Concours d'expression orale… Entraînement n°4

À l’approche de l’épreuve, il ne faut surtout plus vous entraîner sur tel ou tel sujet… Mais vous préparer psychologiquement en révisant la matière la plus importante… VOUS !
Voici 10 conseils de dernière minute :

  1. D’abord, remettez-vous en mémoire les conseils formulés dans les articles précédents.
  2. Restez « cool » : contrairement aux idées reçues, ce n’est pas en stressant que vous réussirez mieux, bien au contraire !
  3. Choisissez avec soin votre sujet. Attention aux thèmes qui vous paraissent « faciles » : on a tendance souvent à les choisir car ils paraissent proches de nos préoccupations. Or, on n’a pas forcément grand chose à dire sur un thème qui nous plaît… Donc soyez vigilants! Un sujet qui semble ardu au départ est parfois plus facile à traiter qu’il n’y paraît!
  4. Dès que vous avez choisi votre sujet, identifiez précisément le Thème, la Problématique, les Limites du sujet (il ne faut pas vous en écarter) ainsi que les Consignes qui vous sont demandées. Rappelez-vous ces quatre lettres pendant que vous préparez : TPLC (Thème, Problématique, Limites, Consigne).
  5. Soyez psychologue : essayez de Poursuivre la lecture de « Concours d'expression orale… Entraînement n°4 »

Concours d’expression orale… Entraînement n°3

L’organisation de l’exposé

Un problème qui se pose souvent aux candidat(e)s tient à l’organisation de l’exposé oral.  Avec le stress, et en cherchant à improviser, on fait moins attention à structurer le plan, de là certains discours qui partent dans tous les sens, sans suivre une logique de progression. Dès que vous aurez sélectionné votre sujet, et commencé à choisir vos idées, je vous conseille de vous poser les questions suivantes : « Qu’est-ce que je veux prouver exactement ? », « D’où est-ce que je vais partir… Pour parvenir où ? » Veillez à structurer votre parcours analytique ou argumentatif : oral ne veut pas dire désordre, bien au contraire ! Choisissez une idée directrice, c’est-à-dire le thème central à partir duquel vous organiserez votre démonstration. Evitez de trop multiplier les questionnements, qui risquent de faire perdre de vue le principe d’organisation logique de votre exposé. Pensez par ailleurs aux transitions quand vous enchaînez les idées entre elles. Concernant les citations, elles sont toujours utiles dans un exposé, à la condition de les choisir à bon escient et de ne pas les multiplier, afin d’éviter la lourdeur encyclopédique. D’expérience, j’ai constaté que de nombreux candidats avaient tendance à bâcler leur conclusion, sans doute par stress, émotion ou désir d’en finir ? Toujours est-il que c’est le meilleur moyen d’abaisser votre note. La conclusion se prépare dès l’élaboration du plan : elle ne consiste surtout pas à résumer le développement, ni à reproduire le plan annoncé : essayez de reformuler les idées en mettant en valeur l’évolution de votre pensée, et en élargissant si possible ou en proposant une « chute » originale. Vous devez soigner particulièrement la conclusion puisqu’elle est le dernier élément que le jury aura encore à l’esprit au moment d’évaluer votre exposé.

La stratégie de la « première minute »

Dans un exposé de 5 minutes, la première minute est déterminante. Dès votre introduction (qui doit être brève), soignez l’amorce : vous devez accrocher le jury, par exemple en utilisant une citation originale, une anecdote, un questionnement. Si vous avez choisi un sujet plaisant, pourquoi ne pas employer l’apostrophe qui consiste à interpeller : « C’est à toi que je m’adresse, Jury tout puissant ! » Le but étant de capter l’attention, sachez exploiter les figures de style. L’accumulation peut se révéler très utile quand on cherche à créer un effet d’insistance en multipliant les mots voisins : «  Chiffonné, brisé, maltraité, fracturé… Que dis-je : disloqué… Voilà bien le portrait de l’homo œconomicus  moderne. Primate prétendu rationnel, logique, normalisé, standardisé… ». L’accumulation des participes passés ou des adjectifs crée ici un effet d’insistance. Le procédé assez proche de l’anaphore est également intéressant dans un exposé oral, la répétition d’un même mot au début d’une série de phrases permettant de renforcer l’idée : « notre monde de guerres, notre monde de violence, de non-sens et de différences, notre monde pourrait-il être un autre monde, un véritable… « notre » monde… Tant il est vrai que la terre est ce que nous en faisons » Ici la répétition de l’expression « notre monde », et le jeu sur les correspondances sonores (violence/sens/différences ; autre/notre) amènent à un style assez lyrique qui peut convenir pour une conclusion par exemple. 

Exploitez vos connaissances scolaires

N’oubliez pas non plus certains procédés de détournement : le pastiche et surtout la parodie sont un moyen d’exploiter astucieusement vos connaissances scolaires. Voici deux exemples :

  1. Qui ne connaît pas cette envolée lyrique du général de Gaulle, aux premières heures de la libération de Paris, le 25 août 1944 : « Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré ! » Un détournement de cette gradation ternaire archi connue peut constituer une bonne accroche, en jouant sur l’anachronisme : « l’escargot de Bourgogne outragé ! l’escargot brisé ! l’escargot martyrisé ! Mais l’escargot libéré ! Fuyez : ail et persil, Hors de ma vue : beurre, poêle et cocottes ! »
  2. Deuxième exemple : un pastiche du fameux « Lac » de Lamartine : ce texte lyrique qui figure parmi les plus belles pages de la poésie se révèle du fait de sa célébrité très intéressant dans le cadre d’un pastiche : « Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages, /Dans la nuit éternelle emportés sans retour, /Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges /Jeter l’ancre un seul jour ? »… « Ainsi, toujours poussés vers des travaux de Maths ou de Grammaire /Dans la nuit éternelle emportés sans retour, /Ne pourrons-nous jamais pendant l’année scolaire/ Poser la plume un seul jour ? » L’anachronisme, quand il est voulu, est donc un excellent moyen de capter l’attention si le sujet le permet.

Quatre sujets inédits

Je vous propose de vous entraîner cette semaine sur quatre sujets inédits :

  • Pensez-vous qu’il faille réinventer un nouveau modèle social pour notre monde ?
  • Le progrès… C’est bien quand ça s’arrête ?
  • Faire le tour du monde ou faire un tour ?
  • Faites votre éloge.

Entrainez-vous sur ces quatre sujets en exploitant tout ce qui a été dit jusqu’à présent : n’oubliez pas de reprendre aussi les autres entraînements à ce concours.

