Recrutement… Grandes Écoles… Classes Prépa… BTS… C'est la culture générale qui fait la différence !

Cela paraît évident… Comment départager des candidats qui ont la même formation, le même diplôme, les mêmes mentions, si ce n’est par la culture générale? Or en voyant travailler les élèves ou les étudiants, il apparaît qu’une majorité d’entre eux ne comprend pas bien le parti qu’ils pourraient tirer d’une meilleure exploitation de leur culture générale. Voici quelques conseils pour vous aider à surmonter cette difficulté…

Lancement d’une nouvelle rubrique : « Objectif Culture générale »

Vous savez ce qu’on appelle en Français l’intertextualité : c’est la mise en relation des textes entre eux. Or, c’est la même démarche qui doit présider dans votre méthode d’apprentissage. Privilégiez l’interculturalité, c’est-à-dire la confrontation des savoirs et des pratiques culturelles. einstein.1229260469.jpgC’est la raison pour laquelle je lance à partir d’aujourd’hui une nouvelle rubrique : « Objectif Culture générale » : chaque semaine, j’aborderai un sujet mettant en valeur la transdisciplinarité dans la littérature et permettant d’aborder une problématique selon plusieurs points de vue. Prenez par exemple le nouvel article de la rubrique Objectif Culture générale (« Le chien de Pavlov« ) : le problème est envisagé selon différents angles : psychologique, sociologique, comportementaliste, littéraire, politique, éthique… C’est cette mise en relation de points de vue différents qui permet de mieux comprendre la complexité d’un problème.

Les guides de culture générale…

Je ne saurais trop vous conseiller par ailleurs d’acquérir dès la classe de Première un guide de culture générale. C’est fortement recommandé pour les étudiants, et indispensable si vous envisagez une classe Prépa ou une Grande école. N’attendez pas : comme vous le savez maintenant si vous lisez régulièrement les articles de ce manuel électronique, plus vous anticipez et plus vous avez de chances de réussir. Cela commence par lire dès maintenant les sujets proposés aux concours : cela vous permettra d’orienter votre travail selon une logique de réussite précise. N’oubliez pas que si vous attendez de passer le concours pour travailler votre culture générale, ce sera malheureusement trop tard : vous aurez pris des habitudes qui ne vous permettront pas de vous adapter à de nouvelles méthodes, et vous ne parviendrez pas à franchir l’écueil des sélections. En commençant tôt en revanche, vous n’aurez aucun mal à maîtriser l’interdisciplinarité qui est à la base de tous les gands concours de recrutement et des examens de haut niveau.

Recrutement… Grandes Écoles… Classes Prépa… BTS… C’est la culture générale qui fait la différence !

Cela paraît évident… Comment départager des candidats qui ont la même formation, le même diplôme, les mêmes mentions, si ce n’est par la culture générale? Or en voyant travailler les élèves ou les étudiants, il apparaît qu’une majorité d’entre eux ne comprend pas bien le parti qu’ils pourraient tirer d’une meilleure exploitation de leur culture générale. Voici quelques conseils pour vous aider à surmonter cette difficulté…

Lancement d’une nouvelle rubrique : « Objectif Culture générale »

Vous savez ce qu’on appelle en Français l’intertextualité : c’est la mise en relation des textes entre eux. Or, c’est la même démarche qui doit présider dans votre méthode d’apprentissage. Privilégiez l’interculturalité, c’est-à-dire la confrontation des savoirs et des pratiques culturelles. einstein.1229260469.jpgC’est la raison pour laquelle je lance à partir d’aujourd’hui une nouvelle rubrique : « Objectif Culture générale » : chaque semaine, j’aborderai un sujet mettant en valeur la transdisciplinarité dans la littérature et permettant d’aborder une problématique selon plusieurs points de vue. Prenez par exemple le nouvel article de la rubrique Objectif Culture générale (« Le chien de Pavlov« ) : le problème est envisagé selon différents angles : psychologique, sociologique, comportementaliste, littéraire, politique, éthique… C’est cette mise en relation de points de vue différents qui permet de mieux comprendre la complexité d’un problème.

