Exposition "Transmutations, les chemins de l'invisible"… Loïc L.-P.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 20 janvier 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« La haie »

par Loïc L.-P.
Classe de Première 5

« Le plus beau sentiment du monde, c’est le sens du mystère. […]
Celui qui n’a jamais connu cette émotion, […] ses yeux sont fermés. »
Albert Einstein, Comment je vois le monde, 1979
Chaque jour, le vivant
Rampe, marche, roule, vole
Devant cette haie minable et dégarnie
Ils la voient comme une haie qui ne remplit
Même pas son rôle de simple barrière végétale
Ils la voient tellement faible
Et endommagée par la vie
Qu’elle peut à peine
Abriter les oiseaux lors des pluies.
Et moi même, je passe devant la haie
Et moi aussi je marche sans y faire attention
Mais un jour banal, un jour de ciel livide
J’étais face à cette haie
Et je réfléchissais, je me demandais
Depuis quand est-elle là, pourquoi l’avoir plantée, et qui l’a fait ?
Cette haie a peut-être vu passer la nuit des temps
Et après tout, qu’y a-t-il au-delà de la haie ?
Qu’y a-t-il au-delà du temps ?

« Cette haie a peut-être vu passer la nuit des temps… »

Illustration : © Loïc L.-P. 2019

Exposition "Transmutations, les chemins de l'invisible"… Schella K.

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1 du Lycée en Forêt présentent…

Transmutations : les chemins de l’invisible
15 décembre 2019 – 20 janvier 2020

« Extraordinaires banalités »… Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide ou une photo ratée… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les élèves, qui ont rédigé leur texte et l’ont illustré personnellement.

En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud pour faire naître du banal l’apparition ? Ainsi, l’ordinaire ouvre non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Pour lire le texte de présentation dans son intégralité, cliquez ici.
Chaque semaine, plusieurs textes seront publiés dans cet Espace pédagogique et rassemblés ultérieurement dans un recueil présenté lors de la journée portes ouvertes du lycée. Ce recueil sera ensuite consultable au CDI du lycée.

Crédit iconographique (affiche de l’exposition) : © Bruno Rigolt, décembre 2019

 

« La pierre »

par Schella K.
Classe de Première STMG 1

Le jour aux lueurs brillantes s’élève et s’endort avec toi.
Ta présence inaperçue s’impose irrévocablement
Et se marie avec le temps.

Ton histoire marque les esprits des hommes
À l’époque appelée Pierre pour certains,
Cailloux pour d’autres.

Il fut un temps où tu étais un dieu
Et les hommes te vénéraient comme une statuette ;
T’adoraient comme l’ombre de l’espoir
Qui comble leur attente.

Ignorée, piétinée par les passants,
Qui vaquent à leurs occupations,
Noyée par la boue du monde,
Malgré tout, solidement tu soutiens leurs pas.

Pierre qui contribues à la création de la Terre,
Dure comme le vent, fine comme la mer,
Forte comme les larmes.

Et même quand ils t’ignorent,
Tu demeures en ton silence
L’Idéal qui déchire l’histoire de ces hommes irréalistes,

Irresponsables…

La pierre fait partie de la création du monde,
Elle a une place dans nos cœurs,
Elle mérite notre reconnaissance

Elle est l’allégorie de l’Histoire…

« Tu demeures en ton silence
L’Idéal qui déchire l’histoire
… »

Illustration : Schella K. (photomontage)