Une anecdote signifiante…

Je souhaiterais —une fois n’est pas coutume— relater une anecdote qui en dit long sur les représentations de la jeunesse dans l’imaginaire collectif. Je me trouvais dans le train de Montargis à Paris, et je relisais avant leur publication quelques poèmes rédigés par les élèves de Première ES1. Suite à un problème technique, le train a marqué un arrêt en gare de Melun et le compartiment s’étant rempli, une personne a pris place sur le siège inoccupé près de moi. Presque immédiatement, sa curiosité fut attirée par les poésies, et elle crut bon, tout en me faisant part de sa passion pour la littérature, d’attribuer au poète René Char un manuscrit d’élève. S’en suivit un interminable verbiage où il était question du rôle de l’école et de l’importance de transmettre le savoir à des jeunes qui ne savaient que chatter sur MSN ou tenir des blogs indigents, etc. etc.

J’ai entrepris de mettre un terme à ce malentendu en révélant la véritable identité des auteurs : il s’agissait d’élèves de Lycée. Soudainement, le ton changea et les éloges enflammés du début se muèrent en opinions quelque peu préfabriquées et bien-pensantes : tout devint « joli », « touchant », « mignon », mais les textes n’étaient plus de « beaux » textes, ils redevenaient des « travaux » d’élèves. Par une incroyable mutation, de manuscrits d’écrivains qu’ils étaient, les écrits se réduisaient soudainement à des « copies » d’élèves : il me fut demandé si les jeunes avaient corrigé eux-mêmes leurs fautes d’orthographe (Car ils avaient fait des fautes non?)… Tel poème rappelait soudain tel auteur illustre ; tel manuscrit faisait penser à… Mais j’avais certes raison d’encourager, de favoriser comme je le faisais, d’être indulgent…

De tels propos, pour discriminants qu’ils soient tant ils nourrissent le cliché et les aprioris, servent malheureusement trop souvent de cadre de référence inconscient pour aborder les jeunes. Si notre monde a tant de mal à évoluer, c’est, je crois, parce qu’il se complait à dénier à la jeunesse un talent qu’il n’a peut-être pas lui-même : voilà pourquoi il veut la rendre « conforme » à ses modes de comportement et de jugement, car il la perçoit (à juste titre) comme une remise en cause, voire comme une menace pour son statut. Crispés sur le passé, ses jugements prennent l’allure d’une commémoration. Ses évaluations sur les jeunes (« qui en savent de moins en moins » c’est bien connu), simplifiées et radicales, sont vécues comme règle, voire comme idéal normatif.

Personnellement, je suis fier de mes élèves, de tous mes élèves. J’ai souvent déploré de voir que les travaux des jeunes étaient si mal reconnus, un peu comme si être jeune c’était être condamné à vivre dans l’anonymat, dans le non défini, dans l’informel : comme si un poème écrit par un élève devait être quelque part un peu superficiel. Comme s’il fallait, à cause d’une certaine vision paternaliste qui lui refuserait le droit d’avoir du talent, considérer le jeune comme un personnage de fiction, ou comme un simple figurant. Ces comportements authentifient des antécédents culturels et des valeurs sociales qui n’ont d’autre but que de sacrifier l’innovation à l’intégration mécanique et aux préjugés idéologiques. Mais cette principale résistance au changement et à la créativité posent en soi la question de la reconnaissance sociale des jeunes.

En examinant rétrospectivement cette anecdote à la lumière des écrits d’élèves publiés depuis plus d’un an dans cet Espace Pédagogique Contributif, il paraît évident de dire qu’Internet va modifier en profondeur les missions traditionnelles de l’école, qui devient de plus en plus un milieu de vie, porteur de valeurs au sein d’une société elle-même profondément transformée, et qui va devoir changer son regard sur une jeunesse dont il convient de saluer haut et fort les potentialités et l’invention : non la jeunesse n’est pas que décontraction ou laisser-aller ; non, elle n’utilise pas qu’un langage vulgaire ou relâché. Tant il est vrai que l’image du jeune, désabusé, insouciant et désinvolte, repose en partie sur une fiction qu’entretiennent, parfois complaisamment, un certain nombre de lieux communs…

Bruno Rigolt

___________________

Pour lire en ligne les travaux d’élèves, cliquez ici.

Exposition "Poèmes Symbolistes" par la classe de Première ES1 Première livraison

La classe de Première ES1 est fière de vous inviter à partager un moment poétique autour du Symbolisme. Préparée en décembre, cette exposition a été présentée pour la première fois lors de la journée Portes ouvertes du lycée, le samedi 20 mars 2010. Certains textes ont bénéficié de quelques remaniements depuis. Je vous invite à découvrir aujourd’hui ces écrits, dont certains sont d’une très grande force tant sur le plan littéraire qu’artistique.

Première livraison

Les poèmes seront mis en ligne progressivement.
Bonne lecture à toutes et à tous !

   Poèmes Symbolistes

par la classe de Première ES1

                               

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Prélude à ton sourire

par Anaïs M.

                  

J’ai voulu écrire un prélude à ton sourire

Mais l’inspiration ne me guidait plus.

Je me suis perdue dans la thérapie de la vie,

Dans le brouillard de mes pensées.

J’aime le froid de la solitude, tu sais :

Elle me colle à la peau quand mon chagrin

Est à marée haute.

J’ai embrassé le noir fond des ténèbres,

J’ai plongé dans des océans de lumière

Qui rongeaient peu à peu mon cœur de pierre.

Mon amour est un sable mouvant où s’enlise

Le moindre sentiment qui passe

Au rivage de mes lèvres.

Au tourbillon de la vie, mes larmes s’effacent ;

La poussière de mes pensées est une glace qui se brise

Dans la mer, bleue de larmes…

                

                  

Dans les chemins de la nuit

par Marie C.

                       

Une vague disparaît dans la mer : mon cœur s’est plongé dans le tien

L’écume de mes larmes est restée sur le rivage…

La lune tente de consoler le ciel moins bleu,

le vent est l’ennemi du soleil, le vent se lève.

 

Le soleil s’est échoué dans le désespoir de la vie

La lune apparaît, la nuit se crée.

Mon chagrin tombe goutte à goutte

Dans les chemins de la nuit…

         

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Rivage de la tristesse

par Pauline T.

                         

L’amour reposait sur un oreiller de vent,

Emporté par le sable au bord d’un naufrage.

L’enfant poussait dans le jardin du bonheur

Naissait à l’aube dans un clair brouillard.

 

L’amour additionnait le bonheur et les larmes

Provoquait le rivage de la tristesse d’une femme

Dans une vie remplie d’images désirables :

Des envies roses, le cœur d’une seule vague à prendre…

               

                   

 

Mes yeux s’ensablent vers le silence

par Fanny D.

                            

La lune chuchote l’avenir léger ; des astres allument

Les constellations enneigées.

Le ciel est bercé par la tristesse de l’inconnu

Le printemps est fané.

              

Mes yeux s’ensablent vers le silence

La nuit ouvre la clé rêveuse

D’un chemin perdu dans les dunes,

Empli de tristesse et de brumes…

                    

                          

Dans le solfège des rêves

par Margot G.

                   

La mort

Comme une musicalité…

Ses regrets naviguent

Dans le solfège des rêves

La mer pour elle comme

Le refrain du mal-être :

Puissante métamorphose rebelle

Dans les tempêtes noires

De la Liberté.

           

 

              

 

Ode à la mer

par Amélie R.

 

Sur la rive étoilée, une colombe arrêtée

Sur le sable.

Au loin, une route

À l’orée de la pluie

S’ouvre éperdument aux désirs enfuis

Vers des avenues d’étoiles.

L’amour du péché apparaît

Sur ce tapis stellaire

Comme un chagrin enfoui

Que la plume ne peut arrêter ;

Une femme emplie d’un plaisir solaire tente d’accéder

À la rose mortuaire.

Cris et pleurs déchéants

Rappellent le vent

Comme une ode à la mer !

                

           

Les néologismes de la lumière

par Marion M.

                 

Le pommier est tordu avec le temps

Tes yeux se figent pour m’anéantir

Les horloges ont terrassé l’amour doré d’une mélodie exaltante

 

La vie célèbre les néologismes de la lumière.

