’oubli, on indique bien à la fois qu’on oublie et que pourtant la chose est conservée ». Oublier n’est donc pas faire disparaître ce qui a été mais réinterpréter le passé dans un acte de distanciation nécessaire. 

De fait, se souvenir n’est pas forcément retrouver le moment passé (comme dans la « petite Madeleine de Proust ») mais au contraire savoir oublier pour dépasser. À l’opposé, l’impossibilité d’oublier ne nous entraîne-t-elle pas à revivre éternellement les mêmes faits et gestes ? Ainsi que le notait Julia Kristeva dans son essai Soleil noir. Dépression et mélancolie, le « deuil interminable » du mélancolique est une jouissance régressive : uniquement tourné vers le passé, le mélancolique devient incapable de percevoir le présent et de construire.

On ne saurait d’ailleurs jamais revivre deux fois pareillement le même événement : loin d’être un retour en arrière, le souvenir est donc un mouvement en avant. Par exemple, retourner sur le lieu des origines (voir notre entraînement Le lieu comme vecteur identitaire et mémoriel), c’est se souvenir certes, mais pour advenir : en devenant mémoire d’avenir, la mémoire du passé nous amène à faire l’expérience d’un autre rapport au temps et à nous-même. Ainsi, « la mémoire peut être réinvestie dans une perspective interprétative ouverte vers le futur » |source|

Comme on le voit, à côté du souvenir stérilisant il y a le souvenir productif, face au souvenir aliénant, il y a le « je me souviens » libérateur. Autant de questionnements dont les réponses sont souvent multiples et complexes : quand est-il nécessaire de se souvenir ? Et quand faut-il au contraire savoir oublier pour refonder et reconstruire ? L’oubli est-il vraiment, comme l’affirme Nietzsche (doc. 3), la condition vitale du bonheur ? Comme nous le comprenons, le souvenir n’a de sens que dans la perspective de ce qui va devenir : se souvenir, c’est toujours advenir…

Copyright © avril 2017, Bruno Rigolt


1. Paul Ricœur : La Mémoire, l’histoire, l’oubli Éditions du Seuil, Points Seuil, Essais, 2000. Un excellent compte-rendu de lecture de cet ouvrage a été réalisé par Pauline Seguin.
2. Voir à ce sujet : Myriam Bienenstock, «Le devoir de mémoire : un impératif ? », Les Temps Modernes 2010/4 (n° 660)
3. Stamatios Tzitzis (dir.), La Mémoire, entre silence et oubli, Presses de l’Université Laval, Québec 2006), page 491.
4. Marc Dugain, Christophe Labbé, L’Homme nu. La dictature invisible du numérique, Plon/Robert Laffont Paris 2016. |Google livre|
5. Académie Universelle des Cultures, Pourquoi se souvenir ?, Forum international Mémoire et Histoire, Unesco / La Sorbonne 25 et 26  mars 1998. |Google livre|

② Travaux dirigés

Étape 1 : la prise de notes (environ 50 minutes) : Document 1 : 10 minutes. Documents 2 et 3 : 30 minutes. Document 4 : 10 minutes. Prenez connaissance des documents en relevant les informations vous paraissant les plus utiles au traitement de la problématique : relevez synthétiquement le thème précis, la thèse de l’auteur ou l’enjeu posé, ainsi que quelques arguments ou exemples représentatifs. Ne rentrez pas dans les détails : allez toujours vers l’interprétation textuelle GLOBALE.

1. Guillaume Apollinaire, « Le pont Mirabeau » (1913)

« Les jours s’en vont je demeure »…
En proie à la douleur d’une rupture amoureuse, Apollinaire exploite dans ce célèbre poème la thématique traditionnelle du temps qui passe afin d’exprimer la permanence obsédante du souvenir : « Les jours s’en vont je demeure »…

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu’il m’en souvienne
La joie venait toujours après la peine

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l’onde si lasse

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

L’amour s’en va comme cette eau courante
L’amour s’en va
Comme la vie est lente
Et comme l’Espérance est violente

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

Apollinaire, Alcools (1912)

2. Augustin (saint), Les Confessions (livre X, chapitre 16)

« La mémoire se souvient de l’oubli »

Dans ses Confessions, Augustin inscrit le souvenir dans une quête existentielle : la mémoire est non seulement constitutive de l’identité d’une personne, mais elle est plus fondamentalement constitutive d’une expérience intérieure : se souvenir, c’est ainsi passer de la mémoire sensible aux connaissances plus intelligibles du monde intérieur.

