Classe de Seconde 1 Période de formation 1

Lundi 5 septembre 2011 – Samedi 22 octobre 2011

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  • Lundi 5 septembre.

Programme de l’enseignement commun de Français en classe de Seconde (Bulletin officiel spécial n°9 du 30 septembre 2010).

Le cours de Français au Lycée a été conçu pour développer les capacités de réflexion, d’analyse et d’expression écrite et orale qui sont nécessaires pour la formation de la sensibilité, de l’esprit critique et plus largement de la citoyenneté. Il obéit ainsi à une triple finalité :

  1. instruire et socialiser en approfondissant la formation d’une culture,
  2. donner à comprendre et qualifier par des méthodes de pensée et de travail,
  3. viser à une pratique raisonnée de la langue, apte à favoriser sur le plan conceptuel et pratique l’expression et la communication.

– Cette mission suppose tout d’abord « l’acquisition d’une culture littéraire ouverte sur d’autres champs du savoir et sur la société« . L’appropriation de repères « permettant une mise en perspective historique des œuvres littéraires » passe ainsi par une sensibilisation des élèves aux mouvements culturels et esthétiques, aux débats d’idées et aux méthodes qui caractérisent la Littérature et son histoire. Son objectif est de montrer aux élèves la pérennité de l’héritage culturel, et donc le poids des leçons du passé pour mieux appréhender leur quotidien et plus largement le monde contemporain.

– La mise en œuvre du programme passe par « une progression méthodique qui prend appui principalement sur la lecture et l’étude de textes majeurs de notre patrimoine« , permettant par ailleurs un approfondissement de la langue française, dans le prolongement de ce qui a été vu au collège : « il s’agit de consolider et de structurer les connaissances et les compétences acquises, et de les mettre au service de l’expression écrite et orale ainsi que de l’analyse des textes ». L’objectif est ainsi de doter les élèves d’outils linguistiques, méthodologiques et intellectuels nécessaires à la réussite de leur poursuite d’études.

Objets d’étude :
  1. La tragédie et la comédie au XVIIème siècle : le Classicisme
  2. Genres et formes de l’argumentation : XVIIème et XVIIIème siècle
  3. Le roman et la nouvelle au XIXème siècle : Réalisme et Naturalism
  4. La poésie du XIXème au XXème siècle : du Romantisme au Surréalisme

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Section 1 : du Romantisme au Surréalisme

(référence manuel : p. 221-299)

Séquence 1 : des Lumières au Romantisme

  • Mardi 6 septembre.
– Groupes.
Lecture de l’image : Caspar David Friedrich, « Le Voyageur contemplant une mer de nuages »
friedrich4.1244031330.jpg
Notions vues :
– dénotation/connotation
– Romantisme
– Lyrisme
– Mal du siècle
– Culte du moi
  • Pour le samedi 10 septembre, lire la correction de l’analyse d’image proposée, et noter les points éventuels qui mériteraient un éclaircissement, une précision.

  •  Samedi 10 Septembre.

Lecture analytique : Dumarsais, article « Philosophe » : la fonction sociale du philosophe ; la condamnation du moi ; l’éloge du rationalisme.

Le philosophe est une machine humaine comme un autre homme ; mais c’est une machine qui, par sa constitution mécanique, réfléchit sur ses mouvements. Les autres hommes sont déterminés à agir sans sentir ni connaître les causes qui les font mouvoir, sans même songer qu’il y en ait.
Le philosophe, au contraire, démêle les causes autant qu’il est en lui, et souvent même les prévient, et se livre à elles avec connaissance : c’est une horloge qui se monte, pour ainsi dire, quelquefois elle-même. Ainsi il évite les objets qui peuvent lui causer des sentiments qui ne conviennent ni au bien-être, ni à l’être raisonnable, et cherche ceux qui peuvent exciter en lui des affections convenables à l’état où il se trouve. […]
Les autres hommes sont emportés par leurs passions, sans que les actions qu’ils font soient précédées de la réflexion ; ce sont des hommes qui marchent dans les ténèbres, au lieu que le philosophe, dans ses passions même, n’agit qu’après la réflexion ; il marche la nuit, mais il est précédé d’un flambeau.
Le philosophe forme ses principes sur une infinité d’observations particulières ; le peuple adopte le principe sans penser aux observations qui l’ont produit : il croit que la maxime existe, pour ainsi dire, par elle-même ; mais le philosophe prend la maxime dès sa source ; il en examine l’origine, il en connaît la propre valeur, et n’en fait que l’usage qui lui convient
De cette connaissance que les principes ne naissent que des observations particulières, le philosophe en conçoit de l’estime pour la science des faits ; il aime à s’instruire des détails et de tout ce qui ne se devine point. Ainsi il regarde comme une maxime très opposée au progrès des lumières de l’esprit, que de se borner à la seule méditation, et de croire que l’homme ne tire la vérité que de son propre fonds.

