Un automne en Poésie… Saison 3. Troisième livraison

Un automne en Poésie

— Saison 3 —
Troisième livraison

Seconde 1, Seconde 12
Lycée en Forêt (Montargis, France)

Les élèves de Seconde 1 et de Seconde 12 du Lycée en Forêt sont fiers de vous présenter l’édition 2012 d’«Un automne en Poésie», événement désormais incontournable qui marque comme chaque année l’actualité littéraire lycéenne. Puisant leur inspiration dans le message du Romantisme et du Symbolisme, les jeunes étudiant(e)s ont souhaité mettre en avant l’écriture poétique comme exercice de la liberté : liberté du rêve, des grands infinis ; liberté du cœur et des sentiments ; liberté aussi des jeux sur l’image et le non-dit, l’inexprimable, l’ineffable du mot…

Voici la troisième livraison. Chaque semaine, une dizaine de textes environ seront publiés. Bonne lecture.

  • Pour lire les poèmes de la première livraison, cliquez ici.
  • Pour lire les poèmes de la deuxième livraison, cliquez ici.

NetÉtiquette : comme pour l’ensemble des textes publiés dans l’Espace Pédagogique Contributif, les poèmes des étudiant(e)s sont protégés par copyright. Ils sont mis à disposition des internautes selon les termes de la licence Creative Commons Paternité (Pas d’utilisation privée ou commerciale, pas de modification). La diffusion publique est autorisée sous réserve de mentionner le prénom de l’auteur, l’initiale de son nom, la classe, l’établissement ainsi que la référence complète du poème cité (URL de la page).

  

Partir…

Mathilde G.
Classe de Seconde 12

 

Partir et voyager dans d’autres mondes :
La forme de la terre ne sera plus ronde
Vivre ma vie, écrire au fameux vent,
Aller là-bas, vers l’indéfini de l’azur et du temps

Dans un univers sans mensonge
Où la haine serait plus friable qu’une éponge
Partir, partir… Et ne jamais revenir
Effacer ces montagnes de souvenirs,

Et les places et les rues
Et la haine acquise envers la terre.
Ne plus ressembler à ces humains : reposer à tout jamais
Dans le vent où voyageait mon cœur rempli de ciel et de couleurs…

 

Une sensation de renouveau

Paola M.
Classe de Seconde 12

 

J’ai longtemps dit Adieu à la Foi
Longtemps j’ai eu ce désir de vengeance
Insensée. L’amertume de mon cœur amer
Rôdait sur l’aile d’un ciel perdu
Au milieu des mondes…

Liberté : retourne-toi vers le vaste océan
Qu’est mon âme.

Une goutte d’eau dans une larme de nuages
Un souffle chaud entre deux lèvres de cristal
Une sensation de renouveau :
Zéphir léger qui me pesait,
Ô ma Belle, dans le cou…

« Une goutte d’eau dans une larme de nuages, un souffle chaud entre deux lèvres de cristal, une sensation de renouveau… »

 

Comme un enfant heureux…

Mélanie F.
Classe de Seconde 12

 

Ces orchidées belles se balancent
Au gré des vents telles
Un oiseau qui vole dans
Le crépuscule tombant.

Ses ailes jaillissant
Dans le souffle du temps,
Accablées de soleil
Pour offrir au sommeil

L’eau grande et bleue
Comme un enfant heureux…
La couleur du jour semblait avoir coulé
Du ciel et de la nuit…

« Ces orchidées belles se balancent au gré des vents telles… »

 

Vivre, malgré tout…

Aïda K.-M.
Classe de Seconde 1

 

Maladie n’est que souffrance :
Pandémie est réalité ;
Vivre ou mourir…
L’homme succombe aux larmes
Dans le jour décoloré.
Les morts se transforment :
Le soir s’annonce,
La nuit s’élève
Les cendres s’évadent
Vers un paradis perdu
Au bord du monde
Qu’on appelle l’espoir…

« Le soir s’annonce, la nuit s’élève, les cendres s’évadent… »

 

Dans ce souffle juxtaposé…

Charles P.
Classe de Seconde 1

 

Dans ce souffle juxtaposé, arrive à grands tracés l’automne. De ma fenêtre,
Je contemple ces polygones desséchés
Avec mes yeux, je photographie le temps passé.

