Exposition « Transmutations, les chemins de l’invisible »… Éléonore F. « Mer rose »

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 15 février 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Mer rose »

par Éléonore F.
Classe de Première 5


oici la mer, rose
Qui déverse en chantant
Une vie pour chaque jour.
Ce n’est pas une mer de sang
C’est une mer d’amour
Et c’est un jour naissant.

Voici la mer, rose
Respire la fleur au loin,
Entends le cri des larmes :
C’est la naissance d’un amour
Qui s’évapore avec charme
Pour arriver sur le sable
Et y laisser ses grains
Dans tes mains.

Voici la mer, rose
La chaleur flottante
L’emmène vers la lumière du matin
Et les vagues poussent
C’est peut-être une mer de sang
Du sang d’amour

Et c’est peut-être l’envie de renaître une fois
Aux vents de cris et aux larmes de joie…

« Entends le cri des larmes :
C’est la naissance d’un amour
Qui s’évapore avec charme… 
»

Illustration : Éléonore F., « Mer rose » (acrylique sur toile, coll. privée)
© Éléonore F., 2019

 

« Mer rose » (détail)

« Mon inspiration était la naissance, l’accouchement, la mise au monde… »

Éléonore F.

 

 

Poème présenté au Prix de poésie 2020 de l’AMOPA.

Lisez aussi cet autre poème d’Éléonore : « Perfeito Meu Coração »

Exposition « Transmutations, les chemins de l’invisible »… Amandine C.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 15 février 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Un rêve »

par Amandine C.
Classe de Première STMG1

L’horloge indique présentement trois heures quatre :
Je suis dans mon lit, trop grand, trop vide,
Et trop froid pour moi. Je fixe ce plafond,
Auparavant blanc, mais maintenant
Jauni par le temps.
Délaissée par Morphée, je ne dors pas,
Avec un goût de somnifère sur les lèvres, je repose ma tête
Sur l’oreiller humide de mes précédentes larmes versées.
Et je m’autorise enfin à fermer les yeux.
Combien d’heures ont passé ?
La nuit m’emporte dans les méandres de sa fièvre
Qu’on dit être le pays des songes.
Je distingue un lit et je m’y couche alors
Pour observer le ciel étoilé parcouru d’or
Qui s’offre à mon subconscient.
Mais voici que le temps change soudainement
Et ce moment anodin, cette idylle étoilée
Devient un tourbillon d’ombres noires
Et toutes plus infinies, toutes plus grotesques
Avec leurs formes abstraites : apocalypse surnaturelle
Qui se produisait sous mes yeux horrifiés.
Je ne vis pas l’ombre qui fondait sur moi
Et me percuta de plein fouet. L’ombre
Qui me fit chuter dans un vide infini et sombre,
Me destinant à une chute imminente,
Chute douloureuse et lente.
Je me crispai et retins ma respiration. Soudain un cri déchira l’air !
En nage dans mon lit, je me réveillai en sursaut
Juste un mauvais rêve.
Je me calmai, puis me recouchai. Cependant sur mon plafond,
J’aperçus une très petite, mais distincte étoile aussi bleue
Qu’une nuit d’été.
Tourmentée, je fixai alors l’astre bleuté et me rendormis rassurée
Comme malgré moi,
Je retournai dans mes rêves azurés.

« La nuit m’emporte dans le méandre de sa fièvre
Qu’on dit être le pays des songes…
»

Illustration : BR, photomontage et peinture numérique sur une idée d’Amandine

Exposition « Transmutations, les chemins de l’invisible »… Mélissa D.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 15 février 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« Réverbère »

par Mélissa D.
Classe de Première STMG1

Tu es toujours à la même place devant chez moi
Ta lumière est aussi pure que les plumes de la blanche colombe
Toujours éclairant la rue tôt le matin ou tard le soir.
Tu es celui qui donnait vie à mes angoisses étant petite

Tu faisais naître des ombres vagabondes
Qui dansaient sur mes volets et m’emportaient aux quatre vents
Tu faisais naître des mondes qui envolaient mes pensées
Laissant place à mon imagination et à mes tourments.

Réverbère de mon enfance, tu nous aides au quotidien
Quand tard le soir nous rentrons, tu nous montres le chemin
Tu nous éclaires de ta lumière, tu es un phare au milieu de la mer
Pour nous permettre d’arriver à destination

Tu es le terrain de jeu des insectes : lucioles et papillons
Dansent à la clarté de tes rayons.
Réverbère, éclair de la vie, lueur des cœurs solitaires
Tu étoiles la nuit de tes néons voyageurs.

« Réverbère, éclair de mes nuits, torche de ma vie,
Tu étoiles mon cœur de tes néons voyageurs… 
»

Illustration : André Kertész
« Daisy Bar, Montmartre », 1930

|Source| Photo (C) Ministère de la Culture – Médiathèque du Patrimoine, Dist. RMN-Grand Palais / André Kertész
Charenton-le-Pont, Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine