Oral du Bac… Questions fréquemment posées…

Vous êtes nombreuses et nombreux à vous poser un certain nombre de questions quant à l’oral de l’Épreuve Anticipée de Français. Beaucoup de ces interrogations d’ailleurs sont davantage motivées par le stress, que par de réelles difficultés ! Je vais donc reprendre une à une ces questions et tenter d’y répondre simplement.

Voyez aussi le tutoriel EAF : « Tout sur l’Oral : exposé et entretien« 

FAQ… L’oral du Bac

 
Question. — Quels documents dois-je emporter avec moi le jour de l’oral ?
Réponse. — Vous emportez avec vous :
  1. votre convocation
  2. une pièce OFFICIELLE prouvant votre identité (CNI, Passeport, titre de séjour, etc.)
  3. votre LISTE D’ORAL
  4. les lectures analytiques présentées pour l’oral (qui figurent en annexe sur votre liste, et dont l’examinateur a une copie).
  5. les œuvres intégrales (Candide et L’Étranger)
  6. des stylos, des surligneurs, telephone.1244988302.jpgainsi qu’une MONTRE (ou un réveil, un minuteur, etc.). ATTENTION : vous n’avez PAS le droit de sortir votre téléphone portable même pour voir l’heure ! Pensez à l’éteindre complètement et à le ranger dans vos affaires dès que vous rentrez dans la salle d’examen. S’il venait à sonner ou à vibrer, cela pourrait être interprété comme une tentative de tricherie, et vous pénaliser lourdement.
Question. — J’ai oublié un document officiel (pièce d’identité, convocation, etc.)
Réponse. — Si vous êtes en avance, allez IMMÉDIATEMENT AU SECRÉTARIAT DU BAC afin de faire régulariser votre situation (on pourra être amené à vous demander de repasser dans la journée avec les documents manquants pour vérification). Si vous arrivez juste à temps pour l’épreuve, signalez le problème à l’examinateur : dans la plupart des cas, il vous fera passer l’oral et vous demandera de régulariser dans la journée votre situation auprès du secrétariat d’examen. Il pourra également vous demander de lui présenter en main propre vos justificatifs. Cela dit, je vous conseille de ne RIEN oublier : cela fait toujours mauvaise impression.
 
Question. — Est-il vrai que je dois avoir en double exemplaire l’ensemble de mes textes ?
Réponse. — Oui. Pour les groupements, vous n’avez pas à vous inquiéter : l’examinateur aura déjà un exemplaire des textes que vous présentez puisqu’ils sont joints à sa liste d’oral. Concernant les œuvres intégrales, essayez si vous le pouvez de vous arranger avec un(e) camarade afin d’avoir deux livres avec vous. Si ce n’est pas possible, dites-le simplement et poliment à l’examinateur (vous ne pouvez PAS être pénalisé(e) de toute façon dans le cas où vous n’auriez pas un double de l’œuvre avec vous).
 
Question. — Mes textes comportent des annotations. Que dois-je faire ?
Réponse. — Vous devez dans la mesure du possible les effacer. Mais tout dépend de la nature de ces annotations. Souligner un mot dans un texte, noter le sens d’un terme ou d’une expression difficile est tout à fait toléré (les manuels et les œuvres intégrales le font bien) mais de là à rédiger une lecture analytique sur la page… Dans le doute, le mieux est de montrer votre texte à l’examinateur AVANT de commencer la préparation afin d’éviter tout malentendu.
 
Question. — Ai-je le droit de conserver avec moi pendant les 30 minutes de préparation et pendant l’épreuve mon descriptif ?
Réponse. — Oui bien entendu. N’hésitez pas au contraire à vous en servir, afin de montrer à l’examinateur que vous pratiquez avec aisance l’intertextualité.
 
Question. — Suis-je tenu(e) d’emporter avec moi mes lectures cursives ?
Réponse. — Uniquement si vous le souhaitez ; mais vous n’avez PAS à en disposer matériellement le jour de l’épreuve.
Question. — Concernant les œuvres intégrales, peut-on m’interroger sur un passage qui n’a pas été étudié en lecture analytique ?
Réponse. — Tout à fait : c’est la différence avec les groupements de textes. Mais dans ce cas, l’examinateur n’aura pas les mêmes attentes, et il sera sans doute plus compréhensif.
 