Sur des nuages désormais détrempés, pleure le soleil :
À l’horizon, vertical, se prépare le brouillard
Je sens le temps monotone couler sur mes joues.

Elle s’en est allée, telle une feuille se déplaçant symétriquement au vent.
Je suis comparable aux pentagones dénudés,
Impuissant face au temps : elle s’en est allée.

Je m’envole parmi la nuit. Je revois cette feuille dernière s’envoler
Puis retomber.
Seule.

« Elle s’en est allée, telle une feuille se déplaçant symétriquement au vent. »

 

Dans l’aube de la nuit

Chloé H.
Classe de Seconde 1

 

L’esprit énigmatique de la feuille tombante
Est un tourbillon de fureur rose
Dans l’aube de la nuit.
L’espoir est blanc de poussière,
Les larmes soyeuses de la vie
Scintillent les âmes.

L’irréparable du plaisir domine les émotions de l’infini.
Le parfum du rêve définit le sourire de l’avenir
Comme le soleil fascine.
La passion noie le feu à l’afflux
De la pluie
Quand les pleurs remplacent les mines et les rimes.

Puis les rires prennent place
La lassitude des nuages fuit à l’affut de l’espace,
L’intime revit, les soucis enfouis.
L’amour jubile,
Le temps d’un impossible
Automne…

« L’esprit énigmatique de la feuille tombante est un tourbillon de fureur rose dans l’aube de la nuit… »

 

L’Adieu est un vécu trompé…

Mathis C.
Classe de Seconde 12

 

Je me réveille un matin, désorienté ; je suis un tabouret.
Je ne prends pas la porte, je fonce dans un mur
Je vais à droite, mon ombre à gauche dans l’azur,
Je m’accompagne toujours d’une pose silencieuse.

Soudain j’oublie ces délicates violences, je marche dans le sable
Brûlez-moi vivant car je suis parfumé
Je suis enchanté : un habitant sans route qui se retrouve dans le journal.
Adieu l’étranger, me voilà imprimé sur les pages de la mer.

Je pose, lampadophore dans le salon vide. Adieu le théâtre,
Je suis côté jardin, j’entre sur scène parmi la floraison déserte du livre.
Refusez d’obéir : je le dirai aux gens : l’adieu est un vécu trompé !
Je m’en allais pour tout recommencer…

« Adieu le théâtre, je suis côté jardin, j’entre sur scène parmi la floraison déserte du livre… »

 

Le goût du monde

Manon W.
Classe de Seconde 1

 

Cette angoisse pointée sur mon cœur,
S’est noyée dans un océan palpitant de silence.
La douleur que je ressens au plus profond de moi
S’épanche en longs fleuves de chagrin
Parcourant les terres et les mers.
Comment briser ces chaînes qui m’emprisonnent ?
Le goût du monde nous permet de rassembler,
D’écouter, d’entendre,
De parler enfin
Et de verser quelques larmes entrouvertes…

« La douleur que je ressens au plus profond de moi s’épanche en longs fleuves de chagrin parcourant les terres et les mers… »

 

Route perdue, chemin trompé

Jules P.
Classe de Seconde 12

 

Route perdue, chemin trompé… Où étais-je quand je me suis réveillé ?
Je ne suis pas disparu : j’entends les ambulanciers parler
J’ai vu ta main m’effleurer.
Ciel, ne m’attends pas : tu n’as pas besoin de moi.
On dit que l’amour rend aveugle
Je suis sans voix, je suis sans toi.
Comment te dire à quel point je t’ai aimée…
J’entends les ambulanciers parler
Je t’ai à peine ambrassée.
Prends-moi comme autrefois dans tes bras
S’il te plait, ne pleure pas
Pourquoi ne sont-ils pas là, amis, à côté de moi ?

 

Où es-tu ?

Jeanne P.
Classe de Seconde 12

 

Il y a une partie de moi qui espère
Et une autre qui s’éteint.
La lumière s’est estompée,
Mon cœur ne bat plus qu’au rythme du temps.
Il vit dans le soir qu’on appelle la nuit.