Concours d'expression orale… Entraînement n°3

L’organisation de l’exposé
Un problème qui se pose souvent aux candidat(e)s tient à l’organisation de l’exposé oral.  Avec le stress, et en cherchant à improviser, on fait moins attention à structurer le plan, de là certains discours qui partent dans tous les sens, sans suivre une logique de progression. Dès que vous aurez sélectionné votre sujet, et commencé à choisir vos idées, je vous conseille de vous poser les questions suivantes : « Qu’est-ce que je veux prouver exactement ? », « D’où est-ce que je vais partir… Pour parvenir où ? » Veillez à structurer votre parcours analytique ou argumentatif : oral ne veut pas dire désordre, bien au contraire ! Choisissez une idée directrice, c’est-à-dire le thème central à partir duquel vous organiserez votre démonstration. Evitez de trop multiplier les questionnements, qui risquent de faire perdre de vue le principe d’organisation logique de votre exposé. Pensez par ailleurs aux transitions quand vous enchaînez les idées entre elles. Concernant les citations, elles sont toujours utiles dans un exposé, à la condition de les choisir à bon escient et de ne pas les multiplier, afin d’éviter la lourdeur encyclopédique. D’expérience, j’ai constaté que de nombreux candidats avaient tendance à bâcler leur conclusion, sans doute par stress, émotion ou désir d’en finir ? Toujours est-il que c’est le meilleur moyen d’abaisser votre note. La conclusion se prépare dès l’élaboration du plan : elle ne consiste surtout pas à résumer le développement, ni à reproduire le plan annoncé : essayez de reformuler les idées en mettant en valeur l’évolution de votre pensée, et en élargissant si possible ou en proposant une « chute » originale. Vous devez soigner particulièrement la conclusion puisqu’elle est le dernier élément que le jury aura encore à l’esprit au moment d’évaluer votre exposé.
La stratégie de la « première minute »
Dans un exposé de 5 minutes, la première minute est déterminante. Dès votre introduction (qui doit être brève), soignez l’amorce : vous devez accrocher le jury, par exemple en utilisant une citation originale, une anecdote, un questionnement. Si vous avez choisi un sujet plaisant, pourquoi ne pas employer l’apostrophe qui consiste à interpeller : « C’est à toi que je m’adresse, Jury tout puissant ! » Le but étant de capter l’attention, sachez exploiter les figures de style. L’accumulation peut se révéler très utile quand on cherche à créer un effet d’insistance en multipliant les mots voisins : «  Chiffonné, brisé, maltraité, fracturé… Que dis-je : disloqué… Voilà bien le portrait de l’homo œconomicus  moderne. Primate prétendu rationnel, logique, normalisé, standardisé… ». L’accumulation des participes passés ou des adjectifs crée ici un effet d’insistance. Le procédé assez proche de l’anaphore est également intéressant dans un exposé oral, la répétition d’un même mot au début d’une série de phrases permettant de renforcer l’idée : « notre monde de guerres, notre monde de violence, de non-sens et de différences, notre monde pourrait-il être un autre monde, un véritable… « notre » monde… Tant il est vrai que la terre est ce que nous en faisons » Ici la répétition de l’expression « notre monde », et le jeu sur les correspondances sonores (violence/sens/différences ; autre/notre) amènent à un style assez lyrique qui peut convenir pour une conclusion par exemple. 
Exploitez vos connaissances scolaires
N’oubliez pas non plus certains procédés de détournement : le pastiche et surtout la parodie sont un moyen d’exploiter astucieusement vos connaissances scolaires. Voici deux exemples :

  1. Qui ne connaît pas cette envolée lyrique du général de Gaulle, aux premières heures de la libération de Paris, le 25 août 1944 : « Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré ! » Un détournement de cette gradation ternaire archi connue peut constituer une bonne accroche, en jouant sur l’anachronisme : « l’escargot de Bourgogne outragé ! l’escargot brisé ! l’escargot martyrisé ! Mais l’escargot libéré ! Fuyez : ail et persil, Hors de ma vue : beurre, poêle et cocottes ! »
  2. Deuxième exemple : un pastiche du fameux « Lac » de Lamartine : ce texte lyrique qui figure parmi les plus belles pages de la poésie se révèle du fait de sa célébrité très intéressant dans le cadre d’un pastiche : « Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages, /Dans la nuit éternelle emportés sans retour, /Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges /Jeter l’ancre un seul jour ? »… « Ainsi, toujours poussés vers des travaux de Maths ou de Grammaire /Dans la nuit éternelle emportés sans retour, /Ne pourrons-nous jamais pendant l’année scolaire/ Poser la plume un seul jour ? » L’anachronisme, quand il est voulu, est donc un excellent moyen de capter l’attention si le sujet le permet.

Quatre sujets inédits
Je vous propose de vous entraîner cette semaine sur quatre sujets inédits :

  • Pensez-vous qu’il faille réinventer un nouveau modèle social pour notre monde ?
  • Le progrès… C’est bien quand ça s’arrête ?
  • Faire le tour du monde ou faire un tour ?
  • Faites votre éloge.

Entrainez-vous sur ces quatre sujets en exploitant tout ce qui a été dit jusqu’à présent : n’oubliez pas de reprendre aussi les autres entraînements à ce concours.

Concours d’expression orale… Entraînement n°2

Savoir prendre la parole en public… une exigence indispensable pour votre vie future.

Au-delà de ce concours, vous verrez combien votre vie scolaire (à commencer par l’oral du Bac) vous amènera de plus en plus à devoir prendre la parole en public. Un très grand nombre de formations (BTS, DUT, Grandes Écoles de Commerce ou d’Administration, licences, masters…) conditionnent l’inscription définitive (outre les résultats scolaires) à la réussite d’un entretien de sélection dans lequel la motivation mais aussi la prise de parole en public sont déterminants. Certains oraux, comme celui d’HEC par exemple, se passent non seulement devant un public, mais dans le cadre d’un entretien à plusieurs : le candidat retenu étant celui qui aura su imposer son leadership et son charisme face à d’autres étudiants ! 

Quant à la vie professionnelle, vous verrez que les entreprises multiplient les occasions de devoir prendre la parole en public : beaucoup d’entretiens d’embauche sont en fait des entretiens de groupe ! Cas de figure classique : plusieurs candidats sont réunis ensemble autour d’un recruteur qui observe les réactions : untel qui aura du leadership saura se mettre en avant… Tel autre parlera pour ne rien dire… Celui-ci saura gérer son capital émotionnel tandis qu’un autre répondra correctement mais ne maîtrisera pas sa voix…

Les compétences requises pour le concours…

La prise de parole en public requiert plusieurs compétences. Voici cette semaine quelques conseils pour affronter l’épreuve…

  1. Commencez d’abord à vous préparer « physiquement » à la prise de parole. Choisissez avec soin votre tenue ce jour-là : certes, ce n’est pas un défilé de mode, mais vous parlerez d’autant mieux que vous vous sentirez à l’aise dans vos vêtements. N’oubliez pas non plus que la principale difficulté… C’est vous : donc inutile de vous mettre trop la pression avant! Soyez sûr(e) de vous : partez gagnant(e) en vous disant que de toute façon vous n’avez strictement rien à perdre. Dès que vous rentrez, pensez aussi à dire Bonjour ! Cela paraît évident mais parfois, avec le trac…
  2. Regardez votre public. N’oubliez pas non plus que même si une personne du jury ne semble pas faire attention à votre présence quand vous parlez, cela ne veut rien dire : elle donnera un avis sur vous juste après votre départ. Donc regardez tout le monde (et pas seulement une seule personne parce qu’elle vous aura regardé(e) avec bienveillance ou parce que vous la connaissez (votre prof par exemple). Veillez également à vous tenir correctement : inutile de se raidir, mais il ne faut pas non plus être avachi !
  3. Improviser… Mais pas trop ! Bien sûr, le concours exige une certaine part d’improvisation, mais n’en faites pas trop non plus, car cela risquerait de vous entraîner sur un terrain parfois glissant, en particulier au niveau de la maîtrise du non-verbal (la gestuelle) : quand on improvise, on a tendance à « théâtraliser » un peu trop parfois : en libérant la parole, on libère trop ses gestes et on en arrive à « gesticuler ». Donc, gardez toujours une certaine distance en essayant d’articuler au mieux le geste et les registres de langue que vous allez employer (didactique, comique, lyrique, etc.)
  4. S’entraîner avec… une glace et un MP3 ! Voici un excellent exercice qui vous permettra de vérifier que vous maîtrisez votre voix et votre respiration lors de la prise de parole : chez vous, essayez en vous regardant obligatoirement devant une glace (une grande : celle de la salle de bain fera l’affaire!) de parler HAUT et FORT. L’exercice d’entraînement que je vous propose consiste à lire un texte neutre (une définition de cours par exemple, comme ça vous ne perdez pas de temps) en regardant le moins possible votre support et en vous fixant le plus possible dans la glace. Relisez plusieurs fois votre texte en variant l’intonation (neutralité, colère, joie, rire, émotion, interpellation, etc.). Si possible, enregistrez-vous avec un MP3 et écoutez ce que ça donne afin de corriger les petits problèmes (placement de la voix par exemple).
Rappel : dans l’entraînement n°1, il y a 8 sujets inédits sur lesquels vous pouvez vous entraîner!
Bonne chance à toutes et à tous !

Concours d'expression orale… Entraînement n°2

Savoir prendre la parole en public… une exigence indispensable pour votre vie future.

Au-delà de ce concours, vous verrez combien votre vie scolaire (à commencer par l’oral du Bac) vous amènera de plus en plus à devoir prendre la parole en public. Un très grand nombre de formations (BTS, DUT, Grandes Écoles de Commerce ou d’Administration, licences, masters…) conditionnent l’inscription définitive (outre les résultats scolaires) à la réussite d’un entretien de sélection dans lequel la motivation mais aussi la prise de parole en public sont déterminants. Certains oraux, comme celui d’HEC par exemple, se passent non seulement devant un public, mais dans le cadre d’un entretien à plusieurs : le candidat retenu étant celui qui aura su imposer son leadership et son charisme face à d’autres étudiants ! 
Quant à la vie professionnelle, vous verrez que les entreprises multiplient les occasions de devoir prendre la parole en public : beaucoup d’entretiens d’embauche sont en fait des entretiens de groupe ! Cas de figure classique : plusieurs candidats sont réunis ensemble autour d’un recruteur qui observe les réactions : untel qui aura du leadership saura se mettre en avant… Tel autre parlera pour ne rien dire… Celui-ci saura gérer son capital émotionnel tandis qu’un autre répondra correctement mais ne maîtrisera pas sa voix…

Les compétences requises pour le concours…

La prise de parole en public requiert plusieurs compétences. Voici cette semaine quelques conseils pour affronter l’épreuve…

  1. Commencez d’abord à vous préparer « physiquement » à la prise de parole. Choisissez avec soin votre tenue ce jour-là : certes, ce n’est pas un défilé de mode, mais vous parlerez d’autant mieux que vous vous sentirez à l’aise dans vos vêtements. N’oubliez pas non plus que la principale difficulté… C’est vous : donc inutile de vous mettre trop la pression avant! Soyez sûr(e) de vous : partez gagnant(e) en vous disant que de toute façon vous n’avez strictement rien à perdre. Dès que vous rentrez, pensez aussi à dire Bonjour ! Cela paraît évident mais parfois, avec le trac…
  2. Regardez votre public. N’oubliez pas non plus que même si une personne du jury ne semble pas faire attention à votre présence quand vous parlez, cela ne veut rien dire : elle donnera un avis sur vous juste après votre départ. Donc regardez tout le monde (et pas seulement une seule personne parce qu’elle vous aura regardé(e) avec bienveillance ou parce que vous la connaissez (votre prof par exemple). Veillez également à vous tenir correctement : inutile de se raidir, mais il ne faut pas non plus être avachi !
  3. Improviser… Mais pas trop ! Bien sûr, le concours exige une certaine part d’improvisation, mais n’en faites pas trop non plus, car cela risquerait de vous entraîner sur un terrain parfois glissant, en particulier au niveau de la maîtrise du non-verbal (la gestuelle) : quand on improvise, on a tendance à « théâtraliser » un peu trop parfois : en libérant la parole, on libère trop ses gestes et on en arrive à « gesticuler ». Donc, gardez toujours une certaine distance en essayant d’articuler au mieux le geste et les registres de langue que vous allez employer (didactique, comique, lyrique, etc.)
  4. S’entraîner avec… une glace et un MP3 ! Voici un excellent exercice qui vous permettra de vérifier que vous maîtrisez votre voix et votre respiration lors de la prise de parole : chez vous, essayez en vous regardant obligatoirement devant une glace (une grande : celle de la salle de bain fera l’affaire!) de parler HAUT et FORT. L’exercice d’entraînement que je vous propose consiste à lire un texte neutre (une définition de cours par exemple, comme ça vous ne perdez pas de temps) en regardant le moins possible votre support et en vous fixant le plus possible dans la glace. Relisez plusieurs fois votre texte en variant l’intonation (neutralité, colère, joie, rire, émotion, interpellation, etc.). Si possible, enregistrez-vous avec un MP3 et écoutez ce que ça donne afin de corriger les petits problèmes (placement de la voix par exemple).
Rappel : dans l’entraînement n°1, il y a 8 sujets inédits sur lesquels vous pouvez vous entraîner!
Bonne chance à toutes et à tous !

EAF… Tout sur l’épreuve orale au Bac…

Voir aussi cet article : Oral du Bac, les questions les plus fréquemment posées.
 

Prérequis

Commencez à planifier vos révisions… et lisez impérativement cet article qui fait le point sur l’oral. Pour vous préparer à l’épreuve, j’insiste sur l’absolue nécessité de vous constituer des fiches de synthèse sur :
  1. les objets d’étude (par exemple, la poésie) ;
  2. les mouvements littéraires et culturels abordés ;
  3. les textes étudiés.

Concernant les fiches sur les textes, vous pouvez d’abord noter quelques points essentiels sur l’auteur (époque, mouvement, œuvres principales), le texte et le contexte (contextualisation, problématisation). Mentionnez évidemment les axes principaux en détaillant si besoin les aspects les plus importants ou les plus difficiles. N’oubliez pas d’accorder une grande importance à l’analyse textuelle GLOBALE : vos remarques de détail sont évidemment essentielles mais elles n’ont d’intérêt que si elles permettent à votre lecteur ou à votre auditeur de saisir le sens global du texte (de même que le texte doit être rattaché à l’œuvre, l’œuvre au mouvement, le mouvement à l’époque. Il faut toujours aller du particulier au général, du concret à l’abstrait).