Le soleil me promet une voie lactée de ton sourire

Ma vie est teintée du son de ta voix

Elle envahit mes pensées, colore mon cœur d’arcs-en-ciel et d’oriflammes

 

La nature du mystère est grande comme l’épopée de l’amour

Mêle pénombres et clartés, parfois et toujours

Parmi l’eau fraîche de l’été…

                   

voie-lactee.1274003436.jpg

                        

La moisson des vents

par Charles G.

          

Envolé le cahier rose de l’élève

Pour des rivages plus froids

Moissonnés par les vents.

 

Le vélo transporte ses rancœurs

Et son envie de partir

Vers des mondes éphémères.

 

Les gratte-ciels s’effondrent

Comme à la plage des châteaux de sable

Emportés par la mer…

               

           

(Luna)

par Florence G.

                

Dans l’océan tourbillonnant

Ses yeux fatigués d’enfant

Voient s’éteindre le jour d’un coup de rame.

Les cendres du croissant d’argent

Embrumant l’embrumé signe de liberté

Idéalisant des mondes fantastiques dans le désir et l’oubli

Dans le froid de l’orage noué d’illusions

Prenant le temps

Le rouge recouvrant les larmes de son corps

Et le chagrin songeur se détournait du monde.

Seule la plume ancrée du vent

Se meurt avec lui dans l’océan tourbillonnant

De ses yeux fatigués d’enfant..

(Luna)

              

              

Par delà les monts verts

par Maxime S.

            

L’amour noir de la lune

Pour les immenses fleurs marines

Et le foin orange des prairies.

L’âme arc-en-ciel évadée

D’amours rapides

Par delà les monts verts

Et les glaces enneigées de là-bas…

        

landes-en-irlande_3.1289658936.jpg

 

Sur mes larmes

par Marie B.

 

Samedi, j’ai embrassé quelques chagrins et des orages superficiels

Qui m’ont fait rire de peine.

Dîner avec les larmes aux couleurs pastel,

Courir après l’inspiration aromatisée d’amertume,

Chercher la fragilité d’un soupir abattu de sourires…

La neige, elle, construisait sur mes larmes

La douceur de l’oreiller aussi piquante que des pétales de rose.

              

                 

L’écriture du poète

par Alexia L.

 

Comme les mers hantaient mes rêves cauchemardesques

Je vis soudain tous ces corps inhumains

Parfaitement dessinés au fer rouge de l’aurore

Balancés sur l’étendue brûlante de mon esprit noyé.

                   

Quand je repense aux rivages perdus de mes rancœurs amères

Je ne connais de différences plus séduisantes

Qu’un terrible artifice incendié

Confronté au réel d’innombrables mers.

                     

L’écriture du poète est comme ces peines perdues

Qui le poussent peu à peu vers l’inconnu de la solitude

Et l’eau douce de la vie, là où la mémoire commence,

Tourbillonne à la surface des eaux mouvantes du monde…

                       

                         

Ouragan d’un voyage tel l’oiseau

Fatimatabintou D.

 

Le soir, les étoiles reflètent la vérité

Une vague de repos s’installe sur la mer

Alors je rêve d’une pensée sans mémoire :

Corps d’un immense ciel

Et les souvenirs sombres d’un enfant

Espérant découvrir une lumière

À l’aide du chant comme œuvre :

Le livre ouvert, les mains rouges,

Mais ce n’est pas la couleur du sang…

                   

visage_mer_pastel_1.1289659008.JPG

Fin de la première livraison

Pour voir la suite de l’exposition, cliquez ici.
Crédit iconographique : © Bruno Rigolt (EPC/mai 2010)

              

Exposition « Poèmes Symbolistes » par la classe de Première ES1 Première livraison

La classe de Première ES1 est fière de vous inviter à partager un moment poétique autour du Symbolisme. Préparée en décembre, cette exposition a été présentée pour la première fois lors de la journée Portes ouvertes du lycée, le samedi 20 mars 2010. Certains textes ont bénéficié de quelques remaniements depuis. Je vous invite à découvrir aujourd’hui ces écrits, dont certains sont d’une très grande force tant sur le plan littéraire qu’artistique.

Première livraison

Les poèmes seront mis en ligne progressivement.
Bonne lecture à toutes et à tous !

