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  • Jeudi 3 septembre.
    • Accueil des étudiant(e)s.
    • Fonctionnement du cours de « Culture générale et Expression »
    • Il y a 5 périodes de formation : les deux thèmes seront étudiés alternativement.
      • Période 1 : le Détour
      • Période 2 : Générations
      • Période 3 : le Détour
      • Période 4 : Générations
      • Période 5 : révisions intensives sur les deux thèmes
    • Présentation des deux thèmes :

Période de formation 1 

[du 2 septembre au 11 octobre]

Le détour

info.1244395034.jpg Mon conseil : consultez gratuitement (et légalement grâce à Google livres) de nombreuses pages de ce livre : P. Simmarano, Le Détour BTS 2009-2010, éd. Bréal)

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Réflexion collective autour de la polysémie du mot « détour » à partir d’un groupement de textes :

Trajet, tracé sinueux d’une voie, d’un cours d’eau ; coude, courbe, virage qu’il comporte : Une route qui fait des détours.
Itinéraire, parcours qui s’écarte de la voie directe ; distance supplémentaire qui en résulte : Faire un détour pour éviter un embouteillage.
Déviation de la circulation obligeant les usagers à quitter l’itinéraire direct et à emprunter une ou plusieurs autres routes.
Moyen indirect de faire, de dire, ou d’éluder quelque chose ; biais, faux-fuyant : Que de détours pour expliquer une chose aussi simple !
Au détour de, à l’endroit où il y a un coude, un virage : Au détour du sentier, on aperçoit le château ; à un moment apparemment anodin d’une conversation, d’une recherche, etc.
Sans détour, franchement, simplement, etc.
Valoir le détour, mériter que l’on s’écarte de son chemin pour y aller.
  • Tahar Ben Jelloun, « Ne nous voilons plus la face« 
  • Philippe Sollers, « La plus forte des transgressions, celle du langage » Tel Quel, n°47, Automne 1971
    Pour lire le texte en entier, cliquer ici.
« Ce qui frappe d’abord, dans le travail de R.B. [Roland Barthes], c’est sa stratégie. Combat sans emphase, régulier, coupant, continu pour une rationalité éveillée, contre ce qui semble toujours à travers le temps, provoquer chez lui la même nausée : l’empoissement, le graisseux, l’à peu près, le « ni-ni », le tiers non exclu, le stéréotype, la périphrase, l’hyperbole, la frivolité, l’évitement critique. La dérobade est dénégation : elle fonde l’appréciation mécanique, le détour non-pensé de langage qui vient exposer un sujet dépendant, rivé viscéralement au réflexe qui l’a limité. R.B., au contraire, s’expose […]. »
  • Larousse « Érotisme » Encyclopédie contributive en ligne (pour replacer l’extrait dans son contexte, cliquer ici)
L’érotisme diffère la réalisation du désir pour en prolonger l’intensité ; la fin que poursuit l’érotisme, c’est non pas la perfection de l’acte, mais la pérennité du désir. Il y a donc érotisme dès qu’il y a décalage, détour, duplicité. Comment, dès lors, l’écrit ne serait-il pas, lui qui est déjà détour, déjà sublimation, la médiation par excellence par où vienne s’engouffrer et se fixer le désir dans sa pureté originelle, puisque aussi bien la parole blesse la pudeur plus que le regard, qui la blesse plus que le toucher ? Dans le silence de l’écrit se répercute l’écho du silence de l’érotisme ; un rapport nécessaire s’engage, un vertige de complicité. C’est que l’écrit laisse libre cours à l’imagination, cette vierge folle du monde de l’érotisme. Il n’est donc point d’érotisme qui ne soit intellectuel : c’est quand l’idée du désir devient plus excitante que son objet que l’érotisme commence.
La volonté de grandissement du désir impose une contrainte acceptée aux sens, le passage par l’épuration de la réflexivité. Mais l’érotisme n’est jamais si fort que lorsque vient s’adjoindre à cette contrainte interne voulue l’aiguillon d’une contrainte externe, d’un interdit sexuel, motivation puissante du désir. Le détour par le péché est essentiel à l’épanouissement de l’érotisme : là où il n’y a pas de gêne, il n’y a pas vraiment de plaisir. C’est que l’érotisme est perversité, au sens étymologique du terme : il tourne le vice en vertu, devinant que ce qui était défendu est en fait délicieux. Et plus le tabou est ressenti comme pesant, plus sa transgression sera délicieuse […].

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Lecture cursive des textes et formulation d’hypothèses de lecture

Travail de préparation pour le lundi 7 septembre : réfléchir à la polysémie du mot « détour » à partir de ce support de cours Le détour : Thème et variations

  • Lundi 7 septembre.
    • Lecture du support de cours Le détour : Thème et variations
    • Il est important que les étudiants rédigent après chaque activité une synthèse mentionnant les points clés de leur travail : citations, idées essentielles, problématiques, etc.
  • Mardi 8 septembre.
    • Méthode : rappel des principales règles concernant la synthèse.
  • Jeudi 10 septembre.