  La préparation à l’oral dure 30 minutes le jour de l’épreuve. Votre exposé sur le texte doit durer 10 minutes environ. Il sera suivi d’un entretien de 10 minutes qui fera le point sur vos connaissances et l’ensemble des activités que vous aurez menées. Il pourra parfois être élargi à des questionnements plus larges de culture générale.

L’exposé…

La première partie de l’épreuve orale est consacrée à la lecture analytique d’un texte. Les instructions officielles indiquent nettement l’esprit de cet exercice : il s’agit en 10 minutes environ d’explorer de façon organisée un texte en répondant à une problématique précisée au départ. Cette épreuve vise pour l’examinateur à s’assurer de la bonne compréhension du texte, de la culture littéraire, de l’aptitude à construire la réflexion, en privilégiant des outils spécifiques de stylistique, d’expression et de communication.

Le travail de préparation…

Quand vous allez préparer votre exposé, ayez toujours à l’esprit que la lecture analytique est un processus de construction du sens : elle correspond au travail d’approche que vous pourriez faire pour un commentaire littéraire.

Avant toute chose, il convient donc d’avoir à l’esprit plusieurs éléments :

  • en premier lieu, n’oubliez pas que tout texte est le résultat d’un acte d’énonciation par un auteur donné, à un moment donné, en un lieu donné. Ces différents paramètres définissent un cadre essentiel pour l’explication : c’est la position de l’énonciateur vis-à-vis d’un « contexte » : ce contexte est essentiel pour comprendre le cadre culturel et social qui entoure le texte à étudier.
  • Vous devez y ajouter 2 éléments : à qui est destiné le texte? et quelle est l’intention de l’auteur? Ces différentes observations doivent vous amener à répondre aux questions suivantes : Quelle est l’idée directrice du texte? Quels sont les moyens essentiels utilisés pour servir cette idée?

Cette première approche globale du texte va vous conduire à la deuxième étape : la lecture détaillée.

La lecture détaillée est essentielle. C’est elle qui vous permettra de proposer une observation précise par diverses approches afin de dégager les centres d’intérêt du texte. Soyez attentif tout d’abord à l’organisation du texte (sa structuration thématique), aux mots clés : l’analyse des réseaux lexicaux et thématiques permet bien souvent de guider l’analyse pour la définition des axes de lecture. Mais vous devrez privilégier par ailleurs d’autres outils d’analyse : les registres de langue, l’emploi des temps, l’étude des figures de style, des connotations, etc.

La « positive » attitude !

La connaissance du cours ne suffit pas… Si votre connaissance du cours est évidemment essentielle, vous réussirez exam.1232268815.jpgd’autant mieux cette épreuve que vous adopterez face à l’examinateur une attitude positive, si vous êtes convaincant (et convaincu !). Comment voulez-vous qu’on croie en vous si vous apparaissez penaud, peu sûr, vaincu d’avance? Votre réussite dépend de votre motivation et de votre implication : ce sont vos réactions personnelles de lecteur, votre sensibilité face au texte, votre intérêt et votre motivation qui prouveront que vous possédez les aptitudes pour atteindre les objectifs fixés par l’épreuve. C’est un détail, mais il est essentiel : tenez-vous droit et ne soyez pas nonchalant, avachi sur la table! Votre but, c’est de faire valoir votre culture et votre personnalité. N’importe quel examinateur (moi le premier!) serait agacé par l’attitude désinvolte ou relâché(e) d’un candidat.

Le déroulement de l’exposé

  • L’introduction

Contextualisation : dans votre introduction, vous devez d’abord situer brièvement le passage en portant votre attention sur les éléments qui permettent de le contextualiser dans l’œuvre ou dans le mouvement culturel.

Problématisation : puis vous en présentez brièvement le sujet (c’est-à-dire le problème posé qui correspond souvent à l’idée directrice). Votre problématique doit donc rendre compte de l’essentiel du texte, c’est-à-dire votre hypothèse de lecture que vous allez vérifier tout au long de votre exposé. La présentation doit aussi situer le texte ou le passage (par rapport à l’œuvre), de manière à permettre à l’examinateur de suivre l’explication en lui fournissant tous les éléments qui ne figurent pas dans le texte et sont nécessaires à sa compréhension. Elle doit en même temps être concise : inutile de tout dire : n’oubliez pas qu’on évalue l’aptitude de l’élève à sélectionner dans ses connaissances les éléments pertinents et à hiérarchiser les informations (aptitude à l’esprit de synthèse).

L’annonce du plan : annoncez le plus clairement votre plan : axes d’étude ou plan du texte dans le cas d’une étude linéaire : pensez à bien poser vos axes de lecture. Evitez les formules du style : « Nous verrons l’apparition de thèmes », « d’abord, je dirai…, puis je dirai ensuite… » particulièrement lourdes

  • La lecture du texte

Puis vous lisez le texte en y mettant de l’enthousiasme : adoptez par exemple un timbre de voix vivant. Si vous avez une voix monocorde et plutôt faible, efforcez-vous de corriger ces défauts. Votre lecture en effet doit à la fois être expressive et posée. Elle vise à montrer que le texte est compris : le ton que vous employez est important dans l’évaluation que l’on fait de votre lecture. N’oubliez pas de marquer des pauses. Elles sont importantes non seulement pour mettre en valeur les mots porteurs de sens, mais aussi afin de déstresser le jour de l’examen (vous reprenez votre respiration pendant les pauses). Dernière remarque : en poésie, le respect de la versification est bien entendu déterminant.

  • Le développement

Vous devrez proposer des pistes d’étude à la fois pertinentes (permettant de commenter l’essentiel de ce qui fait l’intérêt du texte, et distinctes (attention aux redites). Pensez à distinguer les éléments essentiels des idées secondaires, qui ne servent qu’à mettre en valeur les points importants, en les illustrant. Annoncez au fur et à mesure les phases d’exploration que vous allez conduire. Pensez à mettre en avant les transitions permettant de suivre le fil de l’exposé. Après chaque analyse, tirez un bref bilan (déduction) avant de poursuivre votre exploration du texte.

Le fond et la forme : l’explication du texte doit associer (sans les dissocier surtout) l’étude du style (remarques précises et variées avec maîtrise des notions et des termes spécifiques) et du sens afin de permettre un repérage et une interprétation efficaces. Ne séparez jamais le fond de la forme : de fait, la forme elle-même contribue au sens. Pour y parvenir, le candidat doit ainsi mettre en œuvre des savoir-faire et utiliser des outils propres à l’examen d’un texte court : c’est également sur la pertinence de leur choix et la qualité de leur utilisation qu’il sera jugé (remarques placées au bon endroit, remarques en cohérence avec l’axe annoncé, remarques ordonnées (progression).