   Poèmes Symbolistes

par la classe de Première ES1

                               

expo-1es1-symbolisme_cover_1.1273947596.jpg

                 

 

Prélude à ton sourire

par Anaïs M.

                  

J’ai voulu écrire un prélude à ton sourire

Mais l’inspiration ne me guidait plus.

Je me suis perdue dans la thérapie de la vie,

Dans le brouillard de mes pensées.

J’aime le froid de la solitude, tu sais :

Elle me colle à la peau quand mon chagrin

Est à marée haute.

J’ai embrassé le noir fond des ténèbres,

J’ai plongé dans des océans de lumière

Qui rongeaient peu à peu mon cœur de pierre.

Mon amour est un sable mouvant où s’enlise

Le moindre sentiment qui passe

Au rivage de mes lèvres.

Au tourbillon de la vie, mes larmes s’effacent ;

La poussière de mes pensées est une glace qui se brise

Dans la mer, bleue de larmes…

                

                  

Dans les chemins de la nuit

par Marie C.

                       

Une vague disparaît dans la mer : mon cœur s’est plongé dans le tien

L’écume de mes larmes est restée sur le rivage…

La lune tente de consoler le ciel moins bleu,

le vent est l’ennemi du soleil, le vent se lève.

 

Le soleil s’est échoué dans le désespoir de la vie

La lune apparaît, la nuit se crée.

Mon chagrin tombe goutte à goutte

Dans les chemins de la nuit…

         

chemins_nuit.1289657719.jpg

         

Rivage de la tristesse

par Pauline T.

                         

L’amour reposait sur un oreiller de vent,

Emporté par le sable au bord d’un naufrage.

L’enfant poussait dans le jardin du bonheur

Naissait à l’aube dans un clair brouillard.

 

L’amour additionnait le bonheur et les larmes

Provoquait le rivage de la tristesse d’une femme

Dans une vie remplie d’images désirables :

Des envies roses, le cœur d’une seule vague à prendre…

               

                   

 

Mes yeux s’ensablent vers le silence

par Fanny D.

                            

La lune chuchote l’avenir léger ; des astres allument

Les constellations enneigées.

Le ciel est bercé par la tristesse de l’inconnu

Le printemps est fané.

              

Mes yeux s’ensablent vers le silence

La nuit ouvre la clé rêveuse

D’un chemin perdu dans les dunes,

Empli de tristesse et de brumes…

                    

                          

Dans le solfège des rêves

par Margot G.

                   

La mort

Comme une musicalité…

Ses regrets naviguent

Dans le solfège des rêves

La mer pour elle comme

Le refrain du mal-être :

Puissante métamorphose rebelle

Dans les tempêtes noires

De la Liberté.

           

 

              

 

Ode à la mer

par Amélie R.

 

Sur la rive étoilée, une colombe arrêtée

Sur le sable.

Au loin, une route

À l’orée de la pluie

S’ouvre éperdument aux désirs enfuis

Vers des avenues d’étoiles.

L’amour du péché apparaît

Sur ce tapis stellaire

Comme un chagrin enfoui

Que la plume ne peut arrêter ;

Une femme emplie d’un plaisir solaire tente d’accéder

À la rose mortuaire.

Cris et pleurs déchéants

Rappellent le vent

Comme une ode à la mer !

                

           

Les néologismes de la lumière

par Marion M.

                 

Le pommier est tordu avec le temps

Tes yeux se figent pour m’anéantir

Les horloges ont terrassé l’amour doré d’une mélodie exaltante

 

La vie célèbre les néologismes de la lumière.

Le soleil me promet une voie lactée de ton sourire

Ma vie est teintée du son de ta voix

Elle envahit mes pensées, colore mon cœur d’arcs-en-ciel et d’oriflammes

 

La nature du mystère est grande comme l’épopée de l’amour

Mêle pénombres et clartés, parfois et toujours

Parmi l’eau fraîche de l’été…

                   

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La moisson des vents

par Charles G.

          

Envolé le cahier rose de l’élève

Pour des rivages plus froids

Moissonnés par les vents.

 

Le vélo transporte ses rancœurs

Et son envie de partir

Vers des mondes éphémères.