 

  • Pour le lundi 12 septembre, préparer au brouillon la lecture analytique de « L’Isolement de Lamartine »(texte distribué en cours, ou accessible ci-dessous).

Exclusif : Lisez « L’Isolement » dans une édition exceptionnelle des Méditations poétiques de Lamartine et téléchargez gratuitement l’ouvrage  (édition de 1823, exemplaire conservé à la New York Public Library).

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  • Lundi 12 septembre.

Lecture analytique : « L’isolement »  (Alphonse de Lamartine) : l’importance du “moi” dans la poésie romantique ; la dimension “mystique” du paysage ; le rapport de l’homme à la nature.

Souvent sur la montagne, à l’ombre du vieux chêne,
Au coucher du soleil, tristement je m’assieds ;
Je promène au hasard mes regards sur la plaine,
Dont le tableau changeant se déroule à mes pieds.

Ici gronde le fleuve aux vagues écumantes ;
Il serpente, et s’enfonce en un lointain obscur ;
Là le lac immobile étend ses eaux dormantes
Où l’étoile du soir se lève dans l’azur.

Au sommet de ces monts couronnés de bois sombres,
Le crépuscule encor jette un dernier rayon ;
Et le char vaporeux de la reine des ombres
Monte, et blanchit déjà les bords de l’horizon.

Cependant, s’élançant de la flèche gothique,
Un son religieux se répand dans les airs :
Le voyageur s’arrête, et la cloche rustique
Aux derniers bruits du jour mêle de saints concerts.

Mais à ces doux tableaux mon âme indifférente
N’éprouve devant eux ni charme ni transports ;
Je contemple la terre ainsi qu’une ombre errante
Le soleil des vivants n’échauffe plus les morts.

De colline en colline en vain portant ma vue,
Du sud à l’aquilon, de l’aurore au couchant,
Je parcours tous les points de l’immense étendue,
Et je dis : « Nulle part le bonheur ne m’attend. »

Que me font ces vallons, ces palais, ces chaumières,
Vains objets dont pour moi le charme est envolé ?
Fleuves, rochers, forêts, solitudes si chères,
Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé !

Que le tour du soleil ou commence ou s’achève,
D’un œil indifférent je le suis dans son cours ;
En un ciel sombre ou pur qu’il se couche ou se lève,
Qu’importe le soleil ? je n’attends rien des jours.

Quand je pourrais le suivre en sa vaste carrière,
Mes yeux verraient partout le vide et les déserts :
Je ne désire rien de tout ce qu’il éclaire ;
Je ne demande rien à l’immense univers.

Mais peut-être au-delà des bornes de sa sphère,
Lieux où le vrai soleil éclaire d’autres cieux,
Si je pouvais laisser ma dépouille à la terre,
Ce que j’ai tant rêvé paraîtrait à mes yeux !

Là, je m’enivrerais à la source où j’aspire ;
Là, je retrouverais et l’espoir et l’amour,
Et ce bien idéal que toute âme désire,
Et qui n’a pas de nom au terrestre séjour !

Que ne puis-je, porté sur le char de l’Aurore,
Vague objet de mes vœux, m’élancer jusqu’à toi !
Sur la terre d’exil pourquoi resté-je encore ?
Il n’est rien de commun entre la terre et moi.

Quand là feuille des bois tombe dans la prairie,
Le vent du soir s’élève et l’arrache aux vallons ;
Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie :
Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !

  • Pour le samedi 24 septembre :

préparer par écrit la lecture de l’image suivante : Charles-Édouard Crespy Le Prince « Julie et Saint-Preux sur le lac de Léman » (1824), page 227 du nouveau manuel. Pour vous aider dans votre travail de préparation, allez sur cette page du Ministère de la culture. Travail noté sur 20, coefficient 1. Votre travail ne comprendra pas moins de 2 pages environ (copie simple recto verso).

© Montmorency, musée Jean-Jacques Rousseau, © Direction des musées de France, 2007 Crédit photographique © Robin Laurence

Pour aller plus loin…

  • Jeu test « Découvrez votre profil romantique » : amusez-vous en apprenant ! Pour faire le test, cliquez ici.
  • Découvrez cette vidéo très bien faite (montage à partir de plusieurs tableaux du peintre Friedrich).

Vous pouvez lire avec profit cette fiche (utilisez les flêches pour centrer et faire défiler le texte). Si les pages du livre ne se chargent pas, réactualisez la page.

Découvrez la musique romantique grâce au lecteur intégré… Ne manquez surtout la célébrissime Sonate pour piano n° 14 en do dièse mineur, opus 27 n° 2 dite « Sonate au clair de lune », de Beethoven. Composée en 1801, elle très représentative de la sensibilité romantique (notez la tonalité lyrique et pathétique).

  • Mardi 13 septembre.

– Préparation d’une fiche de synthèse sur le Romantisme. Cette fiche sera à apprendre, ainsi que toutes les notes de cours. Évaluation le samedi 1er octobre (m1, 55 minutes, coefficient 2).

  • Samedi 17 septembre.

– M1 : approfondissement de la fiche de synthèse sur le Romantisme.

– M2: Atelier d’écriture : préparation de l’exposition « Un automne en poésie » (saison 3 : 2011-2012)

  • Pour le lundi 19 septembre : les élèves sont invité(e)s à choisir individuellement ou par groupes un thème d’exposé ainsi que des problématiques se rapportant au Romantisme. Les exposés se dérouleront dans l’amphithéâtre du Lycée le samedi matin à partir du mois de novembre et donneront lieu à des expositions publiques.
Méthodologie de l’exposé : 1 Le choix du sujet

Un exposé constitue un travail de recherche approfondi destiné à explorer une question originale ou à approfondir l’étude d’un problème particulier. Un bon exposé ne peut se contenter de décrire ou de raconter, il doit impérativement comporter une analyse rigoureuse du sujet traité mais également s’accompagner d’une réflexion et d’une appréciation critique de la question abordée.

Choix du sujet et problématique

Le choix du sujet est une étape capitale, un bon exposé ne peut porter que sur un sujet pertinent. Celui-ci doit être déterminé à partir du programme et des centres d’intérêt personnels des élèves.

Délimitation du sujet

  • 1. Le Thème (T) : il s’agit de déterminer le champ dans lequel se situe le sujet.
  • 2. Les limites (L) : il est essentiel de déterminer les limites d’un thème, d’un sujet. Lorsque le sujet est choisi, il faut opérer une première délimitation du sujet(grandes questions, grands thèmes auxquels le sujet se rattache). Une telle délimitation a pour objet de fixer précisément le cadre de la recherche et de l’étude.
  • 3. La Problématique (P) : c’est-à-dire les différentes façons de poser le problème, d’envisager différents points de vue, les particularités, les solutions… Le plus important ici est de questionner le sujet : par exemple, pourquoi y a-t-il eu ceci ? Par rapport à quoi ? etc.
  • 4. Les Consignes (C) : vous devez évidemment vous poser toujours cette question: « Qu’est-ce qu’on attend de moi exactement ? » « Qu’est-ce que dois prouver ? » « D’où est-ce que je vais partir… pour parvenir où ? » Il est donc impératif de vous fixer des consignes précises de recherche et d’organisation du travail.
  •  Lundi 19 septembre.
– Le choix des problématiques d’exposés est repoussé à samedi.
– « L’isolement » de Lamartine (lecture analytique, suite).
 