L’examinateur s’assurera par exemple que le candidat va à l’essentiel pour exprimer ce qui fait à ses yeux l’intérêt du passage en s’appuyant sur des sources pertinentes. Vos différentes remarques sur le texte doivent être fondées sur des références précises : quand vous citez le texte, n’oubliez pas de justifier toujours le lien entre l’affirmation que vous proposez et la citation retenue.

Enfin, rappelez-vous que l’examinateur note la manière dont vous serez capable de structurer et d’orienter vos remarques en fonction des conclusions partielles et de la conclusion générale à laquelle vous voulez aboutir : c’est le parcours analytique. La question que se pose un examinateur est celle-ci : un candidat est-il apte à passer du stade de l’observation de détail à celui de l’interprétation en fonction de perspectives plus larges, plus abstraites par exemple ?

  • La conclusion

Pensez à rappeler brièvement vos axes d’étude et proposez un bilan global permettant d’élargir la problématique étudiée vers un point de vue qui englobe le texte et dépasse le cadre de celui-ci. Vous pouvez par exemple élargir au groupement de textes dans votre conclusion, au mouvement culturel, à une autre œuvre étudiée, etc.

L’entretien…

C’est l’occasion par excellence de prouver que vous avez le « physique de l’emploi ». Cherchez à mettre en avant votre capacité à dialoguer : l’aisance dans la communication, l’utilisation pertinente des notes, la valorisation de votre culture générale sont des critères importants. En outre, l’emploi d’un lexique précis, d’une langue correcte, et la connaissance du vocabulaire de l’analyse littéraire, constituent des critères importants de l’évaluation orale. Personnellement, quand je fais passer l’oral du Bac, j’apprécie particulièrement qu’un(e) candidat(e) défende son point de vue sur une problématique de lecture, à la condition que ce point de vue soit fondé bien entendu! Je vous conseille en outre d’être très attentif aux questions posées : certains candidats par exemple n’écoutent pas bien les questions, ce qui les conduit à répondre de façon erronée ou allusive. Rappelez-vous aussi que la nervosité ne sert à rien : mieux vous aurez préparé l’épreuve, plus vous devriez être calme. Enfin, soyez toujours « positif » : ne critiquez pas les textes, encore moins les choix de votre professeur. Lors de la session 2008, un candidat m’a dit : « Notre prof, elle est un peu bizarre : ce texte est ultra ch… » Sans commentaire !

Pour l’entraînement…

Pensez à travailler dans 2 directions :

  1. tout d’abord, entraînez-vous à 2 ou 3 par exemple. Interrogez-vous à tour de rôle dans les conditions de l’examen (20 à 25 minutes de préparation et le même temps d’entretien : 2 camarades interrogeant afin de varier l’axe des questions). Utilisez le barème de notation ci-dessous pour vous auto-évaluer !

  2. De plus, essayez d’élargir vos connaissances sur les courants littéraires et les contextes historiques ou culturels afin de pouvoir enrichir vos analyses.

 

Exemple de barème d’évaluation

(source : Académie de Rouen. Cliquez ici pour accéder  à la page).

Exposé : 10 points

 

Critères

Explication

Barème

Expression et

communication

•  Lecture correcte et expressive•  Correction de la langue•  Engagement, conviction

3 points

Réflexion et analyse

(pertinence)

•  Compréhension du texte•  Élaboration d’un projet de lecture en réponse à la question posée•  Validité des références au texte en relation au projet

5 points

Connaissances

•  Contextualisation•  Utilisation du vocabulaire relatif aux objets d’étude et aux perspectives•  L’utilisation pertinente du vocabulaire de l’analyse littéraire est valorisée

2 points

 

Entretien : 10 points

 

Critères

Explication

Barème

Expression et

Communication

•  Aptitude au dialogue : prise en compte de la parole d’autrui et volonté d’entrer dans le dialogue•  Engagement, conviction•  Maîtrise de soi et de son langage 

3 points

Réflexion et analyse

(pertinence)

•  Compréhension des questions posées•  Aptitude à justifier les réponses et à se référer aux documents pour les illustrer

3 points

Connaissances

•  Références aux contenus du descriptif (lectures cursives, activités de classe, etc.)•  Connaissance de l’objet ou des objets d’étude et des perspectives

4 points

EAF… Tout sur l'épreuve orale au Bac…

Voir aussi cet article : Oral du Bac, les questions les plus fréquemment posées.
 

Prérequis

Commencez à planifier vos révisions… et lisez impérativement cet article qui fait le point sur l’oral. Pour vous préparer à l’épreuve, j’insiste sur l’absolue nécessité de vous constituer des fiches de synthèse sur :
  1. les objets d’étude (par exemple, la poésie) ;
  2. les mouvements littéraires et culturels abordés ;
  3. les textes étudiés.

Concernant les fiches sur les textes, vous pouvez d’abord noter quelques points essentiels sur l’auteur (époque, mouvement, œuvres principales), le texte et le contexte (contextualisation, problématisation). Mentionnez évidemment les axes principaux en détaillant si besoin les aspects les plus importants ou les plus difficiles. N’oubliez pas d’accorder une grande importance à l’analyse textuelle GLOBALE : vos remarques de détail sont évidemment essentielles mais elles n’ont d’intérêt que si elles permettent à votre lecteur ou à votre auditeur de saisir le sens global du texte (de même que le texte doit être rattaché à l’œuvre, l’œuvre au mouvement, le mouvement à l’époque. Il faut toujours aller du particulier au général, du concret à l’abstrait).

  La préparation à l’oral dure 30 minutes le jour de l’épreuve. Votre exposé sur le texte doit durer 10 minutes environ. Il sera suivi d’un entretien de 10 minutes qui fera le point sur vos connaissances et l’ensemble des activités que vous aurez menées. Il pourra parfois être élargi à des questionnements plus larges de culture générale.

L’exposé…

La première partie de l’épreuve orale est consacrée à la lecture analytique d’un texte. Les instructions officielles indiquent nettement l’esprit de cet exercice : il s’agit en 10 minutes environ d’explorer de façon organisée un texte en répondant à une problématique précisée au départ. Cette épreuve vise pour l’examinateur à s’assurer de la bonne compréhension du texte, de la culture littéraire, de l’aptitude à construire la réflexion, en privilégiant des outils spécifiques de stylistique, d’expression et de communication.

Le travail de préparation…

Quand vous allez préparer votre exposé, ayez toujours à l’esprit que la lecture analytique est un processus de construction du sens : elle correspond au travail d’approche que vous pourriez faire pour un commentaire littéraire.

Avant toute chose, il convient donc d’avoir à l’esprit plusieurs éléments :

  • en premier lieu, n’oubliez pas que tout texte est le résultat d’un acte d’énonciation par un auteur donné, à un moment donné, en un lieu donné. Ces différents paramètres définissent un cadre essentiel pour l’explication : c’est la position de l’énonciateur vis-à-vis d’un « contexte » : ce contexte est essentiel pour comprendre le cadre culturel et social qui entoure le texte à étudier.
  • Vous devez y ajouter 2 éléments : à qui est destiné le texte? et quelle est l’intention de l’auteur? Ces différentes observations doivent vous amener à répondre aux questions suivantes : Quelle est l’idée directrice du texte? Quels sont les moyens essentiels utilisés pour servir cette idée?