Alors que la mémoire affective nous ramène à une sorte de deuil mélancolique improductif, la mémoire qui se construit par la culture et par l’intelligence, en engageant l’individu dans le futur, rend possible l’histoire à venir. En ce sens, comme le dit Augustin dans le deuxième texte, « la mémoire se souvient de l’oubli » : revenir sur le passé n’a de sens que s’il nous permet de construire notre propre histoire.

Le premier extrait dans lequel l’auteur évoque métaphoriquement les « vastes palais de la mémoire » amène à une très riche réflexion sur la fonction mémorielle, constitutive de l’identité de la personne.

« Et j’arrive aux vastes palais de la mémoire, là où se trouvent les trésors d’images innombrables […]. Quand je suis là, je fais comparaître tous les souvenirs que je veux. Certains s’avancent aussitôt […]. Je les éloigne avec la main de l’esprit du visage de ma mémoire, jusqu’à ce que celui que je veux écarte les nuages et du fond de son réduit paraisse à mes yeux […]. J’ai beau être dans les ténèbres et le silence, je peux, à mon gré, me représenter les couleurs par la mémoire, distinguer le blanc du noir, et toutes les autres couleurs les unes des autres ; mes images auditives ne viennent pas troubler mes images visuelles : elles sont là aussi, cependant, comme tapies dans leur retraite isolée […]. C’est en moi-même que se fait tout cela, dans l’immense palais de mon souvenir. C’est là que j’ai à mes ordres le ciel, la terre, la mer et toutes les sensations […]. C’est là que je me rencontre moi-même […]. Les hommes s’en vont admirer la cime des montagnes, les vagues énormes de la mer, le large cours des fleuves, les côtes de l’océan, les révolutions et les astres, et ils se détournent d’eux-mêmes. »

Augustin, Confessions, Livre X, chapitre 8
traduction Joseph Trabucco, Paris, Garnier Frères, 1964

[…] lorsque je nomme l’oubli, je reconnais ce que je nomme ; et comment le reconnaîtrais-je, si je ne m’en souvenais ? Et je ne parle pas du son de ce mot, je parle de l’objet dont il est le signe, qu’il me serait impossible de reconnaître si la signification du son m’était échappée. Ainsi, quand il me souvient de la mémoire, c’est par elle-même qu’elle se représente à elle-même ; quand il me souvient de l’oubli, oubliance et mémoire viennent aussitôt à moi ; mémoire, qui me fait souvenir ; oubliance, dont je me souviens.

Mais qu’est-ce que l’oubli, sinon une absence de mémoire? Comment donc est-il présent, pour que je me souvienne de lui, lui dont la présence m’interdit le souvenir ? Or, s’il est vrai que, pour se rappeler, la mémoire doive retenir, et que faute de se rappeler l’oubli, il soit impossible de reconnaître la signification de ce mot, il suit que la mémoire retient l’oubli.

Augustin, Confessions
Livre X, Chapitre 16, « La mémoire se souvient de l’oubli »

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3. Nietzsche : Généalogie de la morale (1887)

« il y a quelque chose qui fait que le bonheur est un bonheur : la possibilité d’oublier »

Dans le plus petit comme dans le plus grand bonheur, il y a quelque chose qui fait que le bonheur est un bonheur : la possibilité d’oublier, ou pour le dire en termes plus savants, la faculté de sentir les choses, aussi longtemps que dure le bonheur, en dehors de toute perspective historique. L’homme qui est incapable de s’asseoir au seuil de l’instant en oubliant tous les événements du passé, celui qui ne peut pas, sans vertige et sans peur, se dresser un instant tout debout, comme une victoire, ne saura jamais ce qu’est un bonheur et, ce qui est pire, il ne fera jamais rien pour donner du bonheur aux autres. Imaginez l’exemple extrême : un homme qui serait incapable de ne rien oublier et qui serait condamné à ne voir partout qu’un devenir; celui-là ne croirait pas à sa propre existence, il ne croirait plus en soi, il verrait tout se dissoudre en une infinité de points mouvants et finirait par se perdre dans ce torrent du devenir. Finalement, en vrai disciple d’Héraclite, il n’oserait même plus bouger un doigt. Tout action exige l’oubli, comme la vie des êtres organiques exige non seulement la lumière mais aussi l’obscurité. Un homme qui ne voudrait sentir les choses qu’historiquement serait pareil à celui qu’on forcerait à s’abstenir de sommeil ou à l’animal qui ne devrait vivre que de ruminer et de ruminer sans fin. Donc, il est possible de vivre presque sans souvenir et de vivre heureux, comme le démontre l’animal, mais il est encore impossible de vivre sans oubli. Ou plus simplement encore, il y a un degré d’insomnie, de rumination, de sens, historique qui nuit au vivant et qui finit par le détruire, qu’il s’agisse d’un homme, d’un peuple ou d’une civilisation.