Questionnements :
 
– À partir de ce poème, expliquez l’importance du “moi” dans la poésie romantique.
 
– On a parlé à propos de ce poème d’une dimension “mystique” du paysage. Expliquez.
 
– Dans quelle mesure peut-on dire que ce poème constitue une “élégie“?
 
– Vous étudierez le rapport de l’homme à la nature dans « L’isolement » de Lamartine.
 
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  • Mardi 20 septembre.

– Groupes : écoute commentée d’une conférence : Jean-Claude Drouin, Romantisme et Politique. Vous pouvez écouter ce cours (icône « play ») ou le télécharger (clic droit, « enregistrer la cible sous… ») afin d’approfondir vos connaissances, et vous entraîner davantage à la prise de notes.

  • Samedi 24 septembre.

– Présentation du poème « Le lac » de Lamartine. Intertextualité avec « L’Isolement »

– Atelier d’écriture poétique. Remarque importante : quelques élèves prennent du retard dans l’activité. Il est essentiel que ce travail (qui sera évalué, et donc noté) soit terminé pour le samedi 15 octobre (délai de rigueur).

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  • Lundi 26 septembre.

– Restitution des analyses d’image qui étaient à rendre le samedi 24 septembre (notes consultables sur Pronote). Éléments de corrigé. Remédiation possible : Les élèves qui le souhaitent peuvent rattraper partielement leur note ou l’améliorer en faisant l’exercice facultatif proposé (à rendre le 18 octobre, délai de rigueur. Aucun travail ne sera accepté après cette date).

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  • Mardi 27 septembre.
– Groupes : analyse de l’image (travail sur le signifié connoté). Exercice pratique : interprétation d’une publicité Panzani (1964). Connotations clés chez Roland Barthes : italianité, fraîcheur, authenticité.
Roland Barthes « Rhétorique de l’image » (Communication, n°4, 1964, p. 41-42)

pub-panzani.1288161201.jpgVoici une publicité Panzani : des paquets de pâtes, une boîte, un sachet, des tomates, un champignon, le tout sortant d’un filet à demi ouvert, dans des teintes jaunes et vertes sur fond rouge. Essayons d’ « écrémer » les différents messages qu’elle peut contenir.

L’image nous livre tout de suite un premier message, dont la substance est linguistique : les supports en sont la légende, marginale, et les étiquettes, qui, elles, sont insérées dans le naturel de la scène, comme « en abyme » : le code dans lequel est prélevé ce message n’est autre que celui de la langue française ; pour être déchiffré, ce message n’exige d’autre savoir que la connaissance de l’écriture et du Français. À vrai dire, ce message peut encore se décomposer, car le signe Panzani ne livre pas seulement le nom de la firme, mais aussi, par son assonance, un signifié supplémentaire qui est, si l’on veut, l’« italianité ».[…]

Le message linguistique mis de côté, il reste l’image pure (même si les étiquettes en font partie à titre anecdotique). Cette image livre aussitôt une série de signes discontinus. Voici d’abord (cet ordre est indifférent, car ces signes ne sont pas linéaires), l’idée qu’il s’agit, dans la scène représentée, d’un retour de marché ; ce signifié implique lui-même deux valeurs euphoriques : celle de la fraîcheur des produits et celle de la préparation purement ménagère à laquelle ils sont destinés ; son signifiant est le filet entrouvert qui laisse s’épandre les provisions sur la table, comme « au déballé ». Pour lire ce premier signe, il suffit d’un savoir en quelque sorte implanté dans les usages d’une civilisation très large, où « faire soi-même son marché » s’oppose à l’approvisionnement expéditif (conserve, frigidaire) d’une civilisation plus « mécanique ». Un second signe est à peu près aussi évident ; son signifiant est la réunion de la tomate, du poivron et de la teinte tricolore (jaune, vert, rouge) de l’affiche ; son signifié est l’Italie, ou plutôt l’italianité ; ce signe est dans un rapport de redondance avec le signe connoté du message linguistique (l’assonance italienne du nom Panzani) ; le savoir mobilisé par ce signe est déjà plus particulier : c’est un savoir proprement « français » […] fondé sur une connaissance de stéréotypes linguistiques. Continuant d’explorer l’image (ce qui ne veut pas dire qu’elle soit entièrement claire du premier coup), on y découvre sans peine au moins deux autres signes ; dans l’un, le rassemblement serré d’objets différents transmet l’idée d’un service culinaire total, comme si d’une part Panzani fournissait tout ce qui est nécessaire à un plat composé, et comme si d’autre part le concentré de la boîte égalait les produits naturels qui l’entourent, la scène faisant le pont en quelque sorte entre l’origine des produits et leur dernier état ; dans l’autre signe, la composition, évoquant le souvenir de tant de peintures alimentaires, renvoie à un signifié esthétique : c’est la « nature morte » ou comme il est mieux dit dans d’autres langues, le « still life » ; le savoir nécessaire est ici fortement culturel.