Cette première approche globale du texte va vous conduire à la deuxième étape : la lecture détaillée.

La lecture détaillée est essentielle. C’est elle qui vous permettra de proposer une observation précise par diverses approches afin de dégager les centres d’intérêt du texte. Soyez attentif tout d’abord à l’organisation du texte (sa structuration thématique), aux mots clés : l’analyse des réseaux lexicaux et thématiques permet bien souvent de guider l’analyse pour la définition des axes de lecture. Mais vous devrez privilégier par ailleurs d’autres outils d’analyse : les registres de langue, l’emploi des temps, l’étude des figures de style, des connotations, etc.

La « positive » attitude !

La connaissance du cours ne suffit pas… Si votre connaissance du cours est évidemment essentielle, vous réussirez exam.1232268815.jpgd’autant mieux cette épreuve que vous adopterez face à l’examinateur une attitude positive, si vous êtes convaincant (et convaincu !). Comment voulez-vous qu’on croie en vous si vous apparaissez penaud, peu sûr, vaincu d’avance? Votre réussite dépend de votre motivation et de votre implication : ce sont vos réactions personnelles de lecteur, votre sensibilité face au texte, votre intérêt et votre motivation qui prouveront que vous possédez les aptitudes pour atteindre les objectifs fixés par l’épreuve. C’est un détail, mais il est essentiel : tenez-vous droit et ne soyez pas nonchalant, avachi sur la table! Votre but, c’est de faire valoir votre culture et votre personnalité. N’importe quel examinateur (moi le premier!) serait agacé par l’attitude désinvolte ou relâché(e) d’un candidat.

Le déroulement de l’exposé

  • L’introduction

Contextualisation : dans votre introduction, vous devez d’abord situer brièvement le passage en portant votre attention sur les éléments qui permettent de le contextualiser dans l’œuvre ou dans le mouvement culturel.

Problématisation : puis vous en présentez brièvement le sujet (c’est-à-dire le problème posé qui correspond souvent à l’idée directrice). Votre problématique doit donc rendre compte de l’essentiel du texte, c’est-à-dire votre hypothèse de lecture que vous allez vérifier tout au long de votre exposé. La présentation doit aussi situer le texte ou le passage (par rapport à l’œuvre), de manière à permettre à l’examinateur de suivre l’explication en lui fournissant tous les éléments qui ne figurent pas dans le texte et sont nécessaires à sa compréhension. Elle doit en même temps être concise : inutile de tout dire : n’oubliez pas qu’on évalue l’aptitude de l’élève à sélectionner dans ses connaissances les éléments pertinents et à hiérarchiser les informations (aptitude à l’esprit de synthèse).

L’annonce du plan : annoncez le plus clairement votre plan : axes d’étude ou plan du texte dans le cas d’une étude linéaire : pensez à bien poser vos axes de lecture. Evitez les formules du style : « Nous verrons l’apparition de thèmes », « d’abord, je dirai…, puis je dirai ensuite… » particulièrement lourdes

  • La lecture du texte

Puis vous lisez le texte en y mettant de l’enthousiasme : adoptez par exemple un timbre de voix vivant. Si vous avez une voix monocorde et plutôt faible, efforcez-vous de corriger ces défauts. Votre lecture en effet doit à la fois être expressive et posée. Elle vise à montrer que le texte est compris : le ton que vous employez est important dans l’évaluation que l’on fait de votre lecture. N’oubliez pas de marquer des pauses. Elles sont importantes non seulement pour mettre en valeur les mots porteurs de sens, mais aussi afin de déstresser le jour de l’examen (vous reprenez votre respiration pendant les pauses). Dernière remarque : en poésie, le respect de la versification est bien entendu déterminant.

  • Le développement

Vous devrez proposer des pistes d’étude à la fois pertinentes (permettant de commenter l’essentiel de ce qui fait l’intérêt du texte, et distinctes (attention aux redites). Pensez à distinguer les éléments essentiels des idées secondaires, qui ne servent qu’à mettre en valeur les points importants, en les illustrant. Annoncez au fur et à mesure les phases d’exploration que vous allez conduire. Pensez à mettre en avant les transitions permettant de suivre le fil de l’exposé. Après chaque analyse, tirez un bref bilan (déduction) avant de poursuivre votre exploration du texte.

Le fond et la forme : l’explication du texte doit associer (sans les dissocier surtout) l’étude du style (remarques précises et variées avec maîtrise des notions et des termes spécifiques) et du sens afin de permettre un repérage et une interprétation efficaces. Ne séparez jamais le fond de la forme : de fait, la forme elle-même contribue au sens. Pour y parvenir, le candidat doit ainsi mettre en œuvre des savoir-faire et utiliser des outils propres à l’examen d’un texte court : c’est également sur la pertinence de leur choix et la qualité de leur utilisation qu’il sera jugé (remarques placées au bon endroit, remarques en cohérence avec l’axe annoncé, remarques ordonnées (progression).

L’examinateur s’assurera par exemple que le candidat va à l’essentiel pour exprimer ce qui fait à ses yeux l’intérêt du passage en s’appuyant sur des sources pertinentes. Vos différentes remarques sur le texte doivent être fondées sur des références précises : quand vous citez le texte, n’oubliez pas de justifier toujours le lien entre l’affirmation que vous proposez et la citation retenue.

Enfin, rappelez-vous que l’examinateur note la manière dont vous serez capable de structurer et d’orienter vos remarques en fonction des conclusions partielles et de la conclusion générale à laquelle vous voulez aboutir : c’est le parcours analytique. La question que se pose un examinateur est celle-ci : un candidat est-il apte à passer du stade de l’observation de détail à celui de l’interprétation en fonction de perspectives plus larges, plus abstraites par exemple ?

  • La conclusion

Pensez à rappeler brièvement vos axes d’étude et proposez un bilan global permettant d’élargir la problématique étudiée vers un point de vue qui englobe le texte et dépasse le cadre de celui-ci. Vous pouvez par exemple élargir au groupement de textes dans votre conclusion, au mouvement culturel, à une autre œuvre étudiée, etc.

L’entretien…

C’est l’occasion par excellence de prouver que vous avez le « physique de l’emploi ». Cherchez à mettre en avant votre capacité à dialoguer : l’aisance dans la communication, l’utilisation pertinente des notes, la valorisation de votre culture générale sont des critères importants. En outre, l’emploi d’un lexique précis, d’une langue correcte, et la connaissance du vocabulaire de l’analyse littéraire, constituent des critères importants de l’évaluation orale. Personnellement, quand je fais passer l’oral du Bac, j’apprécie particulièrement qu’un(e) candidat(e) défende son point de vue sur une problématique de lecture, à la condition que ce point de vue soit fondé bien entendu! Je vous conseille en outre d’être très attentif aux questions posées : certains candidats par exemple n’écoutent pas bien les questions, ce qui les conduit à répondre de façon erronée ou allusive. Rappelez-vous aussi que la nervosité ne sert à rien : mieux vous aurez préparé l’épreuve, plus vous devriez être calme. Enfin, soyez toujours « positif » : ne critiquez pas les textes, encore moins les choix de votre professeur. Lors de la session 2008, un candidat m’a dit : « Notre prof, elle est un peu bizarre : ce texte est ultra ch… » Sans commentaire !