Il y a des larmes qui débordent de mes yeux ;
Le fleuve est sorti de son lit,
Les portes du temps se sont ouvertes,
Où es-tu maintenant ?
Les signes se font désirer, cachés derrière le vent.

« Sois forte » ! Le courage, je n’en ai plus
C’est ainsi que j’ai su que tu étais parti
Les fleurs se sont fanées, le vase est ébréché.
Je voudrais toucher les nuages pour t’y voir posé,
Revoir ton sourire : où es-tu…

 « Les fleurs se sont fanées, le vase est ébréché. Je voudrais toucher les nuages pour t’y voir posé… »
(Ill. : BR d’après Paul Gauguin, « Vase de fleurs à la fenêtre« , 1881, Musée des Beaux-Arts de Rennes)

 

La numérisation de la troisième livraison est terminée.
Prochaine livraison : samedi 3 décembre…

Crédit iconographique : © Bruno Rigolt pour l’ensemble des illustrations (sauf mention contraire).

Creative Commons License

NetÉtiquette : comme pour l’ensemble des textes publiés dans l’Espace Pédagogique Contributif, les poèmes des étudiant(e)s sont protégés par copyright. Ils sont mis à disposition des internautes selon les termes de la licence Creative Commons Paternité (Pas d’utilisation privée ou commerciale, pas de modification). La diffusion publique est autorisée sous réserve de mentionner le prénom de l’auteur, l’initiale de son nom, la classe, l’établissement ainsi que la référence complète du poème cité (URL de la page).

Un automne en Poésie… Saison 3. Deuxième livraison

Un automne en Poésie

— Saison 3 —
Deuxième livraison

Seconde 1, Seconde 12
Lycée en Forêt (Montargis, France)

Les élèves de Seconde 1 et de Seconde 12 du Lycée en Forêt sont fiers de vous présenter l’édition 2012 d’«Un automne en Poésie», événement désormais incontournable qui marque comme chaque année l’actualité littéraire lycéenne. Puisant leur inspiration dans le message du Romantisme et du Symbolisme, les jeunes étudiant(e)s ont souhaité mettre en avant l’écriture poétique comme exercice de la liberté : liberté du rêve, des grands infinis ; liberté du cœur et des sentiments ; liberté aussi des jeux sur l’image et le non-dit, l’inexprimable, l’ineffable du mot…

Voici la deuxième livraison. Chaque semaine, une dizaine de textes environ seront publiés. Bonne lecture. Pour lire les poèmes de la première livraison, cliquez ici.

NetÉtiquette : comme pour l’ensemble des textes publiés dans l’Espace Pédagogique Contributif, les poèmes des étudiant(e)s sont protégés par copyright. Ils sont mis à disposition des internautes selon les termes de la licence Creative Commons Paternité (Pas d’utilisation privée ou commerciale, pas de modification). La diffusion publique est autorisée sous réserve de mentionner le prénom de l’auteur, l’initiale de son nom, la classe, l’établissement ainsi que la référence complète du poème cité (URL de la page).


Au creux de mes larmes

Sarah B.
Classe de Seconde 1

 

La courbe du soir se lève déjà vers l’ailleurs
L’oiseau de mon cœur s’éloigne sans frontière,
Il est tard vois-tu : les voiles insaisissables
Quittent les bords de la terre.

La peine est devenue ma compagne
Mes peurs et mes rêves prennent place
Mais tu as su me guider à travers des cités perdues
Parmi l’azur introuvable.

Ta voix est au creux de mes larmes
Et mes pensées multicolores s’envolent à tire d’aile
Sur les chemins empruntés par les aiguilles de mon cœur
La nuit m’apaise au bord du ciel : je suis délivrée de tes actes.

Le regard tourné vers le sol, je ne dis plus un mot
Mon cœur ne cesse de t’appeler
Aux confins de ses battements
Comme cet accord que tu jouas

Le soir de ton dernier concert…

          

           

 

 

Corps de pierre

Pauline H.
Classe de Seconde 1

 

Ton cœur aux mille roses, à l’amour éphémère
Ton cœur au corps de pierre
Me fait rêver

Ta curiosité jonchée de larmes, éveille mes sens
À chaque regard ta beauté s’illumine
Dans mes yeux

Seule au bord du désespoir
Ce drap blanc qui s’étend à mes cils
Incline ses vertiges

Remplis de mensonges et s’efface aussitôt
Je regarde au fond de ma mémoire
Le cri granitique de tes souffrances.