Les guides de culture générale…

Je ne saurais trop vous conseiller par ailleurs d’acquérir dès la classe de Première un guide de culture générale. C’est fortement recommandé pour les étudiants, et indispensable si vous envisagez une classe Prépa ou une Grande école. N’attendez pas : comme vous le savez maintenant si vous lisez régulièrement les articles de ce manuel électronique, plus vous anticipez et plus vous avez de chances de réussir. Cela commence par lire dès maintenant les sujets proposés aux concours : cela vous permettra d’orienter votre travail selon une logique de réussite précise. N’oubliez pas que si vous attendez de passer le concours pour travailler votre culture générale, ce sera malheureusement trop tard : vous aurez pris des habitudes qui ne vous permettront pas de vous adapter à de nouvelles méthodes, et vous ne parviendrez pas à franchir l’écueil des sélections. En commençant tôt en revanche, vous n’aurez aucun mal à maîtriser l’interdisciplinarité qui est à la base de tous les gands concours de recrutement et des examens de haut niveau.

OBJECTIF CULTURE GÉNÉRALE… Problématique de la semaine : du "chien de Pavlov" au "Meilleur des mondes" d'Huxley

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Chaque semaine, retrouvez une notion-clé de culture générale, utile au Bachelier comme à l’étudiant de BTS… 

Cette semaine : Du chien de Pavlov au Meilleur des Mondes d’Huxley

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L’expérience de Pavlov

Prenez un savantL\\\\\\\\\'expérience de Pavlov (Ivan Petrovich PAVLOV, 1849-1936), ajoutez un chien, accommodez le tout à la sauce « Soviet », et vous obtenez l’une des plus célèbres expériences de Psychologie. Elle donnera naissance à la « théorie des réflexes conditionnés ».

Explication…

L’expérience la plus connue de Pavlov consistait à présenter de la nourriture à un chien en même temps que retentissait un stimulus (*) quelconque : sonnerie, sifflet, clochette, etc. (oui, tout à fait : un peu comme quand vous sentez l’odeur des frites au même moment que retentit la sonnerie de 12h30!). Que se passait-t-il? La vision de la nourriture déclenchait chez le chien une salivation… Puis au bout d’un certain temps Pavlov fit simplement retentir la sonnerie sans donner de nourriture (imaginez que vous entendez la sonnerie mais vous ne sentez plus l’odeur des frites…) : il constata alors que la seule sonnerie provoquait chez le chien le processus de salivation. Pavlov démontra ainsi qu’il est possible de déclencher, par un processus d’apprentissage répétitif un réflexe « conditionné », qui s’apparente à un « dressage ».

Le conditionnement publicitaire

À la suite de Pavlov, de nombreux chercheurs en psychologie sociale, et plus particulièrement en « comportement du consommateur » étendirent ses recherches à l’homme afin de réfléchir à l’influence du conditionnement publicitaire sur les individus. Cpavlov2.1229244874.jpgomme vous le voyez, on est donc tous plus ou moins « le chien de Pavlov » : les théoriciens de la persuasion publicitaire, en particulier les « Behavioristes » (*) se sont en effet beaucoup servis des travaux de ce savant russe : certains « jingles », les logos, les slogans, etc. déclenchent en nous des réflexes « conditionnés », c’est-à-dire des réponse comportementales associées au stimulus ! tel jingle dans une pub va déclencher de notre part une réponse adaptée, telle musique dans une émission de télé-réalité va provoquer une émotion précise (joie, tristesse, etc.). ! La sonnerie de 17h25 provoque ainsi un irrépressible réflexe de sortie !

« Un incroyable dressage »

Plus fondamentalement, l’écrivain et philosophe René Huyghe s’est interrogé sur le conditionnement dont nous sommes victime dans un texte célèbre (**) : « Notre vie, écrit-il, s’organise autour de sensations élémentaires, sonnerie, feu rouge, ou vert, barre sur un disque coloré, etc., qui, par un incroyable dressage, commandent des actes appropriés. » Selon René Huyghe, de par leur simplification excessive, les slogans publicitaires n’amèneraient plus à réfléchir mais à « réagir » à des signaux.  L’auteur ajoute : « L’exposé de la pensée, parallèlement, perd ses caractères discursifs (***) pour produire des effets plus soudains, plus proches de la sensation ; il vise davantage au concentré pour parvenir à cette forme moderne, le slogan, où la notion incluse, à force de se ramasser, en arrive à imiter l’effet d’un choc sensoriel et son automatisme. La phrase glisse au heurt visuel. Stéréotypée, elle ne demande plus à être comprise, mais seulement reconnue ».