Pour l’entraînement…

Pensez à travailler dans 2 directions :

  1. tout d’abord, entraînez-vous à 2 ou 3 par exemple. Interrogez-vous à tour de rôle dans les conditions de l’examen (20 à 25 minutes de préparation et le même temps d’entretien : 2 camarades interrogeant afin de varier l’axe des questions). Utilisez le barème de notation ci-dessous pour vous auto-évaluer !

  2. De plus, essayez d’élargir vos connaissances sur les courants littéraires et les contextes historiques ou culturels afin de pouvoir enrichir vos analyses.

 

Exemple de barème d’évaluation

(source : Académie de Rouen. Cliquez ici pour accéder  à la page).

Exposé : 10 points

 

Critères

Explication

Barème

Expression et

communication

•  Lecture correcte et expressive•  Correction de la langue•  Engagement, conviction

3 points

Réflexion et analyse

(pertinence)

•  Compréhension du texte•  Élaboration d’un projet de lecture en réponse à la question posée•  Validité des références au texte en relation au projet

5 points

Connaissances

•  Contextualisation•  Utilisation du vocabulaire relatif aux objets d’étude et aux perspectives•  L’utilisation pertinente du vocabulaire de l’analyse littéraire est valorisée

2 points

 

Entretien : 10 points

 

Critères

Explication

Barème

Expression et

Communication

•  Aptitude au dialogue : prise en compte de la parole d’autrui et volonté d’entrer dans le dialogue•  Engagement, conviction•  Maîtrise de soi et de son langage 

3 points

Réflexion et analyse

(pertinence)

•  Compréhension des questions posées•  Aptitude à justifier les réponses et à se référer aux documents pour les illustrer

3 points

Connaissances

•  Références aux contenus du descriptif (lectures cursives, activités de classe, etc.)•  Connaissance de l’objet ou des objets d’étude et des perspectives

4 points

Concours d'expression orale… Entraînement n°1

Le déroulement de l’épreuve…

Dans moins d’un mois (*) vous aurez affronté la demi-finale! Il s’agit donc de ne pas tarder et de vous entraîner dès maintenant. Le jour de l’épreuve, vous aurez le choix entre 4 sujets imposés. Après avoir pris connaissance des sujets, vous n’en retiendrez qu’un seul, que vous préparerez sur place en 30 minutes exactement. Les sujets proposés portent sur des questions de culture générale (Économie et Société, littérature et philosophie, sciences et techniques, et pour la demi-finale des sujets « inclassables », faisant davantage appel à vos capacités d’originalité).

Huit exemples de sujets inédits (dans l’esprit du Concours) :
  • Histoire et société : 1) Réussir sa vie, c’est être riche de… 2) La mondialisation : chance ou péril?
  • Littérature et Philosophie : 1) C’est quoi, être libre? 2) Quel est l’avantage d’apprendre le Français dans le monde contemporain?
  • Sciences et Techniques : 1) Les robots « humanoïdes » sont de plus en plus répandus dans le monde : faut-il en avoir peur? 2) Comment se dérouleront les cours au Lycée en 2050?
  • Sujets « atypiques » : 1) Pourquoi est-ce blanc plutôt que noir? 2) C’est quoi un « po-aime »?

Votre prestation doit durer 5 minutes au moins ! Le jury attend évidemment des exposés argumentés et réfléchis, ce qui n’empêche nullement l’improvisation : mettez-vous en scène, interpellez votre public un peu comme un acteur « qui fait son numéro »! Pourquoi pas du Slam si vous en avez le talent? Rien n’est pire qu’un exposé lu de façon monocorde : surprenez le jury!

Comprendre le barème d’évaluation :
  1. L’art oratoire et l’éloquence (10 points);
  2. La rhétorique : l’art du « discours », la qualité de vos arguments et de vos exemples (10 points).
  1. L’art oratoire touche à « l’art de bien parler ». Un orateur persuasif est celui qui sait s’exprimer avec aisance et clarté, moduler le son de sa voix afin d’éviter la monotonie par exemple. La capacité d’émouvoir, de persuader par la parole sont donc essentielles. Au niveau de l’évaluation, la diction est fondamentale puisque vous devez persuader d’abord par la parole! Ne négligez surtout pas le travail sur la langue : c’est ce qu’on appelle l’élocution, c’est-à-dire le choix du style. Par exemple, l’emploi de figures de rhétorique semble tout indiqué : métaphores, comparaisons, interpellation de votre auditoire, interrogations oratoires, etc.
  2. La rhétorique, c’est l’art du discours. Vous avez toutes et tous déjà travaillé sur l’écrit d’invention : cela va vous servir pour le concours ! L’invention, au sens étymologique (du latin « inventio ») est la capacité de savoir construire un projet, c’est-à-dire de convaincre en organisant votre propos. Vous serez donc noté sur la manière dont vous avez disposé vos idées, structuré votre parcours argumentatif. Pensez à utiliser les procédés propres au discours (choix des arguments, des exemples, des techniques de persuasion, techniques d’amplification, voire de dramatisation) en rapport avec le sujet.

L’entraînement…
Commencez d’ores et déjà à vous entraîner sur les quelques sujets proposés ici. Accordez-vous 15 à 20 minutes de préparation et lancez-vous, sans lire vos notes (vous pouvez même vous entraîner dans les transports en commun pour la recherche des arguments) : essayez de trouver des idées créatives, originales, et faites si possible votre exposé devant d’autres personnes : des copains ou des copines, la famille, etc. afin de vous confronter à un public. Si vous êtes seul chez vous, mettez-vous devant une glace et parlez HAUT et FORT en vous regardant : c’est un excellent exercice souvent pratiqué dans les écoles de Communication. N’oubliez pas d’introduire votre discours par une introduction susceptible d’attirer l’attention de l’audience : l’accroche (ou amorce) est importante car elle va amener le sujet de manière originale, inattendue. N’oubliez pas non plus pour votre développement qu’on vous évaluera sur votre capacité à produire un texte original, et non à vous contenter de commenter une citation ou une expression. Sachez trouver le ton, les mots qui conviennent : évitez absolument l’interchangeable, le « prêt-à-porter » linguistique. Quant à votre conclusion, elle devra être percutante. Ne vous contentez pas de résumer vos arguments, privilégiez l’effet de « chute »!

Rappel : Réunion d’information pour les élèves inscrits : le mardi 20 janvier 2009 à 14h30 à l’amphithéâtre (*).
Les demi-finales auront lieu en février : Pour les classes de Première (*) : mardi 3 février (de 13h30 à 17h30). Pour les classes de Seconde (*) : mardi 10 février, le matin (à partir de 10 heures) ET l’après-midi. La finale aura lieu le mardi 10 mars (*) le matin et l’après-midi.