 

 

 

 

À l’inexorable de la mer…

Alexandra H.
Classe de Seconde 1

 

Tombe la nuit et mes yeux se ferment
Dans un océan rempli de passions.
Mon cœur s’éloigne,
S’éteint le monde, nos regards se croisent.
Ne restaient que nos âmes suspendues
À l’inexorable de la mer.

Allarmé, le vent se mit à crier,
Les vagues dansaient autour de nos corps
Vidés par la froide brutalité de l’anxiété
De te voir t’envoler loin de moi
Vers un lointain plein de sable et de solitude.

Le jour se lève : voici l’aube renaissante…
Tu es partie dans l’été aux cimes de l’espace
À tout jamais partie me laissant seule en ce monde
Où nul ne pourra plus jamais atteindre
Mon cœur où voyageait ton nom…

« Où nul ne pourra plus jamais atteindre mon cœur où voyageait ton nom… »

 

 

 

Et si la nuit tombée ?

Canelle T.
Classe de Seconde 12

 

Le soir est tombé en sang,
La violence est comme courir après un enfant.
Et si tous mes mots n’étaient que du vide ?
Laissant agir une forme si rigide
Mais pourtant née d’un sentiment…
Et si la nuit tombée comme une fleur fânée
Avait laissé mon cœur comme un trésor non trouvé ?
Ainsi naquit l’été,
Puis vint ce parfum réel
Comme un amour qui se révèle
À chacun de mes rêves…

 

 

 

Toi l’homme aimant

Maeva B.
Classe de Seconde 12

 

Toi l’homme aimant
Uni à sa femme appelée Maman
Moi, petite fille : je ne voyais encore
Que par tes yeux.

Le jour de séparation
Arriva, bouleversa et brisa…
Tu avais une, deux, trois
Filles espérant que tu reviennes

Tu es parti sans regret
Marchant pas à pas
Vers de nouveaux horizons,
Amusé de ta nouvelle vie.

 

 

Couleur Sépia…

Mylline Z.
Classe de Seconde 1

 

Sur la colline des mélancolies,
j’écris mes maux par colis
La nuit tombe comme des feuilles
Je te regarde partir, le cœur en miettes.

La sentence nocturne s’abat sur la couronne orangée de l’ailleurs
Et je vois le jardin se revêtir de larmes
Ainsi au loin ta chevelure rousse
Danse au rythme du va-et-vient et du vent.

Mes doutes se recouvrent de feuilles : l’automne se dessine
La pluie tombe sur la page comme un chateau de cartes
Je me décompose, fragile
Juste le temps d’une composition

Vies croisées, larmes versées : tu t’envoles, je dégringole.
Le vent passe, les arbres dansent
Les branches tombantes m’annoncent le soir :
Mon parapluie est trop lourd à porter, comme les souvenirs…

 

 

 

Chagrins exilés

Nakadi F.
Classe de Seconde 12

 

Je vis cette passion pour les ténèbres
Dans le ciel je vois un soleil orageux
Et plus loin, l’horizon invisible.
Demain, je prendrai cette longue et belle route,
Route des Exilés.

J’apercevrai cette vieille femme
Versant des larmes
Je m’avancerai, et lui demanderai :
« Pourquoi ? » Elle me racontera ces rêves qui défilent
Sur la Route des Exilés.

Je reprendrai mon voyage
Avec l’inquiétude et l’incertitude qui terrorisent
Plus j’avancerai et plus je verrai
Cette vision rouge, ces forts craquements des bateaux
Sur la Route des exilés.

Et puis j’arriverai : je verrai sur le quai
Tant de belles souffrances,
Tant d’esclaves libres
Monter dans un bateau
Peuplé de chagrins exilés…

 

 

Les lèvres du voyage

Isabelle R.
Classe de Seconde 1

 

Tantôt l’océan de l’automne
Devient la couleur de mes larmes,
Tantôt un lieu dans mon cœur
Coloré par la joie.

Le souffle du vent
Fut le premier pas
Dans un monde nouveau
Où voyageait la clarté de tes yeux.