 Pour aller plus loin…

  • Si vous êtes intéressé(e) par la sémiologie de l’image publicitaire, voyez les analyses que j’ai mises en ligne sur l’Espace Pédagogique :
  1. Publicité pour la « Lancia Musa »
  2. Publicité pour le parfum « Princess » de Vera Wang
  3. Publicité pour le Touran de Volkswagen
  4. Publicité pour le Lave-linge Electrolux
  • Samedi 1er octobre.

– Évaluation sur le Romantisme (1 heure). Restitution des travaux : mardi 4 octobre (sujet et notes consultables sur Pronote).

– Finalisation des sujets d’exposé, et problématisation.

  • Lundi 3 octobre.

Cours: Les relations entre les mots (synonymes/antonymes; polysémie, champ sémantique, champ lexical). Le signe (Signifiant, signifié, arbitraire du signe).

  • magritte.1232822706.jpgL’arbitraire du signe : vous connaissez sans doute la toile célèbre du peintre Magritte, « La Trahison des images », exposée au County Museum of Art de Los Angeles. Le tableau est en effet révélateur du profond bouleversement introduit par l’art du vingtième siècle. Peint en 1929, il repose sur une véritable « mystification » : il représente une pipe, accompagnée de la légende suivante : « Ceci n’est pas une pipe ». L’intention la plus évidente de Magritte est de montrer que, même peint de la manière la plus réaliste qui soit, un tableau qui représente une pipe n’est pas une pipe. Il n’en est que l’image, la représentation. Au-delà de l’humour évident, ce tableau permet de comprendre le rapport arbitraire du signifiant visuel au signifié.
  • Mardi 4 octobre.

– TP sur le signifiant, le signifié, et l’arbitraire du signe ; les notions de connotation et de polysémie des mots…

  • Samedi 8 octobre.

– Méthodologie du commentaire littéraire (distribution d’une fiche méthodologique). Exercice d’application : « Brise marine » de Mallarmé.

Première partie du travail : Repérage (questionnement du texte, formulation des hypothèses de lecture)

La chair est triste, hélas! et j’ai lu tous les livres.
Fuir! là-bas fuir! Je sens que des oiseaux sont ivres
D’être parmi l’écume inconnue et les cieux!
Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux

Ne retiendra ce cœur qui dans la mer se trempe
O nuits! ni la clarté déserte de ma lampe
Sur le vide papier que la blancheur défend
Et ni la jeune femme allaitant son enfant.

Je partirai! Steamer balançant ta mâture,
Lève l’ancre pour une exotique nature!
Un Ennui, désolé par les cruels espoirs,
Croit encore à l’adieu suprême des mouchoirs!

Et, peut-être, les mâts, invitant les orages
Sont-ils de ceux qu’un vent penche sur les naufrages
Perdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots…
Mais, ô mon cœur, entends le chant des matelots!

 – Le travail individuel sera à rendre terminé le samedi 5 novembre. Il ne comprendra pas moins de 4 pages.

  • Lundi 10 octobre.

– Méthodologie du commentaire (suite)

Repérage (suite) et mise en forme des remarques.

  • Mardi 11 octobre.

– Groupes : Méthodologie du commentaire littéraire : la formulation d’une problématique, le rôle de l’introduction et de la conclusion.