___________

(*) Les dates et horaires sont donnés à titre indicatif, sous réserve d’erreurs typographiques ou de modifications ultérieures.

Concours d’expression orale… Entraînement n°1

Le déroulement de l’épreuve…

Dans moins d’un mois (*) vous aurez affronté la demi-finale! Il s’agit donc de ne pas tarder et de vous entraîner dès maintenant. Le jour de l’épreuve, vous aurez le choix entre 4 sujets imposés. Après avoir pris connaissance des sujets, vous n’en retiendrez qu’un seul, que vous préparerez sur place en 30 minutes exactement. Les sujets proposés portent sur des questions de culture générale (Économie et Société, littérature et philosophie, sciences et techniques, et pour la demi-finale des sujets « inclassables », faisant davantage appel à vos capacités d’originalité).

Huit exemples de sujets inédits (dans l’esprit du Concours) :
  • Histoire et société : 1) Réussir sa vie, c’est être riche de… 2) La mondialisation : chance ou péril?
  • Littérature et Philosophie : 1) C’est quoi, être libre? 2) Quel est l’avantage d’apprendre le Français dans le monde contemporain?
  • Sciences et Techniques : 1) Les robots « humanoïdes » sont de plus en plus répandus dans le monde : faut-il en avoir peur? 2) Comment se dérouleront les cours au Lycée en 2050?
  • Sujets « atypiques » : 1) Pourquoi est-ce blanc plutôt que noir? 2) C’est quoi un « po-aime »?

Votre prestation doit durer 5 minutes au moins ! Le jury attend évidemment des exposés argumentés et réfléchis, ce qui n’empêche nullement l’improvisation : mettez-vous en scène, interpellez votre public un peu comme un acteur « qui fait son numéro »! Pourquoi pas du Slam si vous en avez le talent? Rien n’est pire qu’un exposé lu de façon monocorde : surprenez le jury!

Comprendre le barème d’évaluation :
  1. L’art oratoire et l’éloquence (10 points);
  2. La rhétorique : l’art du « discours », la qualité de vos arguments et de vos exemples (10 points).
  1. L’art oratoire touche à « l’art de bien parler ». Un orateur persuasif est celui qui sait s’exprimer avec aisance et clarté, moduler le son de sa voix afin d’éviter la monotonie par exemple. La capacité d’émouvoir, de persuader par la parole sont donc essentielles. Au niveau de l’évaluation, la diction est fondamentale puisque vous devez persuader d’abord par la parole! Ne négligez surtout pas le travail sur la langue : c’est ce qu’on appelle l’élocution, c’est-à-dire le choix du style. Par exemple, l’emploi de figures de rhétorique semble tout indiqué : métaphores, comparaisons, interpellation de votre auditoire, interrogations oratoires, etc.
  2. La rhétorique, c’est l’art du discours. Vous avez toutes et tous déjà travaillé sur l’écrit d’invention : cela va vous servir pour le concours ! L’invention, au sens étymologique (du latin « inventio ») est la capacité de savoir construire un projet, c’est-à-dire de convaincre en organisant votre propos. Vous serez donc noté sur la manière dont vous avez disposé vos idées, structuré votre parcours argumentatif. Pensez à utiliser les procédés propres au discours (choix des arguments, des exemples, des techniques de persuasion, techniques d’amplification, voire de dramatisation) en rapport avec le sujet.

L’entraînement…

Commencez d’ores et déjà à vous entraîner sur les quelques sujets proposés ici. Accordez-vous 15 à 20 minutes de préparation et lancez-vous, sans lire vos notes (vous pouvez même vous entraîner dans les transports en commun pour la recherche des arguments) : essayez de trouver des idées créatives, originales, et faites si possible votre exposé devant d’autres personnes : des copains ou des copines, la famille, etc. afin de vous confronter à un public. Si vous êtes seul chez vous, mettez-vous devant une glace et parlez HAUT et FORT en vous regardant : c’est un excellent exercice souvent pratiqué dans les écoles de Communication. N’oubliez pas d’introduire votre discours par une introduction susceptible d’attirer l’attention de l’audience : l’accroche (ou amorce) est importante car elle va amener le sujet de manière originale, inattendue. N’oubliez pas non plus pour votre développement qu’on vous évaluera sur votre capacité à produire un texte original, et non à vous contenter de commenter une citation ou une expression. Sachez trouver le ton, les mots qui conviennent : évitez absolument l’interchangeable, le « prêt-à-porter » linguistique. Quant à votre conclusion, elle devra être percutante. Ne vous contentez pas de résumer vos arguments, privilégiez l’effet de « chute »!

Rappel : Réunion d’information pour les élèves inscrits : le mardi 20 janvier 2009 à 14h30 à l’amphithéâtre (*).
Les demi-finales auront lieu en février : Pour les classes de Première (*) : mardi 3 février (de 13h30 à 17h30). Pour les classes de Seconde (*) : mardi 10 février, le matin (à partir de 10 heures) ET l’après-midi. La finale aura lieu le mardi 10 mars (*) le matin et l’après-midi.

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(*) Les dates et horaires sont donnés à titre indicatif, sous réserve d’erreurs typographiques ou de modifications ultérieures.

Concours d'expression orale… Du nouveau !

  • Réunion d’information pour les élèves inscrits : le mardi 20 janvier 2009 à 14h30 à l’amphithéâtre (*).
  • Le concours 2009 se déroulera au Lycée (CDI) en 2 étapes :
    • Les demi-finales auront lieu en février
      • Pour les classes de Première (*) : mardi 3 février (de 13h30 à 17h30)
      • Pour les classes de Seconde (*) : mardi 10 février, le matin (à partir de 10 heures) ET l’après-midi.
    • La finale aura lieu le mardi 10 mars (*) le matin et l’après-midi.

Retrouvez sur ce site dès le lundi 12 janvier des exemples de questions et deux sujets commentés chaque semaine + des tas de conseils pratiques pour vous préparer au mieux à l’épreuve !

(*) Les dates et horaires sont donnés à titre indicatif, sous réserve d’erreurs typographiques ou de modifications ultérieures.

Concours d’expression orale… Du nouveau !

  • Réunion d’information pour les élèves inscrits : le mardi 20 janvier 2009 à 14h30 à l’amphithéâtre (*).
  • Le concours 2009 se déroulera au Lycée (CDI) en 2 étapes :
    • Les demi-finales auront lieu en février
      • Pour les classes de Première (*) : mardi 3 février (de 13h30 à 17h30)
      • Pour les classes de Seconde (*) : mardi 10 février, le matin (à partir de 10 heures) ET l’après-midi.
    • La finale aura lieu le mardi 10 mars (*) le matin et l’après-midi.

Retrouvez sur ce site dès le lundi 12 janvier des exemples de questions et deux sujets commentés chaque semaine + des tas de conseils pratiques pour vous préparer au mieux à l’épreuve !

(*) Les dates et horaires sont donnés à titre indicatif, sous réserve d’erreurs typographiques ou de modifications ultérieures.