« 75 minutes BTS » Thème : « Paroles, échanges, conversations et révolution numérique » Internet et la question du « contenu »

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Le « 75 minutes », c’est quoi ?

Pour vous aider dans vos révisions, je vous propose 1 à 2 fois par semaine jusqu’à l’épreuve, un « 75 minutes » sur l’un des deux thèmes proposés à l’examen. Obligez-vous à respecter le timing : 1h15 pas plus, pour confronter trois documents, faire une fiche de synthèse à partir de la problématique abordée, et vous entraîner en temps limité sur quelques sujets-type. Bien entendu, rien ne vous empêche ensuite d’approfondir un ou plusieurs aspects, mais obligez-vous la première fois à travailler dans le temps imparti : 75 minutes ! Chronométrez-vous en n’oubliant pas qu’un temps limité est toujours mieux utilisé !

Révisions Thème 1 
Paroles, échanges, conversations et révolution numérique

Problématique de ce « 75 Minutes » : Internet et la question du « contenu ». Les théories du storytelling

« On va tout vous raconter »… Le storytelling, autrement dit le fait de raconter des récits « à fort pouvoir de séduction et de conviction »¹, s’est imposé comme une  nouvelle réalité d’Internet, et plus particulièrement du développement du potentiel culturel des marques. Avec l’apparition du Web 2.0, les marques en effet se sont emparées de cet outil, censé réenchanter la communication et les échanges puisque le public peut « devenir le co-créateur de ces nouvelles histoires »¹.

Comme le définit en effet Sébastien Durand, le Storytelling est « d’une grande efficacité pour créer de l’émotion et nourrir la conversation entre les marques et le consommateur »¹, à tel point que de nombreux observateurs prédisent la disparition programmée de la publicité traditionnelle. Mais cette nouvelle parole basée essentiellement sur la communication émotionnelle ne risque-t-elle pas de faire de l’échange une simulation, et de la parole un simulacre ?

Tel est l’enjeu de ce « 75 minutes » qui amène à s’interroger sur cette parole « prête à l’emploi » : doit-on parler d’échange, autrement dit de communication réciproque, ou plutôt de techniques capables d’organiser et de polariser les opinions, sous couvert de « complicité émotionnelle »¹ ? Comme vous le voyez, les questionnements éthiques amenés par le Storytelling sont nombreux, et amènent de façon plus globale à réfléchir à l’impact des nouvelles technologies sur les relations humaines…

1. Sébastien Durand, Le Storytelling : Réenchantez votre communication !, Paris Dunod 2011. La plupart des citations proviennent de l’introduction de l’ouvrage.

Voir aussi : « Internet : Du bavardage, entre vacuité et vérité »
 Support de cours et entraînement. Pour accéder au document, 
cliquez ici.

 Étape 1 : la prise de notes (45 minutes) : consacrez 15 minutes à la lecture de chaque document. Lisez les textes en relevant les informations vous paraissant les plus utiles au traitement de la problématique : relevez synthétiquement le thème précis, la thèse de l’auteur ou l’enjeu posé, ainsi que quelques arguments ou exemples représentatifs. Ne rentrez pas dans les détails : allez toujours vers l’interprétation textuelle GLOBALE.

1. Shirley Pellicer, « Les marques font leur cinéma »
Marketing n°142
(1er septembre 2010).

Résumé de l’article : « De plus en plus de marques créent des films et mini-séries pour le Web. Cette discipline du storytelling, sous-genre de l’advertainment, s’intègre dans l’ère du tout numérique et du brand content. »
 Pour lire cet article depuis le site emarketing.fr, cliquez ici.

2. Le deuxième document sur lequel je vous invite à réfléchir est un article de l’ASFORED (Centre de formation du Syndicat national de l’édition) : « La Lettre de l’Asfored » n°27 (janvier-mars 2013) intitulé « Un enjeu majeur du web aujourd’hui : le contenu« .

Dans ce document, les rédacteurs montrent que « la construction d’une présence web aujourd’hui ne se limite pas à un enjeu technique ou à un enjeu d’organisation des contenus. Elle requiert une capacité architecturale au sein de la webosphère et de nouvelles compétences en création et diffusion de contenu pour répondre à la fois à des enjeux de visibilité et d’image ». 
Pour lire l’article depuis le site de l’Asfored, cliquez ici.

3. Enfin, lisez la conclusion de l’ouvrage de Stéphane Dangel, Storytelling minute : 170 histoires prêtes à l’emploi pour animer vos interventions, Eyrolles 2014.

 Passage à lire : depuis la page 231 (« Conclusion ») jusqu’à la page 234 (« toutes les possibilités de la communication managériale »).

 

→ Étape 2 : le réinvestissement des notes (30 minutes)

  • Essayez d’abord de répondre très brièvement aux questions suivantes en vous obligeant à réinvestir vos notes pour chacune de vos réponses, qui seront structurées autour d’un argument, illustré par un exemple précis.

– La démultiplication de la parole sur Internet est-elle un risque ?
– Dans quelle mesure le storytelling peut-il s’apparenter à un nouvel art de la prise de parole ?
– Y a-t-il un langage spécifique à Internet ?
– Dans quelle mesure le Web a-t-il bouleversé les échanges de l’entreprise avec ses publics ?
– Montrez que la parole, comme la marque, répond à une stratégie identitaire.
– À trop vouloir « raconter des histoires », le Storytelling ne risque-t-il pas de mettre en danger l’authenticité de la parole ?
– Appliqué au champ politique et social, le Storytelling ne risque-t-il pas de devenir une nouvelle arme de « fiction-manipulation » ?

  • Enfin, choisissez l’un de ces questionnements et essayez de construire un plan d’écriture personnelle en moins de 10 minutes.

Bon courage à toutes et à tous pour l’examen ! Prochain rendez-vous « 75 minutes » : vendredi 25 avril (thème : « Cette part de rêve… »).