Question. — Est-ce l’examinateur qui doit me demander de lire ?
Réponse. — Normalement non ! Vous devez y penser. Dans le cas d’un oubli, l’examinateur vous le rappellera très certainement (mais il n’y est pas obligé cependant). Le mieux est donc d’y penser. Le plus simple est de procéder à la lecture après l’introduction.
Question. — Comment se déroule l’épreuve ?
Réponse. — En principe, vous connaissez parfaitement le déroulement de l’épreuve. Cela a été largement commenté en classe (en outre, un article avait été consacré à la question). Pour relire les conseils sur la préparation de l’épreuve, le déroulement de l’exposé, l’entretien, cliquez sur les liens hypertexte. Vous pouvez également consulter un exemple de barème d’évaluation afin de mieux comprendre de quelle façon vous allez être noté(e).
Question. — Mon exposé dure moins de 10 minutes. Est-ce grave ?
Réponse. — Un exposé de 8 à 9 minutes est acceptable. En revanche, s’il ne devait durer que 4 ou 5 minutes, vous seriez fortement pénalisé(e) et vous n’obtiendriez pas la moyenne pour cette première partie de l’épreuve. Bien souvent, un élève qui a appris son cours mais qui termine trop vite lit ses notes à toute vitesse, oublie de développer, de citer le texte, de commenter les citations, etc. Pensez à marquer des pauses, à justifier vos remarques en vous référant au texte, ou à d’autres passages (ou d’autres œuvres). Exploitez l’intertextualité afin d’approfondir vos remarques, rappelez les définitions importantes, etc. Attention : l’examinateur n’est PAS tenu de prolonger un exposé qui n’aurait duré que 3 ou 4 minutes. Si vous restez court et que vous n’avez plus rien à dire, il peut très bien passer directement à l’entretien… Donc utilisez si possible la totalité du temps de parole qui vous est accordé.
Question. — J’ai fait l’impasse sur un texte et j’ai l’impression de n’avoir rien à dire…
Réponse. — La pire des choses est de paniquer ou de s’avouer vaincu(e). Essayez au contraire de voir ce qui dans vos connaissances peut être utilisé pour aborder intelligemment le texte. Dans le cas d’une œuvre intégrale par exemple, vous gagnerez à exploiter votre culture sur l’auteur et sur d’autres passsages de l’œuvre et à les mettre en perspective avec l’extrait que vous devez analyser. Cela ne présente pas de grande difficulté (à la condition d’avoir lu l’ouvrage certes). Concernant un texte issu d’un groupement, essayez de situer le passage par rapport à un cadre connu (un mouvement littéraire par exemple, un groupe d’écrivains, un genre, un registre, etc.). Vous devez aussi essayer de confronter le texte avec d’autres extraits que vous connaissez mieux. Le tout est de savoir mobiliser vos connaissances et de valoriser votre culture générale auprès de l’examinateur.
Question. — Le plan est-il très important à l’oral ?
Réponse. — Oui le plan est déterminant. Un problème qui se pose souvent aux candidat(e)s tient à l’organisation de l’exposé oral.  Avec le stress, et en cherchant à « ne pas réciter son cours », on fait moins attention à structurer le plan, de là certains exposés qui partent dans tous les sens, sans suivre une logique de progression. Dès qu’on vous aura indiqué votre problématique, si vous hésitez sur la marche à suivre, je vous conseille de vous poser les questions suivantes : “Qu’est-ce que je veux prouver exactement ?”, “D’où est-ce que je vais partir… Pour parvenir où ?” Veillez à structurer votre parcours analytique ou argumentatif : oral ne veut pas dire désordre, bien au contraire ! Choisissez une idée directrice en fonction de la problématique posée, c’est-à-dire le thème central à partir duquel vous organiserez votre démonstration. Evitez de trop multiplier les questionnements, qui risquent de faire perdre de vue le principe d’organisation logique de votre exposé et la question qu’on vous aura posée. Pensez par ailleurs aux transitions quand vous enchaînez les idées ou les axes entre eux. Concernant les citations, elles sont toujours utiles dans un exposé, à la condition de les choisir à bon escient et de ne pas les multiplier, afin d’éviter la lourdeur encyclopédique.
 