 

Les gratte-ciels s’effondrent

Comme à la plage des châteaux de sable

Emportés par la mer…

               

           

(Luna)

par Florence G.

                

Dans l’océan tourbillonnant

Ses yeux fatigués d’enfant

Voient s’éteindre le jour d’un coup de rame.

Les cendres du croissant d’argent

Embrumant l’embrumé signe de liberté

Idéalisant des mondes fantastiques dans le désir et l’oubli

Dans le froid de l’orage noué d’illusions

Prenant le temps

Le rouge recouvrant les larmes de son corps

Et le chagrin songeur se détournait du monde.

Seule la plume ancrée du vent

Se meurt avec lui dans l’océan tourbillonnant

De ses yeux fatigués d’enfant..

(Luna)

              

              

Par delà les monts verts

par Maxime S.

            

L’amour noir de la lune

Pour les immenses fleurs marines

Et le foin orange des prairies.

L’âme arc-en-ciel évadée

D’amours rapides

Par delà les monts verts

Et les glaces enneigées de là-bas…

        

landes-en-irlande_3.1289658936.jpg

 

Sur mes larmes

par Marie B.

 

Samedi, j’ai embrassé quelques chagrins et des orages superficiels

Qui m’ont fait rire de peine.

Dîner avec les larmes aux couleurs pastel,

Courir après l’inspiration aromatisée d’amertume,

Chercher la fragilité d’un soupir abattu de sourires…

La neige, elle, construisait sur mes larmes

La douceur de l’oreiller aussi piquante que des pétales de rose.

              

                 

L’écriture du poète

par Alexia L.

 

Comme les mers hantaient mes rêves cauchemardesques

Je vis soudain tous ces corps inhumains

Parfaitement dessinés au fer rouge de l’aurore

Balancés sur l’étendue brûlante de mon esprit noyé.

                   

Quand je repense aux rivages perdus de mes rancœurs amères

Je ne connais de différences plus séduisantes

Qu’un terrible artifice incendié

Confronté au réel d’innombrables mers.

                     

L’écriture du poète est comme ces peines perdues

Qui le poussent peu à peu vers l’inconnu de la solitude

Et l’eau douce de la vie, là où la mémoire commence,

Tourbillonne à la surface des eaux mouvantes du monde…

                       

                         

Ouragan d’un voyage tel l’oiseau

Fatimatabintou D.

 

Le soir, les étoiles reflètent la vérité

Une vague de repos s’installe sur la mer

Alors je rêve d’une pensée sans mémoire :

Corps d’un immense ciel

Et les souvenirs sombres d’un enfant

Espérant découvrir une lumière

À l’aide du chant comme œuvre :

Le livre ouvert, les mains rouges,

Mais ce n’est pas la couleur du sang…

                   

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Fin de la première livraison

Pour voir la suite de l’exposition, cliquez ici.
Crédit iconographique : © Bruno Rigolt (EPC/mai 2010)

              

Une Vie de Maupassant, Thérèse Desqueyroux de Mauriac : deux destins de femmes. Numérisation terminée !

Classes de Première : objet d’étude « Le roman »…

Support de cours : Une Vie de Maupassant, Thérèse Desqueyroux de Mauriac : deux destins de femmes

La numérisation est terminée !

Le support de cours consacré à l’étude comparée du roman de Maupassant Une Vie et du roman de Mauriac Thérèse Desqueyroux est entièrement consultable en ligne. Je vous conseille de le lire, particulièrement les deuxième et troisième parties. Pour les élèves intéressé(e)s, je veux bien consacrer une séance exceptionnelle (deux heures par exemple) en dehors de l’horaire normal de cours pour expliciter ensemble certains passages plus difficiles de cette étude.

Pour accéder à l’étude, cliquez ici.