4. Arnaud d’Arembeau : « L’oubli fait partie du bon fonctionnement de la mémoire »
L’Express, 25/01/2011


→ Étape 2 : le réinvestissement des notes (environ 1h30)

  • Essayez d’abord de répondre très brièvement aux questions suivantes en vous obligeant à réinvestir vos notes pour chacune de vos réponses, qui seront structurées autour d’un argument, illustré par un exemple précis :
  1. Relevez dans le poème d’Apollinaire quelques éléments qui montrent que le poète ne peut rien contre le souvenir.
  2. Augustin (doc. 2-A) évoque les « vastes palais de la mémoire » pour montrer que le souvenir se confond avec la recherche du bonheur et de la sagesse. Dans quelle mesure peut-on affirmer que se souvenir  est ainsi une quête de soi ?
  3. Allez sur le site de la photographe Yveline Loiseur : elle évoque à ce titre un voyage qu’elle a effectué à Dresde (Allemagne), ville entièrement détruite par les bombardements de février 1945. De quelle manière la sculpture photographiée (tête d’homme couchée) invite-t-elle à une prise de conscience mémorielle, à la fois collective et personnelle ?
  4. Augustin (doc. 2-B) se livre à une subtile analyse au terme de laquelle il affirme que « la mémoire retient l’oubli ». Rapprochez cette thèse des analyses d’Arnaud d’Arembeau (doc. 4)
  5. En exploitant Internet, faites d’abord une recherche sur le droit à l’oubli afin d’en définir les principes et l’application : vous pourrez par exemple consulter cette page de L’Express. Lisez ensuite attentivement le texte de Thomas Frenczi « Devoir de mémoire, droit à l’oubli ? » (depuis la page 13 jusqu’à la partie consultable de la page 15). En quoi est-il intéressant de rapprocher le projet « Total recall » de Gordon Bell de l’ouvrage de Borges Funes el memorioso mentionné par Thomas Ferenczi ?
  6. Dans son essai Aventures au coeur de la mémoire, Joshua Foer revient sur le projet de Gordon Bell, « Total recall ». Lisez un extrait de cet ouvrage (par exemple, depuis : « Je suis convaincu de cela depuis que j’ai fait la connaissance de Gordon Bell») jusqu’au bas de la page suivante : ‹ en une sorte de raisonnement par l’absurde de la transformation qui s’opère lentement depuis des millénaires »? Quels avantages et quels inconvénients présente cette quête de la mémoire totale ?
  7. Nietzsche (doc. 3) fait de l’oubli la condition du bonheur. Selon lui, le refuge dans le passé comme la fuite dans le futur sont autant de vaines échappatoires. Au contraire, « l’oubli, qui efface les traces du passé et estompe le futur, débarrasse l’action de ce qui pourrait l’orienter faussement et du coup la rend plus efficace. L’oubli a donc un rôle double dans le bonheur : il nous rattache au présent et il permet l’accomplissement de notre puissance » |source|. Étayez la thèse de Nietzsche en exploitant cette citation de l’écrivain français Jules Renard : « Le vrai bonheur serait de se souvenir du présent ».
  • Questions de synthèse :
    En réinvestissant les textes du corpus ainsi que le support de cours, étayez ces propos du support de cours : « le souvenir n’a de sens que dans la perspective de ce qui va devenir : se souvenir, c’est advenir ».
  • Enfin, essayez de construire un plan d’écriture personnelle en 15 minutes à partir du sujet suivant : le philosophe Paul Ricœur a proposé que le devoir de mémoire soit une « politique de la juste mémoire ». Est-il selon vous pareillement souhaitable d’envisager un « juste oubli » ?

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Bon courage à toutes et à tous pour l’examen !

Voir aussi des supports de cours et entraînements sur le thème Je me souviens : 

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Publié par

brunorigolt

Bruno Rigolt Docteur ès Lettres et Sciences Humaines, Prix de Thèse de la Chancellerie des Universités de Paris. Diplômé d'Etudes approfondies en Littérature française et en Sociologie ; Maître de Sciences Politiques ; Professeur de Lettres Modernes et de Culture générale au Lycée en Forêt (Montargis, France).