Question. — Comnent introduire mon exposé ?
Réponse. — Tout d’abord, n’oubliez pas que dans un exposé de 8 à 10 minutes, la première minute est déterminante. Dès votre introduction (qui doit être brève : 1 minute maximum), soignez l’amorce : beaucoup de candidats arrivent devant l’examinateur en soupirant et commencent par des mots qui en disent long sur leur motivation : « Bon alors, je vais vous parler de… ». C’est non seulement maladroit syntaxiquement, mais peu engageant. Si vous hésitez, privilégiez une approche neutre et courtoise : « Le texte que je vais vous présenter est un(e) [précisez le genre et le type : par exemple, « un poème argumentatif »] intitulé [titre, sous-titre] rédigé en… [pensez à contextualiser le texte en le situant par rapport à votre groupement ou à l’œuvre intégrale, et bien sûr relativement à un contexte : historique, culturel, social] par [présentez de manière très succincte l’auteur en mettant en valeur UNIQUEMENT ce qui permet, dans sa biographie ou sa bibliographie, de comprendre le passage]. Enfin problématisez l’extrait en veillant à rattacher l’idée générale du texte au questionnement choisi par l’examinateur et annoncez votre PLAN le plus clairement possible. Cliquez ici pour obtenir davantage d’informations sur l’introduction.
Question. — L’absence de conclusion est-elle pénalisante ?
Réponse. — C’est certain. D’expérience, j’ai constaté que de nombreux candidats avaient tendance à bâcler leur conclusion, sans doute par stress, émotion ou désir d’en finir ? Toujours est-il que c’est le meilleur moyen d’abaisser votre note. La conclusion se prépare dès l’élaboration du plan : elle ne consiste surtout pas à résumer le développement, ni à reproduire le plan annoncé : essayez de reformuler les idées en mettant en valeur l’évolution de votre pensée, et en élargissant si possible à un questionnement plus général privilégiant l’intertextualité.
Question. — Lors de l’entretien, l’examinateur me pose une question dont je ne comprends pas bien le sens. Que dois-je faire ?
Réponse. — Vous pouvez prier poliment l’examinateur de reformuler sa question. Mais attention cependant : il ne le fera en général qu’une ou deux fois, et cela vous desservirait évidemment si vous abusiez de cette bienveillance.
Question. — Je stresse beaucoup à l’approche de l’oral. Y a-t-il des solutions ?
Réponse. — Entraînez-vous avec… une glace et un MP3 ! Voici un excellent exercice à faire chez vous qui vous permettra de vérifier que vous maîtrisez votre voix et votre respiration lors de la prise de parole : L’exercice que je vous propose consiste à vous entraîner sur un sujet (avec une problématique) pendant 30 minutes comme à l’oral du Bac. Si vous n’avez pas trop de connaissances sur votre cours, aidez-vous de vos notes : à ce stade, ce n’est pas grave. Puis, essayez en vous regardant obligatoirement devant une glace de faire votre exposé en parlant à voix haute come si vous étiez devant l’examinateur (donc en regardant le moins possible votre support et en vous fixant le plus possible dans la glace). Si vous le pouvez, enregistrez-vous avec un MP3 et écoutez ce que ça donne afin de corriger les petits problèmes (placement de la voix par exemple, répétitions de « euh », « alors », « voilà », « donc », etc.). 
Mon conseil…
Dans chacune des séquences, arrangez-vous pour maîtriser particulièrement bien un texte, ou un aspect important d’une œuvre, d’une thématique, d’un mouvement littéraire, afin de pouvoir orienter l’entretien (qui est toujours ouvert et dialogué) vers des aspects que vous connaissez parfaitement et qui sont de nature à influencer positivement l’examinateur dans l’appréciation qu’il portera sur votre culture générale. Rien n’est pire qu’entendre un candidat à qui l’on demande quel texte ou quel auteur il a préféré dans l’année et pourquoi, répondre par des banalités, ou de la paraphrase. Montrez au contraire votre curiosité intellectuelle. N’hésitez pas à dépasser si vous le pouvez le cadre de la liste d’oral en faisant état de recherches personnelles : c’est toujours très apprécié.
 
Voyez aussi le tutoriel EAF : « Tout sur l’Oral : exposé et entretien« 

Publié par

brunorigolt

Bruno Rigolt Docteur es Lettres et Sciences Humaines Prix de Thèse de la Chancellerie des Universités de Paris Professeur de Lettres Modernes et de Culture générale au Lycée en Forêt (Montargis, France).