_______________
NetÉtiquette : publication protégée par copyright (travail de recherche : Université de Paris-IV Sorbonne/EPC ; la diffusion publique de passages est autorisée sous réserve d’indiquer le nom de l’auteur ainsi que la source : http://brunorigolt.blog.lemonde.fr/

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© Bruno Rigolt (Université de Paris IV-Sorbonne ; EPC/Lycée en Forêt, Montargis, France), 1985-2010

Oraux blancs… à partir du lundi 17 mai 2010…

Oraux blancs 2010

Ce que vous devez réviser pour les oraux blancs :

  • Pour l’exposé, j’ai limité les textes à 2 séquences (soit 8 textes). L’ensemble des textes (textes, documents complémentaires, ressources) est accessible en cliquant ici. La liste de textes est volontairement brève pour ces oraux blancs : cela signifie que je prendrai en compte pour le calcul de la moyenne trimestrielle les notes obtenues lors de ces oraux blancs.
  • Pour l’entretien, la connaissance (dans leurs grandes lignes uniquement) des 6 lectures analytiques sur le roman Thérèse Desqueyroux de Mauriac est souhaitable. De même, il est fortement conseillé d’avoir lu (même de façon cursive) l’étude disponible en ligne : Une Vie de Maupassant, Thérèse Desqueyroux de Mauriac : deux destins de femmes.

Organisation pratique :

Jour et heure de convocation : pour connaître votre horaire de passage, cliquez ici.

Les élèves sont libérés de cours par créneau de deux heures selon l’horaire de convocation (par exemple, pour une convocation à 9h00, l’élève est libéré entre 8h00 et 10h00).

NB : Les élèves convoqués à 8h00 et 13h00 sont priés de se rendre en vie scolaire où ils seront accueillis pour les 30 minutes de préparation, ils rejoindront leur professeur examinateur à l’issue de cette préparation.

L’épreuve vous mobilisera une heure environ (30 minutes de préparation + 10 minutes d’exposé, et 10 minutes d’entretien. Un bilan rapide (note et conseils) vous sera communiqué à la fin de votre passage. À ce titre, je vous rappelle que la liste de textes étant volontairement brève, je prendrai en compte les notes obtenues lors de ces oraux blancs pour le calcul de la moyenne trimestrielle.

Déroulement de l’épreuve :

Je ne saurais trop vous recommander de regarder les articles déjà publiés dans cet Espace Pédagogique (cliquez sur les liens hypertexte) :

Bon courage à toutes et à tous : je compte sur votre implication et votre sérieux !

              

NB : tous les liens hypertexte sont opérationnels (cliquez sur ces liens pour accéder aux séquences, aux textes, aux ressources multimedia, etc.)

                        

Séquence 1

Objet d’étude : la poésie

« Déchirement et Révélation dans la poésie symboliste »

  • Problématique : l’inspiration poétique entre désillusion et tâche spirituelle

  • Perspective d’étude dominante : étude de l’histoire littéraire et culturelle
  • Perspectives d’étude secondaires : étude de l’intertextualité et de la singularité des textes, formes et registres poétiques

______

  
Lectures analytiques :

  1. Charles Baudelaire «L’Albatros» : l’albatros comme allégorie du poète maudit
  2. Arthur Rimbaud «Le bateau ivre» : le rejet de la civilisation et l’exaltation de la nature sauvage
  3. Stéphane Mallarmé «Brise marine» : le conflit entre la vie et l’art
  4. Paul Claudel «Deuxième ode» (début) : le rôle de « l’image » en poésie

______

  
Lectures complémentaires :

  • Rimbaud : Lettre à Paul Demeny (15 mai 1871) « le poète voyant ». Problématique : la réflexion sur l’esthétique poétique.
  • Lecture cursive : Les Fleurs du mal (Baudelaire)

Lecture de l’image : Caspar David Friedrich « Le voyageur au-dessus d’une mer de nuages »

Travaux collectifs (exposés) :

  • le contexte culturel du romantisme (Problématiques: les relations du poète avec le monde et avec lui-même; le lyrisme poétique: souffrance et aspiration à l’au-delà)
  • Poésie et « mal du siècle »

Travaux de recherche :

Travail individuel :

  • Atelier d’écriture: rédaction de poèmes à la manière des Symbolistes et des Surréalistes.
  • Réalisation d’une anthologie personnelle (entre 15 et 20 poèmes) et de la préface qui l’accompagne (2 à 3 pages dactylographiées)
    • Thèmes possibles (liste non exhaustive) :
      • L’amour
      • La mort
      • Mal du siècle et mélancolie
      • Révolte et Société
      • L’infini et le néant
      • La nuit
      • La rêverie
      • L’Orient
      • Le voyage
      • etc.