De Pavlov au « Meilleur des Mondes »…

Ainsi, les normes sociales, la culture dominante, la propagande sont d’importants facteurs de conditionnement. Le but de toutemeilleurdesmondes.1229238467.jpg propagande idéologique en effet n’est pas qu’on comprenne les slogans mais qu’on les retienne : c’est la différence entre l’apprentissage et le « dressage », l’éducation et l’endoctrinement, la démocratie et la dictature! Le roman célèbre d’Aldous Huxley, Le Meilleur des mondes, rédigé quelques années avant la mort de Pavlov (en 1931) est une terrible dystopie (****) qui fait réfléchir à la manière dont le conditionnement peut manipuler les individus : dans ce « meilleur des mondes », l’éducation est remplacée par un conditionnement strict selon la place sociale qu’occuperont les enfants dans la hiérarchie sociale. C’est donc bien par antiphrase qu’il faut comprendre Le Meilleur des mondes. Entièrement manipulés, les individus vivent dans un système unifié et totalitaire  qui contrôle entièrement leurs processus mentaux, leurs comportements, jusqu’à leurs loisirs ou leurs goûts : par exemple, personne ne doit aimer les fleurs! Car n’engendrant pas d’activité économique, les fleurs sont inutiles. Ce beau roman, de plus facile à lire, est une réflexion toujours très actuelle sur les dérives possibles des systèmes politiques. Avec 1984 d’Orwell, c’est un classique de la littérature d’anticipation.

(*) Stimulus (pluriel stimuli) : désigne tout ce qui est de nature à entraîner une réaction de la part de l’individu. Les Behavioristes (« behaviour » = comportement en Anglais) ont voulu étudier « scientifiquement » le comportement humain. Selon eux, nos comportements ne seraient que des « réponses » apprises à des stimuli externes. L’apprentissage des normes sociales conditionnerait donc nos comportements selon un schéma « stimulus-réponse ». (**) René Huyghe, Dialogue avec le visible, éd. Flammarion, Paris 1955. (***) Discursif : qui a le caractère de la pensée réfléchie et organisée. (****) Dystopie : le contraire d’une utopie (voir aussi cette page sur Wikipedia).

OBJECTIF CULTURE GÉNÉRALE… Problématique de la semaine : du « chien de Pavlov » au « Meilleur des mondes » d’Huxley

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Chaque semaine, retrouvez une notion-clé de culture générale, utile au Bachelier comme à l’étudiant de BTS… 

Cette semaine : Du chien de Pavlov au Meilleur des Mondes d’Huxley

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L’expérience de Pavlov

Prenez un savantL\\\\\\\\\'expérience de Pavlov (Ivan Petrovich PAVLOV, 1849-1936), ajoutez un chien, accommodez le tout à la sauce « Soviet », et vous obtenez l’une des plus célèbres expériences de Psychologie. Elle donnera naissance à la « théorie des réflexes conditionnés ».

Explication…

L’expérience la plus connue de Pavlov consistait à présenter de la nourriture à un chien en même temps que retentissait un stimulus (*) quelconque : sonnerie, sifflet, clochette, etc. (oui, tout à fait : un peu comme quand vous sentez l’odeur des frites au même moment que retentit la sonnerie de 12h30!). Que se passait-t-il? La vision de la nourriture déclenchait chez le chien une salivation… Puis au bout d’un certain temps Pavlov fit simplement retentir la sonnerie sans donner de nourriture (imaginez que vous entendez la sonnerie mais vous ne sentez plus l’odeur des frites…) : il constata alors que la seule sonnerie provoquait chez le chien le processus de salivation. Pavlov démontra ainsi qu’il est possible de déclencher, par un processus d’apprentissage répétitif un réflexe « conditionné », qui s’apparente à un « dressage ».