La brise du vent me rappelle
La douceur d’un amour arrogant :
Ma mémoire effleurant ton visage
Est aussi grande que le monde

Aux contours de présage.
Le mot Amour n’est pas assez grand
Pour exprimer ce que je ressens :
Quelques moments passés

Au bord de l’inexprimable de la mer
La mer… La mer…
Poussée par les vents
Et les lèvres du voyage…

 

 

Définition

Jérôme D.
Classe de Seconde 1

 

Amour (n. m.) Du latin « amor ». Murmure bourdonnant notre existence d’une passion aveuglante et prochaine. Pressentiment idéalisé d’une interférence inhabituelle, ordinaire et dépendante de la femme aimée, naturellement inaccessible. Sans jamais la comprendre, comme le soleil qui émet de la lumière en nous, voguant à toute allure vers l’horizon, heurtant les vagues sans jamais s’arrêter, aux confins de l’été…

 

 

La numérisation de la deuxième livraison est terminée.
Prochaine livraison : mercredi 23 novembre…

Crédit iconographique : Bruno Rigolt

NetÉtiquette : comme pour l’ensemble des textes publiés dans l’Espace Pédagogique Contributif, les poèmes des étudiant(e)s sont protégés par copyright. Ils sont mis à disposition des internautes selon les termes de la licence Creative Commons Paternité (Pas d’utilisation privée ou commerciale, pas de modification). La diffusion publique est autorisée sous réserve de mentionner le prénom de l’auteur, l’initiale de son nom, la classe, l’établissement ainsi que la référence complète du poème cité (URL de la page).

Un automne en Poésie… Saison 3. Première livraison

Un automne en Poésie

 — Saison 3 —

                  

copyright : Bruno RigoltSeconde 1, Seconde 12
Lycée en Forêt (Montargis, France)

Les élèves de Seconde 1 et de Seconde 12 du Lycée en Forêt sont fiers de vous présenter l’édition 2012 d’«Un automne en Poésie», événement désormais incontournable qui marque comme chaque année l’actualité littéraire lycéenne. Puisant leur inspiration dans le message du Romantisme et du Symbolisme, les jeunes étudiant(e)s ont souhaité mettre en avant l’écriture poétique comme exercice de la liberté : liberté du rêve, des grands infinis ; liberté du cœur et des sentiments ; liberté aussi des jeux sur l’image et le non-dit, l’inexprimable, l’ineffable du mot…

Voici la première livraison. Chaque semaine, une dizaine de textes environ seront publiés. Bonne lecture.

NetÉtiquette : comme pour l’ensemble des textes publiés dans l’Espace Pédagogique Contributif, les poèmes des étudiant(e)s sont protégés par copyright. Ils sont mis à disposition des internautes selon les termes de la licence Creative Commons Paternité (Pas d’utilisation privée ou commerciale, pas de modification). La diffusion publique est autorisée sous réserve de mentionner le prénom de l’auteur, l’initiale de son nom, la classe, l’établissement ainsi que la référence complète du poème cité (URL de la page).

 

Dans l’immensité de la nuit

Claudia F.
Classe de Seconde 1

                         

Projection de mes désirs inassouvis
Qui étrangement ressemblent
À l’espérance impressionnée par la clarté du soir,
Voici l’étoile gravée aux sources de mon cœur

Comme un reflet du Possible,
Souriant à jamais
Devant ce monde pourtant indifférent
À ce qui pourra m’arriver.

Voici l’étoile repoussant ma douleur
Et voici le vent à jamais enfui
Dans l’immensité de la nuit
Où voyageait la pluie.

Je me suis condamnée à crier
La beauté, l’aube et le Parfait,
Respirant à jamais l’arrivée de ma découverte
Sur ce qui est

Ma vie…

 

Regarde-moi

Sandy C.
Classe de Seconde 12

 

C’est fou comme le monde, la vie et ses merveilles ne sont pas en acier :
Dans tes yeux je vois tout ce qui n’existe pas.
(Le temps est une invention que l’homme a créée pour cacher la peur de mourir.)
Je vois des âmes, des paysages comme personne n’en a jamais vu,
Des sourires éblouis par la lumière de tes yeux.
Essayer de prévoir l’heure de la mort est impossible,

Mais j’ai vu tout cela que les gens ne voient pas : j’ai vu l’impossible espoir !