 

Séquence 2

Objets d’étude : Le théâtre, texte et représentation

« Les Théâtres de l’absurde dans la France de l’après-guerre »

  • Problématique : le questionnement de l’homme

  • Perspective d’étude dominante: étude de l’intertextualité et de la singularité des textes
  • Perspective d’étude secondaires: étude de l’histoire littéraire et culturelle

______

 

Lectures analytiques :

  1. Eugène Ionesco, La Cantatrice chauve, acte I, scène 1 (extrait): parodie du langage et détournement du sens
    Depuis «MONSIEUR SMITH, toujours dans son journal, -Tiens, c’est écrit que Bobby Watson est mort.» jusqu’à «MONSIEUR SMITH. – De quel Bobby Watson parles-tu?»
  2. Samuel Beckett, En attendant Godot, scène d’exposition : insignifiance et attente
    Depuis «Route à la campagne, avec arbre. Soir. » jusqu’à «ESTRAGON : Il n’y à rien à voir. »
  3. Jean-Paul Sartre, Huis Clos, scène d’exposition (extrait) : le mélange des tons et des genres
    Depuis «GARCIN, redevenant sérieux tout à coup. Où sont les pals?» jusqu’à «GARCON, Dame!»
  4. Albert Camus, Caligula, acte I, scène 8 (extrait) : Depuis «Ecoute bien. Premier temps: » jusqu’à «S’il le faut, je commencerai par toi » Problématique : de la morale du surhumain à la morale de l’inhumain

______

Lecture cursive :

  • Eugène Ionesco, La Cantatrice chauve (réalisation d’une fiche de lecture).
  • Vous pourrez également écouter avec profit ce cours de l’Université de Bordeaux 3 sur Ionesco (utile pour resituer l’œuvre dans le contexte social et littéraire de l’époque).

Travaux collectifs (recherche) :

Travail individuel (écriture) :

  • Les élèves ont inventé une pièce répondant aux caractéristiques de l’absurde.
     
    PREMIERE PARTIE : En une trentaine de lignes environ, ils ont précisé l’idée de la pièce (synopsis + problématisation) et lui ont donné un titre.
     
    DEUXIEME PARTIE : les élèves ont rédigé intégralement une scène (2 à 3 pages) représentative de la pièce dans son ensemble (scène d’exposition, scène de clôture par exemple). En tant qu’auteur, leur but était d’amener le lecteur/spectateur à des questionnements. En tant que metteur en scène de leur pièce, les élèves pouvaient également imaginer des accessoires ou des situations, en expliquant le rapport avec l’axe de leur pièce.

Document sonore :

  • Ionesco lisant La Cantatrice chauve (La Voix de l’auteur LVA 11. 33 1/3 rpm, 30cm. Les Chefs-d’œuvre du théâtre. Pièce lue par l’auteur pour ses amis. Enregistré à Paris par Véga, 1961). Pour télécharger la pièce au format .mp3, cliquez ci-dessous : 

________________

RAPPEL Jour et heure de convocation : pour connaître votre horaire de passage, cliquez ici.
Dernière mise à jour : samedi 15 mai 2010, 06:44

Mise en ligne des supports de cours

Voici le calendrier prévisionnel de mise en ligne des supports de cours :

  • Sections BTS : corrigé de l’épreuve de CGE (Culture générale et Expression) session 2010 (Synthèse + écriture personnelle) : dimanche 16 mai 2010, 22 heures.
  • Sections de Première :
    • EAF/Oral blanc (conseils pour le passage de l’épreuve) : jeudi 13 mai 2010, 19 heures.
    • Bac blanc écrit : Rapport de correction + corrigés de l’épreuve : à partir du lundi 17 mai 2010, 22 heures.