  • Samedi 15 octobre.
– Cours : du Romantisme au Symbolisme.
– Analyse de l’image : Alexandre Séon, « Le récit »
Alexandre Séon, "Le récit"

Pour aller plus loin…

Les élèves les plus curieux pourront lire les supports de cours suivants :

Ouvrages à consulter utilement au CDI…

– A. Chassang, Ch. Senninger, Recueil de textes littéraires français, quatrième partie « Idéalisme et Symbolisme », p. 452 et suivantes. COTE CDI : 840 « 18 » CHA

– Dominique Rincé, Bernard Lecherbonnier, Littérature XIXème siècle, Textes et Documents, « La constellation symboliste », p. 517 et suivantes, Nathan 1986. COTE CDI : 840 « 18 » RIN

– I. Merlin, Poètes de la révolte de Baudelaire à Michaux, Alchimie de l’être et du verbe, éd. de l’École, Paris 1971. COTE CDI : 840 « 18/19 » MER

  • Lundi 17 octobre.
– Suite et fin de la lecture analytique de « Brise marine » de Mallarmé. J’accepte de corriger les brouillons jusqu’au jeudi 3 novembre inclus. Les commentaires seront à rendre au propre le lundi 7 novembre.
– Atelier d’écriture poétique (préparation de l’exposition « Un automne en poésie »)
  • Mardi 18 octobre.
– Préparation de l’exposition « Un automne en Poésie ».
  •  Samedi 22 octobre.
– Baudelaire et la modernité poétique. Lecture de « l’Étranger ». Les élèves peuvent regarder cette lecture analytique disponible sur Internet pour approfondir leur approche du texte baudelairien.
notions vues : le spleen et l’idéal. Intertextualité avec « Brise marine » de Mallarmé.
– Rappels concernant l’exposé sur le Romantisme

Méthodologie de l’exposé

La notation de votre exposé…

  • Une première note d’exposé (sur 10) sera attribuée à votre travail le lundi 21 novembre.
  • La deuxième note (2/4 sur 10 également) sera attribuée le lundi 12 décembre.
  • La troisième note (3/4 sur 20 et coefficientée 2) prendra en compte la rédaction définitive : mise au propre du travail (IV) et structure de l’exposé (V). Les exposés seront rendus par écrit le lundi 9 janvier 2012 (les documents électroniques devront me parvenir par mail le même jour).
  • La dernière note sera attribuée après votre prestation orale (note sur 20, coefficient 1).

 Evaluation trimestrielle : samedi 26 novembre (2 heures, coefficient 2).

Révisions :

– le Romantisme ;
– le Symbolisme
– les analyses d’image
– « Brise marine » de Mallarmé

 

  • Samedi 5 novembre.
Travaux sur les exposés (voir ci-dessus)
Baudelaire « L’Albatros » : l’albatros comme allégorie du poète maudit
  • Questions possibles pour un contrôle :
– Comment comprenez-vous l’expression de “poète maudit” appliquée à Baudelaire ?
– En quoi ce texte constitue-t-il un apologue ?
– Montrez que les périphrases qui désignent l’oiseau dans ce texte sont à mettre en relation avec le thème de l’ailleurs cher à Baudelaire.
 
Pour aller plus loin…
Découvrez cette très belle interprétation de “L’Albatros” par le chanteur Léo Ferré.
Vous pourrez vous reporter avec profit à cette autre lecture analytique de “l’Albatros”.
 
  • Lundi 7 novembre.
– Rimbaud : « Lettre du Voyant » (à Paul Demeny, 15 mai 1871)
– « Le bateau ivre » : le rejet de la civilisation et l’exaltation de la nature sauvage
  • Questions possibles pour un contrôle :
– Quelle mission Rimbaud assigne-t-il à la poésie dans la « Lettre du Voyant » ?
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  • Mardi 8 novembre. Groupes.

Présentation du « Bateau ivre » de Rimbaud

La lecture du « Bateau ivre » est difficile. Je vous recommande d’écouter très attentivement la lecture magistrale qu’a effectuée Gérard Philippe de ce poème :

Question possible pour un contrôle : En quoi « le Bateau ivre » vous paraît-il illustrer cette affirmation de Rimbaud dans la « Lettre du Voyant » : « Je est un autre » ?