(L’impulsion de la survie peut tuer alors que nous n’étions pas destinés à mourir,
alors que nous aurions dû y échapper…)
J’ai vu une pupille entourée d’un bleu océanique
Qui ouvre un monde dont personne n’a réellement la clef…
(Personne ne l’a, elle est en celui qui y croit.)
J’ai vu l’incompréhension, la destruction et l’égoïsme.

Au contraire, il y a l’invention de ce que notre esprit veut faire vivre
Pour une seule et unique personne :
On la voit un jour, le lendemain tout ce qui faisait d’elle
Un être vivant a disparu…
Plus de sentiments qu’elle ressentait quand elle était triste, heureuse ou en colère.
Elle ne ressent plus la douleur. Ne ressent plus le bien-être.

Elle ne peut plus émettre un seul son, aucun.
Elle ne peut plus faire un seul mouvement, aucun.
Éteinte comme si elle n’avait jamais connu la vie.
(Pendant qu’elle traversait ce miroir, à quoi pensait-elle ?
Avait-elle peur ?
A-t-elle eu le temps au moins d’avoir peur ?)

J’ai vu tes souvenirs : chacun pour toi était précieux… Tout s’est effacé.
Sous terre tu demeures ; je pleure.
Et ce soir, vois-tu, je vois la pleine lune, un miroir dans lequel je te vois.
La mort ne nous a pas séparées : je pense à toi…
Tu es un mirage qui s’étend sous la mer,
Comme le visage que tu as lorsque tu sais ce qui suit,

Et que les choses viennent comme des ondes.

Les yeux se tournent vers ceux qui ont besoin de les voir :
Ceux qui ont perdu le goût du réel, perdu le goût de leur propre vie.
Je veux posséder ce regard immortel, ces yeux, ces deux perles.
Je vois ce que tu vois parce que
Ce que tu vois, c’est moi.
Entre nous qui est le plus diffèrent des deux ?

Regarde moi…

« Regarde-moi » Photomontage d'après Man Ray "Tears", 1933

 

Tempête guitariste

Roman R.
Classe de Seconde 1

     

Seuls face à l’eau pâle
Mes doigts s’agitent sur ma guitare
Et la mélopée matinale
Accompagne le son des vagues
Au ciel inexorable de ce phare exilé.
Les vagues sont des lames
Mes mains frappent les cordes
Et la danse mystique du vent.

Moi, je t’attendrai sur les bords du jour
À l’horizon couleur safran.

Au large, l’orage fait rage
Les mouettes et le sable deviennent tempête.
Le concert s’enflamme
Émeut les falaises, laisse couler leurs larmes
Telles des tambours au dénouement de l’inséparable.
Les éclairs illuminent la terre
La lanterne surveille la mer
Et l’astre venu peut venir me prendre

Au son d’un dernier accord parfait,
Aux premiers rayons du monde…

 

Au seuil d’exiler mon âme…

Camille D.
Classe de Seconde 1

 

Une nuit orageuse
Non ordinaire
Porte sur moi
La curieuse illusion
D’un vaste sanglot.

Survint le voyage
Favorisant l’espérance aux lendemains de rosée.
Apparut une mystérieuse silhouette :
La soudaine ambiguïté
D’une complexité à résoudre.

Au seuil d’exiler mon âme,
Les sinistres chuchotements du départ
Quittèrent mon cœur
Pour interrompre le dernier signal
Pour un fabuleux voyage pénétrable…

 

Les oiseaux tombèrent et s’envolèrent

Emma V.
Classe de Seconde 1

 

Devant moi, il y a un arbre
Parmi des chagrins de couleur marbre
Et derrière l’arbre
Comme une vie remple de pluie.

Je vois dans mon jardin
L’ortie berçant la douleur
Et glaçant l’aurore abimée,
Perdue parmi la feuille effacée de mon cœur.

J’ai pris la clé envolée de la vie
J’ai senti la fuite et les combats infinis
Je m’échappai dans la nuit battue
Par le sourire écarlate de la lune…

 

 

Virages de la vie

Chloé M.
Classe de Seconde 12

 

Une route revêtue d’un mélange de bitume et de gravillons,
Une route sombre comme ton âme :
La tragédie de ton départ reflète les gris cieux
Revêtus d’une dalle de béton.

