« Transmutations : les chemins de l’invisible »… Bientôt l’exposition des élèves de Première 5 et de Première STMG1…

La classe de Première 5 et la classe de Première STMG1
du Lycée en Forêt

présentent…Illustration : © Bruno Rigolt, décembre 2019
(photomontage et peinture numérique), d’après René Magritte, « Le Poison » (1939)

« Transmutations »
les chemins de l’invisible

15 décembre 2019 – 20 janvier 2020

 

« Tu m’as donné ta boue et j’en ai fait de l’or »
Charles Baudelaire, « Ébauche d’un épilogue pour la deuxième édition des Fleurs du Mal » (1861).

Voir le banal comme un chemin vers l’invisible, tel est le sens de cette exposition poétique conçue et préparée par les élèves de Première 5 et de Première STMG 1 du Lycée en Forêt. Une simple chaise, des cailloux, une palissade, un banal réverbère, quelques gouttes d’eau laissées sur un pare-brise, un quai de gare vide, une photo ratée, ou même des fleurs fanées, une coupe de fruits sur la table de la cuisine… Tels ont été les matériaux banals auxquels se sont intéressés les jeunes gens.

Faire naître du banal l’apparition

Toute poésie ne relève-t-elle pas en effet d’un cheminement intérieur, d’un travail de réflexion et de questionnement qui va du matériel le plus ordinaire vers une lecture allégorique du monde ? Faire l’éloge de la simplicité, n’est-ce pas rendre à l’humain son aptitude à s’émerveiller ? Si l’imaginaire du merveilleux passe tout d’abord par une esthétique du quotidien, les textes rédigés par les élèves invitent à dépasser les apparences, à considérer le banal comme la clé d’un déchiffrement profondément spirituel du monde, dont il constitue la révélation extraordinaire.

« Extraordinaires banalités », « transmutations »… En somme, écrire un poème, n’est-ce pas apprendre à « se faire voyant » tel que l’affirmait Rimbaud ? Dès lors, toute écriture n’est-elle pas un questionnement du livre de soi-même dont nous tournons chaque jour les pages ? Ainsi, le banal, l’ordinaire ouvrent non seulement à la quête métaphysique mais aussi à un chemin initiatique : celui d’une élévation intérieure, et d’une poétique de l’invisible…

Rendez-vous à partir du dimanche 15 décembre 2019 !

 

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La classe de Seconde 10 présente… Fin'Amor Expo ! Aujourd'hui : Chloé V.

Maquette graphique : photomontage d’après Le Roman de la rose.
(BNF, Manuscrits, français 1567, f. 10)

Les élèves de Seconde 10 du Lycée en Forêt sont fiers de vous présenter l’édition 2019-2020 de la « Fin’Amor Expo ». ,La thématique retenue est en effet la fin’amor, thème central du chant courtois, à l’origine de la poésie amoureuse européenne. Les jeunes gens se sont entraînés à rédiger des textes fortement inspirés de la poésie du Moyen Âge, dans lesquels la virtuosité verbale côtoie les accents les plus sincères… 

Chaque jour, découvrez un nouveau poème jusqu’en janvier 2020 !

Aujourd’hui… Chloé
Mardi 10 décembre : Eliott H.-P.
Demain, jeudi 12 décembre : Dylan Y.

  

« Dis-moi belle hirondelle »

par Chloé V.
Classe de Seconde 10

is-moi belle hirondelle
Que j’attends depuis si longtemps
Toi qui annonces le printemps
Tu es venue de tes propres ailes.
Sur ma branche tu t’es posée
Le soleil va paraître,
Et près de mes bourgeons colorés
La nature commence à renaître
Pleine de joie et de gaieté

Ô hirondelle, si gentille et si jolie
Le printemps est bientôt parti
Tu vas devoir quitter le pays.
Dites-moi jolie demoiselle
Diriez vous de rester avec moi
Jusqu’à la fin du mois ?
Mais le mois est maintenant terminé
Mon âme en peine céans
De n’entendre votre rire charmant.

Toi belle hirondelle,
La joie n’aura plus maintenant
Puisque en mon cœur, un trou béant.

« Dites-moi jolie demoiselle
Diriez vous de rester avec moi
… »

Illustration : Codex Manesse, Zurich, 1340 (image modifiée)
https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/cpg848/0136