Le conditionnement publicitaire

À la suite de Pavlov, de nombreux chercheurs en psychologie sociale, et plus particulièrement en « comportement du consommateur » étendirent ses recherches à l’homme afin de réfléchir à l’influence du conditionnement publicitaire sur les individus. Cpavlov2.1229244874.jpgomme vous le voyez, on est donc tous plus ou moins « le chien de Pavlov » : les théoriciens de la persuasion publicitaire, en particulier les « Behavioristes » (*) se sont en effet beaucoup servis des travaux de ce savant russe : certains « jingles », les logos, les slogans, etc. déclenchent en nous des réflexes « conditionnés », c’est-à-dire des réponse comportementales associées au stimulus ! tel jingle dans une pub va déclencher de notre part une réponse adaptée, telle musique dans une émission de télé-réalité va provoquer une émotion précise (joie, tristesse, etc.). ! La sonnerie de 17h25 provoque ainsi un irrépressible réflexe de sortie !

« Un incroyable dressage »

Plus fondamentalement, l’écrivain et philosophe René Huyghe s’est interrogé sur le conditionnement dont nous sommes victime dans un texte célèbre (**) : « Notre vie, écrit-il, s’organise autour de sensations élémentaires, sonnerie, feu rouge, ou vert, barre sur un disque coloré, etc., qui, par un incroyable dressage, commandent des actes appropriés. » Selon René Huyghe, de par leur simplification excessive, les slogans publicitaires n’amèneraient plus à réfléchir mais à « réagir » à des signaux.  L’auteur ajoute : « L’exposé de la pensée, parallèlement, perd ses caractères discursifs (***) pour produire des effets plus soudains, plus proches de la sensation ; il vise davantage au concentré pour parvenir à cette forme moderne, le slogan, où la notion incluse, à force de se ramasser, en arrive à imiter l’effet d’un choc sensoriel et son automatisme. La phrase glisse au heurt visuel. Stéréotypée, elle ne demande plus à être comprise, mais seulement reconnue ».

De Pavlov au « Meilleur des Mondes »…

Ainsi, les normes sociales, la culture dominante, la propagande sont d’importants facteurs de conditionnement. Le but de toutemeilleurdesmondes.1229238467.jpg propagande idéologique en effet n’est pas qu’on comprenne les slogans mais qu’on les retienne : c’est la différence entre l’apprentissage et le « dressage », l’éducation et l’endoctrinement, la démocratie et la dictature! Le roman célèbre d’Aldous Huxley, Le Meilleur des mondes, rédigé quelques années avant la mort de Pavlov (en 1931) est une terrible dystopie (****) qui fait réfléchir à la manière dont le conditionnement peut manipuler les individus : dans ce « meilleur des mondes », l’éducation est remplacée par un conditionnement strict selon la place sociale qu’occuperont les enfants dans la hiérarchie sociale. C’est donc bien par antiphrase qu’il faut comprendre Le Meilleur des mondes. Entièrement manipulés, les individus vivent dans un système unifié et totalitaire  qui contrôle entièrement leurs processus mentaux, leurs comportements, jusqu’à leurs loisirs ou leurs goûts : par exemple, personne ne doit aimer les fleurs! Car n’engendrant pas d’activité économique, les fleurs sont inutiles. Ce beau roman, de plus facile à lire, est une réflexion toujours très actuelle sur les dérives possibles des systèmes politiques. Avec 1984 d’Orwell, c’est un classique de la littérature d’anticipation.

(*) Stimulus (pluriel stimuli) : désigne tout ce qui est de nature à entraîner une réaction de la part de l’individu. Les Behavioristes (« behaviour » = comportement en Anglais) ont voulu étudier « scientifiquement » le comportement humain. Selon eux, nos comportements ne seraient que des « réponses » apprises à des stimuli externes. L’apprentissage des normes sociales conditionnerait donc nos comportements selon un schéma « stimulus-réponse ». (**) René Huyghe, Dialogue avec le visible, éd. Flammarion, Paris 1955. (***) Discursif : qui a le caractère de la pensée réfléchie et organisée. (****) Dystopie : le contraire d’une utopie (voir aussi cette page sur Wikipedia).