Travail de préparation pour le lundi 14 septembre : réfléchir à la problématique « Détour et parodie »

Le Détour : détournement et parodie

  • Lundi 14 septembre.
    • Présentation de la problématique. Intérêt pour le BTS
    • Réflexion commune à partir d’exemples littéraires et non littéraires (cinéma, télévision, sketchs)
  • Mardi 15 septembre.
    • Lecture d’un article de Guy Belzane : « De l’art du détournement » : cet article est essentiel pour le BTS. Les étudiants doivent impérativement en rédiger une synthèse et relever les exemples les plus caractéristiques.

Travail de préparation pour le jeudi 17 septembre : envoyer par courriel des documents pertinents illustrant la définition que Guy Belzane a donnée de la parodie dans la partie intitulée « Les hypotextes »

  • Jeudi 17 septembre.
    • Fin de la lecture de l’article de Guy Belzane
    • Visionnage des premiers documents reçus (essentiellement des détournements parodiques provenant de sketchs).
    • Distribution du premier entraînement BTS « Détour et parodie » : à rendre le mardi 6 octobre (impérativement afin de pouvoir restituer les copies corrigées avant la période de stage).
  • Lundi 21 septembre.
    • Lecture du sujet. Analyse des principales difficultés.
  • Mardi 22 septembre.
    • Parodie et pastiche au cinéma : visionnage de quelques extraits représentatifs à partir de l’article de Guy Belzane) :
« Le cinéma a été et demeure un terrain on ne peut plus fécond en détournements parodiques de toutes sortes. Le pastiche de style y est assez rare et, sauf exceptions (comme Ombres et brouillard de Woody Allen, référence aux films expressionnistes allemands), se limite à une séquence plus ou moins longue, comme dans ce sketch de Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe…, imitation hilarante d’Antonioni. Il en va généralement de même de la parodie : Casablanca mis à mal par Woody Allen dans Play it Again, Docteur Jekyll et Mister Hide réactualisé par Jerry Lewis dans son fameux Docteur Jerry et Mister Love… La pratique cinématographique la plus répandue de transposition comique est de loin le pastiche de genre. C’est que, dès les années vingt, à Hollywood, l’industrie du cinéma fixe les grands genres canoniques. Et, comme il se doit, ils ont été très vite tournés en dérision. Certains réalisateurs s’en sont même fait une spécialité : ainsi Georges Lautner et son complice Michel Audiard, massacrant joyeusement les films policiers (Les Tontons flingueurs) ou d’espionnage (la série des Monocle, Les Barbouzes) des années cinquante, Mel Brooks qui, dans les années soixante-dix, s’attaqua successivement aux comédies musicales (Producers), au western (Blazing Saddles), au muet (Silent Movie) et aux films d’épouvante (Frankenstein Junior), les Monty Python, bien sûr, et leurs célèbres relectures du Nouveau Testament (La Vie de Brian) et des romans de chevalerie (Sacré Graal), ou encore Woody Allen, pasticheur de films de science-fiction dans Woody et les robots. Pour ne rien dire des reprises de films de vampires (Le Bal des vampires), des films catastrophe (la série des Y a-t-il un pilote dans l’avion ?) ou encore des westerns (les « westerns-spaghettis » de Sergio Leone). »
    

Extraits :

à lire utilement : cet extrait de « Parodie et satire. L’exemple de Macbett d’Eugène Ionesco » (Daniel Sangsue), revue Modernités n°27 : « Mauvais genre. La Satire littéraire moderne ». Lisez le paragraphe qui commence par « La question qu’on ne peut manquer de se poser en abordant la parodie » jusqu’à « une part de la responsabilité de la satire ».

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Le Détour : Hypocrisie et détour

Corpus (Cliquez ici pour accéder à l’ensemble des documents) :

Documents complémentaires :

  • Lundi 28 et mardi 29 septembre.
    • Comment analyser un extrait littéraire :
      • genres, types, registres et tonalités
      • la poésie
      • le texte de théâtre
  • Jeudi 1er octobre.
    • Comment analyser un essai littéraire ou philosophique.
    • Du texte à sa reformulation.
  • Lundi 5 et mardi 6 octobre.
    • Synthèse du groupement « Hypocrisie et détour » : élaboration d’un plan.
  • Jeudi 8 octobre. Pas de cours : étude de cas (6 heures).

Fin de la période de formation 1

Je rappelle aux étudiant(e)s qu’un BTS blanc aura lieu le jeudi 19 novembre. Votre présence est obligatoire. Pour des raisons matérielles (absence du professeur précédant mon cours), les deux premières heures ne pourront être surveillées : vous travaillerez donc en autonomie (vous êtes libres de vous placer dans les deux salles BTS où vous le souhaitez : UN(E) ÉTUDIANT(E) PAR TABLE). Thème présenté : le détour.

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