Triste route au soleil couchant, route inconsolable
Et ce jour qui va éclore sera comme comme les autres jours :
Vide de sens ainsi que les grandes agglomérations
Aux murs de pierre, aux toits de métal.

Le virage de la vie m’égare à nouveau
La mélodie présente dans mon cœur
S’estompe sur les routes urbaines
Où voyageaient mes larmes lourdes comme des peines.

D’une voix tremblante, j’implore nos souvenirs
Pour que tu reviennes : beaucoup de chemins
Mènent jusqu’à toi mais les interdits nous séparent :
Alors je reste dans cette étrange obscurité,

Au bord de cette route revêtue d’un mélange de bitume et de gravillons
J’attends que passe mon existence perdue
Tandis que passent parmi l’azur
Les silences frémissants de ton absence.

   

 

Une banlieue de nature morte

Melvin C.
Classe de Seconde 1

 

La ville humaine est encore là inexorablement
Je ne vois rien que le triste :
Une envie de fuir
Vers de nouveaux parfums,
De nouvelles dissidences
encore possibles.

Il faudrait redessiner les trottoirs de la vie,
Couper ces haies de villes où poussent des fleurs de simulacre,
Transformer l’arbre de béton en chanson évasée de rosée.
Joyeux, le pinceau de mon cœur a peint les sables
Et les sillons de la mer…

 

 

Au creux de mon cœur serré

Romane S.
Classe de Seconde 1

 

Des larme d’amour coulaient
Sur mon âme salée ;
Au creux des montagnes rosées,
Au creux de mon cœur serré

Un regret inutile fut le voyage
De nos chemins séparés :
Restèrent quelques instants égarés entre nos mains,
De dangereux aveux rassurants

Comme un rêve de lointain et de vent
Au creux des montagnes rosées,
Au creux de mon cœur serré
Ivre de partir seule pour un unique voyage

Une mélancolie serrée me rappelle
Les souvenirs enlacés de nos yeux :
Je pense à toi, au creux des montagnes rosées,
Au creux de mon cœur serré.

 

Un manque automnal

Cécile D-S.
Classe de Seconde 1

 

Dans le voyage immobile de la tristesse,
J’assassine le temps. Il ne reste rien :
Plus un baiser, que des fragments de regrets…
Les fleurs de raison se fanent,
Envolées par la vie

Dansent les feuilles autour de moi,
Tristes les souvenirs perdus au fond de moi,
Des larmes de neige, des larmes brunes
Papillons de fraicheur, blancs dans l’horizon,
Tapissent mon cœur

Une brise automnale emporte avec elle
Les rires et des confidences de chagrins.
Ivre de cet amour, de cette mélancolie désastreuse
Et de ces doux parfums je me souviens.
La tendresse du vent emporte tous mes sentiments

Des feuilles ont soulevé ce passé pessimiste et glacé
L’œil éclairant la nuit, berce les arbres
Qui sans jalousie m’observent.
Seule sous un nuage de pluie prochaine
Je m’efface éphémère

Dans la saison d’un bonheur perdu sans raison
Et dans le silence de l’enfance,
Je me noie à l’utopie des dernières clartés.
Je verse des larmes, belles de trahison :
Un manque automnal à perdre la raison…

« Je me noie à l’utopie des dernières clartés. Je verse des larmes, belles de trahison : Un manque automnal à perdre la raison... »

 

La numérisation de la première livraison est terminée.
Prochaine livraison : dimanche 13 novembre…

Crédit iconographique : Bruno Rigolt

NetÉtiquette : comme pour l’ensemble des textes publiés dans l’Espace Pédagogique Contributif, les poèmes des étudiant(e)s sont protégés par copyright. Ils sont mis à disposition des internautes selon les termes de la licence Creative Commons Paternité (Pas d’utilisation privée ou commerciale, pas de modification). La diffusion publique est autorisée sous réserve de mentionner le prénom de l’auteur, l’initiale de son nom, la classe, l’établissement ainsi que la référence complète du poème cité (URL de la page).