Classes de Première EAF 2010. Objet d'étude : le roman et ses personnages, vision de l'homme et du monde. "Une Vie" de Maupassant, "Thérèse Desqueyroux" de Mauriac : deux destins de femmes

Les étudiants de Première S3 et ES1 dont j’ai la charge cette année ont été amenés à travailler sur le roman Thérèse Desqueyroux de F. Mauriac (lecture d’une œuvre intégrale dans l’optique de l’oral de l’EAF. Il leur a été proposé un travail sur l’intertextualité à partir de la lecture cursive d’Une Vie, de Maupassant. Je leur propose d’élargir leurs questionnements grâce à cette étude, extrêmement riche et complète, qui leur permettra de confronter les deux romans.
Le texte, très dense et complet (80 pages), est en cours de numérisation. Cliquez sur les liens hypertexte afin d’accéder aux parties, ou chapitres correspondants.

Une Vie de Maupassant,

Thérèse Desqueyroux de Mauriac :

deux destins de femmes

          

Table des matières

INTRODUCTION          

PREMIERE PARTIE : Destin et Comédie   

Chapitre I Conscience et Vie
Chapitre II La maîtrise existentielle

DEUXIEME PARTIE : Destin et Drame 

Chapitre III La Société et le refus du projet d’être 
Chapitre IV La Mort au monde
Chapitre V Destins de femmes, destins de classes : la mort du monde

TROISIEME PARTIE : Destin et Tragédie

Chapitre VI L’aliénation au temps, la mort temporelle
Chapitre VII La mort romanesque
Chapitre VIII Deux romans anti-psychologiques ?

CONCLUSION 

Les deux romans sont accessibles gratuitement en ligne (cliquez sur chaque titre) : Une Vie ; Thérèse Desqueyroux
_______________
NetÉtiquette : publication protégée par copyright (travail de recherche : Université de Paris-IV Sorbonne/EPC ; la diffusion publique est autorisée sous réserve d’indiquer le nom de l’auteur ainsi que la source : http://brunorigolt.blog.lemonde.fr/

cdr_bouton.1265104317.gif epc_miniature.1264961676.jpg

© Bruno Rigolt (Université de Paris IV-Sorbonne ; EPC/Lycée en Forêt, Montargis, France), 1985-2010

Classes de Première EAF 2010. Objet d’étude : le roman et ses personnages, vision de l’homme et du monde. « Une Vie » de Maupassant, « Thérèse Desqueyroux » de Mauriac : deux destins de femmes

Les étudiants de Première S3 et ES1 dont j’ai la charge cette année ont été amenés à travailler sur le roman Thérèse Desqueyroux de F. Mauriac (lecture d’une œuvre intégrale dans l’optique de l’oral de l’EAF. Il leur a été proposé un travail sur l’intertextualité à partir de la lecture cursive d’Une Vie, de Maupassant. Je leur propose d’élargir leurs questionnements grâce à cette étude, extrêmement riche et complète, qui leur permettra de confronter les deux romans.

Le texte, très dense et complet (80 pages), est en cours de numérisation. Cliquez sur les liens hypertexte afin d’accéder aux parties, ou chapitres correspondants.

Une Vie de Maupassant,

Thérèse Desqueyroux de Mauriac :

deux destins de femmes

          

Table des matières

INTRODUCTION          

PREMIERE PARTIE : Destin et Comédie   

Chapitre I Conscience et Vie

Chapitre II La maîtrise existentielle

DEUXIEME PARTIE : Destin et Drame 

Chapitre III La Société et le refus du projet d’être 

Chapitre IV La Mort au monde

Chapitre V Destins de femmes, destins de classes : la mort du monde

TROISIEME PARTIE : Destin et Tragédie

Chapitre VI L’aliénation au temps, la mort temporelle

Chapitre VII La mort romanesque

Chapitre VIII Deux romans anti-psychologiques ?

CONCLUSION 

Les deux romans sont accessibles gratuitement en ligne (cliquez sur chaque titre) : Une Vie ; Thérèse Desqueyroux
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NetÉtiquette : publication protégée par copyright (travail de recherche : Université de Paris-IV Sorbonne/EPC ; la diffusion publique est autorisée sous réserve d’indiquer le nom de l’auteur ainsi que la source : http://brunorigolt.blog.lemonde.fr/

cdr_bouton.1265104317.gif epc_miniature.1264961676.jpg

© Bruno Rigolt (Université de Paris IV-Sorbonne ; EPC/Lycée en Forêt, Montargis, France), 1985-2010